Paul Bourget - ŒUVRES lci-114

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Ce volume contient 20 oeuvres de Paul Bourget.

Paul Bourget, né à Amiens le 2 septembre 1852 et mort à Paris le 25 décembre 1935, est un écrivain et essayiste catholique français issu d’une famille originaire d’Ardèche.

Ayant donné le signal d’une réaction contre le naturalisme en littérature, Bourget est d’abord tenté par le roman d’analyse expérimental. La finesse de ses études de mœurs et de caractères séduit le public mondain qu’il fréquente dans les salons parisiens de la Troisième République. Le romancier change ensuite de direction et s’oriente vers le « roman à thèse », c’est-à-dire le roman d'idées. Il ne se contente plus de l’analyse des mœurs mais en dévoile les origines et les causes, soumises à des lois inéluctables et dont la transgression amène tous les désordres individuels et sociaux (Wikip.).

CONTENU DE CE VOLUME

ROMANS

CRUELLE ÉNIGME (Illustré)

ANDRÉ CORNÉLIS

MENSONGES (Illustré)

PHYSIOLOGIE DE L’AMOUR MODERNE

UN CŒUR DE FEMME

LA TERRE PROMISE

UNE IDYLLE TRAGIQUE

LE FANTÔME

LAURENCE ALBANI

L’ÉCUYÈRE

LE DANSEUR MONDAIN
NOUVELLES

PASTELS

PAUVRE PETITE !

DRAMES DE FAMILLE

L’EAU PROFONDE et LES PAS DANS LES PAS

LES DEUX SŒURS

UNE NUIT DE NOËL SOUS LA TERREUR

UNE LABORANTINE
POÉSIES

POÈMES DANS LE PARNASSE CONTEMPORAIN
AUTRE

PRÉFACE À AMAÏDÉE

RÉPONSE DE M. PAUL BOURGET AU DISCOURS DE M. ANDRÉ THEURIET


Publié le : mardi 19 avril 2016
Lecture(s) : 6
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782918042440
Nombre de pages : non-communiqué
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PAUL BOURGET
ŒUVRES lci-114

 

La collection ŒUVRESlci-eBooks se compose de compilations d’œuvres appartenant au domaine public. Les textes d’un même auteur sont groupés dans un volume numérique à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur.

 

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MENTIONS

 

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ISBN : 978-2-918042-44-0

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VERSION

 

Version de cet eBook : 1.0 (19/04/2016)

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SOURCES

 

Wikisource : Poèmes dans le parnasse contemporain (Gallica), Cruelle énigme (Texte) (IA), Préface à Amaïdé (IA), Drames de famille (IA), Le Fantôme (IA), Réponse de M. Paul Bourget… (IA), Une idylle tragique (?), Les deux sœurs (ELG), Une nuit de Noël sous la terreur (IA, Université d’Oxford), Laurence Albani (IA, Université de Toronto).

Project Gutenberg :Pastels (BnF/Gallica), André Cornélis (BnF/Gallica), Pauvre petite (BnF/Gallica), Mensonges (BnF/Gallica), Physiologie de l’amour moderne, Un cœur de femme (BnF/Gallica), La terre promise (BnF/Gallica), L’eau profonde (BnF/Gallica), L’Ecuyère.

Ebooks libres et gratuits : Le danseur mondain, Une laborantine.

Editions illustrées Internet Archive : Cruelle énigme (A. Calbet) : (Robarts - University of Toronto.) ; Mensonges (F. Myrbach) : (University of Ottawa)

 

Couverture : Photographie par Charles Gallot. From the New York Public Library. Wikimedia Commons.

Page de titre : Jigsaww (2010)/ Wikimedia Commons

Page pré-sommaire : Contemporary French novelists , René Doumie, traduction par Marie D. Frost, Thomas Y. Crowell & Company, [c. 1899]. MSN. University of California Libraries. Internet Archive.

Page post-sommaire : Paul Bourget et Henri Bordeaux (1921). Attribution-Share Alike 3.0 Unported license. Une Image redimentionée et qualité réduite. Uen image détail. Derotere (2013)/Wikimedia commons.

