Considérations sur des lépidoptères envoyés du Guatemala à M. de l'Orza ([Reprod.]) / par le Dr Boisduval

De
Publié par

Oberthur et fils (Rennes). 1870. Lépidoptères -- Guatemala. 2 microfiches ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : samedi 1 janvier 1870
Lecture(s) : 15
Source : BnF/Gallica
Licence : En savoir +
Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
Nombre de pages : 101
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

^CONSIDÉRATIONS
LÉPIDOPTÈRES
PU ik Dr BOISDUVAL
TYPOGRAPHIE ORERTHtIR & FILS. RENNE?
Maison à Pans. rur des Blanra-Maiiicaus. :ij.
1H T O
ifÂNT-PROPOS DE L'EDITEUR
A défaut d'un species général sur l'ensemble de l'ordre des
Lépidoptères, ou de faunes locales,, on a souvent regretté
de ne pas posséder un simple conspectus des espèces qui se
rencontrent dans telle ou (elle contrée c'est une lacune dont
les travailleurs sentent le vide, et qui jusqu'alors n'a été
comblée que pour un petit nombre de pays; avec des cata-
logues,, de cette nature, on verrait du premier coup-d'œil
quelle! sont les espèces propres aux diverses régions de
notre globe, et en même temps quelles sont celles qui; plus
cosmopolites, se rencontrent 'la' fois sur beaucoup de points
différents.
Ayant obtenu depuis deux années quatre envois très-consi-
dérables des diverses républiques de l'ancien Guatemala, j'ai
pensé que j'entrerais dans la voie dont il s'agit, si j'offrais,
aux amateurs de Lépidoptères exotiques, une sorte de cata-
logue raisonné des espèces les plus remarquables que j'ai
reçues, et surtout, si. je leur offrais en même temps la des-
cription de celles que je crois être nouvelles.
Malheureusement, si tes envois en question étaicnt riches
en Diurnes, ils étaient bien pauvres en Hélérocères; sauf un
I certain nombre de Sphingides, il y avait relativement peu de
choses appartenant il cette grande et intéressante division.
Il est à croire cependant que s'il se trouvait à demeure, sur les
lieux, un entomologiste comme M. Lorquin ou feu Beske, qui
'se, donnât la peine .d'élever les nombreuses chenilles qui
vivent dans ces régions êquinoxiales, on obtiendrait un grand
-i1,4
nombre de nouveautés, dorët probablement nous ignorerons
encore longtemps l'existence. Généralement, les voyageurs qui
recueillent des Lépidoptères exotiques en font une sorte de
spéculation ils tiennent bien plus à la quantité qu'il la ^{n'alité
ils font chasser des noirs dont le métier consiste il prendre les
espèces qui volent en -plein jour, il' l'ardeur du soleil, ou
quelquefois à saisir, le soir, quelques-unes de celles qui
viennent butiner sur les leurs. Quand, par hasard, on reçoit
un Bombycite ou une noctuelle, c'est qu'ils les ont trouves
sans les chercher.
J'avouerai donc sans détour 'que, faule.de matériaux sutli-
sants, te présent catalogue laisse beaucoup à désirer pour ce
qui est relatif aux Crépusculaires et de Laircjlie.
Grâce aux relations journalières de l'Europe avec l'Amé-
rique centrale et l'essor que prend partout l'élude des
sciences naturelles nous espérons que le temps -n'est peut-
être pas fort éloigné où quoique savant du pays nous fera
connaître les nombreux .Hétérocères de .cette riche contrée.
En attendant que ce désir se réalise, j'ai njïé, dans l'unique
intérêt de la science. M. îe l)r Boisduyal, dont l'obligeance
est bien connue de tous les Entomologistes, de vouloir bien,
coordonnant les nombreux matériaux qui sonlen ma posses-
sion, se charger de ce petit ouvrage dont je ne suis que le
simple éditeur.
Mon but sera atteint si cette modeste publication peut faire,
naître chez les Amateurs le goût d'une étude aussi attrayante
que celle des Lépidoptères exotiques.
to. ne Soufflot.
Paris, janvier 1870.
CONSIDÉRATIONS
DES LÉPIDOPTÈRES
Knvoyés ilu Guatemala n M. de ï'Orsta
Le Dr BOISDUVAL
̃
.Le Guatemala, à l'époque où tes Espagnols s'en emparèrent, compre-
naït tout le vaste territoire home au nord par le Mexique, au sud par la
Colombie, à l'est par la mer des Antilles et à l'ouest par le grand Océan.
.Ces conquérants, après avoir soumis le pays, le partagèrent en cinq
grands Etats Honduras, Costa-Rica, Nicaragua, San-Sal^ador et Gua-
temala, dont ils formèrent une vice-royauté, subdivisée en quinze pro-
vinces; mais vers 1822, cette vice-royauté suivit l'exemple de la Colombie
et des autres possessions espagnoles; elle se sépara de la métropole et les
cinq grands Etats se constituèrent en cinq républiques indépendantes,
telles qu'elles existent aujourd'hui.
On conçoit de prime-abord qu'une aussi grande étendue de terres,
située dans l'Amérique centrale et plantée d'immenses forêts vierges,
doive produire une infinité d'espèces, particulières au climat et la
nature de lu végétation;- mais ou comprend en même temps que celles
de la région méridionale sont fréquemment les mêmes que celles de la
Colombie, tandis que celles que:l'on reçoit du nord sont souvent iden-
tiques avec les espèces du sud du Mexique. C'est précisément ce que
nous avons observé dans plusieurs envois de provenances opposées.
Dans les uns, on retrouvait tes Papilio Thymbrœus, Aconophos,Pho~
tinus, Polyzelm, Philolaus, etc,; plusieurs espèces de Synchloe, les
Gatàgïamma Astala, Maimouna, Tolima, Eubagis Dyonis 'et Satebis,
Eumcnia Debora et Min(jas. Dans d'autres, d'une région plus méri-
4
diotiale,, il y avait les Papilio Dio£ippiis,Servilléi, Phaêtmt^Enrimmles
jRfcamsês et Tarquinius les Calagramma Pitheas > Mionina et plu-
sieurs, Héliconides du Venezuela, de la Nouvelle-Grenade et même de*
l'Ecuador, trois autres républiques indépendantes qu'en France nous
avons encore l'habitude de désigner sous le nom collectif de Colombie.
Les Pieris et surtout les Leptal.is et les Enterpe nous paraissent être
beaucoup moins répandues dans cette partie de l'Amérique [que dans
l'ancienne Colombie. Il en est de mêmes pour les Erycinides.. Les espèces
appartenant à cette famille ne sont véritablement abondantes que depuis
le 10e degré de latitude sud jusqu'au 1-le de latitude nord. Plus on
s'éloigne de l'Equateur, moins les espèces deviennent nombreuses. C'est
peut-être à cette cause qu'il faut attribuer le nombre relativement assez
limité des représentants qu'elles ont dans la région qui fait le sujet de
cette petite notice j
Deux entomologistes aussi distingués que pleins de zèle, MM. Salvin
et Godman, ont rapporté du Guatemala une certaine quantité d'espèces
nouvelles, dont les unes ont. été décrites par l'honorable M. Bâtes, et
dont les autres ont été figurées dans le Lel ouvrage de M, Hewitson ou
dans celui dé M. Fetder. Moins favorisés peut-être en France qu'en
Angleterre, nous n'avons eu à notre disposition que quatre grands envois
reçus assez récemment par M. de l'Orza., un envoi de Honduras, un
autre de Nicaragua et quelques espèces que feu M. Becker avait reçues
de différentes mains.
En attendant que des explorations nouvelles, faites dans le centre du
pays, viennent corffirmer ou détruire ce que nous venons d'avancer, nous
avons cru qu'il ne serait peut-être pas inutile pour les Entomologistes,
qui consacrent leurs loisirs l'étude si attrayante des Lépidoptères
exotiques, de leur indiquer les espèces du Guatemala que nous,avons été
4 même d'observer et de leur donner en même temps la description de
celles que nous supposons être nouvelles.
Tel est le but du travail incomplet que nous offrons à nos collègues,
Dr BOISDUVAL.
PAPIUONIDES
Genre PAPILIO.
Outre quelques espèces communes qui se trouvent partout, nous
devons signaler les Papilio Daunus^, Puumnus Aconophos Thym-
brcvus et Photinus qui ont été rapportées' de la partie la plus rapprochée
du Mexique.
Nous ne le croyons pas très-rare dans la république.'de Honduras. Il
a été aussi rapporté du Mexique par M. Boucard, mais il parait y être
Paplllo C»llt*te, Bat., Eut. Monthty Magaz. 1864.
