Vie de Molière

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 7
EAN13 : 9782368417256
Nombre de pages : 105
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©Tous droits réservés Arvensa® Éditions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410035 ISBN PDF : 9782368410288
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LISTE DES OEUVRES
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Arvensa éditions Note de l'éditeur
Vie de Molière
Annexes
Biographie Citations et proverbes de Voltaire
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VIE DE MOLIÈRE Avec de petits sommaires de ses pièces (1739)
Voltaire Oeuvres philosophiques et historiques
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Table des matières
AVERTISSEMENT. VIE DE MOLIÈRE. L’ÉTOURDI, OU LES CONTRE-TEMPS LE DÉPIT AMOUREUX LES PRÉCIEUSES RIDICULES LE COCU IMAGINAIRE DON GARCIE DE NAVARRE, OU LE PRINCE JALOUX L’ÉCOLE DES MARIS LES FÂCHEUX L’ÉCOLE DES FEMMES LA CRITIQUE DE L’ÉCOLE DES FEMMES L’IMPROMPTU DE VERSAILLES LA PRINCESSE D’ÉLIDE OU LES PLAISIRS DE L’ÎLE ENCHANTÉE LE MARIAGE FORCÉ DON JUAN, ou LE FESTIN DE PIERRE L’AMOUR MÉDECIN LE MISANTHROPE LE MÉDECIN MALGRÉ LUI MÉLICERTE LE SICILIEN, OU L’AMOUR PEINTRE AMPHITRYON L’AVARE GEORGE DANDIN, OU LE MARI CONFONDU L’IMPOSTEUR, OU LE TARTUFFE MONSIEUR DE POURCEAUGNAC LES AMANTS MAGNIFIQUES LE BOURGEOIS GENTILHOMME LES FOURBERIES DE SCAPIN PSYCHÉ LES FEMMES SAVANTES LA COMTESSE D’ESCARBAGNAS LE MALADE IMAGINAIRE
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[95] Avertissement Cet ouvrage était destiné à être imprimé à la tête du Molière in-4°, [96] 1734, édition de Paris. On pria un homme très-connu de faire cette Vie et ces courtes analyses destinées à être placées au devant de chaque pièce. M. Rouillé, chargé alors du département de la librairie, donna la préférence [97] à un nommé La Serre : c’est de quoi on a plus d’un exemple. L’ouvrage de l’infortuné rival de La Serre fut imprimé très-mal à propos, puisqu’il ne convenait qu’à l’édition du Molière. On nous a dit que quelques curieux [98] désiraient une nouvelle édition de cette bagatelle ; nous la donnons, malgré la répugnance de l’auteur écrasé par La Serre.
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Vie de Molière Le goût de bien des lecteurs pour les choses frivoles, et l’envie de faire un volume de ce qui ne devrait remplir que peu de pages, sont cause que l’histoire des hommes célèbres est presque toujours gâtée par des détails inutiles et des contes populaires aussi faux qu’insipides. On y ajoute souvent des critiques injustes de leurs ouvrages. C’est ce qui est arrivé dans l’édition de Racine faite à Paris en 1728. On tâchera d’éviter cet écueil dans cette courte histoire de la vie de Molière ; on ne dira de sa propre personne que ce qu’on a cru vrai et digne d’être rapporté, et on ne hasardera sur ses ouvrages rien qui soit contraire aux sentiments du public éclairé. Jean-Baptiste Poquelin naquit à Paris en 1620, dans une maison qui subsiste encore sous les piliers des Halles. Son père, Jean-Baptiste Poquelin, valet de chambre tapissier chez le roi, marchand fripier, et Anne [99] Boutet , sa mère, lui donnèrent une éducation trop conforme à leur état, auquel ils le destinaient: il resta jusqu’à quatorze ans dans leur boutique, n’ayant rien appris, outre son métier, qu’un peu à lire et à écrire. Ses parents obtinrent pour lui la survivance de leur charge chez le roi ; mais son génie l’appelait ailleurs. On a remarqué que presque tous ceux qui se sont fait un nom dans les beaux-arts les ont cultivés malgré leurs [100] parents , et que la nature a toujours été en eux plus forte que l’éducation. Poquelin avait un grand-père qui aimait la comédie, et qui le menait quelquefois à l’hôtel de Bourgogne. Le jeune homme sentit bientôt une aversion invincible pour sa profession. Son goût pour l’étude se développa ; il pressa son grand-père d’obtenir qu’on le mît au collège, et il arracha enfin le consentement de son père, qui le mit dans une pension, et l’envoya externe aux jésuites, avec la répugnance d’un bourgeois qui croyait la fortune de son fils perdue s’il étudiait. Le jeune Poquelin fit au collège les progrès qu’on devait attendre de son empressement à y entrer. Il y étudia cinq années ; il y suivit le cours des classes d’Armand de Bourbon, premier prince de Conti, qui depuis fut le protecteur des lettres et de Molière. Il y avait alors dans ce collège deux enfants qui eurent depuis beaucoup Page 9
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de réputation dans le monde. C’étaient Chapelle et Bernier: celui-ci, connu par ses voyages aux Indes, et l’autre, célèbre par quelques vers naturels et aisés, qui lui ont fait d’autant plus de réputation qu’il ne rechercha pas celle d’auteur. L’Huillier, homme de fortune, prenait un soin singulier de l’éducation du eune Chapelle, son fils naturel ; et, pour lui donner de l’émulation, il faisait étudier avec lui le jeune Bernier, dont les parents étaient mal à leur aise. Au lieu même de donner à son fils naturel un précepteur ordinaire et pris au hasard, comme tant de pères en usent avec un fils légitime qui doit porter leur nom, il engagea le célèbre Gassendi à se charger de l’instruire. Gassendi ayant démêlé de bonne heure le génie de Poquelin, l’associa aux études de Chapelle et de Bernier. Jamais plus illustre maître n’eut de plus dignes disciples. Il leur enseigna sa philosophie d’Épicure, qui, quoique aussi fausse que les autres, avait au moins plus de méthode et plus de vraisemblance que celle de l’école, et n’en avait pas la barbarie. Poquelin continua de s’instruire sous Gassendi. Au sortir du collège, il reçut de ce philosophe les principes d’une morale plus utile que sa physique, et il s’écarta rarement de ces principes dans le cours de sa vie. Son père étant devenu infirme et incapable de servir, il fut obligé d’exercer les fonctions de son emploi auprès du roi. Il suivit Louis XIII dans le voyage que ce monarque fit en Languedoc en 1641 ; et, de retour à Paris, sa passion pour la comédie, qui l’avait déterminé à faire ses études, se réveilla avec force. Le théâtre commençait à fleurir alors: cette partie des belles-lettres, si méprisée quand elle est médiocre, contribue à la gloire d’un État quand elle est perfectionnée. [101] Avant l’année 1625, il n’y avait point de comédiens fixes à Paris . Quelques farceurs allaient, comme en Italie, de ville en ville: ils jouaient des pièces de Hardy, de Monchrétien, ou de Balthazar Baro. Ces auteurs leur vendaient leurs ouvrages dix écus pièce. Pierre Corneille tira le théâtre de la barbarie et de l’avilissement, vers l’année 1630. Ses premières comédies, qui étaient aussi bonnes pour son siècle qu’elles sont mauvaises pour le nôtre, furent cause qu’un groupe de comédiens s’établit à Paris. Bientôt après, la passion du cardinal de Richelieu pour les spectacles mit le goût de la comédie à la mode, et il y avait plus de sociétés particulières qui représentaient alors que nous n’en voyons aujourd’hui.
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