Lettre à un jeune poète

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La question qui hante Virginia Woolf est profonde : que nous faudra-t-il inventer pour dire nos enthousiasmes, notre amour ou notre élan vers la beauté ?
Publié le : mercredi 1 mai 2013
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EAN13 : 9782743625719
Nombre de pages : 144
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Présentation
Que nous reste-t-il de notre émerveillement devant le monde ? Dans sa « Lettre à un jeune poète », méditant la question à l’adresse du jeune John Lehmann, Virginia Woolf évoque plus qu’une simple forme littéraire. La question qui la hante est plus profonde : nous faudra-t-il inventer, pour dire nos enthousiasmes, notre amour ou notre élan vers la beauté, de nouvelles dimensions du monde, propres à la modernité ? Traversant tous les genres littéraires, l’immense romancière manipule la question en tous sens et découvre au passage de nouvelles dimensions esthétiques : l’évaluation collective, l’émerveillement devant le kitsch… Une nouvelle preuve que l’humour propre à Virginia Woolf peut l’impossible, y compris donner aux débutants la confiance en l’avenir.
Virginia Woolf
Lettre à un jeune poète
et autres textes
Traduit de l’anglais et préfacé par
par Maxime Rovere

Titres originaux : Letter to a young poet ; Poetry, fiction and the future ; Is this poetry ; Bad writers ; A society ; How it strikes a contemporary ; Blue and green

ÉDITIONS PAYOT & RIVAGES
106, boulevard Saint-Germain
75006 Paris
www.payotrivages.fr

