Comment veux-tu que je t'embrasse

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Au début, c'est plutôt du Shakespeare. Après, c'est carrément du Câline (du côté de chez Bardamu).
Aprs Un jour de trop (Fleuve noir/Engrenage), Jean-Louis Derenne signe l un second texte au style mordant rythmé par ces rencontres nocturnes, de bitume.
" Isidore, c'est mon nom. Isidore, pas éméchant mais tellement mal poli. Grande me, pourtant... envies minuscules. Ides fixes, borné, curieux tout la fois, chaste et furieusement vicelard.
Creuset, poubelle, sacré tas de merde et de roses emmêlées.
Homme pour tout dire. Petit homme égaré...3
Publié le : samedi 1 avril 2006
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EAN13 : 9782296143838
Nombre de pages : 104
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COMMENT

VEUX-TU

QUE JE T'EMBRASSE...

COMMENTVEUX-TU QUE JE T'EMBRASSE... est le sixième volume de la collection l'Ecatlate dirigée par Jérôme MARTIN

Déjà parus Pierre Akos (roman traduit KERTESZ: du

dans la même collection: LE PRIX DE L'HONNflTETÉ par G. KASSAI et G. BELLAMY) FIGURES DU LOUP

JOURDE : LA VOIX DE VALÈRE NOVARlNA hongrois MERCIER:

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Fabien CHEVRIER Cécile GUILLEMET

Pour tout renseignement,

écrire à :

l'Ecatlate Librairie Les Temps Modernes 57, rue N.D. de Recouvrance 45 000 Otléans L'Harmattan, 2006 ISBN: 2-296-00276-5 @

jean-Louis Derenne

COMMENT VEUX-TU QUE JE T'EMBRASSE... roman malpoli

Avec des dessins de Fabien Chevrier

LJ Ecarlate/L'Harmattan

Ce sera un garçon

Isidore, c'est mon nom. Isidore, pas méchant mais tellement mal poli. Grande âme, pourtant... envies minuscules. Idées fixes, borné, curieux tout à la fois, chaste et furieusement vicelard. Creuset, poubelle, sacré tas de merde et de roses emmêlés. Homme, pour tout dire. Petit homme égaré. . . Quand on pense à tout ce temps passé, perdu à ne pas faire, à mal dire, à mentir, à s'occuper, toujours penser surtout. Penser à cet inévitable ennui qui est la marque de toute chose. . . Mais il faut commencer par le début. La manière dont ils l'ont fait, le destin pervers qui les a poussés là, pauvres mignons qui ne venaient que pour tirer un petit coup, se voler l'un à l'autre cet agacement furtif qui naît parfois au frottement des épidermes. Elle, petite mère, plus bête que sournoise, avec sa pudeur pour intelligence... En sortant du travail, elle a cavalé à l'hôtel, vite déshabillée dans le noir, la couverture au nez, palpitante déjà. Et lui, Albert, le gros malin... Lui, dans l'escalier, qui se débraguette consciencieux, la langue mouillant les moustaches, bouge pas ma Jeanne, tu vas voir un peu ce que c'est qu'un homme, nom de Dieu! Le voilà couché sur elle, au chaud calé, qui la fourre à l'économie, qui attend les cris, les implorations, les soupirs. C'est sûr, une deux, une deux, laisse aller, boude pas ton plaisir Jeannette... IlIa travaille bien comme il faut, c'est son jour de congé. Un homme. Elle est fière, c'est son premier. Quand elle voulait, où elle voulait, il est à elle. Maintenant qu'elle l'a au creux d'elle, bien plongé dans ses cuisses, elle a des

C'est bien Isidore et c'est pas commun...

CE SERA UN GARÇON

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idées drôles qui lui viennent, les chiens dans la rue, maman qui criait dans la chambre du haut... C'est si bon de baiser, ça fait perdre les boutons, c'est du soleil dans la vie. Il est très bien, au fond, celui qui la dépucelle à l'instant. Quand elle sera grosse, il l'épousera. Ils auront un beau mariage, elle y tient énormément. Comme ce sera un garçon, on l'appellera Isidore. C'est bien Isidore, et c'est pas commun...

Une fois par semaine l'Abbé Cordon confessait toute l'école...

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