Mont-Oriol

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 7
EAN13 : 9782368413838
Nombre de pages : 295
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ISBN Epub : 9782368410028 ISBN Pdf : 9782368410271
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LISTE DES TITRES
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ARVENSA ÉDITIONS NOTE DE L'ÉDITEUR
MONT-ORIOL
Annexes BIOGRAPHIE panoramique. ÉTUDE de Guy de Maupassant par Pol Neveux
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Guy de Maupassant : Oeuvres complètes
MONT-ORIOL
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Table des Matières Note Première partie I II III IV V VI VII VIII Deuxième partie I II III IV V VI Opinion de la presse sur Mont-Oriol
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MONT-ORIOL Liste des titres Liste des romans Table des matières du titre Note o Le manuscrit deMont-Oriolcomprend 312 feuillets de papier grand in-8 réunis dans une reliure pleine en parchemin. La première partie est paginée de 1 à 153 ; la seconde de 1 à 159 avec le mot FIN. L’écriture en est rapide et sûre, les surcharges sont rares ; on ne soupçonne nul effort. Quelques corrections de forme, visant à la sobriété de l’expression, troublent l’aspect régulier de chaque page. Mont-Oriol a paru en feuilleton dansle Gil-Blas, du jeudi 23 décembre 1886 au dimanche 6 février 1887. Le roman fut entrepris dans l’été de 1885, durant un séjour que Maupassant fit en Auvergne. Il écrit à sa mère de Châtel-Guyon (août 1885) : « Je ne fais rien que préparer tranquillement mon roman... Ce sera une histoire assez courte et très simple dans ce grand paysage calme. Cela ne ressemblera guère àBel-Ami.» me Dans une autre lettre adressée à M Leconte de Nouy (mars 1886), il écrit : « Je fais une histoire de passion très exaltée, très ardente et très poétique... Les chapitres de passion sont beaucoup plus raturés que les autres. Enfin ça vient tout de même. On se plie à tout, avec de la patience ; mais je ris souvent des idées sentimentales, très sentimentales et tendres que je trouve, en cherchant bien ! J’ai peur que ça ne me convertisse au genre amoureux, pas seulement dans les livres, mais aussi dans la vie. Quand l’esprit prend un pli, il le garde ; et vraiment il m’arrive quelquefois, en me promenant sur le cap d’Antibes, — un cap solitaire comme une lande de Bretagne, — en préparant un chapitre au clair de lune, de m’imaginer que ces histoires-là ne sont pas si bêtes qu’on le croirait. »
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MONT-ORIOL Liste des titres Liste des romans Table des matières du titre Première partie
I
Les premiers baigneurs, les matineux déjà sortis de l’eau se promenaient à pas lents, deux par deux ou solitaires, sous les grands arbres, le long du ruisseau qui descend des gorges d’Enval. D’autres arrivaient du village, et entraient dans l’établissement d’un air pressé. C’était un grand bâtiment dont le rez-de-chaussée demeurait réservé au traitement thermal, tandis que le premier étage servait de casino, café et salle de billard. Depuis que le docteur Bonnefille avait découvert dans le fond d’Enval la grande source, baptisée par lui source Bonnefille, quelques propriétaires du pays et des environs, spéculateurs timides, s’étaient décidés à construire au milieu de ce superbe vallon d’Auvergne, sauvage et gai pourtant, planté de noyers et de châtaigniers géants, une vaste maison à tous usages, servant également pour la guérison et pour le plaisir, où l’on vendait, en bas, de l’eau minérale, des douches et des bains, en haut, des bocks, des liqueurs et de la musique. On avait enclos une partie du ravin, le long du ruisseau, pour constituer le parc indispensable à toute ville d’eaux ; on avait tracé trois allées, une presque droite et deux en festons ; on avait fait jaillir au bout de la première une source artificielle détachée de la source principale et qui bouillonnait dans une grande cuvette de ciment, abritée par un toit de paille, sous la garde d’une femme impassible que tout le monde appelait familièrement Marie. Cette calme Auvergnate, coiffée d’un petit bonnet toujours bien blanc, et presque entièrement couverte par un large tablier toujours bien propre qui cachait sa robe de service, se levait avec lenteur dès qu’elle apercevait dans le chemin un baigneur s’en venant vers elle. L’ayant reconnu elle choisissait son verre dans une petite armoire mobile [161] et vitrée , puis elle l’emplissait doucement au moyen d’une écuelle de zinc emmanchée au bout d’un bâton. Page 9
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Le baigneur triste, souriait, buvait, rendait le verre en disant : « Merci, Marie ! » puis se retournait et s’en allait. Et Marie se rasseyait sur sa chaise de paille pour attendre le suivant. Ils n’étaient pas nombreux d’ailleurs. Depuis six ans seulement la station d’Enval était ouverte aux malades, et ne comptait guère plus de clients, après ces six années d’exercice, qu’au début de la première. Ils venaient là une cinquantaine, attirés surtout par la beauté du pays, par le charme de ce petit village noyé sous des arbres énormes dont les troncs tortus semblaient aussi gros que les maisons, et par la réputation des gorges, de ce bout de vallon étrange, ouvert sur la grande plaine d’Auvergne, et finissant brusquement au pied de la haute montagne, de la montagne hérissée d’anciens cratères, finissant dans une crevasse sauvage et superbe, pleine de rocs éboulés ou menaçants, où coule un ruisseau qui cascade sur les pierres géantes et forme un petit lac devant chacune. Cette station thermale avait commencé comme elles commencent toutes, par une brochure du docteur Bonnefille sur sa source. Il débutait en vantant les séductions alpestres du pays en style majestueux et sentimental. Il n’avait pris que des adjectifs de choix, de luxe, ceux qui font de l’effet sans rien dire. Tous les environs étaient pittoresques, remplis de sites grandioses ou de paysages d’une gracieuse intimité. Toutes les promenades les plus proches possédaient un remarquable cachet d’originalité propre à frapper l’esprit des artistes et des touristes. Puis brusquement, sans transitions, il était tombé dans les qualités thérapeutiques de la source Bonnefille, bicarbonatée, sodique, mixte, acidulée, lithinée, ferrugineuse, etc., et capable de guérir toutes les maladies. Il les avait d’ailleurs énumérées sous ce titre : affections chroniques ou aiguës spécialement tributaires d’Enval ; et la liste était longue de ces affections tributaires d’Enval, longue, variée, consolante pour toutes les catégories de malades. La brochure se terminait par des renseignements utiles de vie pratique, prix des logements, des denrées, des hôtels. Car trois hôtels avaient surgi en même temps que l’établissement casino-médical. C’étaient le Splendid Hotel, tout neuf, construit sur le versant du vallon dominant les bains ; l’hôtel des Thermes, ancienne auberge replâtrée, et l’hôtel Vidaillet, formé tout simplement par l’achat de trois maisons voisines qu’on avait perforées afin d’en faire une seule. Puis, du même coup, deux médecins nouveaux s’étaient trouvés installés dans le pays, un matin, sans qu’on sût bien comment ils étaient
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