Comparaison de la Constitution de l'Eglise catholique, avec la nouvelle Eglise de France : moyen de les accorder ([Reprod.])

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chez Dufresne, libraire (Paris). 1792. Constitution civile du clergé (1790 ; France) -- Ouvrages avant 1800. 4 microfiches ; 105*148 mm.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1792
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION TRANÇAISE
PGIIGAMÔN PRESS
I Icaclinglon I lill I hill. Oxford OX3 OBW, UK
COMPARAISON
DE LA CONSTITUTION
DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,
AVEC LA CONSTITUTION
DE LA
NOUVELLE ÉGLISE DE FRANCE, ;?
les accorder.
A P A R I S;
Chez Dufresnë, Libraire, au PaUlj,
I?P^«
A
COMPARAISON
DE LA CONSTITUTION
DE LÉGUÉE CATHOLIQUEI
AVEC LA CONSTITUTION
DELA
NOUVELLE ÉGLISE DE FRANCE.
INTRODUCTION.
l°. Le premier SirmtntHÎviqut ne vaut guère*
mitfix que le fécond*
EtPlDE.V^i'EN eft doncfait mon cher confrère j
vous abandonnez ce troupeau ,qui depuis quafan-
te-fepf ans étoit l'objet de vus plus tendres follici-
r»r
tudVf, on ne voes fuppofera pa* detf\
vues int&elïe'es. En entrant dans la cléïicacure^
vous* avez diflribué votre patrimoine aux pau-
vres, & depuis que vous fûtes pafteur vous vous
fîtes une loi de vetfer dans leur fein le tiers du
devenu de votre modique bénéfice. Vous voici
maintenant à leur place. On dit nnme que vous
vous logez à l'Hôpital. J'admire votre rcfigna-
tlon & votre facrifice. Mais faut il que les
exemples, que les folides & lumineux écrits de
nos amis communs ( i ) que la foiblefle de
ceux qu'on nous oppofe n'aient pu vous perfua-
der encore, diflîper vos préventions, & vous
rendre ces enfans qui vous font chers & dont
vods êtes aime* ?
vTlTISU. J'ai lu, mon ami les écrits 1pour
contre.pans tous j'ai trouvédu profit faire & des
précieufes vérités. Mais il encft peu quine laiiïcnt
beaucoup X défirer. Aucun n'a embrafTé la ma-
titre daos toute fon étendue; plusieurs fe font
égarés. Je gémis, quand on prétend nous donner
le concordat de Léon X & de premier
(i) M. Caram M. Larrkre M. BailUt M. Mit-
3«9 de Piftoie, l'auteur des NN. EB. &c. kc,
(r)
A i
f>ô«r une loi de Téglife qu'un
concile d'lialie l'a confirmé, qu'on canbnife la
gouvernement Arbitraire introduit dans iVglife
à mefure qu'il s'eft introduit dans l'état, & que
le niélangô des fables dtramomaines vient en-
core obfcurcir les plus pures lumières de la vé-
rité catholique & fournir des arme^ontte la
plus {aime de toutes les caufes, celle de J. C. &
de fon églife. Mais je fuis bien plus éloigné de
prêter mon nom & mon miniftere la préten*
due réforme que l'AiTemblée nationale s'cfforce
d'obérer dans l'églife de France. J'en ai lç> les
principes hérétiques dans Melanchton Mufcu.
lus' Calvin, Jurieu, Saumaife, David Blondel
& autres proteftans. Elle s'établit par les métnc8
moyens que cette fecle employa au j6« fiecUj
pour féduire les foiblel & percuter les. forts.
Au funds la nouvelle conftitotion du clergé eft
telle que l'a qualifiée le chef de l'églife d«
1'avis & avec le jugement du fai/it-fiége. EUeeJl
formée & nourrit de principes nés de thértfièt
htrttiqtu ills-mùnt factilégt fchifmaùqut drf
truc7ive des droits de l'fglife & de la primauté du
faint-Jiége contraire à la dijcipline ancienne &
nouvelle de téglife fabriquée & publiée dans tu-
tique dtjfùn d'abolir la religion catholique.
( 4)
(i), Telle je l'avois prévue dès qu'on eut an-
nonce le deiein d'une réforme du clergé dans
l'aflemblce. Je m'étoit attendu à de grands maux,
îorfque je vis déroger en faveur de M: Necker,
l'une des loix fondamentales du royaume très-'
chrétien s'il vous en fouvient, levons prédis au
mois d'avril tous les bouleverférnens af>
rivés depu deux ans. Et maintenant je les,
maintiendrois de tout mon pouvoir! j'en feroiî
l'horrible ferment Ah mon ami, c'eft bien
affet de les foutTrir comme nous fouffrîmes l'ar-
tificieufe pctfécution de Julien le;pni!ofophe
dans l'efpoir que le Dieu de S. Louisfe rappe-
téta fes antiques rhiféricordes fur un peuple
qu'il a comblé de tant de gtace.s. Vous voiiS di-
tes difciples des grands hommes de Port-Royal
mais par votre épouvantable défection, vous
avez fait en deux jours plus de tort à la caufe de
la vérité, qu'ils ont fi courageufement fi g1o-
rieufement détendue, que leurs adverfaires ne
.lui en ont fait pendant les cinq mois qu'il hur a
ïté donné de ravager la terre. J'ai toujours fc'
Bref du avril 17^1 1 Jour annîverfâïïe du fi?
fheux décret, qui dilTout h mariage de l'églife 6' dc$
Fkurt de lis. Marca, de Cencord.
A3
..tété vos vertns & vos li mieres j maïs TertuV
lien fût Vertueux & favant V &i1 crut aux mon,f-
tnieufcs abfurditcs d'un Montan, Ofiiïs ,1e grand
Ofius fut un faint évêque,- un généreux conter
feiîr dé la foi, '& ce Père des conciles, k. l'âge
de'cent ans eut h foiblefTe' de
ibrmulé impie. Vos prétextes ne m'en impofent
pas plus que vos txe.nples.. La multitude & l'é-
normi(é,c(.e abus ï réformer? Luther & Câlvin
furent aûffi des réformateurs* ,'& «Je leur, temps,
les abjs ctoient comme k ptéfent portas k leur
comble. La charité? Elle ne fe trouve, que dans
Véglifé & vous vous en féparez. Elle* nous de-
fend par la bouche de). Ç., par celle d^e tes apô-
très par celle dt s Poly carpe & des .Ignace,
leurs premiers .difciples de nous faifler entraî-
nèe avec vous dans le crime & dans l'infidélité.
EJÏe rous, ordonne, pour votre propre falot de
n'avoir aucun commerce avec vous. La crainte
du fchifme? « Nous devons tout; faire pour l'évi-
ter, mais tout'ce, qui n'eft point mal ou qui
» n'a point l'apparence du mal. Le Seigneur,
» dit Ifaïe C. vill me tenant de fa main
» puilTant^ & m'intruifant, afin que je nemar'
che point dans a [voie de ce peuple, m'a
̃ » dit ne dites point vous autres, c'eftici une
» conjuration. Car c'eft tout ce que dit cëpeu-i
(6)
• pie qui n'eft qu'une conjuration (i) Ap-
prouvet extérieurement, maintenir faire obferV,
ver, n'ell point me dit-on une 'âpprobatioa
intérieure ah cette fiflion eft indigne de nous.
Elle préfente à nos concitoyens, à nos .frères,
à la fimplicité des foibles &v<îes ignorans, la,
coupe empoisonnée de la nouvelle philofophie.