Nous avons décrit cette espèce comme nouvelle, dans l'Entomologie
agricole, sous te nom de I,onœ, ignorant qu'elle avait déjà été décrite
par NI. Bâtes. Avant le dernier envoi reçu par M. de l'Orza, il n'en
existait qu'un seul exemplaire sur le continent (comme disent les-
Anglais), dans la riche collection de M Felder, arienne; en France
on ne l'avait jamais vu.
Papilio Sttlwlnl, Hew.
Ce beau papillon, que Becker nous avait donné dans le temps comme
venant du Vukatan, existe depuis longtemps, dans notre collection, sous le
nom d'Eucus, ainsi que M Hewitson le constate dans son ouvrage. Les
exemplaires que nous avons sous les yeux viennent de Costa-Rica. Nous
ignorons dans quelle localité M. Salvin a recueilli ceux qu'il a rap-
portés eti Angleterre. C est une espèce toujours assez rare.
̃('
Sp.
Très-commun depuis Honduras jusqu'à Nicaragua. Il habite aussi le*
Mexique et la Colombie.
Papille Protesllaus.
Ce beau papillon, répandu dans toute l'Amérique centrale et méridio-
nale, est beaucoup moins commun au Guatemala que lé précédent.
Nous avons vu quelques exemplaires très-grands, à ailes inférieures
profondément dentées, qui forment une race différente, peut-être même
une espèce, que nous désignons dans notre collection sous le nom de
Macrosilaus. Cette espèce ou cette- variété est très-exadoment repré-
sentée par Daubenton, pl. enlum. 44, fig. qui lui donne le nom de
Flambé ctu Pérou. Un individu semblahle est figuré par Pclder, llcixe
der Frégate Novnra, pl. 11, flg. Â B, sous la dénomination d\lro/ie-
silatls. Cet auteur lui donne la Nouvelle- Grenade pour patrie. Notre
exemplaire vient de Cos^ta- Rica.
Paptllo Phllolaua, Bois»., Sp.
Se trouve à Honduras, mais plus rarement qu'au Mexique.
Papille Phaon Sp
Assez commun au Mexique, plus rare à Honduras et il Costa-Itica.
tes premiers exemplaires de cette espèces et de la précédente ont été
envoyés en France par M. A. Sallé.
,Papille PolyzeluB. Fklu. Reise der Freyatc iïovara, pi. 6, A.
Ce papillon, dont la femelle est. semblable au mâle, est une espèce
mexicaine que l'on retrouve aussi à Honduras.
Papille Kurlmedeii, Cit.
Ce p apillon, autrefois très-rare dans les collections, a été figuré par
Cramer sur un individu pris sur les bords de la Bcrbice, dans l'Ancieini«-
Guyane- hollandaise il est aujourd'hui connu de _tous ..les. Lépidoplé-
On le reçoit communément de Honduras, de Nicaragua, de
• Costa-Rica et de Venezuela. Quelques Entomologistes ont pensé que
ï'Areas figuré par Cramer, pl. 371, fig. C, comme du Brésil, pourrait
bien être une femelle mais il n'en peut être ainsi, puis-
qu'il le représente avec les échancrures blanches, tandis que la véritable
femelle à'Eurimédes les a rouges'comme le mâle. Cette femelle se
rapporte peut-être à VIphidamas de Fabricius.
Le savant M. Felder ligure pl. 7, sous le nom d'Alcamedes, un indi-
vidu qui,ne'diffère,en rien de ceux que nous avons sous les yeux,
Papille Branvbus, D. D.
M. Felder, ignorant sans doute que Doubleday l'avait déjà décrit eaa
Aimais of Nat. history XVIII, l'a figuré, Reise der.Freg. Nov.,
pl. 6, fig. B, sous le nom d'Hephœstion il habite la République de
Honduras et le sud du Mexique.
Papille Iiyclmenea, Boisd., lphidamas, GRAY, Cat:, pl. 8, ilg. 1.
Cette espèce appartient à la division de Vertumnus,proteus, Rhamses,
Serapis et autres, dont la tache rouge chez les mâles a un reflet
d'opale. Il est un peu plus grand qu'Eurimedes dont il se rapproche
par le port; ses ailes supérieures sont sensiblement plus arrondies,
marquées sur leur milieu d'une taclie transversale d'un gris verdâtre,
offrant deux gros points blancs, dont -l'un sur la cellule discoïdale et
l'autre au-dessous de la nervure médiane, qui la sépare à peine de la
précédente. Les ailes inférieures, dont les échancrures sont. blanches
sont marquées d'unetache rouge palmée, à reflet opalin, divisée légère-
ment en quatre par de fines nervures d'un brun rougeàtre, et précédée
vers l'angle externe d'un gros point rouge arrondi; en dessous, la tache
d'un gris verdâtre des premières ailes tie reparait pas. La tache rouge
des secondes est rosé, divisée par des nervures noires et précédée vers
l'angle anal d'un. point de sa couleur.
La femelle a les ailes un peu plus arrondies elle diffère du mâle en
ce que ses ailts supérieures offrent seulement une bande blanche, cour4e,
oblique à l'extrémité de la cellule discoïdale, composée de quatre taches,
dont les deux extrêmes très-petites, et en ce que ses ailes inférieures sont
traversées par une large bande rouge, crénelée postérieurement.
Il se trouve à Cesta-Rica.
L'honorable M. Felder, qui a reçu cette espèce de M, de l'Orza, lui
écrit que c'est selon M. Gray VIphidamas de Fabricius. Nous ne savons
pas sur quoi se fonde cet habile lépidoptériste'pour lui appliquer ce nom.
Ni Godart, ni nous, n'avons jamais su au juste quelle pouvait être
l'espèce de Fabricius. Il est évident que l'entomologiste danois, bien qu'il
ne donne point d'habitat à son Iphidatnas, a eu sous les yeux la femelle
S
de l'un des papiltotis noirs à taches rouges de l'Amérique méridionale
mais la description qu'il donne convient il toutes les femelles qui ont une
bande blanche sur les supérieures et une bande rouge sur les inférieures.
Il n'ÿ a pas de raison pour qu'elle ne se rapporte pas à VArcas de
Cramer, à la femelle de Rhamscs (Erithalion de notile à il la
femelle A'Alyates de Felder, ta femelle -d'Osyrà du même auteur, etc.
'qui toutes ont une bande blanche sur les ailes supérieures et une bande
rouge sur les inférieures. Qu'on en juge par la description suivante
«.Ailes dentées noires les supérieures ayant de part et d'autre une
bande blanche courte, divisée par des nervures de la couleur du fond et
l'extrémité marquée de points blancs les intérieures avec une bande
d'un rouge sanguin large, il peine maculaire, se reproduisant en des-
sous, Gorps ponctué de rouge en dessus et en dessous, t A quelle espèce
rapporter une description aussi laconique? Tour nous,. c'est une énigme
dont nous avons en vain cherché la clef (1).
Papllio Pline* on, LSoisi»
Se trouve à Nicaragua, où il parait être beaucoup plus rare qu'à la
Nouvelle-Grenade
Paplllo Erostratea, Westwoop, entom Sociel. of Londou.
Ce papillon est propre au sud du Mexique. Nous en avons vu un
exemplaire pris à Honduras; la fenïelle de ce papillon est tellement dif-
̃>' trente du mâle que nous en avions fait urte autre espèce sous le nom
de lihetus; mais MM. Godman et Salvin, qui t'ont dans notre col-
lection, nous ont démontré que malgré l'énorme différence qui existe
entre les deux sexes, notre Jlhetm n'était rien autre que la femelle de
VErostrates. Ce qui est d'autant plus admissible que le Papilio llccto-
rides est la femelle llu Torquatinus et le Trojanys de notre species
la femelle du Torquams, malgré la grande (le couleurs et
de dessines qui existe entre les mâles et lès femelles.
{1} Le NI. (! -H Gray dit qu'il iip|»irtf ce papillon il 1 Ij.hultwt i«, il .ipn
la comparaison qu'il en a faitè jut un dessin umlil de Juin- ni, us il .1 ̃> .in
d'ajouter dans so» raU'opin1, p. 15, le ilf-ini t il if in. -lu u m1 p-i- u>-
exactement au\ c\i'm|ilaircs femelle- que le Hnii-li Muvum 11 ius de Honduras et
du Mexique. La diflfrieiiro la |tl us notable, il .i)iris cet onlnniuli>L'iNlr, i-m-ic dans la
bande des ailes ̃.upcriBurev qui plus large et funnec •!̃• i.irhi- plii-. gro^-es
Malgré quelqm^ autres petites i)ilTi>ii'iices, M. a 11 mieux unie dnmiei .1 relie
espère un nom iluuleux de Falni'Hi>. que de lui en imposer un nuu\eau, un me
f)
PIERIDES
Genre EUTERPE.
