Parmenide ou sur les Idées

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 5
EAN13 : 9782368414804
Nombre de pages : 136
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® Tous droits réservés Arvensa Editions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410158 ISBN PDF : 9782368410394
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NOTE DE L’ÉDITEUR
Platon a élaboré sa propre pensée en reprenant le travail de certains de ses prédécesseurs, en particulier Socrate. Son œuvre, presque exclusivement composée de dialogues, est d’une remarquable richesse de style et de contenu. C’est avec plaisir que nous vous proposons dans la présente édition l’intégralité de ses œuvres traduites par Victor Cousin. NB : Les références chiffrées de Victor Cousin figurent dans le corps du texte telles qu’on les trouve dans l’édition originale.
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’ÉDITEUR
PARMÉNIDE
Annexes
PLATON SELON DIOGÈNE LAËRCE LA VIE ET L’OEUVRE DE PLATON(Emile Chambry) BIOGRAPHIE DE PLATON SOCRATE
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PARMÉNIDE ou [1148] Sur les Idées
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LeParménide (ouSur les Formes, genre logique) est un dialogue écrit par Platon dans la dernière partie de sa vie. Correspondant à un refus du système philosophique qu'il avait soutenu jusqu'alors, cette œuvre représente un tournant majeur dans la philosophie platonicienne et occidentale en général.
On ne peut s'assurer que les paroles du personnage Parménide aient été effectivement prononcées par Parménide (exception faite des passages qui semblent répéterLe Poèmede ce dernier). Il semblerait que Platon (427 av. J.-C. — 348 av. J.-C.) ait tenté de retranscrire les pensées du philosophe présocratique. Chronologiquement parlant, Socrate (469 av. J.-C. — 399 av. J.-C.), même jeune, n'a probablement pas pu croiser la route du véritable e e Parménide (fin VI siècle av. J.-C. — début V siècle av. J.-C.). Le dialogue suivant est donc avant tout une conversation philosophique fictive entre deux penseurs.
Ce texte de Platon présente le mouvement conduisant à la révolution platonicienne : la destruction du système platonicien en faveur d'une philosophie non-dogmatique. Introduisant au centre de sa réflexion philosophique les termes majeurs de l’Être et de la Participation, futures notions centrales de la philosophie occidentales, Platon souhaite opérer une réflexion sur l'origine véritable des objets réels.
Les personnages de ce dialogue sont, dans le prologue : Céphale, Adimante, Glaucon et Antiphon ; dans le dialogue proprement-dit : Socrate, Pythodore, Zénon, Parménide, Aristote (ce dernier est qualifié dans le dialogue de « jeune Aristote » et n'a strictement aucun lien de parenté avec le bien plus fameux macédonien Aristote de Stagire né en 384 avant notre ère — soit quinze ans après la mort de Socrate. Ce « jeune Aristote » duParménidel'un des Trente lors de la courte deviendra tyrannie qui suivit la défaite d'Athènes contre Sparte au terme de la Guerre du Péloponnèse.)
