Lettre d’une grand’mère

De
Publié par

Nouvelle édition de Lettre d’une grand’mère de la Comtesse de Ségur augmentée d'annexes (Biographie). L'ouvrage a été spécifiquement mis en forme pour votre liseuse.
— Naviguez par simple clic de chapitre à chapitre ou de livre à livre.
— Accédez instantanément à la table des matières hyperliée globale.
— Une table des matières est placée également au début de chaque titre.

A PROPOS DE L'ÉDITEUR : Les éditions Arvensa sont les leaders de la littérature classique numérique. Leur objectif est de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique en langue française à un prix abordable tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Tous les titres sont produits avec le plus grand soin. Le service qualité des éditions Arvensa s’engage à vous répondre dans les 48h. Retrouvez tous les titres sur le site internet des éditions Arvensa.
Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 17
EAN13 : 9782368412152
Nombre de pages : 111
Prix de location à la page : 0,0007€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
NOTE DE L’ÉDITEUR
Retrouvez toutes nos publications, actualités et offres privilégiées sur notre site Internet www.arvensa.com Les éditions Arvensa sont composées d'une équipe de passionnés de la langue française ainsi que de spécialistes de l'édition numérique. Notre objecti est de vous fournir la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Nos titres sont ainsi relus, corrigés et mis en forme spécifiquement. Cependant, si malgré tout le soin que nous avons apporté à cette édition, vous notiez quelques erreurs, nous vous serions très reconnaissants de nous les signaler en écrivant à notre Service Qualité :servicequalite@arvensa.com.
Pour toute autre demande, contactez:editions@arvensa.com.
Nos publications sont régulièrement enrichies et mises à jour. Pour énéficier d’une version toujours actualisée de cette édition, nous vous invitons à télécharger la prochaine mise à jour lorsqu’elle vous sera proposée.
Nous remercions aussi tous nos lecteurs qui manifestent leur enthousiasme en l’exprimant à travers leurs commentaires. Nous vous souhaitons une bonne lecture. Arvensa Editions Tous droits réservés Arvensa®Editions
ISBN EPUB : 9782368410066 ISBN PDF: 9782368410318
Page 2
Copyright Arvensa Editions
Madame la Comtesse de Ségur Œuvres complètes
ARVENSA www.arvensa.com
Page 3
Copyright Arvensa Editions
LISTE DES TITRES
Page 4
Copyright Arvensa Editions
Note de l’éditeur
Lettre d’une Grand’mère AnnexeBiographie de la Comtesse de Ségur
Page 5
Copyright Arvensa Editions
LETTRE D’UNE GRAND’MÈRE LA COMTESSE DE SÉGUR 1898
Correspondance
Retour à la liste des titres
Pour toutes remarques ou suggestions: servicequalite@arvensa.com
Ou rendez-vous sur: www.arvensa.com
Page 6
Copyright Arvensa Editions
Grand’mère 1861 1863 1864 1865 1866 1867 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874
Table des matières
Page 7
Copyright Arvensa Editions
À LA COMTESSE L.DE COURVILLE L’aimable auteur de Mademoiselle Edmonde et des Petits de Presles. Chère Madame et amie, mon coeur m’inspire en inscrivant votre nom sur la remière page de cette publication. Soyez-en la marraine spirituelle, et que votre ressemblance littéraire avec ma mère chérie s’atteste ici dans une arenté morale qui m’est doublement chère. V PITRAY S ICOMTESSE DE , NÉE DE ÉGUR. P ARIS, 1
Page 8
Copyright Arvensa Editions
Grand’mère Jamais, jusqu’à ce jour, je n’avais écrit pour les jeunes lecteurs de ma mère uneBiographie(court résumé de sa vie), car je désirais la leur donner avec ses lettres charmantes à son cher petit Jacques, mon fils aîné. Je serai brève: ne se peint-elle pas dans cette correspondance où elle montre leinement son ardente bonté, son infatigable sollicitude, sa puissance d’aimer et sa piété profonde? «Grand’mère» a une façon d’écrire qui n’appartient qu’à elle et sait donner du relief aux moindres choses. Longtemps sa modestie l’avai laissée dans l’ombre; mais les prières de ses petits-enfants la décidèrent à livrer son nom à la publicité, et la publicité, ce fut pour elle la célébrité. Sa vie retirée la dérobait néanmoins aux yeux curieux de la foule. On savai ien que c’était la fille de l’illustre Rostopchine, de l’incendiaire patriote de Moscou, qui écrivait les histoires délicieuses que s’arrachaient des milliers de etites mains; puis, c’était tout! Parfois une tête brune ou une tête blonde venai inopinément