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® Tous droits réservés Arvensa Editions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410158 ISBN PDF : 9782368410394
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NOTE DE L’ÉDITEUR
Platon a élaboré sa propre pensée en reprenant le travail de certains de ses prédécesseurs, en particulier Socrate. Son œuvre, presque exclusivement composée de dialogues, est d’une remarquable richesse de style et de contenu. C’est avec plaisir que nous vous proposons dans la présente édition l’intégralité de ses œuvres traduites par Victor Cousin. NB : Les références chiffrées de Victor Cousin figurent dans le corps du texte telles qu’on les trouve dans l’édition originale.
L'objectif des éditions Arvensa est de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique en langue française à un prix abordable tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Nos titres sont ainsi relus, corrigés et mis en forme spécifiquement. Cependant, si malgré tout le soin que nous avons apporté à cette édition, vous notiez quelques erreurs, nous vous serions très reconnaissants de nous les signaler en écrivant à notre Service Qualité :
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’ÉDITEUR
LE POLITIQUE
Annexes
PLATON SELON DIOGÈNE LAËRCE LA VIE ET L’OEUVRE DE PLATON(Emile Chambry) BIOGRAPHIE DE PLATON SOCRATE
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LE POLITIQUE ou De la Royauté
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Le Politique est un dialogue de Platon, il est la suite du Sophiste qui est lui-même la suite du Théétète. Il a pour interlocuteurs principaux l'Étranger d'Élée et Socrate (un homonyme plus jeune que le maître de Platon).
Après avoir défini le Sophiste dans le dialogue éponyme, l'Étranger poursuit en recherchant la définition de l'homme politique, en reprenant la méthode par dichotomies. Ce dialogue comporte également une digression sur les digressions et la juste mesure. Il s'achève sur des considérations sur la bonne constitution politique de la Cité : Platon critique violemment la démocratie comme le pire régime (303a) et lui préfère la monarchie ou l'aristocratie suivant les lois ; à cela il ajoute que le bon politicien a pour tâche d'éduquer et d'unir les hommes trop tempérants et trop fougueux pour les amener à la juste mesure et par là en faire de bons citoyens, capables de suivre les lois ou de les critiquer, s'ils possèdent la science le leur permettant, en vue du meilleur.
Il s’agit d’un dialogue entre Socrate Le jeune et l’étranger. Platon fait une réflexion sur la législation. Il va développer l’idée selon laquelle le législateur ne doit subir aucune entrave dans l’exercice de son art. Il doit être totalement libre.
Interlocuteurs [1144] [1145] SOCRATE, THÉODORE , L'ÉTRANGER , LE JEUNE [1146] SOCRATE .
SOCRATE. En vérité, je te dois beaucoup de remercîments, Théodore, pour m’avoir fait faire la connaissance de Théétète, ainsi que celle de l’étranger.
THÉODORE. Tu m’en devras peut-être trois fois autant, Socrate, quand ils t’auront défini le politique et le philosophe.
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SOCRATE. Oui ; mais, mon cher Théodore, est-ce bien là le langage d’un homme si habile dans les calculs et la géométrie ?
THÉODORE. Comment, Socrate?
SOCRATE. Quoi ! mettre sur le même rang deux hommes, entre lesquels il y a une différence de mérite au-dessus de toutes les proportions de votre art !
THÉODORE. A merveille, par notre dieu Ammon ! tu as bien raison de m’y faire penser, Socrate, et de me reprocher cette erreur de calcul ; je te le revaudrai une autre fois. Pour toi, étranger, ne te lasse pas de nous obliger ; continue, et, soit que tu préfères parler d’abord du politique ou du philosophe, choisis et poursuis ton discours.
L’ÉTRANGER. C’est ce qu’il faut faire, Théodore. Puisque nous avons une fois commencé, il ne faut plus nous arrêter que nous ne soyons arrivés à la fin. Mais Théétète que voici, que faut-il que j’en fasse ?
THÉODORE. Que veux-tu dire ?
L’ÉTRANGER. Ne le laisserons-nous pas respirer en prenant à sa place ce jeune Socrate, son compagnon dans tous ses exercices ? Qu’en penses-tu ?
THÉODORE. Prends-le à sa place comme tu le dis. Ils sont jeunes, et peuvent supporter toute espèce de travail, pourvu qu’on les laisse se reposer de temps en temps.
SOCRATE. D’ailleurs, ô étranger ! il semble qu’il y ait entre eux et moi une sorte de
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lien de famille. L’un me ressemble, dites-vous, par les traits du visage ; et quant à l’autre, la communauté de nom établit entre nous une espèce de parenté. Or on doit toujours être jaloux d’apprendre à connaître ses parents en conversant ensemble. Je suis déjà entré moi-même hier en conversation avec Théétète, et je viens de l’entendre te répondre. Mais, pour Socrate, je ne le connais ni de l’une ni de l’autre manière. Il faut cependant l’éprouver à son tour. Il aura affaire à moi une autre fois ; pour aujourd’hui qu’il te réponde.
L’ÉTRANGER. Soit. Eh bien, Socrate, entends-tu Socrate ?
LE JEUNE SOCRATE. Oui.
L’ÉTRANGER. Et consens-tu à ce qu’il dit ?
LE JEUNE SOCRATE. De tout mon cœur.
L’ÉTRANGER. Il ne paraît pas qu’il y ait d’empêchement de la part, et il siérait encore moins qu’il y en eût de la mienne. Voyons donc. Après le sophiste, il nous faut, ce me semble, chercher le politique. Et dis-moi, devons-nous aussi le considérer comme un homme de science, ou autrement ?
LE JEUNE SOCRATE. Comme un homme de science.
L’ÉTRANGER. Il faut donc diviser les sciences comme lorsque nous nous occupions du premier.
LE JEUNE SOCRATE. Peut-être bien.
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