Poésies apocryphes

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 20
EAN13 : 9782368418987
Nombre de pages : 140
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ISBN Epub : 9782368410172 ISBN Pdf : 9782368410417
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’EDITEUR
Poésies apocryphes
La ballade du noyé A l’amphithéâtre Le chien mort Inconsciente Sonnet
ANNEXES
CHARLES BAUDELAIRE, SA VIE ET SON ŒUVRE CHARLES BAUDELAIRE INTIME (le poète vierge) BAUDELAIRE PAR L’IMAGE BIOGRAPHIE PANORAMIQUE 124 CITATIONS DE CHARLES BAUDELAIRE
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Poésies apocryphes
[194] La ballade du noyé
C’est au fond, tout au fond du fleuve, Que ma carcasse, à la fin veuve De son âme, tranquillement, Au pied d’une estacade neuve, Se décompose en ce moment.
A moitié couverte de bourbe, Trouée en tous sens par la tourbe Des larves et des vers puants, Parfois étreinte par la courbe D’une anguille aux anneaux gluants
Leur cohue innombrable grouille Dans mes entrailles qu’elle fouille Avec des mouvements joyeux. Et souvent une grenouille Me regarde avec ses gros yeux.
Dans l’eau verte, la perche passe Avec la tanche rose et grasse Et la carpe au ventre argenté ; Le brochet gourmand, à la trace, Suit le goujon épouvanté.
A travers la vitre profonde, Je revois la friture blonde Et le vin bleu que je buvais Lorsque j’étais encore au monde Avec la femme que j’aimais.
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[195] A l’amphithéâtre
Sur la pierre froide elle est toute nue ; Ses grands yeux jaunis sont restés ouverts. Sa chair est livide avec des tons verts, Carie corps est vieux et la morte pue.
Bouchez-vous le nez ; admirez pourtant : Elle est encor belle et sa pourriture, Dans une impudique et folle posture, Attendant lever, son dernier amant.
Elle va goûter de tristes caresses, Et pour consommer ce lugubre amour, Elle a conservé le délire lourd, Le charme malsain des vieilles ivresses.
Mes dégoûts subits pour ses baisers froids, J’en sais maintenant l’affreuse origine : N’était-elle pas cadavre et vermine Dans nos douloureux amours d’autrefois ?
— Fouille, Carabin, nerfs, ventre, cervelle. Dénude les os, découpe les chairs. Pour connaître à fond celle qui fut belle, Ne craignons ni sang-corrompu ni vers.
Quand nous n’aurons plus qu’un amas informe, Que d’épars tronçons d’un cadavre mou, Comme un vieux chien mort, afin qu’elle y dorme. Nous la jetterons au fond d’un grand trou.
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[196] Le chien mort
Nous étions tous les deux dans le jardin où pousse La violette au bord de l’eau, Et, la main dans la main, sur l’étroit banc de mousse. Nous regardions le clair ruisseau.
Car les eaux en chantant coulaient resplendissantes Aux rayons du grand soleil d’or... Sur un lit de lichens, parmi les fleurs brillantes Devant nous gisait un chien mort.
Les bousiers d’azur avec les mouches vertes Fourmillaient sur l’amas gluant ; Les yeux étaient rongés, les entrailles ouvertes, Le ventre suintait béant ;
Le sang s’était caillé dans les poils de la bête. Coagulés en noirs grumeaux ; Et l’odeur de la mort nous montait à la tête, Pénétrant, acre, en nos cerveaux...
J’entourai de mon bras sa taille bien-aimée, Aussi flexible que les joncs, Et vers moi se pencha sa tête parfumée Qui m’inonda de cheveux blonds :
Regarde, dis-je alors, comme en cette carcasse. En ce chien mort liquéfié. Un monde tout entier vit, va, passe et repasse Multicolore et varié !
Dans ces orbites creux, entre ces crocs fétides, Vois, par ce printemps radieux,
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Les rendez-vous d’amour des cloportes avides Et des charançons noirs et bleus !
Les mouches à charbon, lustrant leurs fines ailes, Pompent à deux les boyaux mous ; Regarde, les vois-tu, mâles avec femelles ? C’est partout l’amour… Aimons-nous !...
Ma beauté regarda les insectes sans nombre, Rougit et baissa ses yeux bleus, Et, cherchant le mystère, au fond du grand bois sombre Nous disparûmes tous les deux.
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Rien n’a vibré, dis-tu. Sous ta mamelle gauche Le jour où la débauche Me vola ta vertu.
S’il est vrai que ton âme N’eut pas même un émoi Quand un autre que moi Y projeta sa flamme.
[197] Inconsciente pour Jules Viard.
C’est que ton cœur flétri Comme un beau fruit meurtri. Que le fer ronge et fouille.
Reste inerte en ton sein Sous le baiser malsain Du vice qui le souille.
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