Considérations politiques et religieuses sur le célibat ecclésiastique ([Reprod.])

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[de l'impr. de la Veuve Herissant] (Paris). 1790. Célibat -- Aspect religieux -- Église catholique -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1790
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POLITIQUES ET RELIGIEUSES
les funnonter, c'eft à la virginité; /ans
doute que nous devrions déférer la palme.
Les, tentations la pourfuivent incetfamment j
qui, ne
l'approche de quoique;' Ranger la IblituJ.e méiiië
pour la
flétrit Combien
ne font-ils pas injultes ces hommes qui ne
pouvant atteindre à cette vertu fublime
• à nos yeux ,'fe plaifent à nous la
fous des traits Ibmbres &r farouches c\r vou-
établit entre lui
diate & plus intime tnlorte que \'il
permis dirois qu'elle
l'inftitution des Yeftales, je la reconnois avec
car. un
grand nombre de pieux
fait de tout temps & font encore
l'ornement de l'Eglife Catholique."
à à -la
du langage (le de la
voix, celui qui l.i force de'rt'Jiller à tous
.les charmes de la beauté,. & qui, lêntant en
âmes
conitamment triomphé de Ion
dis-je', eft digne
rément des, de l'admiration du monde.
Ce n'eft plus un homme, c'efl: une-CiJ.imre
Mais, cet hommage, ce culte que nous ne
pouvons refuisr i la Virginité n'annonce-t-il
Ai
confa-
dire que dans une contrée du monde quel-.
peine à ̃
cents mille
v.ne
il eft
le
couvre
délordres je
qu'on exagère leurs
Ibient ces dcréglemcns s'il faut
s'étonner d'une
ne le font pas davantage.
l'evamen des deux qn
lions fuivintes 1°. quels (ont, pour la plupart
feraient ceux du mariage. Si
v, aujourd'hui, pour le. Clergé qu'une*
féconde de" (caudales & ils' défordres h
< mariage devoit être pour lui Iê principe à\
l'édification:
on en tirera cette conféqu'ence importante
qu'il eft temps enfin de porter le remède
d'une
perferiion chimérique le folide avantage d'une
union légitime &: vertueufe.
PREMIÈRE QUESTION.'
Quels font pour la plupart %du
l'on découvre généralement .entre les maximes
que les Prêtres nous débitent, & la conduits
qu'ils tiennent, entre les vertus qu'ils ont fou-
&r les vices qui trop Couvent
régnent dans' leurs coeurs entre
redoutables qu'ils exercent, Se les difpofîticns
A 5
criminelle* que ptufieurs apportent' 011-
opposition morale cet étrange renverfement
&: par quelle fatalité nos Guides
rent avec Iç refte des hommes &: quelquefois
trompe Ipr y avoir réfléchi je fuis
demeuré convaincu que
poil moi j'ai reconnu une part, que
lus ois lbroient toujours impuiffantes 6c tror>
pour les maintenir- dans la perfection du Cé-
libat; & de l'autre que cependant ils ne -̃
pCuivoient en déçheoir-fans tomber ordinaire-
éternelle, a-t-on dû le flatter qu'ils le
en, s'y
l'homme
'des pafiîons nées avec lui antérieures à toute
loi pofitive à route -convention focialc
que de coûtes les pallions, la plus univerfelle,
là plus énergique ait, lanj contredit, celle qui •
lie peut bien1
Êcre rel mue comprimée pendit quelque
dans
des atteintes dangeeufes pour coeur.
naufrages;
vous les placez en entre les
A 4.
vos lois conventionnelles étouffent dans les
cœiiis, une inclination aullî ancienne que' la
X.uuiv cuiflï forte aulfi indeftnfclible qu'elle.
Ce n'oil partout il eft encore moins il
éprouvera donc
pour
Cependant; & c'eft une- vérité bien terrible,
nombre
̃ tiTxcléfi .irticjues rclillera conilam'ment à une
bien autrement que le refte des lu>mmcs.
Cdl un
• fe rencontre de f.iire aimer l'union la
intacte,
&: il foudroie que
l'exemple de la vertu &: l'image touchante
cette
.& la dijjnité
qu'àaonner plus
une plus
grande folen'nité..
fans doute plus profondément déprave
lois à enfreindre, plus d'obfta-
cles à renyerfer. Or pour arriver
du crime, il a fallu, que le Prêtre franchît les
Religion *voit
vous étonnez point fi vous lé
mens à en-
durci finit par, ne plus l'entendre, parce qu'il
avoit de' plus
au dernier terme de la corruption. On en voit
8c
fort eftima"bles ils n'en font ordinairement que
plus dans la fo-
La décence du maintien la douceur des
un langage aimable
cli-Jes qui pointant paroillent naturelles;,
mil la
fiance la .jiiaùicm nécdlaire à leur état,
s. telles foin ks qwalitJs qui les rendent
dans les
de
eftimj dans le inonde niais il ne fera jamais
il .interrompra, ia. prière. OWi^'de ajrolxr au
;rpi'UiC ion inconduite
modefte dans les
qu'il'. 1; ay: toi- *o:i û:onn<: U-ru
.vqiis l'entendrez,' dans les fociîtés,
portera le ton
•du libertinage /peut-être môir.ccdi:! de l'impitu'.