Je déshonoreiois ma vieill,elfe & je l'expeferoif
l'exécration des hommes & à la vengeance
du 'Fout Puiflant.' Quelle eft d'ailleurs cette
énorme & monflrueufe puiffance qui s'en créée
elle-même (i) qui fe dit l'organe de la volonté
générale & qui n'en obtient le fimulacre qu$
par la fraude la violence la calomnie? On
m'arracher mon titre, aû miniflere que j'ai
teçu ds, Seigneur par les mains.de fon c'glife,
on ravit en mes mains le pain de mes pauvrcs,
en m'enleve ma propre fubfiflance je fuis me-
nacé de l'exil des cris de mort fe font enter»'
dre autour de moi. Mais gardez-vous bien de
(0 <Suvr. de M. Colberr, ivt<{. de Montpellier t. r,
f. 6xo
(1) Un gratvJ nombre de cahier» dit M. Baillée de«
msndoîc une nouvelle coiiftitutlon. Un grand nombre
p'cft point la encore moins l'unanimité ma..
lit'
(7 )
A4
croire que -l'exil ou la crainte de la ofôrt.m«
Çifle abandonner le troupeau de J. C. par-tout
où p ferai je demeurerai fon parteur je le (et..
virai, moyennant Dieu, de tout mon pouvoir.
« Ne craignez point leurs menaces continue le
» prophète, & ne vous épouvantiez pas; mais
rendez gloire 4 la fainteté du Dieu des ar-
mces qu'il foit lui même votre crainte &
votre terreur».
El. Votre zèle me femble bien exalté. Mais d'a-
bord ce ferment, qui maintenant vous. fait
tant d'horreur vous l'avei bien fait l'année der-
Ti, Vous vous trompez. Je me préfentai, il eft
vrai, l'une de ces aflVmblées, que les nou-
velles opinions fur la fouveraineté du peuple font,
je crois appeler primaires. Il s'agifïbit de for-
nier la municipalité. Un commiffaire nous lut
le décret qui preferivoit le ferment aux élec-
teurs. Je ne m'y a ttendois pas'; j'en eus peur & je
m'enfuis.
Pourquoi r
C'eft qu'en généra] ofer prendre a. témoin
l'infinie majefté de Dieu c'eft de tous les ades
religieux Fun des plus grands & des plus terri-
btes. C«s paroles de S. Auguftin fe retracèrent
ma iM'nioirc twtfaup ferment tfi ptrnicitux
CI)
tout ferment vrai efl pèrilhiix nul ferment n'tft
sur (i). De retour chez moi, je lus qu'en 309
S. Phil^as rè/ufa le ferment au gouverneur Cut-
tien, parce.jque dit-il Us chrétiens ne jurent
point qu'à ce 7e %cle S. Elôi nommé a l'évé-
'chE de Noyon, ne put jamais Ce déterminer à
faire'au Roi le ferment de fidélité, il fe mit a
pleurer, & le prince re contenta de fa promette.
Le v^ncrable Hfiinard refufa a Henri III le fer-
ment de fidélité pour avoir 'inveftiture de Tar«
chevêche de Lyon, $c cet Empereur ne voulut
pas l'y contraindre. L'objet de ces fermens
^toit néanmoins manifeftement jufie & légitime,
Qu'euflent-ils fait, s'il eût été manifeftement
impie ou feulement douteux tel que me pa-
roiffoît dès -lors la nouvelle constitution fran-
çoi fe ?
Cette constitution étoit â peine ébauchée. On.
tri avoit jette les fondemens dans la fameufe'
Déclaration drs droits de thommt & du eitoyen*
Or cette déclaration je l'ivois vue profcrîte
d'avance dans la thefe de l'abbé de Prades dans
l'Encyclopédie dans l'abbé Raynal, &c. dont
elle nV.l que l'extrait & l'analyfe.. Litez je
(9 )
vous prie, fur le dogme de VégaUti^ les man-^
demens de nos évêques entr'autres celui de M*
l'archevêque dé Paris, du 19 janvier ij\ lifei
rinftruttion paftorale de M. de Caylus évéque
d'Auxerre du zg mai fuivant lirez les»cenfu-,
res de la faculté de théologie de Paris des 17
janvier & août Avant eux M. Nt*-
cole n'avoit- il pas dit, d'après les SS. Pères
que Virai du péché De ptutfoaffrir (f égalité (t)î
L'évangile lui-même en nous avertiflant que
tous fommes tous frères que tout homme efl
notre femblâble nous a-t-il appris que toute
dtAinâion d'aut6rité que par confcquent tous'
les devo'rs tous les droits qui en dérivent ne
furent que de convention humaine ? Dieu n"a-
t-il pas établi oruTubordination perpétuelle
inamovible au ciel & fur la terre, & jufques
dans les enfers? « La chimère de l'égalité, di-
>̃ foit M.IVbbé Raynal dans un de fes infla'ns
lueides eft là plus dangercufe de toutes dans
» une fociété policée. Prêcher ce fyftime au peu-
» pie ce n'eft point lui rappeler Ces droits
c'eft l'inviter au. meurtre & au pillage c'eft
déchaîner des animaux domeftiques & les
(ï)Triiré de la gnndeur ,/>>Jrf. 1 c. ».
( io )
» changet en bétes féroces Jliji. Pol. des deux
Indes, Comparez, je vous prie les nouvelles
maximes nationales avec la do&rihe ancienne.
Les diftinflions fociales ne peuvent être fon-
dées dit on que fur Yutilité commune ».
Veut-on donc s'écrie à ce fujct M. de Caylus
veut-on mettre les hommes au rang des buts
dont les petits oublient leurs s mtrts dis lu'ils n'ont
plus Vejoin de leur lait? Le but de toute affo-
dation politique dit TafTemblée eft la confer-
vation des droits naturels & imprefcriptiblcs de
l'homme. Sa liberté, fa fureté, fa propriété.
Vieil a fait Vhommt pour la fociétè répond cet
iljuflre défenfeur de la morale chrétienne c'<Ji
dans Vinjlitution divine qu'un phibjbphe chrétien
doit en chercher l 'origine au lieu de fe fatiguer
l'tfprit pour la trouver dans tutititè corporelle
qui peut en revenir à chacun ou dans la crainte
qu'ont Us hommes les uns des autres & de
tout ce qui peut leur nuire: C'eft la naijfanee .&
la confanguiiùté' qui forma les nations primiti-
ves. C'eft la paternité qui fut la fource de là)
royauté, comme elle en fût le modele, & fa
politique dans fes alliances ne confulta pas tou-
jours TintcTlt de conferver mais celui d'accroî-
tre & de multiplier fes propriétés. « La rçfiftance
à a Poppre/Tion ».. les fujeu ont 'Ut ce droit?.
( il )
leur efl-iî pirmis ctemphyer la force pour tmpf
cher ou pour réparer te préjudice qiHU en joufrent
au (qu'ils craignent d'en foufrir? Cefl-là une doc-
trine fautfe féditieufe CONTRAIRE A LA
DOCTRINE DES APOTRES ET DE ïtQUSB»
Elle tfl capable de caufer le bouleverfement des
étais.
a Le principe de toute fouveraineté, nous dit-
on, rélide eflentiellemcnt dans la nation».