Couverture : © Getty Images

© 2013, Éditions Payot & Rivages pour la présente traduction

ISBN : 978-2-7436-2571-9

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Préface
Pour nous qui sommes nés dans un environnement moderne, cette forme d’effroi est incompréhensible. Nous qui avons grandi en jouant sur le bitume, nous qui contemplons en rêvant les géométries blanches qui se dessinent dans le ciel – parallèles, sécantes, tangeantes – au passage des avions, ou les reflets mauves ou orange des nuages la nuit au-dessus des grandes villes, nous ne pouvons que découvrir avec stupéfaction la terreur qui saisit les humains, et singulièrement les poètes, au début du xxe siècle.
On pensait alors qu’avec l’avènement des machines et l’urbanisation du cadre de vie, la beauté serait progressivement amenée à perdre sa place dans le monde moderne. Que la grâce, le charme, l’élégance abandonnaient la partie, défaits par les avancées d’une technique dont les machines envahissaient le paysage et structuraient le quotidien, modifiant au passage, aveuglément, les relations humaines. Et que pour cette raison, les poètes allaient irrémédiablement perdre leur voix, faute d’objets contemporains susceptibles d’être proprement « chantés ».
Pour aborder les textes que Virginia Woolf consacre à la poésie, pour en percevoir l’arête la plus vive, il faut donc se livrer à un exercice de fiction sensorielle. Il faut se figurer l’indicible terreur d’être amené à vivre dans un monde pétri de laideur, un monde défiguré par la bêtise d’êtres sans âme (les machines) et par leur force monstrueuse. Dans ce contexte d’intense dégoût envers la technique, il n’était pas simple pour les écrivains de tracer noir sur blanc les mots « automobile », « télégramme » ou « téléphone ». Il fallait ménager le lecteur, trouver des subterfuges, des accommodements. Dans le même temps, des métaphores jusqu’alors communes, des références reconnues comme nobles, des tournures, des comparaisons, des périphrases devenaient ridicules. D’antiques allégories, après deux mille ans d’usage, devenaient désuètes. Une forme de beauté classique que l’on croyait éternelle se mourait sous les yeux effarés des contemporains. Même l’injonction de Baudelaire à la modernité devenait inaudible… Restait-il aux poètes une place en ce monde ?
Lorsque John Lehmann (1907-1987) pose brutalement la question à Virginia Woolf, de vingt-cinq ans son aînée, la Première Guerre mondiale et la crise économique de 1929 ont en partie donné raison aux premières inquiétudes du siècle. Nous sommes en 1931, la poésie anglaise traverse un tel bouleversement que le jeune Lehmann – lui-même poète et qui sera, comme éditeur, l’un des acteurs de ce désordre – ne sait plus à quoi s’en tenir. La rébellion contre la modernité industrielle prend la forme d’une fleur aux pétales de cristal qui, au moment même de se déployer, est d’une fragilité préoccupante.
Face à son désarroi, Virginia Woolf entreprend de mettre sa finesse critique, sa sensibilité personnelle et même ses procédés narratifs au service de cette question périlleuse. Mêlant avec aisance le sérieux et l’humour, elle rappelle le poète à une forme de responsabilité à la fois intime – l’art lyrique ayant un rapport direct aux battements de son cœur, au propre et au figuré – et collective, puisqu’il s’agit de poursuivre la longue tradition de la poésie en langue anglaise. Dès lors, le problème de la laideur moderne se retourne entièrement. Plutôt que de regretter la beauté que l’évolution des techniques a fait perdre, la romancière en appelle au primat du réel : c’est dans « la vie », n’en déplaise à Oscar Wilde, que le poète doit, selon elle, retrouver le diapason de son chant. Conciliante, elle admet que la modernité a perdu quelque chose, détruit un certain rapport entre l’individu et son environnement, fait disparaître l’harmonie des contraires. Mais tout cela, pour elle, ne signifie qu’une chose : il faut désormais chanter le chaos du monde.
Ainsi, la manière dont Virginia Woolf aborde la poésie témoigne à la fois d’une grande générosité envers ce qu’elle appelle « la vie » et d’une grande exigence à l’égard de la littérature. Sous son regard, les frontières de la beauté et de la laideur se déplacent : « la vie » ne peut tout simplement pas être laide, puisque c’est d’elle que vient toute émotion, y compris l’émoi de la beauté ; mais il est possible que les moyens et les codes traditionnels de l’art lyrique ne permettent plus d’exprimer les perceptions et les affects d’un type nouveau suscités par la modernité. Car il ne s’agit pas seulement d’un environnement. Le rapport à soi qui semblait définir une partie de l’art lyrique est désormais troublé ; la polyphonie du roman lui semble inaccessible, bien qu’elle ait infusé dans les œuvres anciennes ; l’observation psychologique que la prose moderne, sous l’impulsion de Woolf elle-même, a poussé dans ses ultimes retranchements, pose désormais problème. En un mot, trop de contraintes limitent la poésie, des conceptions trop étroites l’aveuglent. La seule question que le poète doive se poser est donc la suivante : comment extraire de l’ère moderne l’éternelle beauté ?