reux Prêtre 'voit contraint d'alîoeier des
tiens du Sacerdoce ? Quoi .chérir le liberti-
nage, & -prêcher les mœurs;
l'objet de 'Hi paillon 6V celui de notre euhe;
pure, un cœur corrom.pu Quel1 monftrueux
eil impollibla de Contenir tous les remords
Pas
on finie par fe perfuader o^îc la Foi ̃ n'eft
par
encore. Cell alors que ̃, lamilian'ê avec le
crime on j'abandonne fur tous les points
c'cîl alors qu'un malheureux
\ky.\v lo Pauvre, fuis ct):>blar.iou pour
pour
ies plus
J'ai achevé pe'nibletneir ce tableau
rable, m\is a;i contraire^ faire honorer
̃refpctler tous ks Membres ni même
'rëpréfênte i:n Prêtre dans la plus extrême
Leâeu» le fentiiiient que peur lui celui
<leïa pitié. Oui, quelle que foit la dégradation
dans laquelle il au pu tomber, je
̃en remontant à fon origine m'empêcher de le
plaindre. Il ir.ra fenti dans le principe qu'il
porcoit dans fon cceur une inclination con-
lutte contre
..elle mais enfin il n'aura pas eu la force de la
vaincre de-là, comme je i'ai démontre, mille
tranfgrefiions inévitables. Je fuis intimement
caufe qu'il
faut rapporter la chaîne de tou<: lès cimes qui
point reçu,
fufceptible de !en
roit jamais «té conduit dan? où vous
ne ble'fler qu'une feule" loî\ lé Prêtre" ks en-
journalières
eft cependant bien des individus dans l'efpèce
à y entrer ceux
épreuves; ceux oui Je prilentont
la pureté qr.'vsli exige', peut-on s'élever contre
tres font condamnés ̃ parmi nous,
grands défofdres > je ne prétends pas
de dureté. ou
un
imbus continuellement des principes religieux
Si quelquefois ils ont epronve s'ils
la piété
hue. Ils
ils condamnent
leur
aine. Cependant le moment dg.fe conflicrer à la
continence approche &: avec lui celui des
.Çi( l'inexpérience
terreur
religieufe demandent à ne pas former un en-
(i) I! cft ai lu cio voir que je ne parle 'pas de c.;nx
lîont L'S mœurs font déjà plus mi.- f'iijp.ftas
fous
gagement au-defllis de leurs forces ces craintes,
guères de les interpréter pour des lignes non
diferérion dans l'engagement qu'ils prirent &:
au'ils renfermant, de faire parler leur douleur
B
le
point ao contraire après une longue expé-
H.
le projet de renoncer au monde j leur courage
hitent de
prononcer leur vœu; d'autres Yy voient
offre aucun établiflèment. Elles, enibraftent la
vie religieufe maïs ni la piété ni l'infor-
tune ne {auraient ôter aux âmes fenfibles le
tendres les réflexions tardives fe préfentent il
plus de retour Qu'on fe peigne
le repentir inutile
une Créature infortunée.
timide^ & l'on ne voit que trop (buvait des
des vous
qu'il faudrait lui fonder un appui, Se pro-
Bi
que l'Eglife
0 pas évident
moins que vos Monaftères fervent merveilleu-
fement l'injufte partialité de ceux-ci, que,
jmpoffible de facrifier leurs filles en
tendre la Religion precieufe à l'Incrédule même & l'Eglife
On aura beau dire que l'Eglife ne veut
bi-n s'il eft vrai qu'elle
Minillrcs toujours libres il qu'un Lui
garder la continence ou d'y renoncer c'ïit yj
que du moment où le joug deviendra trop
pefant il fou permis de s'y Fil-
libre
volontaire que celle où par un feul de
fa volonté on enchaîne h liberté à jamais?
Eft-çe une profeflîon libre & volontaire
celle où les inclinations venant
éft de avec elles où il
tinence parce que voits l'avez une, leule fois
tir
volontaire que celle où la
verfes fuffifamment dotées. L'émuU;ion., U
fivaKic <[\i-t l'Iionnciir «le Corps excitoroit cntr'cllos tour-
^n-jroit au profit des1 Etudes Je la Patrie.1Je n'examine pas.,
ont forgé des crimes aux
mais qui rit- voit qu'ils ont laiiTç après eux un vide énorme
fit de trop juftss regrets relativement à l'éducation publique
.-)
r*
plus vertueux qu'éclairés s'étonneront que j'ofe
totit
temps, a été .regardée § dans la
es qni a été
mille fois proclamée dans les Conciles, & que
que la loi du Célibat '.tourne aujourd'hui à la
la continence a toujours pafle pour le pl;:s bu!
eflentiel
l'n appîllant ainfi
ti'iuîcr l'excellence du Célibat fur les décrets &
l.i pratiqr.e de l'Eglife ancienne, c'eft amener
'fiais afin de ne pas interrompre la chaîne des
attachant, &: où vousfurvivez foixante ans" 8c
exactes*/ur ce qui s'eft
trième liccle, il ne fe trouve pas une feule
qui1 obligé les Prêtres les la
ou
qu'ils
principe établi par St. Auguftin, adopté par
aux Apôtres
dans toutes la ( fois, fans qu'on Jeri j
titre. ttt incottvt~
r.cns du Ca.h.it Jei Piètres prouvés gar dtt
que le précepte de la continence

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