s’offrir naïvement au baiser affectueux de la vénérable et célèbre conteuse… Ces jolies scènes étaient rares, tant ma mère savait bien garder so incognito en toutes circonstances; elle avait une telle horreur des compliments e de la flatterie! Née en 1799, Sophie Rostoptchine était encore une fillette quand l’incendie de Moscou lui révéla quel héros était son père. Ce souvenir fut ineffaçable; elle en parlait avec une admiration enthousiaste qu’elle nous a communiquée. Sa conversion au catholicisme, due à sa pieuse mère, lui fit agréer un mariage e France, et en 1819 elle épousait Eugène comte de Ségur, ancien page de er apoléon I et officier de cavalerie. La petite fille aux grands yeux gris espiègles, aux joues roses, était devenue alors une personne charmante, dont la physionomie était des plus expressives, dont les magnifiques cheveux blond foncé étaient non moins remarquables que le teint éclatant, et dont la tournure élégante était aristocratique au suprême degré. Que l’on joigne à cela une simplicité profonde, une grâce qui s’ignore, e l’on aura le portrait de ma mère au moment de son mariage. Sur huit enfants que Dieu lui envoya, le second, Renaud, mourut tout jeune; l’aîné était mon frère Gaston, ce saint Monseigneur de Ségur dont la cécité a fai riller d’un plus vif éclat les multiples vertus. Celui qui vint après Renaud était Anatole, marquis de Ségur, ancie
Page 9
Copyright Arvensa Editions
conseiller d’ tat, auteur distingué; puis Edgar comte de Ségur-Lamoignon, ancien secrétaire d’ambassade et ancien député, dévoué aujourd’hui à l’oeuvre des cercles catholiques ouvriers. Quatre filles arrivent à la suite; Nathalie, baronne de Malaret, jadis Dame d Palais de l’Impératrice; Sabine, qui, entrée au monastère de la Visitation, mourut en vraie sainte, et Henriette, sa soeur jumelle, devenue la femme d’Armand Fresneau, le catholique sénateur du catholique Morbihan. Olga, celle qui écrit ces lignes, est la dernière de la famille, et elle ne se souvient pas sans douleur d’avoir, par su naissance, altéré pour de longues années la santé de son excellente mère. Devenu Pair de France après la mort du chef de la famille, car cette dignité était héréditaire chez les Ségur, mon père partageait son temps entre Paris et nos chères Nouettes, la campagne donnée à ma mère en 1822 par le général comte Rostoptchine pour ses étrennes. C’est aux Nouettes que nous nous ébattions autour de notre mère chérie, la comblant de soins et de caresses et vivan heureux de ce bonheur paisible dont on ne se rend compte que lorsqu’il vous échappe. C’est aux Nouettes que se fiancèrent Nathalie et Henriette. C’est au ouettes que notre frère vénéré, que Gaston devint aveugle! C’est aux Nouettes que ma mère écrivit la plupart de ses charmants livres. C’est aux Nouettes que naquirent la plupart de ses enfants et de ses petits-enfants. C’est aux Nouettes enfin que nous voyions le plus et le mieux notre illustre ami Louis Veuillot. L’âge seul força ma mère à quitter cette terre bien-aimée. Sa santé, déjà altérée en 1870, reçut une seconde et rude secousse dans cette année néfaste qui la vit trembler pour la première fois de sa vie… La mère souffrait d’être séparée de la plupart de ses enfants! la grand’mère souffrait de ce même mal!… L’auteur ne se releva pas de ce coup cruel;la Vie desSaintsn’eut que trois ages d’écrites… et la plume faiblit dans ces mains défaillantes, sans toutefois s’en échapper tout à fait, car sa correspondance continuée atteste que l’espri était toujours aussi charmant, aussi fin, aussi gai, aussi alerte. La force seule faisait défaut, et ma mère ne devait la retrouver qu’au ciel. Stoïque devant la vieillesse, elle en constatait les progrès avec un calme qui nous confondait. So amour pour Dieu, grandissant chaque jour, lui faisait accepter la perspective d’une séparation dont l’idée seule nous déchirait le coeur! Ma mèreattendaitla mort en 1874 et commença en athlète chrétienne une lutte formidable, avec une agonie terrible, comme jadis Jacob avec l’ange. Cette lutte suprême dura plus de quinze jours… puis, le 9 février au matin, cette belle âme s’envola vers le Dieu qu’elle servait avec tant d’énergie et tant d’amour, laissant mon pauvre frère Gaston si brisé de cette perte qu’elle en altéra sa santé à jamais. Voilà ce que fut «grand’mère» dont la dépouille mortelle repose dans le
Page 10
Copyright Arvensa Editions
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.