Nous n'avons vu que deux espèces '̃
D'après les dessins que nous a communiqués M. I3.urmeister, les che-
nilles et les chrysalides des Euterpe ont une grande ressemblance avec
celles de nos Pieris..
Euterpe C'rltlaa, FELD., Beise der 1,reg. nov.
Habite Nicaragua et Honduras. Nous en avons reçu dans le temps un
exemplaire pris pa Lebas sur les bords delà Magdalena.
Euterpe Charopa, Boisd., Hp.
Cette espèce, découverte au Mexique par M. Salle, se trouve aussi à
Honduras.
Genre LEPTALIS.
Leptalle Autorltize, BoisD., Hewits.
Un seul individu du Nicaragua. Nous possédons un autre exemplaire
venant de la-Nouvelie-<jjrenade.
Leptalla Mcmesla, Latiucili.i:.
Cette curieuse espèce à ailes fatquées se trouve depuis le sud du
Mexique jusqu'à l'Ecuador.
IiCptalls Eunue, D. D.
Espèce mexicaine dont nous avons vu un seul exemplaire de Honduras.
Iicptalta Jetlila, Boisd., Sp.
Beaucoup, moins rare au Mexique qu'à Guatemala.
Genre PIERIS.
Plerla Habra D. D.
Ne parait pas être très-rare à Honduras.
IMerls Ylardl, Bois»., Sp.
Cette jolie Piéride, noire et jaune, a été découverte au Mexique par
M. Salle, qui n'en a envoyé qu'un seul individu. Nous en avons vu deux
exemplaires pris à Costa-Rica. Elle est toujours très-rare dans les col-
lections,
Genre RHODOCERA.
Rltodoeera Iiaeordalrel, Boiso., &{>.
Cette espèce, qui habite aussi te Mexique, est au moins aussi commune
au Guatemala que noire Rhanmi l'est en Europe. Ni. de.l'Orza en Il reçu
des centaines d'exemplaires, tous matas. 11 a reçu en même temps une
grande quantité de Clorinîie, toutes femelles. Ce qui nous fait supposer,
c à lui comme à nous, que cette dernière Rhodorcra pourrait bien être la
femelle,de Lacordairei, dont elle ne diffère nullement en dessous; la
Ithadoccra Mœnda est très-voisine de ht Lacordairei tuais sa femelle
est d'un blanc roussàtre avec un gros point noir sur les ailes supérieures.
Elle iiabite lca grandes Elntilles.
Hhodocera lieaehlana, Swainson.
Cette bene Rhodocera a les ailes supérieures un peu moins 'talquées
que dans la ÏMcordairei et la Mwrula. Les individus de Nicaragua sont
un peu moins grands que ceux des autres provenances.
Hliotlorvra Iiyalde, Gou., Enc.
Dans notre species nous avons décrit comme variété de Lysidr des
individus du Mexique qui diffèrent sensiblement du type des- Antilles en
ce qu'ils sont plus petits et en ce que les màles offrent sur le bord costal
des ailes inférieures une bande courte d'un noir mat. Nous pensons
aujourd'hui que cette variété, figurée par.Hubner-Geyer, n0' 843 et 844,
sous le nom de Lyside, pourrait bien former une espèce particulière
propre à l'Amérique centrale.
Elle est plus commune au Mexique qu'au Guatemala,.
Cette variété porte dans notre collection le nom de Terism.
Genre CÂLLIDRYÀS.
.La plupart des espèces propres à l'Amérique "méridionale se trouvent
dans tout l'ancien Guatemala, L'une des plus communes est la Cypris,
Il
Nous devons me'ntionner tme variété mâle d'Êvadne, qui est d'un
gris roiissàlre en dessus avec la partie correspondante au jaune citron,
d'un gris jaunâtre. Il s'en est trouvé deux individus au milieu d'une
masse WEvadne typique. Nous avons aussi vu cette même variété dans
des envois de la Nouvelle-Grenade, mais toujours en très-petit nombre.:
Genre TERIÂS.
Verlan Protcrpla, God., Enc.
Très-commune à Honduras peut-être moins cependant qu'au
Mexique.
La femelle de Proterpia n'a pas les nervures noirâtres comme le mâle,
mais elle est pourvue sur les quatre ailes d'une large bordure noire.
Terlse IionKleauda, DATES. Teriaa Ciundlaehll, var. Poky.
Dans notre species, nous avons décrit cette espèce comme une variété
de la Proterpia. Aujourd'hui que nous possédons les deux sexes, nous
sommes convaincu, avec M. Bâtes, qu'elle forme une espèce bien
distincte par son appendice caudal et par ses ailes supérieures] dont la
côte est largement noire avec les nervures de toute la surface de la couleur
du fond, et non noirâtres comme dans la Proterpia; la femelle a les
ailes inférieures sans bordure noirâtre.
Elle habite Honduras et le Mexique. D'après M. l'oey, elle se trouve-
rait aussi dans l'ile de Cuba.
Verlan Mexleana, Klug., Boisd., Sp.
Dans notre species, nous avons confondu, avec Klug et Hubner, deux
terias, en les regardant comme màte et femeile. M. Depuiset, qui a reçu
un grand nombre d'individus de l'un et de l'autre sexe, a reconnu avec
raison qu'il y avait là deux espèces bien distinctes. Chez le mâle, qui con-
serve le nom de McMcana, les deux sexes sont- jaunes, mais chez la
femelle la bordure ne forme pas un sinus profond sur les premières ailes,
et ses secondes ailes sont dépourvues de bordure noire. Dans l'autre
espèce que nous appelons
Terlaa Depulaetl, BOISD.
Les ailes sont d'un blanc légèrement jaunâtre, avec une bordure noire
assez large, formant sur lés ailes supérieures un sinus quadrangulaire
plus profond que dans la Mexicana; le bord antérieur des ailes infé-
rieures dans le mâle est largement d'un beau jaune; citron. La femelle
ressemble au mâle par les premières ailes, mais se$ secondes ailes sont
dépourvues de jaune sur leur bord costal.
Ces deux espèces se trouvent à Honduras, où elles sont beaucoup
moins communes qu'au Mexique.
TerlfMi Gratte»*, Boisu., L). D.,i
Elle est. d'un tiers plus petite que les deux précédentes; ses ailes su-
périeures sont d'un joli jaune citron, avec une;large bordure noire,
sinuée en dedans. Ses ailes inférieures, qui ont un angle un peu sail-
lant, sont blanches, avec une large bordure noire), sinuée et rétrécie à
l'angle apical, où elle entoure extérieurement une tache d'un jaune
orangé; en dessous, les quatre ailes sont d'un blanc un peu jau-
nâtre, sans la moindre trace de bordure; nous n'avons pas vit de
femelles.
Cette jolie Terias, que l'on reçoit de temps en temps de Venezuela, se
trouve aussi à Nicaragua.
Terlan Buliea, Hoisn., fy.
Elle se trouve à Honduras.
Terias M jgutiul», Uoisb., .S>.
Se trouve aussi à Ilonduras.
Terias «Wucunda, Ooisd ^>.
Cette espèce, que nous avons figurée dans notre Iconographie (les
Lépid. eiàuChen. de l'Àmériq, sept., pi. f. 1 !î, se trouve assez
communément an Mexique; elle est plus rare a Honduras. Les femelles
de ces deux dernières localités ont les ailes inférieures plus ou moins
saupoudrées de noirâtre,
Terlan Elathea, Cn. 99, C. 1).
Habite toute l'Amérique méridionale et centrale. Les individus du
Guatemala, de même^ue ceux du Mexique, ont la bande marginale des
ailes inférieures, te plus ordinairement, indiquée seulement sur l'angle
externe; elle se continue rarement jusque l'angle anal.
LYGÊNIDPS
Cette tribu à certainement de nombreux représentants au Guatemala;
mais on en reçoit peu, surtout en bon état. Les personnes qui font-des_
collections pourries vendre négligent beaucoup trop' les petites espèces.
11 n'y a qu'uni véritable entomologiste résidant sur les lieux, qui pourrait
nous faire connaître une foule de nouveautés dont l'existence restera
encore longtifjnps ignorée.
Genre EDMENIA, God.
Eumenla Deborn, IIUBN. Sa»il:
On la reçoit de tempa en temps d'Oajaca, mais elle parait être plus
rare à Honduras.
Eumenla Mtnljaa, Hubn.; Saml. Toxea, God., Enc.
Elle est disséminée dans toute l'Amérique centrale. Les individus du
Mexique et ceux de Honduras sont un peu plus grands et plus brillants
que ceux de la Nouvelle-Grenade et de Venezuela.
Euinenla CSosIartll, Botsn; Toxea? God., Fnc. Sumrf.