Te principe de t Encyclopédie ^pond le prélat,
tfl que U prince iitni de Jet. fujtis mfmes (auto-
rité qu'il a fur eux. Ce principe eflfaux ,& les
conféquencts en font perniciêufes. Dans hsroyau*
mes èhelifs t Refile peuple ce font lu états qui
(hoijîjftnt&déjigntit un roi mais £ tfl Dieu
qui donne -ce roi ? autorite & la puijfancefouve-
raine, « Là. loi eft l'expreflîon de la volonté gf-
ji&alft ». Les loix de la nature & dt l'eut, dit
l'Encyclopédie font des conditions fout Ufqutlles
la Jujets fe font fournis ou font etnfés s'/trefou*
,(ni, au gouvernement de leur prince. Il tjl tris-
/tonnant^ dit tlnflruclion Paflorale, que du
ituxime.iflmanifeJlcmentfédUieuf*s% & quifap-
pent pat te fondement t 'autorité fouveraine aient
oféfe montrer fi hardiment. Elles fuppofent que
t autorité fouveraine réfide dans le peuple qu'il
tn (onferyc tçujours la propriété & qu'il n'en
̃(.>
donne aux rôis qui Exercice ej tufage mais qi/ii
peut la leur 4ter comme il l'a-leur a donnée.
Voici de quoi fermer la bouche à ces téméraire s
auteurs. Vous n'auriez aucun pouvoir fur mol
S'il ne vous avoit été donné Sen-kaut. Toute puiJ-
fance créée >a donc fa fource dans' la loutc-puif-
fance dit Créateur. Ceft lui qui donne lapuljfance
fouveraine aux fotiverains dans le plus haut de-
gré, &c. De cette doèlrihe Apostolique cour,
la maxime fondamentale pour la fâreté de-fi
perfonne-facrée des rois pour la tranquillité dt
leurs états par conféquent de toute la focfété'
humaine. Quelle cfl en
<IuevDieu répand filr la tête d'Abraham, &d«roî
Païen Cyrm, felon le langage de rEfprh-Saint,
linon une inftifion fecrete dé la poifTance de
l'autorité' de la part de celui qui en poflede la
plénitude qui eft le féul Seigneur le feut Très-
haut &"à qui feul appartient le droit de vie & de
mort fur les hommes & fur les nations entières.
Un favam & pieux jurifçonfùlte prétendu réfuter
fur co point de doarine les SS. Pères, M. Bof
fuc-t, toute l'école de Porc-Royal toute PEglife;
mais il n'établit fofl fyftéme qu« fur les foibles
raifons des proteftans & des nouveaux philofo-
phes. Il ne le concilie avec la même doârine
que par un frivole échapatôire. Xe clergé de
(»3)
France, au contraire, épouvanté de ces nouvel-
les erreurs hefavoit, <3 ifoi t-i 1 ,yî cV/o// au Sou-
verain du ciel ou à ceux de la terre que les incré-
dules moderher avoient par préférence déclaré là
guerre ( i). Avouei cr.on cher confrere, que le
cat&hifme que vous er.feigniez il ya trois ans;
eft J>ien oppofé.à celui qu'on nous propofe, &
.qu'on nous fait jurer de maintenir. Pour rnoi
je vois le fymbole & le type de ces erreurs,
jufques dans ces premiers "rîiots :/d Nation la
Loi & le Roi. Je fais que toute l^sfrance a prêté
ce premier ferment, que le clergé lui-même ne
s'en en 'pas difpenfé, que les prélats députés a.
l'Aflemblée en ont donné l'exemple & de tous
nos évoques, celui d'Ainiens eft lefèul qui ait
remarqué dans une déclaration publique, que
cet,expofé des droits de l'homme étoit impeegné
des poifons de la nouvelle philofophîe. Ils "ont
penfé fans dou:e avec lé Roi que cesVaufles
& perniçieufes maximes pouvoient s'interpréter
favorablement, & leur amour pour la paix les
a portés en attendre le dévcloppèment & Tap«
plication dans le code conflitut.ionel & dans-Us
(t) Aveftiff. du,Clergé de Fnmce aux fur la
̃danger» de l'incrWulitl in- tt p. y t.
(H)
loix dont elles Soient la bafe. Aufli ©nt-ifs té>
fervé dans la fuite- tout ce qui tenoit au fpiri*
tuel, par confluent, tout ce qui inféreflbit la
foi & lès moeurs.
EL.Eh bien! le nouveau ferment, qu'ajoute-t-il
autre ch'ofe au premier, que l'obligation dé
veiller fur les fideles auxquels on eft préppféi
Le Serment du %j Novembre eft impie ù
profejfi Vapo'ftajît*
Ti.« Lenouvéau ferment ajoute au prernier,dett
chofes l'impiété '& l'apôrtafie ». Le premier
ft'étoit qoe téméraire on juroit fur parole; on
juro'it le maintien d'une conftitucion plus qu'équi-
voque dans fes principes & qaé des philofdphes
conjurés étoient loin d'avoir finie. C'étoit l'écrit
cacheté dont Humérie faifoit jurer l'exécution des
évêques pour les rétablir dans leurs fiéges. Le
fécond en: impie parce qu'il attaque J'autorité de
h C. dans les mains de fon églife parce qu'il
abolit la majefté du culte public & quotidien
que l'cglife univerfelle rend au roi des rois dans
les églifes majeures depuis te temps des apô-*
tres à l'imitation des anciens jufles, à l'imi-
tation du culte que Dieu lui-même avoir, êta.
bli dans l'écoaomie judaïqoe; parce qu'il abolie
( H )
les fondations faites dans les cathédrales, les
coïïégia'es les oratoires parce qu'il profcrk les
voeux que l'églife n'avoit pas moins fanftionné
que l'état; parce qu'il arrache a la nation Fran-
çoife la plus précieufe de fes propriétés, l'unité du
culte public parce qu'il envahit le gage foncier
de la religion catholique en ce royaume & le
patrimoine des pauvres parce qu'il anéantit des
minifteres fpirituels que l'égHfe catholique dès
les premiers fiecles, avoit juges neceflfaires au
bon gouvernement des âmes; parce qu'il ren-
verte plus du tiers des fiéges épifeopaux dans
un pays où il en auroit fallu créer de nouveaux
une grande partie des églifes paroi/Tïaks toutes
les églifes collégiales & conventuelles, monu-
mens précieux de la piété de nos pères &c. Sec.
Ce ferment eft un vgeu d'apoftafie parce qu'il
fubititue aux maximes de la foi les extravagances
anti-chrétiennes de l'abbé de Prades, ;de l'abbé
Raynal, des Encyclopédies parce qu'il fôuf-
crit k la fuprématie fpirituelle des laïcs; parce
qu'il accepte de la main des officiers municipaux
la charge des ames, & de l'AfTemWée nationale
l'exercice de la puifiance fpirito'elle, &c. «3ier\
d'autres que moi le trouvent très-compatible
avec les principes de la religion catholique
Qui Ce font les Déifies qui le preferivent j
(i6)
te'urs
te font des peuples ignorans & féduits, telx gue
ces Chrétiens à qui Mahomet fit etpbraflk l'a14
coran, & Luther fa reforme; en leur préchant la
volupté, la liberté, l'égalité ce
tres qui après avoir pendant 30 ans, publié dans
toutes les chaires, la conjuration des nouveaux:
philofophes contre l'autel & le trône fe laifTent
aller dans ce moment critique h cette efficace dau~
qui les fait croire du mtnfonge. Je crois
entrevoir ,les moti;'s qui les ont précipités dans
cet abîme. La haine des abus d'autorité auxquels,
on ne voyoit point de remeJe, s'eft étendue chel
les uns fur l'autorité elle-rnéme chez les autres,
fur ceux- qui en étoient les dépofitaires. Il it fallu
d'ailleurs foutenir les premiers èngagemens. Rap-
pcllez-vous les proméfles faites aux curés dépu-
tés, pour les engager àye réunir au tiers-état
rappellez-vous la lettre d'invitation dé M. l'abbé
.Grégoire à fes collegties, & confrontez ce que
vous efpériez alors, avec ce que vous appîati»
dilfez aujourd'hui.
