Le père Milon

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 27
EAN13 : 9782368414057
Nombre de pages : 148
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ISBN Epub : 9782368410028 ISBN Pdf : 9782368410271
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LISTE DES TITRES
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ARVENSA ÉDITIONS NOTE DE L'ÉDITEUR
LE PÈRE MILON
Annexes BIOGRAPHIE panoramique. ÉTUDE de Guy de Maupassant par Pol Neveux
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Guy de Maupassant : Oeuvres complètes
LE PÈRE MILON (Recueil)
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Le Père Milonest une nouvelle parue dansLe Gaulois1883. Cettedu 22 mai édition est composée des titres publiés dans le recueil homonyme publié à titre posthume en 1899.
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Table des matières Le père Milon Par un soir de printemps L’aveugle Le Gâteau Le Saut du Berger Vieux objets Magnétisme Un bandit corse La veillée Rêves Confessions d’une femme Clair de lune Une passion Correspondance Rouerie Yveline Samoris L’ami Joseph L’orphelin
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LE PÈRE MILON Liste des titres Liste des Contes et Nouvelles Table des matières du titre Le père Milon Depuis un mois, le large soleil jette aux champs sa flamme cuisante. La vie radieuse éclôt sous cette averse de feu ; la terre est verte à perte de vue. Jusqu’aux bords de l’horizon, le ciel est bleu. Les fermes normandes semées par la plaine semblent, de loin, de petits bois, enfermées dans leur ceinture de hêtres élancés. De près, quand on ouvre la barrière vermoulue, on croit voir un jardin géant, car tous les antiques pommiers, osseux comme les paysans, sont en fleurs. Les vieux troncs noirs, crochus, tortus, alignés par la cour, étalent sous le ciel leurs dômes éclatants, blancs et roses. Le doux parfum de leur épanouissement se mêle aux grasses senteurs des étables ouvertes et aux vapeurs du fumier qui fermente, couvert de poules. Il est midi. La famille dîne à l’ombre du poirier planté devant la porte : le père, la mère, les quatre enfants, les deux servantes et les trois valets. On ne parle guère. On mange la soupe, puis on découvre le plat de fricot plein de pommes de terre au lard. De temps en temps, une servante se lève et va remplir au cellier la cruche au cidre. L’homme, un grand gars de quarante ans, contemple, contre sa maison, une vigne restée nue, et courant, tordue comme un serpent, sous les volets, tout le long du mur. Il dit enfin : « La vigne au père bourgeonne de bonne heure c’t’année. P’t-être qu’a donnera. » La femme aussi se retourne et regarde, sans dire un mot. Cette vigne est plantée juste à la place où le père a été fusillé. C’était pendant la guerre de 1870. Les Prussiens occupaient tout le pays. Le général Faidherbe, avec l’armée du Nord, leur tenait tête. Or l’état-major prussien s’était posté dans cette ferme. Le vieux paysan qui la possédait, le père Milon, Pierre, les avait reçus et installés de son mieux. Depuis un mois l’avant-garde allemande restait en observation dans le village. Les Français demeuraient immobiles, à dix lieues de là ; et
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cependant, chaque nuit, des uhlans disparaissaient. Tous les éclaireurs isolés, ceux qu’on envoyait faire des rondes, alors qu’ils partaient à deux ou trois seulement, ne rentraient jamais. On les ramassait morts, au matin, dans un champ, au bord d’une cour, dans un fossé. Leurs chevaux eux-mêmes gisaient le long des routes, égorgés d’un coup de sabre. Ces meurtres semblaient accomplis par les mêmes hommes, qu’on ne pouvait découvrir. Le pays fut terrorisé. On fusilla des paysans sur une simple dénonciation, on emprisonna des femmes ; on voulut obtenir, par la peur, des révélations des enfants. On ne découvrit rien. Mais voilà qu’un matin, on aperçut le père Milon étendu dans son écurie, la figure coupée d’une balafre. Deux uhlans éventrés furent retrouvés à trois kilomètres de la ferme. Un d’eux tenait encore à la main son arme ensanglantée. Il s’était battu, défendu. Un conseil de guerre ayant été aussitôt constitué, en plein air, devant la ferme, le vieux fut amené. Il avait soixante-huit ans. Il était petit, maigre, un peu tors, avec de grandes mains pareilles à des pinces de crabe. Ses cheveux ternes, rares et légers comme un duvet de jeune canard, laissaient voir partout la chair du crâne. La peau brune et plissée du cou montrait de grosses veines qui s’enfonçaient sous les mâchoires et reparaissaient aux tempes. Il passait dans la contrée pour avare et difficile en affaires. On le plaça debout, entre quatre soldats, devant la table de cuisine tirée dehors. Cinq officiers et le colonel s’assirent en face de lui. Le colonel prit la parole en français. « Père Milon, depuis que nous sommes ici, nous n’avons eu qu’à nous louer de vous. Vous avez toujours été complaisant et même attentionné pour nous. Mais aujourd’hui une accusation terrible pèse sur vous, et il faut que la lumière se fasse. Comment avez-vous reçu la blessure que vous portez sur la figure ? » Le paysan ne répondit rien. Le colonel reprit : « Votre silence vous condamne, père Milon. Mais je veux que vous me répondiez, entendez-vous ? Savez-vous qui a tué les deux uhlans qu’on a trouvés ce matin près du Calvaire ? »
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