Elle est très-voisine de la Minijas, dont elle n'est peut-être qu'une
variété. Elle lui ressemble par le dessus des ailes et un peu par le
dessous. Mais ce qui la distingue au premier coup-d'œil, c'est que la
femelle a le sommet des premières ailes blanc, et que dans les deux
sexes le corps est noir en dessus, et non rouge comme chez l'espèce pré-
cédente. Elle se trouve avec les deux premières.
C'est peut-être cette espèce que Godart a eue sous les yeux, puisqu'il
dit qu'elle a le corps noir en dessus.
Eumenfa Toxana, Boisn.
Port de Minijas, dessus des quatre ailes entièrement noir,_sans aucune
trace de bleu, frange noire et non blanche comme dans les deux espèces
précédentes, ailes inférieures offrant à l'extrémité une série marginale
de taches cunéiformes tronquées, d'un bleu doré, dessous à peu près
comme dans les deux espèces précitées, corps noirâtre en dessus. De
Costa-Rica.
Dans les trois dernières espèces, et dans YAtala de Cuba, les ailes
inférieures offrent ep dessous, à l'extrémité de la gouttière abdomi-
nale, une grosse tache d'un rouge minium, de la même couleur que le
dessous du corps.
Genre EUCHARIA, Boisd.
Nous séparons ce sous-genre des Thecla, dont il diffère suffisamment
par les caractères suivants palpes saillants finement écailleux, un peu
écartés le second et le troisième articles allongés, de longueur égale; le
dernier se terminant en pointe obtuse; antennes fusiformes.
Les Eucliaria se distinguent, au premier coup-d'œil, des Thecla
américains, par le dessous de leurs ailes inférieures qui est très-brillant
et de la plus grande richesse.
Nous avons toujours séparé ce sous-genre des Thecla; de même que
nous avons séparé aussi les Amblypodia de nos Arlwpala. Pourrions,
le véritable type du genre Amblypodia est le Narada, de Hor&fiold,
auquel nous ajoutons le Mivcenas, de Fabricius, et le Timoleon, de Stoll,
dont le Lazarma Felder n'est probablement qu'une variété. Entre ce
-• genre ."et les nombreux Arhopala, nous intercalons le genre Artipe,
qui a pour type
Eucharla CSanj medes (lu. 40; C. D.
Toujours très-rare dans les collections. Un seul individu, en très-
mauvais état, yena,çtt de Nicaragua.
Eueharla linperlallH, Cn. 76; E. F.*
Il se trouve a Honduras. Chez les deux individus que nous avons vus
de cette provenance, le dessous des ailes inférieures est couleur de cuivre
rouge, et non d'un vert soyeux. M. Hewitson, dans son excellent ouvrage,
fait de cette variété, peut-être avec raison, une espèce nouvelle, sous le
nom de Ducalis.
Eueharla HegallM, CR. 72; K. F. F'ndymion; Fab., GOD,
De Guatemala, espèce toujours rare.
̃ -15
Genre THECLA,
Parmi les espèces que nous avons pit déterminer, malgré leur état
défectueux, nous avons remarque les suivantes
Theela Mavvyas, Linn., etc. (1)
Les individus du Guatemala, de même que ceux du Mexiqtre, ont les
ailes supérieures beaucoup plus arrondies au sommet que ceux du Brésil
et des autres parties de l'Amérique méridionale.
Theela Aufldena, HEWlTS.
Nous ne savons pas trop pourquoi l'habile M. Hewitson a créé cette
espèce qui présente tous les caractères du Bathis de l'encyclopédie lBattus
«•), tant en dessus qu'en dessous. Nous possédons une suite d'exem-
plain: de plusieurs localités qui n'offrent <Taulre~ modification que le
bleu de dessus' des ailes, qui est un peu moins intense que dans les-
individus de Nicaragua, de Honduras et. du Mexique.
Theela Slto, Boisd., Sp., pl.
Cette jolie petite espèce, qui se retrouve à Honduras, a été découverte
au Mexique par M. Auguste Salle.
Thecl» Krlbutlilw, Bois», in Hewits.
Il est encore assez rare. Se trouve à Honduras.
Thrcla Carpophora et Theela Carthiea, Hewits.
Ne paraissent pas ôtre très-rares à Honduras.
Theela Brecln, Hewits.
De Costa-Rica; un seul exemplaire.
Theela Oreynla et Theela Mella, Hewits.
De Nicaragua et de Honduras
11). MM. Wallenjtreii et Felder établissent sous. le nom de Pseudolyctena un non-
veau genre dont le Marias est le type. Nous y avions songé plus d'une fois mais
après un .'xamen approfondi, nous n'avons pas pu trouver de caractères suffisants
pour le séparer du grand genre Thcclrr;
'l(i
Threla Phalcros, Linn.
Depuis Honduras jusqu'à Nicaragua.
Theela CSauna, Boisi).
Voisin de VUmbratus et du Catadupa, figuré par M. Hewitson,
pl. 47, fig. 219,220. Il esttida môme taille, avec l'angle anal des ailes
inférieures prolongé en un appendice caudal très-prononcé; dessus des
ailes d'un joli bleu d'azur; les supérieures offrant à l'extrémité un large
espace triangulaire noir, marqué au-dessous de la côte d'un stigmate
d'Un noir plus profond; les ailes inférieures avec une petite bordure
bleue très-étroite; dessous des quatre ailes d'un gris-uoinVtre obscur
avec deux raies ondulées, noires, assez obsolètes et une ligne antomar-
ginale, un peu interrompue, de la môm'e couleur.
De Costa-Rica. Nous avons vu quatre ou cinq mâles et pas de femelles.
Les envois de M. de l'Orza renfermaient d'autres espèces que l'on
trouve dans une grande partie de 'l'Amérique méridionale, telles que
Lincuè, Bmon, Myrtillus, Melon, Mmaleas, Simœthis, etc.
Genre LYCEEN A.
Très-peu d'espèces en dehors de Conïynlas God. Filenus Poey, Cassim
Cr. Les suivantes seules méritent d'être mentionnées, (Fautant plus que
nous ne croyons pas qu'elles aient encore été décrites.
Lyetena CaMloIdea, BOISD., Pohjom., Pirithous God.,
Godart a confondu cette lycène américaine avec le Pirithous de Linné,
qui est une espèce africaine.
Elle est en dessus d'un bleu violet» comme chez notre Ti-lianus. Le
dessous est blanchâtre avec une infinité de raies noirâtres interrompues.
Celui des inférieures offre, vers l'angle anal, deux yeux égaux, noirs,
pupillés de bleu et cerclés de fauve ferrugineux. Nous ne connaissons
pas la femelle. De Honduras et du Mexique.
Ijyeoeiii» Cas»ldul«yBoiSD.
Taille.el port du précédent, dont il est assez voisin; ailes d'uri bleu
la frange plus blanche jjuè dans le Cassioides; dessous blanchâtre, avec
une infinité de raies noirâtres interrompues. Celui des inférieures offre
II
̃^
vers la région anale deux yeux noirs, inégaux, pupillés de ble et un peu
cerclés de fauve, dont l'interne est très-petit, quelquefois presque nul.
Nous n'avons vu que des mâles,
Il se trouve à Honduras avec le précédent.
Ijyewna IVyatsora, Boise. J
Il est un peu plus petit que l'Argus. Les quatre ailes d'un bleu-violet,
avec une petite bordure noirâtre et la frange d'un blanc grisâtre; les in-
férieures offrant vers la région anale deux points noirâtres, dont l'interne
plus petit et presque nul. Dessous iles quatre ailes d'un gris cendré,
avec des points noirs ocellés de blanc. Ceux des supérieures, beaucoup
plus gros, forment un peu, au-delà du milieu, une raie transverse,
courbe, précédée, sur la cel-lule discoïdale, d'une tunule et suivie en
arrière de deux rangées marginales de petits croissants, blanchâtres;-sur
les ailes inférieures, les points sont beaucoup plus petits, un pefy effacés,
suivis d'une raie transversale blanchâtre angle anal, marqué de trois
petits points noirs pointillés de vert doré, dont les deux internes très-
petits. La femelles est noirâtre, avec la base des quatre ailes d'un bleu
violet. Y
Il se trouve au Mexique; nous en avons vu deux exemplaires venant
de Honduras.
Iijcwna tfoxora, Boise.
Port et la taille de YArghlm. Dessus des ailes d'un bleu plus violet,
avec une petite bordure noirâtre et la frange d'un gris blanchâtre; le
milieu de chaque aile offre, il certain jour, un espace blancliàtre, qui
perce au travers delà couleur bleue. Dessous des quatre ailes d'un blancs
mi peu cendré, avec des petits points noirâtre, dont un en forme de
lunrrle sur les supérieures, et les autres épars entre la base et le milieu
des inférieures; on voit en outre, vers t'extrémité de chaque aile, une
ligne noirâtre en feston, suivie de petits points obsolètes de la même
couleur.
