Théages ou de la vraie Instruction

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Publié le : mardi 18 février 2014
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EAN13 : 9782368414699
Nombre de pages : 91
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® Tous droits réservés Arvensa Editions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410158 ISBN PDF : 9782368410394
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NOTE DE L’ÉDITEUR
Platon a élaboré sa propre pensée en reprenant le travail de certains de ses prédécesseurs, en particulier Socrate. Son œuvre, presque exclusivement composée de dialogues, est d’une remarquable richesse de style et de contenu. C’est avec plaisir que nous vous proposons dans la présente édition l’intégralité de ses œuvres traduites par Victor Cousin. NB : Les références chiffrées de Victor Cousin figurent dans le corps du texte telles qu’on les trouve dans l’édition originale.
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’ÉDITEUR
THÉAGÈS
Annexes
PLATON SELON DIOGÈNE LAËRCE LA VIE ET L’OEUVRE DE PLATON(Emile Chambry) BIOGRAPHIE DE PLATON SOCRATE
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THÉAGÈS ou de la Vraie Instruction
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Le Théagès fait partie des dialogues de Platon dits suspects. De forme dramatique, il met en scène trois personnages : Socrate, Démodocos, Théagès. Aucune description ne permet de situer le lieu de la discussion, mais l’entretien s’engage aussitôt sur le sujet qui servira de thème aux interlocuteurs.
PERSONNAGES : DÉMODOCUS, père de Théagès;THÉAGÈS, SOCRATE.
[121a]DÉMODOCUS. Socrate, j’aurais grand besoin de t’entretenir en particulier, si tu en as le loisir ; et si tu ne l’as pas, je te supplie de le prendre pour l’amour de moi, à moins que tu n’aies quelque affaire d’importance.
SOCRATE. J’ai du loisir maintenant et particulièrement pour toi : si donc tu veux me parler, je suis tout prêt.
DÉMODOCUS. Veux-tu que nous nous retirions ici, sous le portique de Jupiter Libérateur ?
SOCRATE. Comme tu voudras.
[121b]DÉMODOCUS. Allons-y donc, Socrate. Il me semble qu'il en est de même de tout ce qui vient au monde, plantes, animaux et hommes. Rien de plus aisé à nous qui cultivons la terre que de préparer tout ce qui est nécessaire avant de planter, et l'action de planter elle-même ; mais lorsque ce qu'on a planté est venu, alors le soin qu'il en faut prendre est difficile et très laborieux. [121c]paraît qu'il en est de même des hommes ; je juge des autres par Il moi. Voilà mon fils : c'est une plante qu'il m'a été fort aisé de faire venir ; mais son éducation est bien difficile, et me tient dans des alarmes continuelles. Sans entrer dans le détail de tous les sujets que j'ai de
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craindre pour lui, en voici un tout nouveau ; c'est une envie qu'il a, et qui véritablement n'est pas malhonnête, mais fort dangereuse ; elle m'épouvante. Crois-tu, Socrate,[121d]nous a pris l'envie de devenir qu'il habile ? comme il dit. Apparemment quelques-uns de ses camarades de notre dème, qui vont à Athènes, lui rapportent les discours qu'ils y entendent, et lui troublent la cervelle. Jaloux d’imiter ces jeunes gens, il ne cesse de me tourmenter, me priant d’avoir soin de lui, et de donner de l’argent à quelque sophiste qui le rende habile. Ce n’est pas la dépense qui me fait peur,[122a]mais je vois que cette passion va le jeter dans un grand danger. Jusqu’ici je l’ai retenu par de bonnes paroles ; mais aujourd’hui que je ne puis plus en être le maître, je pense que le meilleur parti pour moi c’est de donner les mains à ce qu’il veut, de peur que les commerces qu’il pourrait avoir en secret, et sans ma participation, ne le corrompent. C’est pourquoi je viens aujourd’hui à Athènes pour le mettre entre les mains de quelque sophiste, et je t’ai rencontré fort à propos, car tu es celui que je souhaitais le plus consulter sur cette affaire. Si donc tu as quelque conseil à me donner sur ce que je viens de te dire, je te le demande,[122b] et tu me le dois.
SOCRATE. Mais on dit, Démodocus, que le conseil est une chose sacrée : et s’il est sacré dans toutes les occasions de la vie, il l’est assurément dans celle-ci ; car de toutes les choses sur lesquelles l’homme peut demander conseil, il n’y en a point de plus divine que celle qui regarde l’éducation de soi-même et de ceux qui nous appartiennent. Premièrement, il faut que nous convenions ensemble, toi et moi, quelle est la chose sur laquelle nous délibérerons, de peur qu’il n’arrive souvent[122c]que j’entende une chose et toi une autre, et qu’après un long entretien nous ne nous trouvions tous deux fort ridicules d’avoir parlé si longtemps sans nous être entendus.
DÉMODOCUS. Je crois que tu dis vrai, Socrate ; il faut que nous fassions de cette manière.
SOCRATE. Oui, je dis vrai : cependant pas si vrai que je pensais, et je me rétracte en partie ; car il me vient dans l’esprit que ce jeune homme pourrait bien avoir toute autre envie[122d] que celle que nous lui croyons, ce qui nous
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