Théâtre (Posthume)

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 6
EAN13 : 9782368419007
Nombre de pages : 152
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ISBN Epub : 9782368410172 ISBN Pdf : 9782368410417
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’EDITEUR
Théâtre
La fin de Don Juan er Le marquis du I houzards L’ivrogne Liste de pièces projetées
ANNEXES
CHARLES BAUDELAIRE, SA VIE ET SON ŒUVRE CHARLES BAUDELAIRE INTIME (le poète vierge) BAUDELAIRE PAR L’IMAGE BIOGRAPHIE PANORAMIQUE 124 CITATIONS DE CHARLES BAUDELAIRE
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Théâtre [221] La fin de Don Juan (Drame) Les principaux personnages sont DON JUAN arrivé à l’ennui et à la mélancolie. SON PRINCIPAL DOMESTIQUE OU INTENDANT, que je veux nommer autrement que Leporello ou Sganarelle, — personnage froid, raisonnable et vulgaire, ne parlant sans cesse que de vertu et d’économie ; il associe volontiers ces deux idées ; il a une espèce d’intelligence à la Franklin. C’est un coquin comme Franklin. C’est la future bourgeoisie qui va bientôt remplacer la noblesse tombante. Du reste, cet intendant exècre son maître et surtout le fils de son maître. Il a fait sa fortune en régissant les affaires de son maître. Il l’exècre à cause du mépris peu déguisé que professe celui-ci pour son intendant et pour l’argent. Juan, le fils, étant une seconde épreuve précoce de son père, et le domestique ayant beaucoup souffert par lui, sa seconde haine s’explique. Les deux n’en font qu’une. Une jeune danseuse de race bohème, SOLEDAD OU TRINIDAD, enlevée, élevée et protégée par don Juan, et, malgré la différence d’âge, ne trouvant rien de plus beau, de plus aimable, et dont elle ait le droit d’être plus fière, que son amant. Le fils de don juan, pourri de vices et d’amabilité, élevé et formé par son père. Supposons-lui dix-sept ans. Il est important que ce rôle soit joué par une femme ; j’en donnerai la raison quand j’en serai aux scènes qui font briller ce rôle. UNE JEUNE PRINCESSE ALLEMANDE, la future femme de DON JUAN devenu veuf. Le roi d’Espagne. Une VIEILLE ZINGARA. VOLEURS, BOHEMIENS, DANSEUSES, QUELQUES BELLES FEMMES faisant partie du monde fantastique de don Juan, et à chacune desquelles incombe une fonction particulière : la lingerie, la surveillance des domestiques, etc. . La statue, colosse fantastique, grotesque et violent, à la manière anglaise. L’ombre de Catilina, un ange qui s’intéresse à don Juan. Le drame s’ouvre comme le Faust de Gœthe. Don Juan se promène dans
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la ville et dans la campagne, avec son domestique. Il est en train de familiarité, et il parle de son ennui mortel et de la difficulté insurmontable pour lui de trouver une occupation ou des jouissances nouvelles. Il avoue que quelquefois il lui arrive d’envier le bonheur naïf des êtres inférieurs à lui. Ces bourgeois, qui passent avec des femmes aussi bêtes et aussi vulgaires qu’eux, ont des passions par lesquelles ils souffrent ou sont heureux. Ces bateliers, malgré leur grossière nourriture, leur ignorance, leurs durs vêtements et leurs fatigues, sont enviables ; car ce n’est pas la qualité des objets qui fait