La femelle diffère du mâle en ce que le disque de ses ailes est d'un
blanc lavé de violet.
II se trouve aussi à Honduras. Il parait être beaucoup plus commun
au Mexique.
\H
ERYCINIDES
Cette grande tribu, presque entièrement propre aux contrées les plus
chaudes de l'Amérique, est peut-être aussi nombreuse en espèces que
celle des Lycénides. On y a établi une foule de sous-genres, plutôt d'après
l'aspect des individus que d'après des caractères bien tranchés mais si
l'on a agi ainsi, c'est qu'il fallait trouver nn moyen quelconque pour
grouper les espèces d'une manière plus ou moins heureuse. Le seul
caractère applicable à toute la tribu, c'est que chez les maies la première
paire de pattes est incomplète, tandis que les femelles jouissent de six
pattes ambulatoires. Leurs chenilles sont encore trop peu connues pour
venir en aide à une bonne classification. Celles que l'on a observées rap-
pellent, par leur forme raccourcie et leurs transformations, les métamor-
phoses des Lycénides. Mais d'après-.Ni. Hâtes, cette règle n'est pas géné-'
rale. Il en est de même de leur port d'ailes. Selon le savant M. Lacor-
daire, qui en a recueilli un grand nombre Cayenne, les Erycinides se
posent les quatre ailes étalées sous les feuilles comme beaucoup de nos
géomètres mais d'après M. Bar, il y en a qui ont les ailes relevées dans
le repos, comme des Nymphalides. Si ces habitudes coïncident avec des
différences dans les métamorphoses, on sera amené par la suite à y établir
d'antres tribus.
Genre ERYCINA.
Kryetna Inea, Saunders.
Port de Melibœus, de Ji^ki et espèces voisines ailes noires, les supé-
rieures traversées de la eôle à l'angle interne par une bande d'un fauve
orangé, de largeur moyenne, droite extérieurement, à peine sensible-
ment arquée en dedans, vers sa partie inférieure secondes ailesavec un
large appendice caudal tronqué,surmonté d'un espace bleu. Dessous des
quatre ailes d'un bleu il reflet brillant, traversé par deux bandes noires,
dont une moins prononcée vers la base et l'autre située vers le milieu
une petite tache orangée sur l'angle interne dé chaque aile; un point
d'un blanc légèrement' jaunâtre vers la base des supérieures et un point
-semblable tout-à-fait à l'angle anal des inférieures.
Là femelle ou l'individu que M. de l'Orza nous a donné comme tel
diffère du mâle en ce que la bande orangée des premières ailes est ar-
qu,éeinférieiiri>inent, en ce que le bord costal des secondesest marqué d'un
19
point jaune et en ce que la queue de ces mêmes ailes est plus longue et
divergente comme dans la femelle de Jitlia D. D. (aulestes cr.), et enfin
en ce que le bleu fle l'angle anal est plus étendu et marqué de trois
petits points blancs alignés transversalement. Le dessous de l'individu
en question est traversé sur chaque aile par une bande orangée, et le
bord marginal des inférieures offre une rangée de points, blancs. Nous
possédons un autre individu femelle, qui diffère de celui dont nous venons
de parler en ce que la bande orangée des premières aites est large,
droite; en ce que le sommet de ces mêmes ailes est marqué de part et
d'autre d'une bande blanchâtre, et en ce que le bord costal des infé-
rieures offre une tache triangulaire orangée, au lieu d'un point. Est-ce
une variété ou la femelle d'une espèce voisine ? Elle "se trouve à Hon-
duras et à Nicaragua.
Nous possédons une espèce, Eryeina Lais, de la Nouvelle-Grenade,
qui se rapproche un peu d'Inca. Ses quatre ailes sont d'un noir profond
avec les ailes supérieures traversées de même par une bande orangée
de la côte à l'angle interne, mais les inférieures n'ont aucune trace de
bleu à la base de la queue. En dessous, elle offre quatre taches blanches,
dont une vers le milieu du bord interne des ailes supérieures, et l'autre
à l'angle anal des inférieures.
Eryeina Zlima, Boise.
Ailes noires traversées au milieu par une bande d'un rouge vermillon,
commune, de largeur moyenne, commençant à la côte des supérieures
et finissant avant d'arriver â l'angle anal des inférieures, où elle est
suivie, sur la gouttière abdominale, d'une petite tache de sa couleur; l'ap-
pendice anal est assez long, large et tronqué, surmonté de quelques
atomes bleus. Le dessous est bleu, il reflet brillant, traversé par deux
bandes noires comme dans Mclibœus, et marqué sur chaque aile de
deux taches rouges arrondies, dont une sur le milieu du bord interne
des supérieures, et l'autre vers la région anale des inférieures, qui offre
en outre, mais plus bas, nn gros point blanc.
La femelle, ou l'individu que nous regardons comme tel, a la bande
commune beaucoup plus large sur les ailes supérieures; la queue des
inférieures est assez longue et divergente comme dans les femelles du
même groupe, largement bleue. En dessous, la tache rouge des ailes in-
férieures est plus petite que celle des supérieures, et elle est suivie de
même d'un point blanc.
M. de l'Orza l'a reçue de Nicaragua/Nous possédons un individu mâle,
que M. Emile Deyrolle nous a donné comme venant de Colombie.
\'O
Eryeina Erljtone, Boisn.
Cette belle espèce a un peu le port de Jidia. Ses ailes sont noires,
.traversées par une raie commune d'un rouge vermillon, interrompue à
l'angle anal des inférieures, où elle est indiquée sur la gouttière abdomi-
nale par un gros point de sa couleur; outre cela, existe entre cette
bande et l'extrémité une raie commune, bleue, un peu obsolète sur les"
premières ailes, très-brillante et un peu maculaire le long du bord mar-
ginal des secondes; la palette anale est large, tronquée, à reflet bleu; le
dessous des quatre ailes est d'un noir profond, traverse par deux bandes
d'un bleu brillant, avec quatre taches rouges, dont une arrondie sur le
milieu du bord interne des supérieures, et l'autre oblongue et oblique
sur la gouttière abdominate des inférieures, un point blanc paraissant un
peu en dessus, à l'extrémité de l'angle anal.
Nous ne connaissons pas la femelle.
'Elle se trouve à Honduras. Nous devons la munificence de M. Emile
Deyrolle un individu venant du Mexique.
Kryelnn Hontriama Sai'niïfîis.
Honduras et Mexique.
M. de l'Orza a reçu dussi de Ctialcmala ks Piorhinti l'eriawler et
Thia.
Genre EURYBIA.
Eurybla Lyelttca, Boisn., m Il. D.
Port et taille de YEunjbia Snlmur, de Cramer, dont elle est voisine.
Ailes supérieures brunes, avec quelques bandes obsolètes plus obscure-
et un œil sous-costal noir, largement pupille de bleu, cerclé de fauve;
aites inférieures d'un bleu brillant, avec le bord externe brunâtre, ainsi
que la bordure et la gouttière abdominale dessous des quatre ailes d'un
gris cendré, avec l'œil comme en dessus; une série marginale de points
blanchâtres un peu lunules, pupilles de noirâtre, précédée un peu au-
delà du milieu par une raie un peu sinueuse, plus pale que le fond.
Elle se trouve à Honduras. Nous avons reçu cette même espèce de
Pernambueo.
Genre D10PHTHALMA.
Ulophthalm» liitmachui, IIew.
Cette espèce mexicaine se trouve aussi à Honduras.
2I1
Dlophtlialinn «>AUdloIiim, Bat., Ënt. Monthl..
Un individu de Guatemala.
Illophtitalina litt^ora, Bois».
De Nicaragua et de la Nouvelle-Grenade.
Dlophthalma Vrstalls, Bat. Ent. Monthl.
Port et taille (VHyphœa et d'/càriis. Aites blanches, traversées par
trois Hunes noirâtres, communes; un pelitœil sous-costal, sans prunelle
et sans iris, sur les supérieures, entre la première et la seconde ligne;
une série marginale de petites taches noires plus ou moins marquées;
dessous des ailées avec quatre liyïres transversales noirâtres sur les supé-
rieures et cinq sur les inférieures'; l'ieilsôus-costal pupille de blanc et
cerclé de jaune pile.
Deux individus pris à Honduras.
Genre DESMOZONA, Boisn.
Plusieurs auteurs n'adoptent pas notre genre Desmozona ils préfèrent
celui de Ny^ipkidium, de Fabricius mais cet entomologiste réunit
'comme exemple, dans ce genre, des espèces très-éloignées l'une de
l'autre; ainsi VKuhagis Artlicmon, le Mesene Tele/ilnts et D, Cartier.