Ei.L'AnVmblée nationale Ce feroitdonc chargée,
félon vous de deux aimes énormes devant Dieu
<& devant les hommes. Elle auroit ufurpé l'au-
torité divine 'tilt Jefus-Chriit a confiée aux pat
on
B •
l'arche d'alliance que pouf
^tWir de If fqutenitv Vos prîncîpeJ
anéanti c les: pou v oïrs « conf-
l<îg»nâtif dont elle a inveHie &
preferit le (tttneàt ci-
ï
t Je p'enuimeral cependant pas'
la Ugititnité de fes pouvoirs,
CertpeWipoatU
transfo.rpiée en conjuration au pu- d« Paume,
après «voir Toftoç le!t<Kfin à Farîs ^c dans toute
la, France j après avoir crime
après avoir
qui n'avôient rien à perdre, contre les païfibles
propriétaires forcés) de f'aggr^ger avec eux pour
ffliirer leurs biens & leurs vies après avoir
allunié, formeatë la haine la plus baroàre &; la
plus intense, contre toutes les autoïitlsyeUe
a .exigé le ferment de tous les
des peines plus ou moins rigôureufts dont la
moindre étoit d'être exclus de tous l£s droit*
politiques, & livrés impunément à la rage &
k la J:rocité de tous les bandits. Quiconque eft
p-énéiré des principes du chriflianifme (m cette
partie, de la morale qu'on appelle Politique, fait
( i«)
parfaitement: 3 quoi s'en tenir. Il r/héfïtera .paï&
un inftam ,k préférer 14 do&rine pure & failu--
taire des légitimes
turcs de faint Ignace ,|TertulHen Ofios
faine Bafile, faint Grégaire de Nazianie faine
Epiphane faim Jean Chryfoft&me faint Optât
de htil:ve, des papes faints Innocent 1er., Hor-
niifdas Jean & Agapet de faint Âuguftîn
de Profper, faint Fulgence, Caflîodore, faint
Grégoire de Tours faint Ifidore de S^ville
Atton de Vercéil, faint Pierre d'Amiens, &c..
& dans ces derniers temps celle de Bo/Tuet
Arnauld, Nicole, Doguet j d'Asfeld Rollin.,
Mezenguy, Gourlin de toute lVglife ca tholique
même celle de Grotius & de plufieurs bà^ro-i
doxes ,.aux dogmes tutbulens & deftru&eurs des
Luther Jurieu Claude Bucluoan DuplefBsf
Mornay, Henri Etienne, David Paré fient
martyr, Robert Abbotrdes théologiens de Wir-*
temberg ce autret, protepans, dont l'afTeànblée
vient d'tpoufer les fyftcmcs..
Suivant J, J. RouHeau, Emile T. « nos
godvetnemens modernes doivent inconteflable*
D ment affchriftianifme leur plus folidé autoritéScT"
» leurs révolutions moins fréquentez s'il les a ren-
n dus eux-mêmes moins fanguinaires». Selon Mon.
u%ieu, « en corfidérant d'uo c6t|ks maflacrei
̃̃(V>
B
», continuels d«£ rois &.des chefs grecs & romains,
» & dé l'autre la dçftrutf ion des peuples des
villes, par ces, iîjlmes chvfs, nousfomnjes forcés
». de voir que nous devons au chnrtjjanJGpe, dans
» le gouvernement un certain droit politique &
» dans la guerre un certain droit des gens que la
i»" nature humaine ne fauroit aflez reconnoître o.
Mfpntdobix *<f c. g. Or cedroit pacificateur
du genre humain, ^u'eft-ce autre chofé qite ce
dogme qüi place l'autorité fouveraine une fois
conftitoée fous l'unique & immédiate dcpèndancc
de Dieu Admirable cônvérfion du peuple, FVart-
çois Depuis fept cens ans il repoufTè, av.ee
horreur la prétention wltramontaine, quiauto-
ti/oit les papes abfoud;é. lés nations de leurs
fermens de fidélité à leurs princes & main-
tenant il dogmatife qu'il peut tris-fainumeni
s'en ajbfoudre" lui-même ufuroer le u6fle avec
le,! pouvoirs ne lainer à fe rois, fonaien-
nairts que la droit" fubordoané d'itératives re-
montrances & de quelque chofe de moins ér,coc,«
fur les difpofitions de fa vo'onîé fupr&ne. C'ed
en réformant ce dogme de la m'orale chrétienne,
que les prowftans ont inondé de fanges pays
cat6ôliques où ils fe font trouvés en force c'eût
en partie pour l'avoir rejette que Jean de Salas,
Benoît Juflinien & compagnie, font acçulés d'à-
( *<> )
voir plongé lé fer parridd« dans lé
rois c'èft pour l'avoir un ftioftfett oublié que
t'un dés plù* habiles défenfeurs de la caufe«ht&
ïahî par M. Baillée, fort âdverfâire (i). »
» •'• E. Les apôtresj, les Pefei les premiers chrd-
tîehï fié vïvdient-ils pas fôûs l'empiré du' def*
potifme? PotivoiettMls parler autrertieni ?
T. Illufion malheureufe mon ^|ii i i*. Cette
verité àpoflotiqut que vous combattez aujourd'hui
Vappliqbe V toutes \éi puijancis fupèfuittn j
-elle erhbràrte toutes les formes
elle tt'exclud que l'anafchîç. a*. Ses fortdernens
font toutes les vétitis des eonfti*
tutions humaines. et La raifoh
• p même, né voit dans les foûVêrâins, que de?
» ïgaûx qu'on peut faire defcèndre du
conitrte ils y font montas.Mais ce n'eft
point ainfi que la religion noas les fèpré-
fente. Elle remonte jtrfqu'au ciel pour y trouve»
l'origine de leur puinance. CeA Dïea, dit*
elle, qui établit les rois, qui les choifit pour
D fes lieutenans; qui leur Soumet les '-autres
f (i) l^gîtrmUé du ferm- çiv, juftifk'e d'erfeur ift t j
p. y .̃; ̃- /̃
(II)
B'
gfave ^ur leür
de (1) a. 3*.
ehHfttaHifme foûtnét les nations
narijdès, il n'ibterdit pas Moins f&eremeïrt les
violences du de(po.tifrtie & le y ïïduceurs
de lé dominaBott arbitraire (z). Gzîàéî' vom
donc bien la
pofaires & de circonftanceî. ̃
E. jSajn^ Auguftin ne nous dit'il pas que
Tobéiflance envers les rois en l'effet d\)n paue
T. Sahs d'un crpoux
eft l'effet du contrat matrimonial. Maisellen*
viétit pas ttiôïni imth^diatetnént de Dieu.
Les loixcinîés peuvent en tempérer les effets,
«îï êiiHn Ut a^uïj'elles peuvent en certains
cas féparer les c'ôrps& les biens mais dans
̃ iêïw fëparation môme, Dieu fubordônne encore
ï- l'autorité du mari la perfonné & les niccr,rs
(l) Iftftr. Vàftof.' d M. de Momaiet archevêque
de Lyon i tut -In foorce» de l*incr^diilité>
• (y) Obfervat. de M.. Camus fur les deux brcfs.
( u )
l'enfance di| monde, <5ç pefi-|
dant dcuKraillc ans, le patriarche tant qu'il?ivoit>v
c'eft-à-dirt durant plufiçttrsfieçles
a la fois le pera, le de
l'arbitre, &
diflerens qq| naifl~pientrU légijÛUtear
fodété qui lui ^tôit, défçnfeur & le,
proudeiy de ceux <jue h-nai^ànçe, l'cduçaiwA,
& leur foiblcflfe meîtoient fous fa fauve-garde» Ses
enfan^ (es trayîiw
& k Tout faiifoit de conccft^
& 'pour le bien commun. Alors tous n'avqienç
qu'un même langage & un même gouyernernenî.