la jouissance, mais l’énergie de l’appétit. Le domestique répond par des banalités dignes de sa pauvre intelligence, — qu’il est inconcevable que monsieur soit malheureux avec un si grand nom, avec une si grande fortune ; que lui, pauvre diable, qui cependant est un homme, saurait être heureux à moins, etc. « Voilà des Zingaris et des voleurs d’ânes, traqués par des hommes de police. Ils sont certes dans un grand danger ; cependant, je parierais presque qu’ils ont des éléments de bonheur que je ne connais pas. Au fait, e voudrais nous en assurer. Le lieu est désert. Si nous donnions un coup de main à ces braves gens, et si nous rossions la police, nous pourrions les connaître. Cette race bizarre a pour moi le charme de l’inconnu. — Ah ! monsieur, dit le domestique, il n’y a pas de domestique, en Espagne, à qui son maître impose d’aussi bizarres aventures que celles où vous [voulez] me mêler. Que votre volonté soit faite ; mais quel singulier divertissement pour un grand seigneur que de risquer sa vie pour sauver des filous ! » CAMP DES ZINGARIS DANS LA MONTAGNE
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er [222] Le marquis du 1 houzards L’ouvrage a pour but de montrer la lutte entre deux principes, dans le même cerveau. Un fils d’émigré sert l’empereur avec enthousiasme ; mais autour de lui, plusieurs personnes (une femme surtout, Mme de Timey) font sans cesse appel à ses souvenirs d’enfance, à l’orgueil de la race, pour le ramener vers Louis XVIII et le comte d’Artois. Comme dans les vieilles compositions, nous retrouvons ici le bon et le mauvais ange ; le bon, représenté par Graff, homme de simplicité absolue, type du vieux grognard et de l’héroïsme révolutionnaire, rattaché à l’empereur ; le mauvais, représenté par une femme, Mme de Timey, type de grande intrigante, mêlée à toutes les conspirations des émigrés et des coalisés. [223] Il ne faut pas que M. Hostein soit choqué par les ressemblances de cette histoire avec celle de Labédoyère. Cela importe fort peu, pourvu que les détails rendent l’ouvrage intéressant. Il y a d’ailleurs une énorme différence : — même après que le roi a fait grâce à Wolfgang (qui s’est conduit irrésistiblement, comme Ney et Labédoyère), Wolfgang se tue, — se tue par amour, — parce qu’il est persuadé que Mme de Timey ne l’aime plus. Ainsi il reste fidèle à la fois à son caractère héroïque et à sa nature féminine. L’ouvrage peut être divisé ainsi (je ne tiens pas compte pour le moment de la subdivision en tableaux) : Ier ACTE : Le château d’Hermorah, habité par le comte de Cadolles. Séduction du marquis par un trompette de l’armée française. La fuite. 2e ACTE : Arrivée à l’armée ; présentation du marquis au colonel Herbin. Wagram. Présentation du marquis à l’empereur. 3e ACTE : L’empire s’est écroulé. Le retour des émigrés. Le marquis tombe chez son père sans s’en douter. La Restauration à Paris. Le salon de Mme de Timey. Amours de Mme de Timey avec le marquis Wolfgang. 4e ACTE : Retour de l’empereur. Défection du régiment et de Wolfgang. 5e ACTE : Mme de Timey sauvera-t-elle son amant ? L’Abbaye. Tout ceci va devenir plus clair par la simple énonciation des personnages : Le comte de Cadolles, émigré.
