Le premier Alcibiade ou de la Nature humaine

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 10
EAN13 : 9782368414651
Nombre de pages : 173
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® Tous droits réservés Arvensa Editions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410158 ISBN PDF : 9782368410394
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NOTE DE L’ÉDITEUR
Platon a élaboré sa propre pensée en reprenant le travail de certains de ses rédécesseurs, en particulier Socrate. Son œuvre, presque exclusivemen composée de dialogues, est d’une remarquable richesse de style et de contenu. C’est avec plaisir que nous vous proposons dans la présente édition l’intégralité de ses œuvres traduites par Victor Cousin. B : Les références chiffrées de Victor Cousin figurent dans le corps du texte telles qu’on les trouve dans l’édition originale.
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’ÉDITEUR
LE PREMIER ALCIBIADE
Annexes
PLATON SELON DIOGÈNE LAËRCE LA VIE ET L’OEUVRE DE PLATON(Emile Chambry) BIOGRAPHIE DE PLATON SOCRATE
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LE PREMIER ALCIBIADE ou De la Nature Humaine
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L’Alcibiade majeur (ouSur la Nature de l’Homme), aussi appeléPremie lcibiade, est un dialogue platonicien. Il traite des capacités et qualités qu’Alcibiade, qui veut entamer une carrière comme homme politique, doit posséder.
Le dialogue fait allusion àPythoclidès, maître de musique et joueur de [414] flûte.
e L'authenticité de ce dialogue a été mise en doute depuis le XIX siècle, quoiqu'il fût utilisé pendant des siècles par l'Académie comme un texte d'initiation. Les philologues sont relativement divisés sur la question du caractère apocryphe du dialogue. Il appartient à la série dite des « Premiers Dialogues », et s'il n'est pas de Platon, il a du moins été rédigé par un contemporain de Platon, tant les similitudes linguistiques et stylistiques avec ce dernier sont grandes. Le terme «Premier » ne signifie pas que le dialogue a été rédigé avant leSecond Alcibiade, mais qu'il lui est jugé supérieur (d'où leur appellation courante en français d’Alcibiade majeur et lcibiade mineur.
On peut déduire du jeune âge d’Alcibiade (19 ou 20 ans) dans le dialogue que la conversation est censée se dérouler vers – 431, au début de la guerre du Péloponnèse.
Dans l’Alcibiade majeur, Socrate s’attache à démontrer en quoi son jeune interlocuteur n’est pas encore mûr pour s’attaquer à la politique, étant donné qu’il est nécessaire de se connaître soi-même avant de pouvoir commander aux autres avec justice.
L’Alcibiade majeur, malgré sa précocité dans l'œuvre de Platon, contient déjà un certain nombre d’idées sous-jacentes et essentielles au système socratico-platonicien en matière de politique : le bonheur d’une cité et des citoyens étant lié à la pratique de la vertu, et la vertu étant une science, l’homme d’État doit guider son action selon cette science. Pour ce faire, il lui faut nécessairement accéder à la connaissance de lui-même. Le concept
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d’une cité idéale gouvernée par les philosophes, exposé dansLa République, est donc déjà en gestation. On y retrouve également une ébauche de la Théorie des Idées platoniciennes.
Les autres idées du dialogue, quant à elles, témoignent tout de même de la eunesse de Platon et de son attachement encore très fort à l’enseignement socratique : ainsi en va-t-il de la similarité entre le juste et l’utile ou de l’importance prépondérante accordée à la connaissance de soi-même. De même, l’opinion selon laquelle on ne peut rien savoir sans l’avoir appris d’un maître ou l’avoir trouvé soi-même s’oppose à la doctrine de la réminiscence, élaborée plus tard par l’auteur dans leMénon et le Phèdre.
Enfin, sans avoir la grâce d’autres dialogues de la même époque, l’Alcibiade majeur est doué d’un style vivant et divertissant, là encore l'ironie socratique est présente. Le personnage d’Alcibiade quant à lui manque encore de relief, tout comme dans l’Alcibiade mineur. Il n'a aucune défense face à Socrate et se laisse guider presque aveuglement par ses paroles. Platon saura en offrir un portrait bien plus savoureux dansLe Banquet.
PERSONNAGES DU DIALOGUE : [415] SOCRATE, ALCIBIADE [103a]SOCRATE. Fils de Clinias, tu es sans doute surpris qu’ayant été le premier à t’aimer, seul je te reste fidèle, quand tous mes rivaux t’ont quitté ; et que les autres t’ayant fatigué de leurs protestations d’amour, j’aie été tant d’années sans même te parler. Et ce n’est aucune considération humaine qui m’a retenu, c’est une considération toute divine, comme je te l’expliquerai plus tard. Mais aujourd’hui[103b]l’obstacle qui nous séparait s’est retiré, je que m’empresse de t’aborder, et j’espère que désormais cet obstacle ne reparaîtra plus. Sache donc que pendant tout le temps de mon silence, je n’ai presque cessé de réfléchir et d’avoir les yeux ouverts sur ta conduite avec mes rivaux. Parmi ce grand nombre d’hommes orgueilleux qui se sont attachés à toi, il n’y en a pas un que tu n’aies rebuté par tes dédains ; [104a]et je veux te dire ici la cause de tes mépris pour eux. Tu crois n’avoir besoin de personne, et, qu’à commencer par le corps et à finir par l’âme, tu Page 9
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as trop d’avantages pour qu’aucun secours te soit nécessaire. Car, premièrement, tu te crois le plus beau et le mieux fait de tous les hommes, et, à vrai dire, il ne faut que te voir pour être bien sûr que tu ne te trompes pas : en second lieu, tu te crois de la plus illustre famille d’Athènes, qui est la première de toutes les villes grecques ;[104b]tu sais que, du côté de ton père, tu y as des amis et des alliés nombreux et puissants qui t’appuieront en toutes rencontres, et que tu n’en as pas moins, ni de moins [416] considérables, du côté de ta mère ; mais ce que tu regardes comme ta plus grande force, c’est Périclès, fils de Xantippe, que ton père t’a laissé pour tuteur à toi et à ton frère, Périclès dont l’autorité est si grande, qu’il fait tout ce qu’il veut, non-seulement dans cette ville, mais aussi dans toute la Grèce et chez les plus puissantes nations étrangères. Je pourrais encore parler de tes richesses,[104c]je ne savais que c’est ce qui te si donne le moins de vanité. Tous ces grands avantages t’ont si fort enflé le cœur, que tu as méprisé tous tes amants comme des hommes indignes de toi ; eux, à leur tour, se sont retirés. Cela ne t’a pas échappé ; et voilà pourquoi je sais bien que tu t’étonnes de me voir persister dans mon amour, et que tu cherches quelle espérance j’ai pu conserver pour te suivre encore après que tous mes rivaux t’ont abandonné.
ALCIBIADE. Mais une chose que tu ne sais peut-être pas, Socrate, c’est que tu ne m’as prévenu[104d] que d’un moment. J’avais dessein de t’aborder le premier, et de te demander ce que tu veux, et ce que tu espères pour m’importuner comme tu fais, te trouvant toujours très soigneusement dans tous les lieux où je vais ; car véritablement je ne puis concevoir ce que tu prétends, et tu m’obligeras de t’expliquer.
SOCRATE. Tu m’entendras donc volontiers si, comme tu le dis, tu as envie de savoir ce que je pense ; et je vais te parler comme à un homme qui aura la patience de m'entendre, et qui ne cherchera pas à m'échapper.
ALCIBIADE. A merveille ; voyons, parle.
SOCRATE.
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