Çes.focietés
les familles $'étant, difperftes chacune avec Uur»
chefs, leurs intérêts, leurs caraàeres
ils confièrent le gouvernement k un P^r« adopt if,
pour réunir, tous ces chefs, fous, une m^mej a,a-,
torité & maintenir les moeurs & U paix, pa;
«ne conduite uniforme. Vcil^ le contrat r le
pacle CodaI, l'origine humaine de l'autorité. Mais
l'écriture nous apprend que là Providence divine
n'en a pas (eulement permis le. projet & l'exé-
cution mais que le Dieu en çonféy
tant- fon tàcerdoce à ces premiers rois, confacta
au(fi leur autorité foumaine, par la coijimunU
cation immédiat© de (on. pouvoir. Les peuples
.( *r>'
B 4
Païens eu* mêmes* refpeâerent e A èix lé tarât.,
veut, êous forcer; d'ab, jorer par
pxigerditf pour la développer
ta au
peuple l; la natîoa peut-elle k fon, gréy ^ijliahd
il lui plaît révoquer le conttat primordial éi l y-
nallagmatiqae,quilte
d'une part fes defceridans les afTefféttr* eoiifti-
tutionnels
leurs femmes leurs enSns & leur poftérifé
d'awïuller feule ce- irairév ce
devine; les & lé piiftdè
i avec Jesifeignctirj d« fo«!
fuiv^rvt lès loki piojéttées pàt eux j; lîfcfftnërït
̃ cotfertttés:dé$. pèopley|
faciéffe par la .fécondé staâjeOé, le Hê©tiefiàHt"dè
k 4'aidc de foh-
cieres une fois concédées v fqbfidiakemem i$c li-
%«Rient en vertu de
la convention, des propriétés & des acquittions
du prince c Peut-elle cette
( t)
( ••«*$
fe des moytas f>r»
des la*
d'une roibpfem anar#
ma^eœfs |
un
ils domi»«eo?f fir*
prli^s f par. le T« & la feo f par
U% tyrannies. des- des opéi
foit da r^iyj Cch
deak fait
da f efta
ombre
introduites » poi»
Hft
royale. Edit de Louii i&m,
le îjéo&t. a feît Comtek Sire)
1 fait Roî.̃:̃̃
( il),
périt vsi le gouverne^
ment nori/pts le de-la
-éternelle niais l'opinion
plus. inftable le plus
plus nul due
rhôramenelât plus £on'*
les rapports dç Ces befoios & de
feî moyens phy Çcjae^ delà forée & du nombre*
fifoigheufetpent tous les
commencer par la religion
jkitl'honneurj que: cette prétendue
fernblât moins faite: pour une fociité
la république des chiens,
&n)ieuici encore réfijlanct
étràngej convention a-t>elle
da accepta, libre-
coonoiitance de caufe,
par âéi i anciennes =̃ parties coftfUtudn tes de la
ïwrion Mrajorit^
des iodividus: Franco» ? :Eft4l fci*n vrai qu'ils
ayeot vetfillen? à jamais que le
«./F» que; ééanniôin» l'état nêlfoh plxas qu'un
cpvps fans oiTemens, tôujouj allant venant*,
<*o
Utête daar
ebaque citoyen armé nuit &.jotfrl la manière
det ûavages, foie
géance' publique}
&ffcs vengeances
& du
tleut, il netefle plus à
fes'états
grevées
d'exécution provifoire a donner ̃ téfôribles en
définitif à fepe cent
-qu'il
à^fficher des patentes & des décrets jufijtfk
trois la colle eft, mauvaife*
On nous la loi en réïufaftf
nos fermens, & l'on s'en vient nous/dire $ne
les feririens font des, acceptations qui conftituetw
!aloi, M. Baillet noo$ fait valoir une œultitude
d'adrefles de félicitations à l'aflembl<<e elles ex-
priment auttentiquement ^dit-il le- voeu J na-
tional. M. Bifly n'en môntroit-
ir pas aufli unti multitude en faveur d'une autre
BaiUet en
fa' faveur î L'empereur Maximin pour com-
mencer la perfécutioo des chrétiens j ne s'attira*
f
fc^je la
que: pôoe
la:
le mal elle
bwu-
rtli-
la plus
Aa
fefpe^
caraâete la di«
Ul'a-^eUe pas pro*
cuti*
pas plus
.de jfes tcomJnené€njèfas, M- -^«lle ne fongeoit
̃$9*S>
le$; frais dit Sultfe
naires ptibUtSj'éncoie
milam
Elpidfc. «? Le j
dc oat'dif a-i« IWetfigïK
» ssVft
.:La
l«il d*
» la
«•.votre
MrtAIiral««P,
pj^
» fincere qui fufeitent au milieu de vos
» font les pallions' des hommes qui s'cforceirt
f<*9))
<&£
» fetes^. M.'iTifcjIbard sfidit f* Voiîjvoïlei dei
des ^flbns pilvéôs -de iiôài fâcrf
« de votre mifiî^
Jhcfél-
les. efprïts
difpofës; k 'Venyvrct de la ;cbupe des ..profH*
toriohs de"
être 1*j ^ehe» & les a{è*
de;p*afte«rs fo« ldqucls; tous &r vos' paftifins,
iniçlleufe-
ment lés poiÇ>nsd« pas;
du tnoïm .doitf k vos --propres 'yèiix vos ftip£i
rieurs: légîtimçsJ Ne le font-ils pas encore de
to»s ceux qui-Dieu fait la grâce de réjetftr
vos nouveautés profanes ? Votre abjuration &
les loir Impies qui vous la p"refcrivênt vous ont-
elles réellement leur àotorité? Qui
donc vous a'perniis de ferutet leurs confciencès?
Qui vous a fait oublier ces préceptes divins
Vous rie màiïdirt{ peint le prince de volre peupU.
<3o y
far ma U fitl âe la malignité ïQviÂ
eft> leur crime 1 Quel,.en lenr conduite* Des
homrnes .de tout$ religion & {fc'eft beaucoup
dire » la plupart n'en ont d'autre qu'une îhaïne
féroce contre la religion chrétienncY d*$ enne-
mis jurés detévangik comme le$? appelle: le ci-,
devant archevêque de Sens (i), forment le peu=,
jet impie leur fantàifie l'ëglifè
que Jefus-Chriftaconflitucc
tuthulente Çc audacieufe Ce mettant ï h place
de la puiffance légitime en ufurpant le titre
en départant les droits, commence par enlever
k la religion, m^me ï la croyanoe d'un Dieu
des loix. EUè mec à &difpo-v
fition les fonds que la piété de nos pères, pen-
dant quatorze fiecles lui avoit confacrés pour en
affurcr la perpétuité à leurs eofans & elle n'en
difpofe que pour difpofer du culte & du mïnifterê.
Elle s'ingère de fixer de fa pleine autorité, le
nombre d'ames qu'eUe croit danstcs deHèins
convenir aux différens pafteurs^j eUe détermine
fon gré l'étendue & les bornes de leur folli-
citude fpirituellev elle régie en tous, les divers
(i) Lettre de Mi de loménie au Pape da xf oûob.
Quibus ccclefiarum evcrfio caput art votorutn.
