Lysis ou de l’Amitié

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Publié le : mardi 18 février 2014
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EAN13 : 9782368414590
Nombre de pages : 101
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® Tous droits réservés Arvensa Editions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410158 ISBN PDF : 9782368410394
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NOTE DE L’ÉDITEUR
Platon a élaboré sa propre pensée en reprenant le travail de certains de ses prédécesseurs, en particulier Socrate. Son œuvre, presque exclusivement composée de dialogues, est d’une remarquable richesse de style et de contenu. C’est avec plaisir que nous vous proposons dans la présente édition l’intégralité de ses œuvres traduites par Victor Cousin. NB : Les références chiffrées de Victor Cousin figurent dans le corps du texte telles qu’on les trouve dans l’édition originale.
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’ÉDITEUR
LYSIS
Annexes
PLATON SELON DIOGÈNE LAËRCE LA VIE ET L’OEUVRE DE PLATON(Emile Chambry) BIOGRAPHIE DE PLATON SOCRATE
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LYSIS ou De l'Amitié
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LeLysis(ouSur l’Amitié; Λύσις en grec) est un dialogue qui appartient à la série dite des « Premiers Dialogues », composés à l’époque où Platon était encore jeune.
Ce texte est essentiellement un monologue de Socrate, lequel sait intéresser et captiver son auditoire, composé de plusieurs jeunes gens. Si l’on en croit une anecdote rapportée par Diogène Laërce, Platon aurait écrit ce dialogue très tôt, du vivant de Socrate, qui se serait exclamé à la lecture du dialogue :« Que de choses ce jeune homme me fait dire [301] auxquelles je n’ai jamais pensé ! ».Il a vraisemblablement été composé plus tardivement, après leLachèsle ou Charmide, car des éléments fondamentaux du système platonicien y sont déjà perceptibles.
LeLysis traite des relations qui doivent exister dans l’amitié (Philia) pour que l'on puisse parler d'amitié authentique. Ce concept doit cependant s’entendre en son acception grecque, bien plus large que la notion d'amitié : laphilia recouvre en effet les relations amicales entre deux personnes, les relations politiques ou économiques entre citoyens, les relations entre les parents et leurs enfants et le désir homosexuel. Il n’apporte aucune conclusion ferme sur la nature spécifique de ces relations.
Alors que la fin de la conversation approche, Socrate fait part des doutes qui l’assaillent soudain à propos de la validité de la définition qu’il a donnée de l’amitié. Il lui apparaît en effet que la crainte du mal n’est pas la seule raison pour laquelle le ni bon ni mauvais peut ressentir de l’amitié : si le mal était aboli, l’amitié disparaîtrait alors de la même façon, devenue inutile. Mais les désirs, qui ne s’appuient pas sur la crainte du mal, eux, subsisteraient. Et comme celui qui désire aime forcément l’objet de ses désirs, l’amitié subsisterait aussi, malgré la disparition du mal. Bref la définition est mauvaise, et ne recouvre pas tous les cas où peut naître l’amitié.
Socrate allait reprendre la discussion lorsque les pédagogues de Lysis et de
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Ménexène viennent les chercher, ce qui met fin à la discussion sans qu’elle ait abouti. LeLysisle premier dialogue de Platon proposant une ébauche de la est théorie des Idées. On peut en effet présumer que derrière le principe premier de l’amitié, se cache en réalité le Bien absolu, c’est-à-dire l’Idée du Bien. Il s’agit aussi, par excellence, d’un dialogueanatreptiquele but de où l’auteur est de renverser les opinions couramment admises sur un sujet, sans nécessairement proposer une solution, ce qu’il se réserve de faire dans des textes ultérieurs.
