Les Natchez

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 13
EAN13 : 9782368411513
Nombre de pages : 427
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©Tous droits réservés Arvensa® Éditions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN Epub : 9782368410189 ISBN Pdf : 9782368410424
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LISTE DES TITRES
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ARVENSA EDITIONS OTE DE L’ÉDITEUR
LES NATCHEZ
LES RUES DE PARIS REVUE DES ROMANS BIOGRAPHIE
ANNEXES
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LES NATCHEZ
François-René de Chateaubriand
(1826)
ROMANS ET NOUVELLES
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Préface Partie I Livre I Livre II Livre III Livre IV Livre V Livre VI Livre VII Livre VIII Livre IX Livre X Livre XI Livre XII Partie II
Table des matières
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Préface
Lorsqu’en 1800 je quittai l’Angleterre pour rentrer en France sous un nom supposé, je n’osai me charger d’un trop gros bagage : je laissai la plupart de mes manuscrits à Londres. Parmi ces manuscrits se trouvait celui des Natchez dont je n’apportais à Paris que René, Atala et quelques descriptions de l’Amérique. Quatorze années s’écoulèrent avant que les communications avec la Grande-Bretagne se rouvrissent. Je ne songeai guère à mes papiers dans le premier moment de la Restauration ; et d’ailleurs comment les retrouver ? Ils étaient restés enfermés dans une malle, chez une Anglaise qui m’avait loué un petit appartement à Londres. J’avais oublié le nom de cette femme ; le nom de la rue et le numéro de la maison où j’avais demeuré étaient également sortis de ma mémoire. Sur quelques renseignements vagues et même contradictoires, que je fis passer à Londres, MM. de Thuisy eurent la bonté de commencer des recherches ; ils les poursuivirent avec un zèle, une persévérance dont il y a très peu d’exemples : je me plais ici à leur en témoigner publiquement ma reconnaissance. Ils découvrirent d’abord avec une peine infinie la maison que j’avais habitée dans la partie ouest de Londres. Mais mon hôtesse était morte depuis plusieurs années, et l’on ne savait ce que ses enfants étaient devenus. D’indication en indication, de renseignement en renseignement, MM. de Thuisy, après bien des courses infructueuses, retrouvèrent enfin, dans un village à plusieurs milles de Londres, la famille de mon hôtesse. Avait-elle gardé la malle d’un émigré, une malle remplie de vieux papiers à peu près indéchiffrables ? N’avait-elle point jeté au feu cet inutile ramas de manuscrits français ? D’un autre côté, si mon nom sorti de son obscurité avait attiré dans les journaux de Londres l’attention des enfants de mon ancienne hôtesse, n’auraient-ils point voulu profiter de ces papiers, qui dès lors acquéraient une certaine valeur ? Rien de tout cela n’était arrivé : les manuscrits avaient été conservés ; la malle n’avait pas même été ouverte. Une religieuse fidélité, dans une famille malheureuse, avait été gardée à un
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enfant du malheur. J’avais confié avec simplicité le produit des travaux d’une partie de ma vie à la probité d’un dépositaire étranger, et mon trésor m’était rendu avec la même simplicité. Je ne connais rien qui m’ait plus touché dans ma vie que la bonne foi et la loyauté de cette pauvre famille anglaise. Voici comme je parlais des Natchez dans la Préface de la première édition d’Atala : « J’étais encore très jeune lorsque je conçus l’idée de faire l’épopée de l’homme de la nature, ou de peindre les mœurs des sauvages, en les liant à quelque événement connu. Après la découverte de l’Amérique, je ne vis pas de sujet plus intéressant, surtout pour des Français, que le massacre de la colonie des Natchez à la Louisiane, en 1727. Toutes les tribus indiennes conspirant, après deux siècles d’oppression, pour rendre la liberté au Nouveau-Monde me parurent offrir un sujet presque aussi heureux que la conquête du Mexique. Je jetai quelques fragments de