Réflexions politiques

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 3
EAN13 : 9782368411780
Nombre de pages : 125
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©Tous droits réservés Arvensa® Éditions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN Epub : 9782368410189 ISBN Pdf : 9782368410424
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LISTE DES TITRES
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ARVENSA EDITIONS OTE DE L’ÉDITEUR
RÉFLEXIONS POLITIQUES
LES RUES DE PARIS REVUE DES ROMANS BIOGRAPHIE
ANNEXES
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RÉFLEXIONS POLITIQUES
François-René de Chateaubriand
(1826)
OEUVRE POLITIQUE
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Table des matières
Chapitre I – Cas extraordinaire Chapitre II – Paroles d'un des juges d'Harrison Chapitre III – Que la doctrine du régicide a paru en Europe vers le milieu d XVIe siècle. Buchanan. Mariana. Saumaise et Milton Chapitre IV – Parallèle Chapitre V – Illusions des apologistes de la mort de Louis XVI Chapitre VI – Des Emigrés en général Chapitre VII – Singulière méprise sur l'émigration Chapitre VIII – Des derniers Emigrés Chapitre X – Si le roi devait reprendre les anciennes formules dans les acte émanés du trône Chapitre XI – Passage d'une proclamation du roi Chapitre XII – Des alliés et des armées françaises Chapitre XIII – De la Charte. Qu'elle convient aux deux opinions qu partagent la France Chapitre XIV – Objections des constitutionnels contre la Charte. D l'influence ministérielle et de l'opposition Chapitre XV – Suite des objections des constitutionnels. Ordre de l noblesse Chapitre XVI – Objections des royalistes contre la Charte Chapitre XVII – Suite des objections. Que nous avons essayé inutilement d diverses constitutions. Que nous ne sommes pas faits pour des assemblée délibérantes Chapitre XIX – S'il serait possible de rétablir l'ancienne forme d gouvernement Chapitre XX – Que le nouveau gouvernement est dans l'intérêt de tous. Se avantages pour les hommes d'autrefois Chapitre XXI – Que la classe la plus nombreuse des Français doit êtr satisfaite de la Charte
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Chapitre XXII – Que le trône trouve dans la Charte sa sûreté et sa splendeur Chapitre XXIII – Conclusion
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Chapitre I – Cas extraordinaire
Décembre 1814. Un juge établi sur un tribunal d'après les anciennes constitutions du pays, et non par le fait d'une révolution violente, a condamné un homme à mort. Cet homme a été justement condamné : il était coupable des plus grands crimes. Mais cet homme avait un frère ; ce frère n'a pas pu et n'a pas dû se dépouiller des sentiments de la nature : ainsi, entre le juge du coupable et le frère de ce coupable, il ne pourra jamais s'établir aucune relation. Le cri du sang a pour toujours séparé ces deux hommes. Un juge établi sur un tribunal d'après les anciennes constitutions du pays, et non par le fait d'une révolution violente, a condamné un homme à mort. Cet homme n'était pas coupable du crime dont on l'accusait ; mais, soit prévarication, soit erreur, le juge a condamné l'innocence. Si cet homme a un frère, ce frère, bien moins encore que dans le premier cas, ne peut jamais communiquer avec le juge. Enfin, un homme a condamné un homme à mort : l'homme condamné était innocent ; l'homme qui l'a condamné n'était point son juge naturel ; l'innocent condamné était un roi ; le prétendu juge était son sujet. Toutes les lois des nations, toutes les règles de la justice ont été violées pour commettre le meurtre. Le tribunal, au lieu d'exiger les deux tiers des voix pour prononcer la sentence, a rendu son arrêt à la majorité de quelques voix. Afin d'obtenir cette majorité, on a même été obligé de compter le vote des juges qui avaient prononcé la mort conditionnellement. Le monarque, conduit à l'échafaud, avait un frère. Le juge qui a condamné l'innocent, le sujet qui a immolé son roi, pourra-t-il se présenter aux yeux du frère de ce roi ? S'il ne peut se présenter devant lui, osera-t-il pourtant lui écrire ? S'il lui écrit, sera-ce pour se déclarer criminel, pour lui offrir sa vie en expiation ? Si ce n'est pour dévouer sa tête, c'est du moins pour révéler quelque secret important à la sûreté de l'Etat ! Non : il écrit à ce frère du roi pour se plaindre d'être injustement traité ; il pousse la plainte jusqu'à la menace ; il écrit à ce frère devenu roi, et dont, par conséquent, il est devenu le sujet, pour lui faire l'apologie du régicide, pour lui prouver, par la parole de Dieu et par
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l'autorité des hommes, qu'il est permis de tuer son roi. Joignant ainsi la théorie à la pratique, il se présente à Louis XVIII comme un homme qui a bien mérité de lui ; il vient lui montrer le corps sanglant de Louis XVI, Et sa tête à la main demander son salaire. Est-ce au fond d'un cachot, dans l'exaspération du malheur, que cette apologie du régicide est écrite ? L'auteur est en pleine liberté ; il jouit des droits des autres citoyens ; on voit à la tête de son ouvrage l'énumération de ses places et les titres de ses honneurs : places et honneurs dont quelques-uns lui ont été conférés depuis la restauration[2965]. Le roi, sans doute transporté de douleur et d'indignation, a prononcé quelque arrêt terrible ? Le roi a donné sa parole de tout oublier.
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