S. BafU. Epift,
<3«)
a laiJfé
le une mût
elle fupprime l'ùfte de*
plus fondions du, culte catholique V
établie par, I«% apôtres maiotenuc par h foi-
gion de to»s les, temps & de. tons les lieux; elle
décrète pour le choix d^s paQeurs «ne formg
d<K)J fes propres partifans la
font rougir reftreint les fonc-»
tions intérieures du miniftere fépi£copal elle
éteint 'dans chaque diocèfe le, fc,nat, qui depuis
l'origine Çt, par une fucce/ïïpn perpéuleUe» ¡voit
été rdajis chaque portion de l'univers le témoin
U gardien & le de'pontairo de la tradition &
des regks fa iotes; elle y en fuppofe un nouveau
ftnat d'une cfpece he'térocly te fans confidence
& fans dignité^ elle lui concède des droits cqui'
voques & héréMquement développEs dans fon
foin, par Ces doreurs & les agens de fa puif
fance elle abolit fans retour des minières que
(1) Par la constitution il n'en plus permis aux Juîf»,
aux Maiiométâns aux Idolâtres, &c. de donner dea
paft«tlr$ à lVg'.ife catholique. Le titre I qui attribue
aux citoyens le irait d'élire ou choifir les minîjlres de
.leurs cifhes, entendu des chrétiens, & confidéré'comiT.»
droit noùirtl & c/itf,n'eft plus que c^yînifta.
/<tîlO
qui
lYglife dès les pr/mîeifs ig€SV Svoit Jugé héCek
fàires k l'organifation parfaite de fes différent
pouvoirs; elle anéantit fétat des diacres & des
minières inférieurs, contre le vœu de l'églife
catholique, qui en provoque* le rétabliffeïnent
à l'exemple de Genève, elle ne compte' plus dans
fa hiérarchie, que des furveillans & des pâfteurs j
elle détruit toutes les bafiliques toutesJes tné*
,moires des martyrs, tons les mOnàfteféi d'un
vafle royaume, avec défenfe d'en jamais ériger j
elle hiéconnoît, elle pfofcrit pfqu'k l'autorité
que J. C. a donnée au chef de l'églife dans joute
l'étendue du corps qu'il prcfide &c. C'eft au non
de la loi, au nom de la volonté populaire qùa*»
parleront déformais les mini(lies, les ambafla-*
dcùrs de Jefus-Chrift & les docteurs des nations
qu'il a envoyés; & -toutes ces entreprifes réunies
ne s'appellenc qu'une conflhution civite parce que
la puirtance féculiere n'y apperçoit que
dt f<s propres droits. Les évêques & les prêtres
n'y apperçoivent au contraire que les dogmes,
& les pratiques ami-chrétiennes & fchifmatiques
des fectes ptoteftantes. Ils ont pour tux l'anti-
quîté la perpétuité, l'ujiiyerfalité. <« Ils oppofent,
H à la nouveauté lâ#tpierre fur laquelle ils font
i? fondés, & l'autorité des traditions ou tous les
fiecles pafle» font renfermés, & l'antiquité
( il 3, )
*a
» .quiles réunit i l'origine des ckoCes^Ah mat-a
B chenf dans Ies fentiers de -leurs Pères $ mai
• ils marchent dans les anciennes mceurjj
» comme dans l'ancienne foi ,t>. ( i ) Les béte*
des champs, les bêtes des forêts venant toutes
pour dévorer leur proie, faudroit-t-il que les Jen»
tinelles d'Jfraél Ce tulTent comme des chiens
muets qui ne peuvent abboyer? Ils* ont reçu
la miflîoh des apôtres des prophètes ils
s'écrie au nom de celui qui les envoie 6 mon
feuphy ceux qui difent que vous (tet- heureux
vous fe'dyifent, fi ils rom'pint le chemin par
vous dtvt{ marcher. If. Au bruit de leurs ré-
clamations l'impiété frémit & s'agite. Bientôt
pour ..r«iv.erfer le tr9ne, vous la verrez (or-'
cer fon fouverair» à fouferire k fa captivité,
peine d'être cenfé avoir abdiqué, fa couronne,
Rour renverfer l'autel-, & par une marcha
uniforme, eUe diâe impérieulénient à l'uni ver*
faîité des pafteur's une formule triiile fois,
plus criminelle que le typé & reâèfe, le fer-
ipent affreux, non-feulement de fouffrir cn fi-«
lence, ce n'eût été qu'une tyrannie ordinaire;
,citais d'abjurér leur enseignement, mais àéhain*
(t) Expert. des principes, f 9, ùi-J. ̃
r(34)
tes invafionsy ces deftruâiôns j ces
'tions.faxrfléges, fous peint d'être cenfésaVÔif
abdiqué Itiir rtiiniftefè. Us n'ont pas oublie fini-
docte, que quand 1'îftipîété fé tnontre à dëcoHi-'
vère, il ine doivent traindre n'i le fttj'ni le
'Il' Uti} ni les temps tiï les piiifTancesi qu'ils
K dôivfeot.âffrofttèr tbus lèi dangers f plutôt qtié
dtf prendre part au nSaiiivais levain, & dé"
d'àitorJ dfet ctûx qui en forit thjfic^
ih (i) S'ils eàfTent crainte Paudace dès fne%
̃i chants, < s'ils euflèrit laifl? emporter par la
Violence cé qu'on ne pouvôît obtenir' par
f c'en c*toît Wi de la vigueur ép'ifccZ
pîlc» & dé la piiilTance fiiblime qu'ifs tfhl
pour gouvèrnef l'églire (i) ». fAiîi
fa nViféricorde a préfervé lès paÛèotà
deïïfôîblèffe qui perdîc ^Angleterre. *l*i£W/
tit tÛetz ptim'ïû capltôlé (3) >>. Vdi'fô îè'ûïf
crime devant tes homtflés& leur gloire devant
Jtrul-Ghtift.' À la fuîte du fouVèrafà paileûf,-
ar fa fuite dés apôtres, des Atbanâfe &i Cki$~
(l) S. Creg. Naiîani. Orat.it.
{%) S. Èyprien. Epijl, jj.
(n)
CI¡
Morne, des Tfcpmas de Camorbérj, H$ Joni
ils font calomniés, bannis, dépouillés, livras k
fopproçré & peut-être bientôt au fer des fifaf-
fins ou -des tyrans. Ils rv'oppofent point la forcé
à lâ force: vous ne Ifs verrez point foufttr il ftU
ât la révolu y même contre un pouvoir ufurpe*
ni prcvcçutCM dikors Ut aiuçuts des puïfiancis
étrangères. • t-etir rrrtputer avec l'auteur des
forme aux maximes de la révolution fi oppoféà
aux principes du cnrirtîamfme ce firoit le com-
ble de l'outragé. Ivîais fi fidèles au dépôt ou!
leur et! confié, fi tenant la rnaitt'
& gardant les préceptes_de
tinuenrt de prêchèr dans les (ynagogues v. dans
les
nafé «• Quels canons ordonnent que des foldâts
eriyahiflent les églifes, que des comtes gou-*
» vçrnent les affaires cccléfiaftiques ? Quand
eft;ce qu'un décret de l'églife a reçu fon au«
l> tprité dé la puiitance féculiere »? (i,j s'il»
s'élèvent avec force contre les invafions de 1W-
̃.̃.̃̃̃̃-•̃
(
pété y contre les nouveautés d«. Tctreut &, da
fchifnîê'y ffV iout cela Jls^h'empjpierjt
de leur' propre
fur des matières
fpïri&etïei;; & qui peut leur faire un aime tfu
premier .de: leurs les Caïpks,
tes Juliens & les Vàlens? Ah! quelle
difRtencé' entre les heraultsde la
fonde point je'.