cet ouvrage sur le papier, mais je m’aperçus bientôt que je manquais des vraies couleurs, et que si je voulais faire une image semblable, il fallait, à l’exemple d’Homère, visiter les peuples que je voulais peindre. En 1789, je fis part à M. de Malesherbes du dessein que j’avais de passer en Amérique. Mais, désirant en même temps donner un but utile à mon voyage, je formai le dessein de découvrir par terre le passage tant cherché, et sur lequel Cook même avait laissé des doutes. Je partis ; je vis les solitudes américaines, et je revins avec des plans pour un second voyage, qui devait durer neuf ans. Je me proposais de traverser tout le continent de l’Amérique septentrionale, de remonter ensuite le long des côtes, au nord de la Californie, et de revenir par la baie d’Hudson, en tournant sous le pôle[31]. M. de Malesherbes se chargea de présenter mes plans au gouvernement, et ce fut alors qu’il entendit les premiers fragments du petit ouvrage que je donne aujourd’hui au public. La révolution mit fin à tous mes projets. Couvert du sang de mon frère unique, de ma belle-sœur, de celui de l’illustre vieillard leur père, ayant vu ma mère et une autre sœur, pleine de talents, mourir des suites du traitement qu’elles avaient éprouvé dans les cachots, j’ai erré sur les terres étrangères... De tous mes manuscrits sur l’Amérique, je n’ai sauvé que quelques fragments, en particulier Atala, qui n’était elle-même qu’un épisode des Natchez. Atala a été écrite dans le désert et sous les huttes des sauvages.
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Je ne sais si le public goûtera cette histoire, qui sort de toutes les routes connues et qui présente une nature et des mœurs tout à fait étrangères à l’Europe[32]. » Dans le Génie du Christianisme, tome II des anciennes éditions, au chapitre du Vague des passions, on lisait ces mots : « Nous serait-il permis de donner aux lecteurs un épisode extrait, comme Atala, de nos anciens Natchez ? C’est la vie de ce jeune René à qui Chactas a raconté son histoire, etc. » Enfin, dans la Préface générale de cette édition de mes Oeuvres, j’ai déjà donné quelques renseignements sur les Natchez. Un manuscrit dont j’ai pu tirer Atala, René et plusieurs descriptions placées dans le Génie du Christianisme, n’est pas tout à fait stérile. Il se compose, comme je l’ai dit ailleurs, de deux mille trois cent quatre-vingt-trois pages in-folio. Ce premier manuscrit est écrit de suite, sans section ; tous les sujets y sont confondus, voyages, histoire naturelle, partie dramatique, etc. ; mais auprès de ce manuscrit d’un seul jet il en existe un autre, partagé en livres, qui malheureusement n’est pas complet, et où j’avais commencé à établir l’ordre. Dans ce second travail non achevé, j’avais non seulement procédé à la division de la matière, mais j’avais encore changé le genre de la composition, en la faisant passer du roman à l’épopée. La révision, et même la simple lecture de cet immense manuscrit a été un travail pénible : il a fallu mettre à part ce qui est voyage, à part ce qui est histoire naturelle, à part ce qui est drame ; il a fallu beaucoup rejeter et brûler encore davantage de ces compositions surabondantes. Un jeune homme qui entasse pêle-mêle ses idées, ses inventions, ses études, ses lectures, doit produire le chaos ; mais aussi dans ce chaos il y a une certaine fécondité qui tient à la puissance de l’âge, et qui diminue en avançant dans la vie. Il m’est arrivé ce qui n’est peut-être jamais arrivé à un auteur : c’est de relire après trente années un manuscrit que j’avais totalement oublié. Je l’ai jugé comme j’aurais pu juger l’ouvrage d’un étranger : le vieil écrivain formé à son art, l’homme éclairé par la critique, l’homme d’un esprit calme et d’un sang rassis, a corrigé les essais d’un auteur inexpérimenté, abandonné aux caprices de son imagination. J’avais pourtant un danger à craindre. En repassant le pinceau sur le tableau, je pouvais éteindre les couleurs ; une main plus sûre, mais moins
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