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Son fils, le marquis Wolfgang de Cadolles, dit le marquis du 1er houzards, d’abord soldat, puis colonel du 1er houzards. Mme de Timey. Charles Stown, officier anglais. Le comte Adrien de Béval, type de libéral monarchique bavard. Le colonel Herbin, prédécesseur de Wolfgang, au 1er houzards. Graff, capitaine au 1er houzards. Robert Triton, trompette au 1er houzards. Un officier des gardes du corps. L’empereur Napoléon et plusieurs personnages accessoires. Note. — Plusieurs des parties du dialogue, notamment celles relatives aux amours de Mme de Timey et de Wolfgang, et celles relatives à la présentation de Wolfgang au camp de Wagram, sont faites. Ier ACTE. — Le château d’Hermorah, résidence du comte de Cadolles, au bord du Rhin. Wolfgang est fils du comte de Cadolles et d’une Allemande mystique, épousée pendant l’émigration. Wolfgang est un caractère romanesque, tantôt rêvant à sa mère (le tombeau de sa mère est dans le parc même), tantôt lisant avec frénésie les bulletins des journaux français, que reçoit son père. Il a évidemment horreur de Bonaparte, mais il a besoin d’action ; il aspire vaguement à la gloire ; il est jaloux de quiconque la possède, et il se souvient qu’il est Français. — Tout ceci peut être exprimé dans un monologue. Scène entre le comte de Cadolles (vrai type du Français agréable de l’ancien régime) et son fils, le marquis, à qui il reproche son inguérissable tristesse. On a reçu de bonnes nouvelles (fausses nouvelles, relatives aux espérances de la coalition et de l’émigration) ; il y aura un dîner d’amis au château. Scène entre Mme de Timey et le comte de Cadolles. Le comte connaît l’amour de son fils pour M’"" de Timey. Il prie celle-ci de se servir de son ascendant pour ranimer et exciter le caractère de son fils. D’ailleurs, on destine à Wolfgang une mission secrète, politique. Scène entre Mme de Timey et Wolfgang-. — (Au troisième acte, à Paris, le caractère de Mme de Timey se développera pleinement dans les confidences qu’elle fera à Wolfgang sur sa vie antérieure.) La scène du dîner. On s’entretient surtout des espérances du parti, de politique et de Bonaparte. — Quelques légères échappées de Wolfgang-,
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qui, bien qu’il partage la haine de tous ses amis, ne peut pas entendre froidement leurs niaiseries et leurs sottises, surtout en tant qu’elles visent à nier les talents de l’empereur. (Ce dialogue, fort difficile à faire, surtout en ce qu’il ne faut pas tomber dans les lourdes caricatures usitées en pareil cas, je le ferai avec des morceaux de la littérature réactionnaire du temps. Outre que j’en connais quelque chose, j’ai des amis qui la possèdent très bien et qui me fourniront des documents, — entre autres Sainte-Beuve ; — et puis, il faut voir les Mémoires de Chateaubriand, surtout.) Vers la fin du dîner, un domestique prévient le comte qu’un soldat français, blessé, demande l’hospitalité. Le comte, qui est un bon homme, veut qu’on ait de lui le plus grand soin ; et pour obéir à la curiosité de son fils, on introduit Robert Triton, sanglant, déguenillé et boitant. (Il y a là une petite invraisemblance relative aux usages ; mais je liens, au contraste produit par l’effet de cette aristocratie, située depuis si longtemps en dehors de la France, et l’aspect de ce soldat.) Le trompette conduit dans une chambre, le comte de Gadolles, qui cherche son fils, s’aperçoit qu’il a disparu. « Je parierais, dit-il, que Wolfgang, qui aime tant les récits de bataille, a été présider à l’installation de notre singulier hôte. » Triton, guéri, est devenu chef des piqueurs du comte de Gadolles. Wolfgang passe sa vie à la chasse, avec Triton. Le trompette, à son insu, corrompt, séduit le marquis. Il lui explique, dans son langage de trompette, dans un style violent, pittoresque, grossier, naïf, ce que c’est qu’un combat, une charge de cavalerie ; ce que c’est que la gloire, les amitiés de régiment, etc. . Depuis longtemps, bien longtemps, Triton n’a plus de famille ; il n’est pas rentré au village depuis les grandes guerres de la république ; il ne sait pas ce qu’est devenue sa mère. Le régiment du 1er houzards est devenu sa famille. Une nuit, Wolfgang dit au trompette de seller les deux meilleurs chevaux. Et, en route, il lui dit : « Devines-tu où nous allons ? Nous allons rejoindre la Grande Armée. Je ne veux plus qu’on se batte sans moi ! »
2e ACTE. — Enzersdorf et Wagram, Ils arrivent au camp français. Triton, que l’on croyait mort, est reconnu
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