PERSONNAGES : [302] [303] [304] [305] SOCRATE, HIPPOTHALÈS , CTÉSIPPE , MÉNEXÈNE , LYSIS [203a]SOCRATE. J’allais de l’Académie au Lycée par le chemin qui longe en dehors les murs de la ville : arrivé près de la petite porte où est la source du Panopus, je rencontrai là Hippothalès, fils d’Hiéronyme, et Ctésippe le Pæanien, entourés d’une troupe de jeunes gens. Hippothalès me voyant passer : Hé bien, Socrate ! me cria-t-il, d’où viens-tu et où vas-tu ? — Je vais, lui dis-je, de l’Académie au Lycée. — Par ici, reprit-il ; viens avec nous. Consens à te détourner un peu : crois-moi, tu feras bien. — Où donc, lui demandai-je, et avec qui me veux-tu mener? — Là, dit-il en me montrant, vis-à-vis du mur, un enclos avec une porte ouverte : nous y venons passer le temps, nous et beaucoup d'autres beaux eunes gens.[204a] — Mais quel est ce lieu, et qu'y faites-vous? — C'est, me répond-il, une palestre nouvellement bâtie ; nous y passons le temps le plus souvent en conversations dont nous aimerions à te faire part. — Ce sera très bien fait à vous ; mais qui est-ce qui donne ici les leçons? — Un de tes grands amis et admirateurs, Miccus. — Par Jupiter ! m'écriai-je, ce n'est point un homme médiocre, mais bien un habile sophiste. — Ainsi, veux-tu nous suivre, et venir voir ceux qui sont là-dedans ?[204b] — Je serais d'abord bien aise d'apprendre ce qui pourra m'en revenir, et Page 9
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quel est là le beau garçon. — Chacun de nous, Socrate, en juge à son gré en faveur de tel ou tel. — Et selon toi, Hippothalès, quel est-il ? Voyons, dis-moi cela. Ma question le fit rougir. — O Hippothalès, fils d'Hiéronyme ! repris-je, il n'est plus nécessaire de me dire si tu aimes ou non. Je vois bien que non-seulement tu aimes, mais que cet amour t'a déjà mené loin. Je ne suis pas, si l'on veut, bon à grand-chose,[204c]fort habile ; mais un don que le ciel m'a fait sans doute, ni c'est de savoir reconnaître, au premier instant, celui qui aime et celui qui est aimé. À ces mots, il se mit à rougir bien plus fort. Là-dessus, Ctésippe lui dit : — En vérité, Hippothalès, il te sied bien de rougir de la sorte, et de n'oser dire à Socrate le nom qu'il te demande, quand, pour peu qu'il restât auprès de toi, il ne pourrait manquer d'en être assommé, à force de te l'entendre répéter ! Pour nous, Socrate, il nous en a[204d]rendus sourds ; il ne nous remplit les oreilles que du nom de Lysis ; surtout lorsqu'il est animé par un peu de vin, il nous en étourdit si bien qu'en nous réveillant le lendemain nous croyons entendre encore le nom de Lysis. Passe encore pour ce qu'il nous dit dans la conversation, quoique ce soit déjà beaucoup ; mais c'est bien autre chose quand il vient nous inonder d'un déluge de vers et de prose, et, ce qui est pis que tout cela, quand il se met à chanter ses amours d'une voix admirable, qu'il nous faut entendre patiemment. Et maintenant, le voilà qui rougit à une simple question ![204e] — Ce Lysis, repris-je, est un tout jeune homme, à ce qu'il paraît ; je le conjecture du moins, car, en te l'entendant nommer, je ne l'ai pas reconnu. — C'est qu'en effet on ne l'appelle guère par son propre nom, mais par celui de son père, qui est un homme de beaucoup de réputation. Au reste, cet enfant ne t'est pas inconnu, j'en suis sûr, au moins par sa figure : elle suffit pour qu'on le distingue. — Dis-moi, à qui appartient-il? [306] — C'est le fils aîné de Démocrate d'Aexonée . — Oui-da, Hippothalès, m'écriai-je, que tu as bien trouvé là de nobles amours, et qui te font honneur à tous égards ! Voyons donc, explique-toi maintenant[205a]comme tu le fais devant tes camarades ; je veux éprouver si tu sais parler de tes amours comme doit le faire un amant, soit devant celui qu'il aime, soit devant d'autres personnes. — Mais, Socrate, est-ce que tu fais le moindre fond sur ce que t'a dit
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