Il donne, en outre, pour caractères, des pattes égales et parfaites, ce qui
n'est vrai que pour les femelles et ce qui est faux pour Arthemon. Ne
sachant à quelle espèce appliquer de .préférence le nom de Fabricius,
nous avons créé pour toutes celles du groupe de tamis, Manthus, etc.,
le <enre Devnozomi..
DesBiiozona ? Bellge,
Diflerc un peu des individus de Cayenne par la bande blanche
médiane moins teintée de bleu.
De Honduras et de Gosta-Uica..
Cette Erycinide a `le port d'une petite Nymphalide elle pourrait, avec
la Mûlchu Hewits., f. 23-24, former un sous-genre particulier.
DeMttiozona Iiycoria», Boisd., HEW.
Cette grande espèce mexicaine se trouve aussi à Honduras et à Gitate-
mata.
neamozoiia Asrolldeii, Boisn.
Voisine de VAwolia de Hewitson. Ailes blanches avec une bordure
noire, commençant à t'originc de la côte des supérieures et finissant à
l'angle anal des inférieures. Cette bordure, un peu plus large le long de
la côte des premières ailes y offre quelques petites denticulations peu
marquées; elle est en outre divisée par une petite ligne blanchâtre en
feston assez obsolète, précédée à l'augle anal d'un trait fauve; dessous
comme la surface opposée. Femelle ayant les ailes plus arrondies, d'un
blanc légèrement jaunâtre, avec la bordure teintée de fauve. Guatemala.
Desntozonn JMyeone, Hewits.
Nous n'avons qu'un individu femelle envoyé de Nicaragua.
Genre MESENE, Boisd./Westw.
Mesene Hewltuonll, Boisu.
Cette jolie petite espèce, que nous dédions à M. Hewitson, est à peu
près de la taille de la Cachi-ys. Ses ailes, semblables de part et d'autre,
d'une texture délicate, sont enlitrement d'un blanc pur, entourées de
toutes parts par une très-petite bordure noire, un peu plus large sur les
supérieures, tandis que sur les inférieures elle ne forme qu'un petit
liséré. Outre cela, la base des ailes supérieures est un peu lavée de
roussâtre. Guatemala.
Metiene Slnibla, Boisd.
Voisine de Hisbon de Cramer. Ailes semblables de part et d'autres,
d'un blanc un peu jaunâtre, traversées au milieu par une raie noire, droite,
ayant en outre une large bordure de la même couleur, marquée sur
les supérieures de deux taches et sur les inférieures d'une tache semi-
lunaire et d'un point anal de la couleur du fond.
Nous ne connaissons pas la femelle. Guatemala.
aiesene Ilrladea, Boisd.
Un peu plus petite que Hisbon. Ailes semblables départ et d'autres,
d'un blanc teinté de jaunàtre avec la côte des supérieures, une bordure
commune noire, et une bande oblique de la même couleur, disposée en
sautoir sur chaque aile. Femelle notablement plus jaune que le mâle.
Guatemala.
Sfeoene Maeularla, Boisn."
Cette curieuse Mesene ressemble au premier coup d'œil à la Geometra
Macutaria de nos bois. Ses.quatre ailes sont jaunes ole part et d'autres,
parsemées de taches noires, les unes sur le disque et les autres sur le
bord marginal, De Guatemala et de Honduras.
Genre LEMOMAS.
LemonlMS Vlltsni», Hiiwrrs.
Nous n'avons vu qu'un mauvais exemplaire" mâle. Costa-Rica.
Genre HYPOPHYLLA, Boisd.
Hyjpophyll» Sudt»*, HFWITS.
Cette espèce est bien voisine de la Zeurippe du Mexique, figurée sur
les planches de notre species, dont la f'ernelle nous est encore in-
connue, t-
Dans la plupart des mâles de Sudias que nous avons sous les yeux, on
voit à l'extrémité des ailes supérieures une espèce de bande fauve fondue
dans le violet. Honduras.
llypophylla Unabra, lïoisu.
Cette espèce est assez grande, mais d'une couleur triste et très-
sombre elle ressembte beaucoup à une autre espèce brésilienne qui,
dans notre collectiorr, porte le nom de Histica. Le dessus des quatre
ailes est d'un brun obscur, avec l'extrémité plus pâle; la partie plus
(taire est séparée de l'autre par une ligne sinute, noirâtre) et divisée
près du bord terminal par une autre petite ligne sinuée régulièrement
de la même couleur. Les ailes supérieures, légèrement tronquées à l'ex-
trémité, ont le sommet marqué de part et d'autre d'un point .blanc. Le
dessous est gris, marqué depuis la base jusqu'au delà du milieu de
lignes noirâtres, sinueuses, interrompues.
Cette espèce se distinguera au premier coup d'oeil de la llistica par le
point blanc des ailes supérieures. Honduras.
Genre NELONE, Boisd.
Nous comprenons dans ce genre toutes les espèces, telles que Man-
dalla, Ops, tatr., Fatima, Ovidius, Lucinda,e\c., qui ont, en dessuset en
dessous, les ailes traversées par des séries de raies sinueuses, 'parallèles,
plus ou moins interrompues, et qui sont toujours dépourvues de lignes
marginales d'un bteu d'acier ou de couleur plombée, comme c'est le cas
chez Azora God. Ptolemem Fab., Agriiis Daim., Avilis Cram.,
Clecmus, etc., qui appartiennent au genre Charis.
IVelone Ope, Latu., in Humboldt.
Commune à Honduras et à Costa-Rica.
JVelone Pr»xithea, Boisu.
Taille et port de Mandana. Dessus des ailes brun, avec des lignes
noires transversales; dessous bleu, avec la bordure, les nervures et des
raies transversales noires.
Nicaragua. Nous possédons un second individu de Colombie, qui nous
a été offert par M. Deyrolle.
Reloue Mandfina, Un-, 271, K. F.
Les individus de Guatemala sont plus obscurs en dessus que ceux du
Brésil et de la Guyane mais en dessous, ils sont identiques pour le fond
de la couleur et pour le dessin.
Nelone yturlnitia, Uoisn.
Vu tant soit peu plus grande port. Dessus des
ailes d'un gris glauque à reflet, offrant, entre la base et le milieu, des
lignes transversales sinuées, noirâtres, géminées, et, vers l'extrémité,
deux raies effacées de la même couleur; une tache blanche un peu tram;-
versale au sommet de» ailes supérieures, et sur l'angle apical une autre
très-'petite tache de lx même couleur, dessous des quatre ailes fauve,
avec des lignes sinueuses, une bande commune et des taches marginales
sagittées d'un brun un peu ferrugineux. La femelle est d'un gris brunâtre
en dessus, avec la tache apicale plus nette et le sommet de<i premières
ailes un peu pointu, mais moins que dans la Gudarlii du Brésil
Godart, qui n'avait jamais vu la vraie Lucinda Cr:, dont le dessus des
ailes est d'un bleu d'acier et dont la femelle est ta Dyndima du même
auteur, a décrit comme telle dans l'Encyclopédie une espèces brésilienne,
très-voisine de celle que nous venons de mentionner, mais qui en diffère
en ce que le mâle n'a point de tache blanche apicale, en ce que la fe-
melle a le sommet des premières ailes très-aigu et un peu arqué, etc.
Nous donnons à cette espèce commune le nom de GodartiL
Genre HADES, Westwood.
L'espèce sur laquelle l'honorable M. Westwood a rétabli ce genre s'é-
loigne de toutes les Erycinidesque nous connaissons, par ses ailes parfai-
tement arrondies. Cependant nous croyons qu'eue se rapprocherait
plutôt du genre hjropleryx que de tout autre groupe.
-:r,
BlaileM Hortuln, Westw., in Douhted. Moritzia Paradera.
Celte espèce rappelle un peu par le port et la taille le Morpheis
Erhenbergii.
Ailes entièrement noires en dessus, avec la frange blanche dessous
d'un brun noir, avec une tache orangée à la base et des stries blanches
s'étendant de t'extrémité jusqu'au milieu de chaque aile.
Kilo se trouve en Colombie; mais elle parait être beaucoup moins rare
il Honduras et Guatemala.
On rencontre des individus du Morpheis Erhmtbergii entièrement
noirs, dépourvus de traits blancs à l'extrémité des premières ailes qui, au
premier coup d'œil, ressemblent presque complètement à la grande
Erycinide que nous venons de décrire.
