Ménexène ou l’Oraison funèbre

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 7
EAN13 : 9782368414613
Nombre de pages : 90
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® Tous droits réservés Arvensa Editions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410158 ISBN PDF : 9782368410394
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NOTE DE L’ÉDITEUR
Platon a élaboré sa propre pensée en reprenant le travail de certains de ses prédécesseurs, en particulier Socrate. Son œuvre, presque exclusivement composée de dialogues, est d’une remarquable richesse de style et de contenu. C’est avec plaisir que nous vous proposons dans la présente édition l’intégralité de ses œuvres traduites par Victor Cousin. NB : Les références chiffrées de Victor Cousin figurent dans le corps du texte telles qu’on les trouve dans l’édition originale.
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’ÉDITEUR
MÉNEXÈNE
Annexes
PLATON SELON DIOGÈNE LAËRCE LA VIE ET L’OEUVRE DE PLATON(Emile Chambry) BIOGRAPHIE DE PLATON SOCRATE
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MÉNEXÈNE ou L’Oraison Funèbre
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LeMénexène(en grec ancien Μενέξενος) est un dialogue contemporain du Gorgias. Il a été probablement écrit un peu après -387, date de la Paix d’Antalcidas, dernier événement historique décrit dans ce discours de Platon.
Dans ce texte, Socrate s’attaque à la rhétorique. Le dialogue commence par une conversation entre Socrate et le jeune Ménexène qui s’apprête à faire ses débuts dans la vie publique. Socrate fait un éloge ironique de l’éloquence d’apparat, et en particulier desépitaphioi, discours en l'honneur des soldats morts à la guerre. Socrate récite alors lui-même une oraison funèbre, qui vient selon lui de sa maîtresse de rhétorique, Aspasie, maîtresse de Périclès. L'oraison forme l'essentiel du dialogue. Ce dialogue est authentique. Aristote l’évoque à plusieurs reprises.
Ce dialogue complète leGorgiass’attaque à l’éloquence politique et qui udiciaire. Il n'y a cependant pas deleçon, seulement un pastiche d'épitaphiosà démontrer la vacuité du genre qui repose sur des destiné « ficelles » que n'importe qui, un tant soit peu habile, peut manier. Il discrédite ainsi la fonction d'orateur et la sépare de celui qui conçoit le discours (Aspasie, en tant que femme et étrangère, n'aurait jamais eu le droit de prononcer l'épitaphios). Le discours de Socrate est truffé d'imprécisions ou d'erreurs historiques, voire d'incohérences (la plus grande étant de citer laPaix d'Antalcidasse déroulant plus de 10 ans après la mort du philosophe), renforçant ainsi l'image de parodie de la pratique discursive. Le philosophe Hermogène considérait ce dialogue comme le plus beau des panégyriques.
Le discours peut être divisé en deux parties, la seconde un peu plus courte:
[330] — L'éloge aux morts débute par une caractérisation de la terre athénienne et par un panégyrique de l'éducation du jeune citoyen. Il se poursuit par l'évocation de tous les combats de la cité : guerres médiques, guerre civile, vantant ainsi la solitude et la grandeur d'Athènes.
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— Les conseils aux vivants.
PERSONNAGES [331] SOCRATE, MÉNEXÈNE
[234a]SOCRATE. D’où vient Ménexène ? de la place publique, ou de quel endroit?
MÉNEXÈNE. De la place publique, Socrate ; je sors du conseil.
SOCRATE. Toi ! Et pourquoi étais-tu allé au conseil ? Sans doute tu crois ton instruction et tes études achevées, et, déjà sûr de tes forces, tu élèves plus haut tes pensées et songes à nous commander, admirable jeune homme, [234b]à nous, qui sommes des vieillards, de crainte que ta maison ne cesse de donner des administrateurs à l’état.
MÉNEXÈNE. Si tu me permets, Socrate, et si tu me conseilles d’entrer dans la carrière politique, je le ferai avec ardeur, sinon j’y renonce. Pour aujourd’hui, je me suis rendu au conseil parce que j’étais instruit que le sénat devait choisir celui qui prononcera l’éloge des guerriers que nous avons perdus : tu sais qu’on va faire leurs funérailles.
SOCRATE. Je le sais. Mais qui a-t-on choisi ?
MÉNEXÈNE. Personne ; on a remis le choix à demain. Mais on nommera, je pense, [332] Archinus ou Dion .
[234c]SOCRATE. Certes, Ménexène, c’est pour plus d’une raison qu’il est beau de mourir dans les combats. Celui qui perd ainsi la vie, quelque pauvre qu’il soit, obtient des obsèques pompeuses et magnifiques ; et fût-il sans mérite, il
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