ne calomnié ni volontairement ni malgré nwi
Je n'accule que les faits., « ïl: .•
dit l'auteur dés carafons
» <U la de fonder le cœur du loup. Sa
>» peau naturelle fa Kainè' contre, les brebis»,
i fes: fiifts les artifices pour les (urprendre &
» le/ tfaitVment qu'il leur fait manifefte b!en-
£ '"&('{* cruauté Sç (a
Éïpid'ei^outeï nos leèillateurs: « La religio^
M. Buioti'n'éftbof.nc que polir
» i«flhiHîês& les petits cfpnts. Quand pourW
J faire croire on a reéouri a des miracles, jèW
»̃ iîorV -qne'V crois ^tâ
» ÏVc!cXle eorreftif dérifêire' & 'barinaï des iou'f
>:iel Impies^ les
» gesnens antifociaux,,ditM..Sie:ye.s;
i» tie de l'églife appartient au fouyerain, teropp-
p. tel, ajoùte-t-il à Il &
c?
temps.$ dit M. de
lâ. des deux
autant
pour-
oU' rejette': 'la
dit
des allons
C &
déùil,
fes
fait,'
par'
a l'â dis
(l) Cal/. Infiit. l, 4, c. 7 no\ $.
un
au &
ce trop fameux profefleur du crirpe de de
pfété, ce <jn'il y
les hommes. Selon lui, la nature humains
» n'eu point celle du chien Ç( dy
» c^at. Pour lui, la
corruption les forfaits les plus atroce?
J» ne font plus des crimes'} il !n'en
»* d'au;res ^ue de profeffe.i la religion chrétienne»
& refpéâer Us rois (i) »,
Les"
ùhïllàu de la focié'ce'.
i fans pudeur le cours d\»ne longue
» U-
bonne foi.
•'tjii'k regarder Jefus-'phrift comm« jm» riva^
»'jdont il envioit les triomphes & h gloire, i|
» arma contre la religion le libertinage la plus
rompu, les plus extravagantes
(i) Cenforede 1781.
in )
C4
?» Çil- <*nAiwé le chef de HmpiVcé & ft* légère*
font une leçon perpétuelle d*
j» d'athéïfme & dé lubricité (ï) ».,
JLes hiôorlens en avoient déja fait i'apothéofé.
templbvdanjs
iapiuS cynique & la plus impie, des cér^rn<mi.é3,
«Ile Vient hoDteufeoifnt mêler fa voix a- celle deji
dc5 proôi tuées chantanc
à fa gloire & fous les aufpices des tepréfetvtans
,de .|a natioc les,tendres.' de ce yil antagonifte
reposant: fous' des voûtes deftif
«ces au culte d:i T»ès-Haut, fous l'invocation de
la^iote patrone & pfoteârice de la capitale. A
«esjraitrcî tte reconnoiffez-vous pas la Peau du
Vous parlerai-je de fes ravages >, Ibus l'em-
-fixe de cette puïf^ncfe Conftitoante, l^irtajjve
.judiciaire, exécutrice,'
*ft inondée dés crimes, ï<e
détruits ou profanes, ou converti eti'préches, en
Synagogues, en pi?ntfléons,eb atelîeisf*n ttjéâîres;
les cîiâîf es taches livrets au menfonge- & i la ré-
-volte'* -,Les autels ôtr Vjmmole la vidiwe adorable
de houe falut font devenus des. lits da viol &
(t)Ibid. Et le Philof. Mô4em. p. i$t.
( 4<> )
Je jpfofthotîon^ Le faint nom de Dieu eft outVagtf
çomrnechez nos peres'encore païens (i), par des
millions de fermens mille fois répétés fur h*
inimes objets les jours faints font deftinés aux
plaidoyeries féculieres; la folemnité des auguftts
myfteres eff interrompue par des proclamation!
profanes & fouvent impics. Le menfohge,i'hyi
•pocxifie^ l'impolture font en honneur; la fédi-
tioo la révolte font confacrées comme des de-
voirs les miniflresde Jefus^Chrifr fontbaffbués,
p oujtfuivjs chafl^s comme les balayures de h
ferre v& en plufieurs lieux, livrés au fer homi-
cide. Les vierges facrées font battues de verges,
abandonnées aux plus honteux outrages les f\V
Jagcs, les incendies les ^maflacres l'àntropof-
,phagie, le parricide» la régicide les facrilsge^
de tooï genre font fourferts, excités autorifes',
applaudis, recompenfes. Maintenant lifet»fes loi x
• Jefus-Chrift défend te prérà intérêt; décret- qui
qui rautorife. Le chriftianifme a en horreur l«s
théâtres & l'infâme profeffion qui les élevé; dé-
cret qui autorife, qui.multiplieâu gré de la licence
la plus fffrenéej ces écoles publiques de tous les vi-
ces de l'impiété même & des faufles verwa § non
<0 SaJviiij. Mïffil Dt PnvU*
(il)
moins pertiideufes qoe les vices. I/ântiqué confW.
titution ffariçoife embrafïbh deux points capi-;
taux, la religion & la monarchie décret qui
efface- le premier décret qui conférée l'au=
tre, en apparence. Les Francs- s'écrièrent avec
Clovis Nous ne voulons point d'autres Dieux
que celui que 'Rémi adore, lit majejlé de
la religion s'écrie aujourd'hui la nouvelle Sa--
marie i nous interdit ce langage. Nons ne rejet-
tons poirît le Dieu d'Ifraël mais que chacun
ait (on Dieu (on culte & fes autels. ̃&?£
ïj. Saint' Arhbroife difoit V l'empereur: Si vous
céde[ au Sénat' fà demande f vous accorde^ aux
païens des temple s en venant
trauvertipttis dtivfque ou fi vous Vy trouve^ il
vous n/ifiira.'Et fuivant les décris de l*AfTêra-
bk'eyfâirif Àmbroife n*eft qu'on fanatique. Il n'y
a plus eh Fra nce il 1 n'y âôrà plus jamais de re^
ligion nationale*, & cependant les biens confa^
ctéi à la religion font & feront k jamais natïo>
mm. Ils pourront être confifqués, vendus, dila-
de la nation pour tburmen-
ter la religion &Ia confcience dés individus
qui la compofent, au gré de la plus abfurde &
de la plus effrayante tyrannie. L'impiété s'attend
avec une telle expirer la êa-
tboUcifi fous fes coups redoublés «qu'elle ne s'o-
l>lige ou'au tiaitemeot des culte-ca-
tholique » cpnfçrvis ou nommé*
en vertu de Ces & non de feux qui le
fçicont par la fuite ou au.tr.eme.DV» cpmçn* fi le
clergé CQnftiwé par elle n'ctçjt qa'up échaffao-
dage; & daiv$ les difpQfitJQns fçi3dgp»entales dV
» elle a grand foin de ne plus fpé-
cifier le culte catholique c.cmroe culte public.
