Souvenirs

De
Publié par

Nouvelle édition de Souvenirs de Paul Verlaine augmentée d'annexes (Biographie). L'ouvrage a été spécifiquement mis en forme pour votre liseuse.
— Naviguez par simple clic de chapitre à chapitre ou de livre à livre.
— Accédez instantanément à la table des matières hyperliée globale.
— Une table des matières est placée également au début de chaque titre.

A PROPOS DE L'ÉDITEUR : Les éditions Arvensa sont les leaders de la littérature classique numérique. Leur objectif est de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique en langue française à un prix abordable tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Tous les titres sont produits avec le plus grand soin. Le service qualité des éditions Arvensa s’engage à vous répondre dans les 48h. Retrouvez tous les titres sur le site internet des éditions Arvensa.
Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 16
EAN13 : 9782368418598
Nombre de pages : 258
Prix de location à la page : 0,0007€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
ARVENSA ÉDITIONS Plate-forme de référence des éditions numériques des oeuvres classiques en langue française
Retrouvez toutes nos publications, actualités et offres privilégiées sur notre site Internet www.arvensa.com
© Tous droits réservés Arvensa® Editions
Page 2
Copyright Arvensa Editions
NOTE DE L'ÉDITEUR
L'objectif des éditions Arvensa est de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique en langue française à un prix abordable tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Nos titres sont ainsi relus, corrigés et mis en forme spécifiquement. Cependant, si malgré tout le soin que nous avons apporté à cette édition, vous notiez quelques erreurs, nous vous serions très reconnaissants de nous les signaler en écrivant à notre Service Qualité :
servicequalite@arvensa.com
Pour toutes autres demandes, contactez :
editions@arvensa.com
Nos publications sont régulièrement enrichies et mises à jour. Si vous souhaitez en être informé et bénéficier rapidement et gratuitement d'une version toujours actualisée de cette édition, nous vous invitons à vous inscrire sur le site :
www.arvensa.com
Nous remercions aussi tous nos lecteurs qui manifestent leur enthousiasme en l'exprimant à travers leurs commentaires.
Nous vous souhaitons une bonne lecture.
Arvensa Éditions
Page 3
Copyright Arvensa Editions
LISTE DES TITRES
Page 4
Copyright Arvensa Editions
ARVENSA ÉDITIONS NOTE DE L'ÉDITEUR
SOUVENIRS (1891)
ANNEXES BIOGRAPHIE : PAUL VERLAINE par Alphonse Séché et Jules Bertaud (1909)
Page 5
Copyright Arvensa Editions
Paul Verlaine : Oeuvres complètes
SOUVENIRS (1891)
Retour à la liste des titres Pour toutes remarques ou suggestions : editions@arvensa.com Ou rendez-vous sur : www.arvensa.com
Page 6
Copyright Arvensa Editions
SOUVENIRS Liste des titres Table des matières
Au quartier Variétés Onze jours en Belgique Jeanne Tresportz Nevermore Souvenirs sur Théodore de Banville Mes hôpitaux (Notes nouvelles). Le diable Mômes-monocles I – A Edouard Dubus. II – A Alain Desvaux. III – A Henry Chollin. IV – A Franklin Bouillon. V – A Dauphin Meunier et Henri Leclerq. VI – A Jean Moréas. Enfance chrétienne Vieille ville (Fragment d’un livre perdu). Traduit de Byron La goutte L’Obsesseur Conte pédagogique (1895) Gosses I II III IV V VI VII VIII
Page 7
Copyright Arvensa Editions
IX X XI XII XIII Mi-a-ou Projets et plans sur la comète A propos du dernier livre posthume de Victor Hugo Au pays du muffle Ægri somnia Mes souvenirs de la commune Le bon larron
Page 8
Copyright Arvensa Editions
SOUVENIRS Liste des titres Table des matières du titre Au quartier
SOUVENIRS DES DERNIÈRES ANNÉES