Le Parménide se compose de deux parties: La première partieest une critique de la théorie des Formes, dans laquelle Page 8
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Parménide montre à Socrate que si lesformesd'une part, il est existent, impossible que les êtres d'ici-bas les connaissent telles qu'elles existent vraiment, d'autre part, le problème de l'accès à ces Formes est aussi soulevé. La seconde partiereprésente les deux tiers du dialogue. Elle comporte huit ou neuf séries de déductions qui à chaque fois, sous un angle nouveau, examinent l’hypothèse « si l’Un est... ». Parménide énonce les conséquences positives et négatives qui découlent pour l’Un, et pour les autres choses, de l’hypothèse précitée ainsi que de sa négation. [1149] [126a]CÉPHALEraconte . [1150] A notre arrivée à Athènes, de Clazomène , notre patrie, nous [1151] rencontrâmes sur la place publique Adimante et Glaucon . Adimante me dit en me prenant la main : — Bonjour, Céphale ! Si tu as besoin ici de quelque chose qui soit en notre pouvoir, tu n'as qu'à parler. — Mais, lui dis-je, c'est pour cela même que je suis venu ; j'ai quelque chose à vous demander. — Parle, reprit-il. [126b] — Quel était, lui demandai-je, le nom de votre frère maternel ? je ne m'en souviens pas ; il était encore enfant quand je vins ici pour la première fois de Clazomènes, et il y a fort longtemps. Son père s'appelait, je crois, Pyrilampe. — Oui, me dit-il, et lui Antiphon. Mais où veux-tu en venir? — Voici, lui dis-je, de mes compatriotes, grands amateurs de philosophie ; ils ont entendu dire que ce même Antiphon était intimement lié avec un certain Pythodore (05), ami [126c] de Zénon, et qu'il se rappelait les entretiens de Socrate avec Zénon et Parménide, pour les avoir souvent entendu répéter à Pythodore. — C'est vrai, dit il. — Eh bien ! ces entretiens, nous désirons les entendre. — Ce ne sera pas difficile, reprit Adimante ; car il se les est rendus familiers dès sa première jeunesse. Il est maintenant auprès de son aïeul, qui porte le même nom que lui, et il s'occupe presque exclusivement de l'éducation des chevaux. Allons le trouverai vous voulez. Il vient de partir d'Athènes pour se rendre chez lui, à Mélite (06), tout près d'ici. [127a] Cela dit, nous nous mîmes en route, et nous rencontrâmes Antiphon chez lui, au moment où il donnait à un ouvrier une bride à raccommoder. Celui-ci Page 9
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congédié, ses frères lui expliquèrent le motif de notre visite, et Antiphon me salua, me reconnaissant pour m'avoir vu à mon premier voyage. Nous le priâmes de nous répéter les entretiens de Socrate avec Zénon et Parménide : il hésita d'abord, nous assurant que c'était un grand travail ; cependant il finit par y consentir. Voici ce que nous dit alors Antiphon. — Pythodore me raconta qu'un jour Zénon et Parménide [127b] arrivèrent à Athènes pour les grandes Panathénées (07). Parménide, déjà vieux et blanchi par les années (il avait près de soixante-cinq ans), était beau encore et de l'aspect le plus noble. Zénon approchait de la quarantaine : c'était un homme bien fait, d'une figure agréable, et il passait pour être très aimé de Parménide (08). Ils demeurèrent ensemble chez [127c] Pythodore, hors des murs, dans le Céramique (09) ; et c'est là que Socrate vint, suivi de beaucoup d'autres personnes, entendre lire les écrits de Zénon ; car c'était la première fois que celui-ci et Parménide les avaient apportés avec eux à Athènes. Socrate était alors fort jeune (10). Zénon faisait lui-même la lecture, Parménide étant par hasard absent ; et il était déjà près d'achever [127d] lorsque Pythodore entra, accompagné de Parménide et d'Aristote, qui fut plus tard un des trente (11). Il n'entendit donc que fort peu de ce qui restait encore à lire ; mais auparavant il avait déjà entendu Zénon. Socrate ayant écouté jusqu'à la fin, invita Zénon à relire la première proposition du premier livre. Cela fait, il reprit : [127e] Comment entends-tu ceci, Zénon : si les êtres sont multiples, il faut qu'ils soient à la fois semblables et dissemblables entre eux ? Or, cela est impossible ; car ce qui est dissemblable ne peut être semblable, ni ce qui est semblable être dissemblable. N'est-ce pas là ce que tu entends? — C'est cela même, répondit Zénon. — Si donc il est impossible que le dissemblable soit semblable et le semblable dissemblable, il est aussi impossible que les choses soient multiples ; car si les choses étaient multiples, il faudrait en affirmer des choses impossibles. N'est-ce pas là le but de tes raisonnements, de prouver, contre l'opinion commune, que la pluralité n'existe pas ? Ne penses-tu pas que chacun de tes raisonnements en est une preuve, et que par conséquent tu en as donné [128a] autant de preuves que tu as établi de raisonnements ? Voilà ce que tu veux dire, ou j'ai mal compris. — Non pas, dit Zénon, tu as fort bien compris le but de mon livre. — Je vois bien, Parménide, dit alors Socrate, que Zénon t'est attaché non seulement par les liens ordinaires de l'amitié, mais encore par ses
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