Virginia Woolf, plutôt que de prescrire ce que la poésie doit être, rappelle au poète sa fonction quand de nouveaux défis l’attendent. Ses encouragements dépassent de loin l’engagement d’une simple théoricienne. La maison d’édition qu’elle a fondée avec son mari Leonard Woolf, nommée Hogarth Press, soutient activement la poésie contemporaine. Les deux époux ont lancé en 1928 une nouvelle collection, « Hogarth Living Poets », sous la direction de Dorothy Wellesley ; John Lehmann en devient précisément « manager » en 1931, et il y sera lui-même publié à deux reprises, en 1931 (A Garden Revisited and Other Poems), puis en 1934 (The Noise of History). Ainsi, les méditations présentées ici ont des prolongements directement pratiques. La collection que la romancière, critique et essayiste semble railler aimablement est issue de ses propres presses : c’est de là que sort le recueil de T. S. Eliot (The Waste Land, 1924) ! Loin qu’elles la désavouent, ses critiques ont donc pour but d’accompagner la poésie dans son évolution. De ce point de vue, la Lettre à un jeune poète s’apparente aux orientations d’une directrice éditoriale… Et si Lehmann cessera peu après d’écrire de la poésie, il continuera de la défendre à travers la revue New Writing (1936-1940), bientôt soutenue par Penguin Books ; il deviendra ainsi, à défaut d’un poète, un très grand éditeur.
D’ailleurs, ce que le jeune poète a proposé à son aînée est également une expérience littéraire : il s’agit d’une variation sur le genre de la lettre, que la modernité compromet tout autant que la forme du sonnet ou de la poésie dramatique1. Par son ouverture et sa conclusion, la Lettre prétend s’inscrire dans le cadre d’un échange très personnel et très intime, ce qui est à la fois vrai – c’est bien John Lehmann qui a encouragé son amie à rassembler par écrit ses pensées sur la poésie – et fictif, car ce texte n’est nullement le fruit d’un échange spontané, mais un essai raisonné en forme de lettre, à la manière du temps jadis. Avec une gourmandise amusée, Virginia Woolf s’amuse à formuler ses réflexions dans les termes de l’art épistolaire.
En dépit de leur naturel, les méditations qu’on va lire sont donc loin d’être improvisées. Elles expriment une perplexité qui semble hanter Virginia Woolf. Depuis des décennies, la romancière n’a pas cessé de multiplier les voies d’approche pour aborder la poésie. Les recensions d’ouvrages (« Des mauvais écrivains », « Est-ce de la poésie ? »), les articles de journaux (« Ce qui frappe un contemporain ») peuvent ainsi s’éclairer à la lumière d’une nouvelle (« Une association ») et même d’un court essai de poésie en prose (« Bleu et vert »). Le seul texte du présent recueil à relever du genre de l’essai à strictement parler (« La poésie, la fiction et l’avenir ») en inaugure d’ailleurs une nouvelle subdivision : il s’agit d’une tentative de « science-fiction » qui tâche de décrire par anticipation la poésie de l’avenir.
Ce souci de la forme témoigne de l’infléchissement que Virginia Woolf veut imprimer à la critique. Ce qui garantit selon elle la justesse critique n’est pas la distance (scientifique), mais plutôt l’engagement, affectif et humain. C’est précisément parce que la théoricienne est en lien avec son objet, parce que la poésie l’interpelle et qu’elle a en retour des requêtes et des exigences, que sa parole est légitime. Là peut-être se trouve l’un des enjeux les moins évidents de ces multiples textes : ils déplacent le point de gravité de l’autorité littéraire. Virginia Woolf ici ne prétend pas être une voix autorisée ; dans la Lettre, elle considère le fait d’être auteure de prose plutôt comme un biais que comme un avantage. La reconnaissance dont elle jouit en tant que romancière lui semble encombrante ; elle en plaisante avec John Lehmann : « Je trouve très brillante votre idée d’une Lettre – à un Jeune Poète ? (…) Mais je dois me renseigner sur le sujet et vous devrez me répondre “À une vieille romancière” (…). »2 Ni l’âge, ni l’écriture ne sont en rien des garanties d’un véritable savoir-lire.
De même, dans « Ce qui frappe un contemporain », la défense de la littérature moderne se greffe au cœur d’un repas dont la mise en scène sous-jacente confère aux réflexions de Virginia Woolf une dimension narrative – même si ce sont moins les convives qui discutent ensemble que les voix qui alternent de manière déséquilibrée : d’un côté, le brouhaha et la confusion extérieurs, de l’autre, la méditation d’une conscience plongée dans ses rêveries.
Ces deux scénographies mettent en lumière, chacune à sa manière, une dimension nouvelle de la réflexion : arrachée à son environnement « théorique », celle-ci s’ancre plus fermement dans ce que Woolf appelle « la vie ». Or, la vie littéraire subit précisément une mutation profonde. Une foule jusqu’alors inconnue y joue un rôle important, quoique en partie occulte. « Pour la première fois dans l’histoire », résume Virginia Woolf, « il y a des lecteurs. » Des foules d’hommes, de femmes et d’enfants forment désormais « la grande république des lecteurs », par opposition à la très aristocratique « République des Lettres » chère aux xviie et xviiie siècles. Cela signifie que l’opinion du public ne peut plus être un objet de mépris. Le « lecteur commun » (selon le titre que Virginia Woolf donnera à ses deux recueils d’essais, The Common Reader I et II) peut et doit jouer un rôle. Adoptant la posture de la parfaite ignorante, elle se fait l’avocate de l’homo legens, créature du monde moderne. Ainsi, c’est paradoxalement parce qu’elle n’a pas reçu la prestigieuse formation de ses pairs, frères et amis de sexe masculin, qu’elle se découvre une légitimité qui n’a aucun besoin de la situation surplombante des anciens critiques. Dans « Une association », elle imagine même un cénacle de femmes résolues à destituer les mâles de leur position dominante, en reprenant à leur compte les outils de l’évaluation culturelle. Des critères nouveaux (essentiellement moraux) doivent permettre de juger les réalisations des hommes. L’irruption des lecteurs en masse se trouve ainsi relayée par une avant-garde féministe, qui porte l’ambition de mener à son terme la démocratisation du processus critique.
Si donc Virginia Woolf peut encore distribuer les bons et les mauvais points, c’est qu’elle le fait comme simple lectrice. Elle émet ses jugements au nom de l’être qui lit – de l’œil silencieux, du cœur sincère, de l’esprit mal instruit qui n’ont pour eux (pour elles) que leur bonne volonté.
