Les Rayons et les Ombres

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 22
EAN13 : 9782368412886
Nombre de pages : 189
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LISTE DES TITRES
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OTE DE L’ÉDITEUR
LES RAYONS ET LES OMBRES
BIOGRAPHIE DÉTAILLÉE BIOGRAPHIE PANORAMIQUE
BIOGRAPHIES
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LES RAYONS ET LES OMBRES
(1840) V H ICTOR UGO POÉSIE
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Table des matières Préface I – Fonction du poète I II II – Le Sept Août 1829 III – Au roi Louis-Philippe IV – Regard jeté dans une mansarde I II III IV V VI VII VIII IX V VI – Sur un homme populaire VII – Le Monde et le Siècle VIII – À M. le d. de *** IX – À Mademoiselle Fanny de P. X XI – Fiat voluntas XII – À Laure, duchesse d'A. XIII – Puits de l'Inde ! XIV – Dans le cimetière de *** XV XVI XVII – Spectacle rassurant XVIII – Ecrit sur la vitre d'une fenêtre flamande XIX – Ce qui se passait aux Feuillantines vers 1813 XX – Au statuaire David I II III IV V VI VII
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XXI – A un poète XXII – Guitare XXIII – Autre guitare XXIV XXV – En passant dans la place Louis XV XXVI – Mille chemins, un seul but XXVII XXVIII – A une jeune femme XXIX – À Louis B. XXX XXXI – Rencontre XXXII XXXIII – L’Ombre XXXIV – Tristesse d'Olympio XXXV – Que la musique date du seizième siècle I II III IV V VI VII XXXVI – La Statue XXXVII – J'eus toujours de l'amour pour les choses ailées XXXVIII – Ecrit sur le tombeau XXXIX – A L. XL – Caeruleum mare XLI XLII – Oceano nox XLIII – Nuits de juin XLIV – Sagesse I II III IV V VI
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Préface Un poète a écrit leParadis perdu ;un autre poète a écrit lesTénèbres. Entre Éden et les Ténèbres il y a le monde ; entre le commencement et la fi il y a la vie ; entre le premier homme et le dernier homme il y a l'homme. L'homme existe de deux façons : selon la société et selon la nature. Dieu me en lui la passion ; la société y met l'action ; la nature y met la rêverie. De la passion combinée avec l'action, c'est-à-dire de la vie dans le présen et de l'histoire dans le passé, naît le drame. De la passion mêlée à la rêverie naît la poésie proprement dite. Quand la peinture du passé descend jusqu'aux détails de la science, quand la einture de la vie descend jusqu'aux finesses de l'analyse, le drame devien roman. Le roman n'est autre chose que le drame développé en dehors des roportions du théâtre, tantôt par la pensée, tantôt par le coeur. Du reste, il y a du drame dans la poésie, et il y a de la poésie dans le drame. Le drame et la poésie se pénètrent comme toutes les facultés dans l'homme, comme tous les rayonnements dans l'univers. L'action a des moments de rêverie. Macbeth dit :Le martinet chante sur la tour. Le Cid dit :Cette obscure clarté qui tombe des étoiles. Scapin dit :Le ciel s'est déguisé ce soir en Scaramouche. Nul ne se dérobe dans ce monde au ciel bleu, aux arbres verts, à la nuit sombre, au bruit du vent, au chant des oiseaux. Aucune créature ne peu s'abstraire de la création. De son côté, la rêverie a des minutes d'action. L'idylle à Gallus es athétique comme un cinquième acte ; le quatrième livre de l'Énéideune est tragédie ; il y a une ode d'Horace qui est devenue une comédie de Molière. onec gratus eram tibi, c'est leDépit amoureux. Tout se tient, tout est complet, tout s'accouple et se féconde par l'accouplement. La société se meut dans la nature ; la nature enveloppe la société. L'un des deux yeux du poète est pour l'humanité, l'autre pour la nature. Le remier de ces yeux s'appelle l'observation, le second s'appelle l'imagination. De ce double regard toujours fixé sur son double objet naît au fond d cerveau du poète cette inspiration une et multiple, simple et complexe, qu'o nomme le génie. Déclarons-le bien vite et dès à présent, dans tout ce qu'on vien de lire comme dans tout ce qu'on va lire encore, l'auteur de ce livre, et cela
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devrait aller sans dire, est aussi loin de songer à lui-même qu'aucun de ses lecteurs. L'humble et grave artiste doit avoir le droit d'expliquer l'art, tête nue e oeil baissé. Si obscur et si insuffisant qu'il soit, on ne peut lui interdire, e résence des pures et éternelles conditions de la gloire, cette contemplation qui est sa vie. L'homme respire, l'artiste aspire. Et d'ailleurs quel est le pauvre âtre, enivré de fleurs et ébloui d'étoiles, qui ne s'est écrié, au moins une fois e sa vie, en laissant tremper ses pieds nus dans le ruisseau où boivent ses brebis : Je voudrais être empereur ! Maintenant, continuons. Des choses immortelles ont été faites de nos jours par de grands et nobles oètes personnellement et directement mêlés aux agitations quotidiennes de la vie politique. Mais, à notre sens, un poète complet, que le hasard ou sa volonté aurait mis à l'écart, du moins pour le temps qui lui serait nécessaire, e réservé, pendant ce temps, de tout contact immédiat avec les gouvernements e les partis, pourrait faire aussi, lui, une grande oeuvre. Nul engagement, nulle chaîne. La liberté serait dans ses idées comme dans ses actions. Il serait libre dans sa bienveillance pour ceux qui travaillent, dans son aversion pour ceux qui nuisent, dans son amour pour ceux qui servent, dans sa pitié pour ceux qui souffrent. Il serait libre de barrer le chemin à tous les mensonges, de quelque part ou de quelque parti qu'ils vinssent ; libre de s'atteler aux principes embourbés dans les intérêts ; libre de se pencher sur toutes les misères ; libre de s'agenouiller devant tous les dévouements. Aucune haine contre le roi dans son affection pour le peuple ; aucune injure pour les dynasties régnantes dans ses consolations aux dynasties tombées ; aucun outrage aux races mortes dans sa sympathie pour les rois de l'avenir. Il vivrait dans la nature, il habiterait avec la société. Suivant son inspiration, sans autre but que de penser et de faire penser, avec un coeur plein d'effusion, avec un regar rempli de paix, il irait voir en ami, à son heure, le printemps dans la prairie, le rince dans son Louvre, le proscrit dans sa prison. Lorsqu'il blâmerait çà et là une loi dans les codes humains, on saurait qu'il passe les nuits et les jours à étudier dans les choses éternelles le texte des codes divins. Rien ne le troublerait dans sa profonde et austère contemplation ; ni le passage bruyant des événements publics, car il se les assimilerait et en ferait entrer la significatio dans son oeuvre ; ni le voisinage accidentel de quelque grande douleur privée, car l'habitude de penser donne la facilité de consoler ; ni même la commotio intérieure de ses propres souffrances personnelles, car à travers ce qui se déchire en nous on entrevoit Dieu, et, quand il aurait pleuré, il méditerait. Dans ses drames, vers et prose, pièces et romans, il mettrait l'histoire e l'invention, la vie des peuples et la vie des individus, le haut enseignement des
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