 

Pages de titre Internet Archive : Cruelle énigme,La terre promise, Une idylle tragique (Edition définitive), Drames de famille, L'eau profonde. Les pas dans les pas : (Robarts - University of Toronto); Pastels: (Dix portraits de femmes), Une idylle tragique. (Mœurs cosmopolites) (avec dédicace) : (Google, New York Public Library) ; Le fantôme  : (University of Ottawa) ; Physiologie de l’amour moderne, Un cœur de femme, Mensonges (avec dédicace) : (Google, University of Michigan) ; Une nuit de Noël sous la Terreur (avec 3 illustrations) : (Google, Oxford University) ; Laurence Albani (MSN, Robarts - University of Toronto); Physiologie de l’amour moderne : (University of California, Los Angeles, UCLA Library, Preservation Department.)

 

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LISTE DES TITRES

PAUL BOURGET (1852 - 1935)

img3.pngROMANS

 

img4.pngCRUELLE ÉNIGME  (Illustré)

1885

img4.pngANDRÉ CORNÉLIS

1887

img4.pngMENSONGES (Illustré)

1887

img4.pngPHYSIOLOGIE DE L’AMOUR MODERNE

1890

img4.pngUN CŒUR DE FEMME

1890

img4.pngLA TERRE PROMISE

1892

img4.pngUNE IDYLLE TRAGIQUE

1896

img4.pngLE FANTÔME

1900

img4.pngLAURENCE ALBANI

1919

img4.pngL’ÉCUYÈRE

1921

img4.pngLE DANSEUR MONDAIN

1929

img3.pngNOUVELLES

 

img4.pngPASTELS

1885

img4.pngPAUVRE PETITE !

1887

img4.pngDRAMES DE FAMILLE

1900

img4.pngL’EAU PROFONDE ET LES PAS DANS LES PAS

1903

img4.pngLES DEUX SŒURS

1905

img4.pngUNE NUIT DE NOËL SOUS LA TERREUR

1907

img4.pngUNE LABORANTINE

1934

img3.pngPOÉSIES

 

img4.pngPOÈMES DANS LE PARNASSE CONTEMPORAIN

1876

img3.pngAUTRE

 

img4.pngPRÉFACE À AMAÏDÉE

1889

img4.pngRÉPONSE DE M. PAUL BOURGET AU DISCOURS DE M. ANDRÉ THEURIET

1897

PAGINATION

Ce volume contient 1 217 889 mots et 3 203 pages

1. POÈMES DANS LE PARNASSE CONTEMPORAIN

11 pages

2. CRUELLE ÉNIGME (Illustré)

173 pages

3. PASTELS

156 pages

4. ANDRÉ CORNÉLIS

169 pages

5. PAUVRE PETITE !

40 pages

6. MENSONGES (Illustré)

306 pages

7. PHYSIOLOGIE DE L’AMOUR MODERNE

256 pages

8. UN CŒUR DE FEMME

223 pages

9. PRÉFACE À AMAÏDÉE

3 pages

10. LA TERRE PROMISE

236 pages

11. UNE IDYLLE TRAGIQUE

20 pages

12. RÉPONSE DE M. PAUL BOURGET AU DISCOURS DE M. ANDRÉ THEURIET

20 pages

13. DRAMES DE FAMILLE

218 pages

14. LE FANTÔME

182 pages

15. L’EAU PROFONDE et LES PAS DANS LES PAS

274 pages

16. LES DEUX SŒURS

207 pages

17. UNE NUIT DE NOËL SOUS LA TERREUR

112 pages

18. LAURENCE ALBANI

40 pages

19. L’ÉCUYÈRE

121 pages

20. LE DANSEUR MONDAIN

222 pages

21. UNE LABORANTINE

117 pages

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POÈMES DANS LE PARNASSE CONTEMPORAIN

Le Parnasse contemporain : Recueil de vers nouveaux, Slatkine Reprints, 1971, III. 1876 (pp. 49-50).

11 pages

ZANTE

« Zante fior di levante. »

(Dicton italien.)