C'est une chose trih-retnarqtrable pour un observateur' que de voir
la nature reproduire dans Un même pays lçs mêmes formes et presque
le même dessin, et cela dans des familles souvent très-éloignées l'une de
l'autre, comme un artiste qui aurait épuisé son pinceau. Ainsi, on trouve
«liez nous la Pierte Napi, qui a un certain rapport avec ta Geomclm
Dealhata de nos bois; le Nemeobius Lûcina, qui a été longtemps con-
fondu avec nos Melita-a aux Etats-Unis, c'est la Nymphalis Disippe que
l'on prendrait volontiers pour une Danois; au Brésil, c'est YAcrœa 7/ifl-
Uu avec la Caslnia ou bien la Litboside Pulchricolora «le
Hiibner, avec notre Mesene Sola, qui n'en diffère que par les antennes
à Cayenne, c'est l'Héliconide Pmiii avec la Caslnia Linus, ou avec le
NotoplujHon Tiresias de Cramer; il Surinam, c'est la Pierk Cronh avec
Vastnia Cronis; en. Colombie, c'est
grandes Héliconides, ou ce sont les Chetone Ileliconides et Fclderi
clui ressemblent aussi à des iléliconiens dans l'Eucador, c'est te Papilio
Kuterpinits de Godman et Satvin, avec la femelle deVEwterpe. Cha-
rop»; dans les Bes Philippines, c'est le Papilio ldœoides avec certaines
espèces à'idœa à Java et dans l'Inde, ce sont des Papiltoqui ressemblent
à des Euplées ou à des Danaides; en Afrique; cesont les Papilio Rid-~
leyanus de Doubleday et le Papilio Boisduvalianus de Westwood que
l'on confondrait aisément avec les aérées du même pays, etc;
Le savant M. Felder n'ayant pu reconnaître eetle espèce, dont Double-
day n'a figuré que le dessus, lui a donné te nom de Paradoxa, qui lui
confient parfaitement.
on
Genre L1MNAS, Boiso
liliMiias fixe, Bois»., Sp., p). 20., f. 1.
Cette Limnas, découverte au Mexique par M. Salle, n'est pas Irès-raro
à Honduras.
Limans Melantho, Mênéth., C.at. Sl-Vèiersb., pi. III, f. 7.
Deux individus de Nicaragua.
Limitas Karlfa, IIEWITS.
Un seul ïndividu de Nicaragua.
Ce petit groupe qui, du temps de Godart, ne se composait que de cinq
espèces, en renferme aujourd'hui uue vingtaine.
Genre AGERONIA.
Afgeronla Feronla, Cfiam., elc.
Ni. de l'Orzu*a reçu de Honduras une variété roussâtre en dessous, qui
semble faire le passage à la forna.t:.
Ageronla Vornax et Ferentinu.
Assez communes à Guatemala.
Afferonla tphtmede, MATES
Beaucoup plus rare que les précédentes.
Age renia Muer, l!oisi>.
A peu près de la taille de Fercntina. Ailes d'uu gris pàle, marquées
entre la base et le milieu de plusieurs hyéroglyphes noiràtres et, au-delà
du milieu, d'une ligne transversale commune, dentée en scie les su-
périeures ayant un peu avant le sommet une large tache blanche triangu-
laire, suivie le long du bord postérieur d'une série de petits yeux blancs
plus ou moins prononcés, dont deux intermédiaires plus grands, cerclés
de noir; ailes inférieures offrant sur leur bord postérieur une rangée de
cinq à six yeux blanchâtres, cerclés de brun, envahis jire&que entièrement
chacun par une lunule noire, suivie de quelques petits atomes d'un blanc
pur; entre ces yeux et le bord extérieur, on voit sur les quatre ailes une
ligne noirâtre en feston, et tout près de la frange deux très-petites lignes
parallèlles de la même couleur. Dessous d'un blanc grisâtre, offrant
a; v
a peu près le môme dessin qiren dessus, sauf les hyéroglyphes de la
base qui ne reparaissent pas.
M. de) l'Orza nous a donné un individu unique, qui se trouvait dans un
envoi de Costa-Rica. Nous en connaissions déjà un autre, venant du Yu-
katan.
Nous possédons une autre espèce voisine rapportée de Guayaquil,
Ageronia amphichloe, mais suffisamment distincte de la précédente par
les yeux des ailes intérieures, qui ont un double iris.
Genre PERIDROMIA.
Perldromla Arete, Bois» NON D. D.
Cette espèce semble remplacer au Mexique et à Honduras VArethusa
de l'Amérique méridionale.
M. Doublcday, au lieu de figurer notre Arête a donné pour elle un
Arcthma mâle du Brésil. Dans notre Arête, les taches bleues, au con-
traire, sont très-clairsemées sur les ailes supérieures des mâles, et en
dessous il y a toujours dans ce sexe unetache d'un rouge vermillon sur
le bord de la gouttière abdominale,
DANAIDES
Le genre Dallais n'offre rien d'intéressant. C'est toujours les D. Ar-
chippus Bérénice et Erysimus. Cependant les exemplaires de cette
dernière espèce sont plus rembrunis que ceux des autres provenances.
Genre LYCOREA.
Le petit nombre de Lépidoptères quivcoinposent ce genre, malgré leur
tournure héljconiforme, appartiennent, à la tribu des Danaides. Leurs
chenilles ont des prolongements charnus, flexibles, disposés par paires,
sur quelques anneaux, comme celles des véritables Danaides. Elles
vivent de même sur les asclépiadées. Le genre Ituna, dont M. Chavannes
nous a fait connaure les chenilles, a les mêmes métamorphoses.
Iiyeore» Atergutlg, D. D., Diurn. le/ 16, f. 1.
Assez commune à Honduras.
Est-it suffisamment distinct du Ccres de Cramer? Les L. Pasinuniia,
Ceres et Atergatis ne) sont probablement que des modifications d'une
mêmes espèce.
Guatemala, Nicaragua.
-Nous possédons une- espèce voisine qui habite le Mexique.
La famille des Helieonides est tellement compacte qu'il est presque im.
possible d'y établir des coupes génériques suffisamment caractérisées. 11
y a bien certains groupes .qui paraissent d'abord Irés-tranchés, mais qui se
fondent insensiblement avec d'autre, de sorte que l'on ne sait plus si telle
espèce doit être rapportée à tel ou tel sous-genre plutôt qu'à tel autre.
Nous n'aurons une bonne dassificalten que lorsque les- premiers états
nous seront mieux connus. Grâce des dessins parfaitement exécutés,
que M. Bu.rmeister fils a eu l'obligeance de nous communiquer, ;nous
connaissons déjà les chenilles des proprement dits, tels que
Charitonia, Aj^eudt^, etc.; elles sont toutes épi-
neuses comme celles des Aérées, des Yanesses et îles Argynncs; elles
vivent, par petits groupes sur tes Passiflorées, avec celles des
Dido, Vanillœ, Julie,, Juno, Phnrusn, iVAmphirenc Stenelex et celles
des Et'¡¡ides. Les chenilles des 3/fc/trtiii/issont un peu velues ou pubes-
centes elles vivent généralement sur les Soignées ou sur les Artocaipées
Dans un autre groupe d'espèces plus petites, les chenilles sont très-apla-
ties, presque glabres, avec des taches blanchâtre*, ovalaires ou en
losanges celles-ci se nourrissent sur des végétaux appartenant diverses
familles. Malheureusement, nous n'avons aucun renseignement sur les
espèces à ailes transparentes.
Très-commun dans toute l'Amérique1 centrale et méridionale, ainsi
qu'aux Antilles. Les individus de Honduras sont TnôSblëmeril plus petits
que ceux des autres provenances.
Demophon Mene.tr. Il, f..4.
C'est bien cette espèce que Petiver Gazophyla.v,7, tab. 4,f. '2, arepré-
̃iyeore» Iiamyw», Lat. i» Humb.
HELICONIDES
Genre HELICONIA.
lleliconia t'harltonl».
sentée souk le nom de Papilio Mexicantrs, Nigricans, Linea, hutescenti,
Il est plus petit que le Phyllis du Brésil, dont il est voisin, mais il en
est bien distinct en ce que les premières ailes sont dépourvues en dessus
de la ligne longitudinale jaunâtre et en ce que la bande transversale
jaune des secondes ailes est plus droite.
Commun au Mexique et à Honduras..
Hellconla «oslna, Boisd.
Voisin de Phyllis, avec, les ailes proportionnellement plus larges, les
supérieures dépourvues de ta \igne jaunâtre longitudinale les inférieures
ayant la bande jaune transversale plus large et plus courte que dans
Phyllis.
Costa-Hica. Nous possédons aussi un individu du Mexique.
Hellconla Euryaa, Botsn.
Voisin de Melpoinene, mais bien distinct par te reflet bleu de ses
quatre ailes' et par la tache rouge des supérieures qui est plus étroite.
Helleonla Uortm, I.inn.
Var. Helkcmia Knito, Linli., Mus., Lud
Var Aniathusia, Cr.