Près d’un siècle après ces textes, la révolution annoncée s’est produite : l’esthétique contemporaine s’est entièrement réorganisée. Les avis émanent de tous bords, brouillant la voix de toute autorité. De leur côté, nos étagères ne portent plus des bibliothèques dont l’objectif serait l’exhaustivité, et dont la chronologie devrait tâcher de refléter de manière linéaire, et sans trop de lacunes, le cours de l’histoire générale des lettres. Cette forme d’encyclopédisme, grevée par le soupçon (qui écrit l’histoire de la littérature ? et qu’est-ce qui justifie ses préférences ?) a laissé place à une autre, que l’on pourrait désigner comme un universalisme singulier : au lieu de suivre un récit continu et orienté, nous piochons en tous sens et dans toutes les cultures les éléments de notre univers mental. Notre répertoire d’images, de sons, de récits et jusqu’à notre vocabulaire n’ont jamais été aussi personnels. Nous avons désormais en tête une collection barbare qui ne reflète rien d’autre que nos choix privés. Or, un collectionneur ne reconnaît ni bas ni haut. Une lecture ironique peut parfaitement valoriser ce qui est « faible » et original ; comme Virginia Woolf l’avait prévu (dans l’article « Des mauvais écrivains »), le plaisir de la petite perle, extrait inattendu dont la découverte prend à défaut notre propre « goût », nous est désormais accessible. Avec l’éclatement du champ esthétique, le plaisir à son tour s’est démultiplié, découvrant des nuances jusqu’alors inédites.
Telle est la voie inaugurée par Virginia Woolf dans les textes que l’on va lire. Elle montre qu’une esthétique est une direction que l’on peut suivre ou pas – et que l’hésitation elle-même n’est pas interdite. En littérature, nul n’est tenu d’avoir un avis arrêté. On ajoutera qu’une concaténation de préférences n’inclut pas, comme jadis, une ribambelle de refus ou d’exclusions : telle est peut-être la découverte du  siècle. En découvrant l’existence des « contre-cultures », en admettant qu’un mouvement artistique ne se développe qu’avec et par un mouvement contraire, nous avons appris à envisager l’immense diversité des esthétiques. Choisir la sienne n’inclut plus de chercher à détruire les autres, de dénigrer les écrivains et d’invalider leurs démarches. On peut admirer à égalité des artistes jadis hostiles les uns aux autres, qui n’auraient eux-mêmes pas admis d’être considérés sous une même catégorie. Car au fond, l’esthétique ne gagne rien à être exclusive.xxie
Ainsi, tandis que nous voyons des cultures s’épanouir, nous savons qu’elles auront des prolongements – pluriels, incontrôlables, irréductibles à une hiérarchie. Le courant qui finira par « dominer » marquera « son » histoire, mais il laissera dans l’ombre de nombreux autres qui n’en trouveront pas moins leur public et même leurs historiens. Dans cette vision de l’incontrôlable entrelacs qu’est la culture humaine, tous les livres, tous les arts se trouvent à équidistance du point que les goûts ont désormais pour fonction de définir : le brinquebalant sujet sentant, fait d’enthousiasmes éparpillés.
Maxime ROVERE
NOTE SUR LES TEXTES
Le présent recueil rassemble des textes dont la rédaction s’étale sur plus de quinze ans, de 1918 à 1931. L’astérisque signale ceux qui sont restés inédits en français jusqu’à ce jour.
Le texte intitulé « Des mauvais écrivains » (« Bad Writers »*) est une critique de l’ouvrage de Solomon Eagle, Books in General (Martin Secker, 1918) publiée dans le Times Literary Supplement du 21 novembre 1918, et reprise dans l’édition complète des essais de Virginia Woolf, The Essays of Virginia Woolf, edited by Andrew McNeillie, vol. 2 : 1912-1918, p. 326-329.
« Is this poetry ? »* est une recension écrite à quatre mains par Virginia et Leonard Woolf, publiée de manière anonyme dans la revue Athenaeum le 20 juin 1919, reprise dans l’édition complète des essais de Virginia Woolf, The Essays of Virginia Woolf, edited by Andrew McNeillie, vol. 3 : 1919-1924, p. 54-57.
La nouvelle « Une association » (« A Society ») ainsi que le double poème en prose « Blue and Green » sont extraits du recueil Monday or Tuesday, publié en avril 1921.
L’article « Ce qui frappe un contemporain » (« How It Strikes a Contemporary ») fut publié pour la première fois dans The Times Literary Supplement du 5 avril 1923, puis repris en 1925 avec de légères variantes dans The Common Reader (Hogarth Press). Nous suivons la seconde version.
L’essai concernant « La poésie, la fiction et l’avenir » (« Poetry, Fiction and the Future »*) issu d’une conférence donnée au Club d’anglais de l’université d’Oxford le 18 mai 1927, fut publié en deux livraisons dans le New York Herald Tribune les 14 et 21 août 1927, puis repris dans l’édition complète des essais de Virginia Woolf, The Essays of Virginia Woolf, edited by Andrew McNeillie, vol. 4 : 1925-1928, p. 428-441.
La « Lettre à un jeune poète » (« Letter to a Young Poet ») rédigée en 1931, a été publiée dans la Yale Review en juin 1932, puis reprise la même année en livret séparé dans la collection Hogarth Letters, et enfin jointe en 1942 dans le recueil posthume intitulé The Death of the Moth and Other Essays, Hogarth Press.
1Par ailleurs, il n’est guère crédible que Virginia Woolf ait eu dès 1931 connaissance des Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke, publiées pour la première fois à titre posthume en 1929 chez Insel à Leipzig, mais qui ne furent traduites en anglais qu’en 1934, par l’éditrice H. D. Norton.
2Virginia Woolf, Letters, n. 2447, cité dans The Essays of Virginia Woolf, edited by Andrew McNeillie, vol. 6 : 1928-1932, p. 320.
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