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Extrait
Dans le vaste champ de la littérature orientale qui inclut les littératures arabes, iraniennes et turques, l'aire culturelle du Maghreb se taille une bonne part de par sa productivité littéraire. La littérature du Maghreb est passée par les périodes militantes et le réalisme littéraire. Mais aujourd'hui, on peut fort bien rechercher les fenêtres et les voies ouvertes par elle dans l'optique de la connaissance des sociétés actuelles.

Le style des Arabes a toujours qualifié leur comportement, même si leur langue est restée le lieu par excellence de la rencontre du brut et de l'élaboré. Le brut est dans leur ancestralité, c'est-à- dire, leur attachement aux sources, à leurs traditions millénaires. L'élaboré chez eux rencontre le modernisme et les cultures occidentales.


On cherche depuis le XIXe siècle à renouveler la forme et le contenu, la fonction et même l'audience de la littérature. On peut parler d'une révolution de la communicabilité, qui se fait suite à un prodigieux travail au niveau du lexique, du style et de l'expression et comble le retard constaté entre ces cultures et celles des pays développés. Aujourd'hui en effet, la littérature maghrébine est installée; entre les grands prix littéraires et l'occupation de siège à l'académie française (avec Assia Djebar), la reconnaissance ne fait plus l'ombre d'un doute.

L'inspiration est autant sociale, politique qu'esthétique. Elle s'inquiétait d'abord de l'acquisition de matériels, d'idées et de procédés susceptibles de faire rattraper au Maghreb son retard par rapport à l'Occident. Aujourd'hui, c'est le souci d'approfondissement personnel, de confession, d'expression de la nature et de l'humain. Si la nature avait abondamment inspiré l'écrivain libanais Rîh'âni qui faisait jouer les correspondances passagères du paysage et de l'état d'âme ou encore les nouvellistes Ruchdî Câlih' et Yûsuf Idris qui n'étaient vraiment pas de grands artistes, aujourd'hui, Tahar Ben Jelloun, Rachid Mimouni, Albert Bensoussan, Yasmina Khadra ou encore Boualem sansal, sont de grands artistes, maniant avec beaucoup de dextérité la langue de Molière, la châtiant à volonté et l'utilisant pour leur dessein particulier.

Mais, il est nécessaire de faire préalablement la connaissance de l'aire culturelle maghrébine afin de bien délimiter le champ de l'investigation.

Beaucoup d'historiens français se sont intéressés à la connaissance du Maghreb, notamment, Ch. Courtois, R. Le Tourneau, J. Carcopino, E. F. Gauthier, et surtout Charles André Julien.

Des Maghrébins se sont également penchés sur la question, entre autres, Allal Al-Fasi et surtout Abdallah Laraoui.

Commençons par dire ce que n'est pas le Maghreb, sa définition négative.


Ce n'est pas l'Afrique du Nord, définition rejetée par les géographes, parce qu'elle peut englober la Mauritanie, la Libye et l'Égypte.

Ce n'est pas la Berbérie des Anciens, métissée depuis des siècles et dont le terme véhicule de nombreux sous entendus.

Ce n'est pas seulement une zone exclusive de peuplements arabo-berbères.