Quand le vaisseau, bercé par la mer caressante,
S’arrête aux bords heureux de la terre de Zante
Que les Italiens nomment « fleur du Levant »‚
Le voyageur vers lui voit voler cent nacelles,
Toutes pleines de fleurs humides et nouvelles
Dont l’âme errante flotte et parfume le vent.
 
On dirait des jardins balancés sur les lames,
Et ce sont des œillets plus rouges que les flammes,
D’autres blancs, délicats comme un beau teint d’enfant,
Et des roses de pourpre et des roses pâlies,
Et de grands lis royaux, dont les mélancolies
Gardent je ne sais quoi d’âpre et de triomphant.

Et lorsque le vaisseau, parti pour d’autres mondes,
Escalade les plis démesurés des ondes
Qui l’emportent au ciel brumeux de l’Occident,
Longtemps encor, malgré la vapeur, les cordages
Et les groupes bronzés des matelots sauvages,
Les fleurs de Zante en font un oasis flottant.
 
Moi-même, aux jours obscurs où mes tristes pensées
Évoquent la beauté des heures éclipsées,
Que de fois j’ai revu, — mirage décevant, —
Ton ciel clair, tes flots bleus semés de pierreries,
Et les riches bouquets de tes barques fleuries,
O Zante, fleur lointaine et douce du Levant !

SOIR D’ÉTÉ

Dans le ciel du couchant, délicat, tendre et clair,
Une étoile faisait trembler sa douce flamme,
Et tes yeux souriants et calmes avaient l’air
De laisser transparaître et luire ta chère âme.
 
Dans ton petit jardin nous marchions pas à pas,
Et moi je savourais l’émotion profonde
De sentir sur mon bras s’abandonner ton bras.
Oh ! dis ! — nous croyais-tu, comme moi, seuls au monde ?


Nous nous sommes assis sous un arbre tranquille,
Et, là, je t’embrassais en silence et longtemps,
Tandis que j’écoutais frémir la grande ville
Autour du frais enclos qu’embaumait le printemps.
 
Je ne sais quel chagrin t’avait un peu pâlie ;
Et, me voyant ainsi triste et silencieux,
Tu te laissas gagner à ma mélancolie,
Et comme pour dormir tu fermas tes deux yeux.
 
Tu pourras m’oublier, et je pourrai vers d’autres
Porter un cœur changeant qui t’appartint un jour ;
Mais ce pur souvenir des soirs qui furent nôtres
Survivra dans nos cœurs à l’inconstant amour.
 
Plus que les baisers fous, plus que les nuits d’ivresse,
Plus que les mots brûlants balbutiés tout bas.
C’est la pure, l’intime et suave caresse
Qu’avec plus de regrets tu te rappelleras,
 
Comme je te verrai toujours dans ma pensée
Pencher sur mon épaule avec tant de douceur
Ta tête confiante, amicale et lassée.
Ce soir où je t’aimais comme on aime une sœur.

LE SOMMEIL SINCÈRE

Sur le grand lit drapé de rideaux de dentelle
Qu’une pâle veilleuse éclairait à demi,
Je m’assis en silence, et, m’accoudant près d’elle,
Longtemps je contemplai son visage endormi.
 
Est-il des cœurs si faux que leur sommeil nous mente ?
— Qui croire alors ? — Penché sur elle et sans parler,
Je regardais dormir cette tête charmante
Qu’un rêve malfaisant semblait parfois troubler.
 
Elle, l’enfant moqueuse et la gaîté des fêtes,
Qui vivait comme on chante, un éclair dans les yeux,
Quel flot mal contenu de douleurs inquiètes,
Du fond de son sommeil, battait son front joyeux ?
 
Elle, la folle aimée, et dont la seule envie
Était de tout risquer pour un brûlant plaisir,
Et de jouer à « quitte ou double » avec la vie,
Quel frisson singulier venait de la saisir ?
 
Endormie, elle était toute semblable aux vierges
Que les peintres pieux prosternaient autrefois
Au milieu des encens, des anges et des cierges,
Aux pieds d’un Christ sanglant et cloué sur sa croix.

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