Suivant les règles anciennes
l'univers, ce conipcnient en ce royaume le quaiî
des biens ccclcJfiaAjques étoit la pptuon des pau-
vres. nationale le w a tout pris, Çc
jie'leur a jiea tendu. La des mir
partie de la dette nation
lialci elle ne doit plus rien à rentretic^
des autels qupiqge dans (es pre-
eat
cathoJiqoe quoique
4e. 1? ÇajO^ion des loi*» ne laiflè pas
̃j^e faire pariiç des mceyf* nationales. En
jDtganifa <\ t jes ̃ pouy b.irs potiti.ques l'AiTetnblf
Aj5*çt<>it permis .d'çrganifet %u(fi .avçc une fouve-
/aine autorisé
les « vlques & .les
.4e la loi, dans le principe fans doute que nul
m ptut <x<rçtr (tautoùtl
un
f quelle qu'elle foît) qui; n'imani
de la natfpQ* Maintenant clic fe fouvient qu'un*
religion ne peut fans abfurj
dhf çprjjljkuer un. miniftere religieux, & ct^e
fur laquelle il falloit jure; fpp>
$,Par le feul refus, ipfo fyfy
!l'en plus qu'une loi révocable an gré des cja?
billes futurs. Un comédien, un athée, un pgf
|oroet!Hi fôuRjis à fon Mupht! peut étre cîtoyçjgi
effet. ^fais quiconque Ce fera attaché 3 la diCçi?
j>line d«, fàints fous l'autorité de l'églife unjî
yerfellç ^ans l'ordre des Franjoisj des Dçrçjt
DÎque, pu des Bafile; quiconque fe
dans l'ofdfe de Malthe aux fajots devoirs de
?o pieïby1»
de {ppaine oij de. quclqu'auuc c*«
par cela
inais', je .ne dis pas de qualité de [ci-
mais du
firopU droit de cité. Notre fociétf, çonftitutÎQA-
ncllo Jes- wpoufle, elle ne |çur garantit rier>v
ils fopt rayés du nombre, d«s fre,res. Pourquoi
parce que je religieux dans la profeifion des
confeils une corporation
<44Î
ne permet pas'de tîgarfai
Chez les àràngtrs y çYfï une
feja.;P<nir uh
Qùé plutôt aux
théâtrales -'Àccoproi
rtaintehant- de toutes !6; parties ie 'FÎlhiVcVs >
bligands. accotfrcz p^artiii* fibirsî
̃Cé-iic'font poïni 4ci les grandes- qui" font
grands hommes ce font tes vgfands trimes.
Sâchiei hommes
talens,& par l'àt'rôcirêtfe
-aûïez des temples aViec
̃frais de vos
y vous-, doreurs
débauche publics ,r fans 'doute
lofx & nos
jurerez fuc infurreafonS; v<rJs rëi
nosantèls
'nos fé«s ce'nouveau
ouvrage. Mais le ttrîips n'eft pius-j & voîis lfc
uni dfiattrrt d<voi<Dtftryîr
(H>
des loix,
le monde*
mois fitr-toul de protéger
'crdonnancts (x) *> temps n'eftpïus où il-étoït
.reconnu parmi les nations, que Jefus-ChrijlU
JUifa foi?,, le _^?n^« des Pontifié r U
Jeu! qui 'joli digne dt réunir en fa ptrfonne la
gcuvcrncr Céglifi
"afin que ce
eue Us ordonné, nfor-
de la 'pïéù-chritienne>fesfbuvtwns temporels
€u/ffntjbih de, le confirmer de texicuttr
le maintenir (rf. Le temps nVd plus où les dé-.
çofitaircs dè la pniÏÏance fupreme' fe croyoient
obligés (Çcniptoyir leur nùtfiù protectrice, gar-
conm. les ennemis int(:
rieurs Û fi Jbi & 'de fil dlÇapUne, de la dé-
(iys. Aug. Kp/jfl1. 4S ai Vincent. Rogatlfl.
(i)S. Léo Epijl.ïi} «'J Icon. Imp.-
(}) Cône! Pifif; 8zo., 1. ,'c Theod. Vil! &
Vep. table t. 7, col. i8oz 1807 ;Lup. Ferfir.
Ëpift. 81 àd Amuhn, Sec.
( 46'
foïit de fait Iti hoflifitls des hirêityus &
dëï ïhftidis ( i) cy de regarder la caufe de là,
for & la paix des églijis tcmttte plus
que cel/es de leurs royaume. Vctaien avW 14
licence .par!et; écrivez, impriftièi\ pùbïUi
^ronfre Di?u & contre (on GhrifV,
l&urront vous faggeiêi voV pà/Tiotis. en Mïrcl
Conflit, rit. 3, c. j art. Le -fat jâdîi
Ûes'chre'i'un ne fera plus que le JRfoi d'é;e Fran-
çois eh. a, § r, art. g. -ce
tJnâion nationale ce fut une rëconi^enfe ptii
blique, d'être decoré du ligne' augure de U r6-
deniption humaine par Jefus-Chriftj cette dif-!
tinàion facrée, cette r&ompenfe Ci dîgbë d'un
empiré qui, dans la vacance du trône, recori-*
noiribh Jcfus-Chrift pour fouveraln ( z) erf
maintenant abolie. Confl. priamb. •– La foi cÈfé-!
tienne étoit empreinte fur les fymboles repr^fefir
tarifs de nos échanges. Une nation toute chré*-
rîfflriè fe râppelloit k chaque inftant le nom
héni du Seigneur la fource du falut des rois
h triomphe le regne, tempire iurnelde Jejîis-
Car. Magn. ad Léon. Pap. III S. Carleft. ad
Theod. Iitip. &c,
(̃») Regnantt Chrijlo. "̃•"
Çhrifit Ces anciens types de la 'foi de
ont difparu* pour, faire place aux êinbléWs ri-
£tiblïcains & impies » d'une monarcnie'anéàntié»
& d'une philofophie athée. Les établiflfemens defi
tinés à l'éducation ou aux oeuvres de la bien*
faîfance publique ,;c'toicnt cohfacrés par fi réli^
gion, èlle les avoit formel, ( i elle leitr
imprimé un de faimeté; & fes pobtifesi.
avôient une part principale da*rfs cié impottànd
objet de la foUicitûdc papale (i ) lé déîfitié,'
là chaflfe de ce dômarnë antique dé là picté; i
ebey abroge le' fihgé d<? I* chsfrîtë ïi b!èh-
faifancé Le fcea'ù dé fi /eltgîôtï
f*jaifioit tes adëS lès pltfc imp'ofahS dé fa foti^té,
les naiflâiîces j les èKi-
que individu dëvo'ft preuve
culte reîigieïnf, rfos perès
pu compter fut la fidélité d'un athée où ttoiik
à fes fermens. ciVî<j*Jesî Aàîôutd'Hui là loi ni
teconnoit ,pas plus de religion, que de voeux
rtligktiti elle ne fùppofe un culte que pour fe
(») Flcary Dift. » J n«. ij î j > *>*• » Mcnirt iei
Gtt.j tioé.jt;
(i) V.'ord. de Sloîi, OtWaW, arc: 9, &clar. t*
di)
piratioi>
donner le. droit d'en engloutir les biens ou d'en
Profaner remploi, ou de s'en aider pour le proférée
par un ferment auffî nul qu'il eft impie. Conflit, ut:
i. Ce n'eft plus Dieu, ce n'cfl plus fon marche-
pied, ni fon trône, hi fa parole, ce n'eft plus-,
ni le falut, ni la vie des rois, ni rien qui porte
le,fceau de la divinité qu'on attefte; c'efl l'ou-
vrage de la main des hommes c'ell j'idole de
la conftitotion Françoife, on lui tranfporte les
honneurs du-teftament de la nouvelle alliahce
de Dieu avec les hommes, comme M. Gobel (i )
a l'impiété de détacher de la loi de Dieu fes di-
vins & ineffables caracWs» pour en revêtir cette
afle; conltitationnèl né pour vivre de crimes, &
pour mourir de honte. On fait un crime aux
eVêques, aux prêtres, aux fideles de l'union que
la foi.& la charité forment entPeux^ c'eft âne
Ijgue dit-on avec les anciens perfécuteurs du
nom chrétien, c'eft une coalition une conf*
(i) Mandement du Septembre. 1791 p. ij. Ce
faux évêque voit encore la constitution françoife dans
ces parole» de: l'écriture
R'g- IV, t a/. Mais elles ne font point du texte
'f&ti. Cette ineptie conftitutionelle n'appartient qu'au
«raduôeur.

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