Vers 1887, à l’issu de bien des événements minuscules mais doublement et triplement poignants dans leur intimité même, je « dirigeai mes pas » de convalescent sortant de divers hôpitaux devers un hôtel de la rue Royer-Collard, intitulé précisément du nom même de la rue. C’est tout près de cet immeuble qu’en 1871 Raoul Rigault, que j’avais connu dès l’enfance, périt dans de mémorables circonstances qui lui feront pardonner bien des fautes. On ne se rappelle peut-être qu’imparfaitement cette anecdote finale, tout à l’honneur de ce malheureux qui fut coupable, certes ! mais qui mourut de sorte magnanime. Il quittait une barricade et avait déjà grimpé ses cinq ou six étages et se disposait à fuir par les toits, quand une voix à demi étranglée par la terreur retentit, sinistre, dans l’escalier : « Ce n’est pas moi Rigault, je suis le propriétaire ! » En entendant ces mots, le vrai Rigault devina qu’on allait fusiller quelqu’un à sa place, et quel quelqu’un, pour Dieu ! son propriétaire ni plus ni moins. Et de descendre aussitôt quatre à quatre et de crier aux Versaillais qui avaient déjà collé au mur l’infortuné « patron », en se désignant du doigt : « Voici Rigault et non cet homme. Et vive la Commune ! » Quelle différence entre cette conduite certainement superbe et la peut-être raisonnable chanson des anarchistes d’aujourd’hui :
Si ta veux être heureux. Nom de Dieu ! Prends ton propriétaire...
me Ces terribles souvenirs n’empêchent pas la table d’hôte de M Th..., la voisine immédiate de cepropriovraiment chançard, d’être assez amusante, composée aux trois quarts de Moldo-Valaques et autres parfaitsrastas dont le français, tant fantaisiste ! faisait parfois sourire et même rire le coin petit parisien que nous formions à quelques-uns — dont un jui
Page 9
Copyright Arvensa Editions
polonais. Ce garçon (Stanislas de son petit nom) de qui le nom env dissimulait mal la religion, me vint trouver un jour en me disant : « Cer maître, que ze voudrais bien faire votre portré ! » Il accoucha bientôt d’un pastel terrible où ma tête, pourtant plutôt peu patibulaire, apparaissait sur un fond rouge-flamme, telle une tête de damné. Portrait etfond furent exposés au « Blanc et Noir » et l’iconographe Félix Fénéon « s’en défia » de très spirituelle façon dans les colonnes d’un journal d’art de l’époque. Je n’ai jamais aimé poser et ce me fut un véritable supplice quand un autre peintre vint quelques jours après me proposer la même botte pour la Revue illustrée ;tête était déjà la proie d’un de mes amis, d’ailleurs le ma plus « talenteux », à mon sens, mais aussi le plus terrible de ces tortionnaires. Je ne connais que lesinterviewsd’ailleurs de modernes, charmants garçons, pour être véritablement plusrasoirsselon le encore, mot de cet excellent Raoul Ponchon. Bien que mal fortuné déjà, j’avaismes mercredis. Et ces soirs-là ma petite chambre, qui n’avait pourtant rien de commun avec la maison de Socrate, contenait parfois jusqu’à quarante personnes des deux sexes. me Villiers de l’Isle-Adam faisait des grâces à M Rachilde qui, elle-même, avait de l’esprit entre Laurent Tailhade et Jean Moréas. Il paraît d’ailleurs que j’ai fait,d’après des croquis, un dessin que je recommande à Bergerat pour la prochaine exposition de « Poil et Plume » et qu’une revue du Quartier publia. Parmi mes « invités » plusieurs sont morts : Villiers de l’Isle-Adam et Jules Tellier. De ce dernier, quelques pieux amis ont réuni et publié [29] récemment un volume , qui n’est pas dans le commerce, et suffirait à lui seul pour envoyer son jeune nom à la postérité. Souvenir d’autant plus mélancolique qu’on s’amusait ferme au cours de ces modestes agapes qui, d’ordinaire, se terminaient, vers minuit, par l’invasion des cafés avoisinants, leFrançois Premierautres. Que de entre cheveux ! mon Dieu ! (je ne parle pas pour moi) et que de monocles ! Mais aussi quelles discussionslittéraires, jusqu’au moment de la fermeture. Cela même alla parfois jusqu’à des envois de témoins ! Mais je raconterai ces choses quelque autre jour. Et voilà pour mon stage relativement court en cet hôtel un peu bien sérieux, mais dont, en somme, je n’ai guère à me plaindre — en dépit de la sévérité même, légèrement prud’hommesque, du patron de la rue et, par conséquent, de la maison.
Page 10
Copyright Arvensa Editions
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.