Cette espèce est commune depuis la rivière des Amazones jusqu'au
Mexique. Elle est tantôt rayonnée de bleu et tantôt de rouge. ISAma-
thusia de drainer est une femelle dont les rayons rouges sent lavés de
bleu violât,
̃Ifllcoiilw Tlietin, Bqisd.
lia te port de Boris, mais ses ailes sont plus larges, d'un noir pro-
fund tes supérieures otl'rent également deux taches d'un jaune soufre,
disposées comme dans l torts, mais cette du milieu est seulement divisée
<>h deux et non en trois les ailes inférieures, entièrement noires, sont
marquées à t'extrémité de traits longitudinaux d'un blanc bleuâtre et leur
frange est entrecoupée de blanc le dessous des ailes intérieures, qui a la
côte d'un jaune soufre, est rayonné de rouge depuis sa base jusqu'à la
série de traits blancs qui sont ici comme en dessus les antennes ont la
massue d'un fauve ferrugineux.
Très-rare; un seul individu de Nicaragua.
̃lelleonla Hortensia, Guérin, D. D.
Honduras.
.10
Helleonl» Zudelkt», Hew.
Deux individus de Nicaragua. Cette espèce n'appartient peut-être pas
au genre tieliconia.
Genre TITHOREA. I). I).
Tlthorea Huent», Bâtes.
Cette grande et belle Héliconide se trouve Honduras et Guatemala.
Par la longueur des antennes et ta forme générale elle se rapproche in-
contestablement de Humboldti, Ikmplandi, etc. mais nous ne garantis-
sons pas cependant qu'un jour elle ne puisse être séparée des Tithorea,
pour former avec le Taracma, de M. Hewitson, un sous-genre propre.
Genre XANTHOCLEIS, Boisn.
Ce sous-genre se compose généralement d'espèces plus grandes et plus
robustes que la plupart des Héliconides transparentes. La massue de leurs
antennes est plus forte et toujours de conteur jaune exempte Puidii,
de la Guyane; Themisto, du Brésil; Oleslo, de Rio-Graiide, etc Outre
cela, la cellule discoidale est toujours traversée, par une petite bande
noire, comme dans nos véritables Hymenitis, qui ont, de même, deux
bandes sur les aile, supérieures. Tout près des Xanthocleis vient se
placer, le sous-genre Cleodis, dont les individus, un peu moins robustes,
ont également ta massue assez forte et jaune, mais dont les ailes supé-
rieures ont seulement une bande noire à l'extrémité de la cellule dis-
coidale, comme dans le sous-genre lthomia.
Les chenilles des Xanthocleis nous sont encore inconnues, quoique
Fabricius dise que celle de Psidii est glabre, verte, avec la tête noire.
Boubleday place lePsidii dans le grnre Thyridiael le The.mislo dans
le genre Melhone. Nous, nous laissons le nom de Thyridia à quelques
espèces, te\les-<iiï Eupompe de Hubner, Phlycto et Clito, du Brésil, qui
font le passage aux lthomia.
XantStselela Mdtmmm, Doubleday.
Commun a Venezuela rare il Nicaragua, où il est un peu plus petit.
Genre MECHANITIS.
Quoique ce genre-soit naturellement nombreux, nous y plaçons pro-
bablement beaucoup d'espèces qui appartiennent à d'autres groupes.
-MI ,J J
Comme nous l'avons dit tes chenilles des vrais Meéhanitis sont un peu
velues ou pubescentes l'insecte parfait a les ailes allongées^ assez étroites;
le corps en massue, dépassant de beaucoup les ailes inférieures.
Honduras, Guatemala et Mexique.
Doubleday placé cette espèce dans le genre Ileliconia.
Mechanltle LUI», D. D.
Nicaragua.
Hfeehanl«l« Iiygldlee, Ki.ug.
Commun depuis te Mexique jusque dans l'Ecuador.
M «cltanltf • Btoryfiai».
.Port, de ailes supérieures noires, avec cinq taches jaunes,
dont unf au sommet; les autres disposées obliquement sur deux rangs,
une bande fauve longitudinale s'étendant de la base presque jusqu'au
milieu; une tache arrondie de cette 'même couleur sur l'angle interne.
tliles inférieures fauves, avec la bordure et une raie médiane dentelée,
noires. Dessous des ailes marqué sur le bord marginal d'une série de
points blancs. Souvent chez les mâles les ailes inférieures ont une bande
jaune en avant de la raie noire.
Honduras, Mexique.
Meelianltls nfeitapls et Mnerinus.
Se trouvaient assez abondamment dans un envoi de Nicaragua.
M«elu»nltla Virginia, JBoisc. et Totosa Hewits.
Honduras; rares. Ces deux espèces ne sont peut-être pas de vraies
Merhnmds.
Genre DIRCENNA, I).
Ce sous-genre n'est pas parfaitement 'caractérisé, mais il forme un petit
groupe qui parait assez naturel.
Dlreeitna Hlugll, Boisn D. D.
Assez commun à Honduras.
C'est Klug qui nous a fait connaître, il y une trentaine d'années, cet
héliçonide qu'il avait reçu tout nouvellement du Mexique.
Nicaragua. tambe, D. D.
Genre CORBULIS, Ithomia, I>. H.t Hew.
Ce sous-genre se distingue au premier coup-d'iril des [thomia par
ses demi-transparentes, et des llymmitis par la cellule
discoïtlale de? supérieurs dépourvue de bande transverse exemple
-Euphane Kl. (agrippina Hew.), (kalea DD., Neobule K\AutodiceK\
Aletta Hew., Gephira Hew., A'eso Hubn, iSdt'ne etc.
C'orbulls CSephlrln, lliw.
Nicaragua. •
Corb'ullM Eupkane, Ki.i'n.
Nicaragua. '1
Genre LEUCOTHYRIS, Roisn., Ithonufh Hewits.
Les sont peu non-
breux. Ils sont généralement de petite taille, avec des antennes grêles et
assez longuet. Leurs ailes supérieures sont noires/ avec des taches
blanches .sur le bout; la cellule dtscoïdale est également blanche. Les
ailes inférieures sont blanches ou ferrugineuses, avec une bordure noire.
Quelques espèces, telle que la suivante, ont a l'extrémité des aile-s supé-
rieures une bande fauve arquée.
lieueothyriu llertlliin, Hew.
Nicaragiïa? Les individus de notre collection viennent de Venezuela.
Nous craignions que M. de l'Orza n'ait accidentellement mélangé cette
espèce colombienne avec des espèces de Guatemala.
Genre CERATONIA, Uhomia Hewits.
Il est très-possible que parmi If- espèces de ce sous-genre il y en ait
quelques-unes qui seraient mieux à leuv place dans le genre IhjmeixUis,
Ce n'est que provisoirement que non» les réunissons. Toutes les espèces
ont une tache noire dans la cellule discoïdale des ailes supérieures;
exemple Stella et loin Hew., Muni de Cayenrîe, Ninonia du Para,
Hctiilht de Cayenne, Thrn de
Euyp.nia&e la Bolivie, etc.
Orutoiiiii Mtclla, llhiw.
Nicaragua. Charmante espèce très-rare.
t
Oralonla lplilannsan, Kwa, D. D.
Très-commune au Guatemala et la Nouvelle-Grenade.
Cerntonin Mergelena, Hew.
Costa-Rica. Assez commune à. la -Î^ouvelle-Grenade.
Genre CHORIDIS, Boisd., Ithomia, Hew.
Les Choridh sont assez grandes; leurs ailes. sont légèrement trans-
parentes, assez larges, un peu jaunâtres, avec les nervures, la bordure,
l'extrémité de la cellule discoïdale des supérieures et une raie transver-
sale, dans cette mvnie cellule, noires. Les inférieures ont sur la bordure
qui est larre une série de points blancs antennes longues, grêles et sans
massue. Nous ne connaissons que trois ou quatre espèces appartenant à
ce petit groupe.
CTlorlill* Perlilla, Hew.
Costa. Rare.
Genre HYALYRIS, Boisd., Ithomia, D.
Antennes très-longues, légèrement renflées en massue à l'extrémité:
ailes transparentes,. un peu enfumées, assez largement bordées de noir
les supérieures n'ayant aucune trace de bandes transversales; les infé-
rieures, ordinairement teintées de jaune ou de fauve vers, l'angle anal.
Nous ne connaissons que trois ou quatre espèces appartenant à ce petit
groupe.
A côté de.ee genre vient se placer le genre Godyris qui jusqu'à pré-
sent se compose d'une seule espèce la grande et magnifique Duillia.
des environs de Iîagota.
II; al» ris Coeno, Borsn., D. D., Hew.
Nicaragua; deux individus. Beaucoup plus commun à Venezuela.
Genre HYMENITIS, BOISD., Ithomia, Hew.
Nous n'avons vu qu'une seule espèce du Guatemala:
Hyineitltls Plieiiomoe, D. D. IIicw.
Costa-Rica.
M
Genre ITHOMIA, Hewits.
Toutes les espèces du Mexique se retrouvent à Honduras.
̃tliomln Telesto, Boise, D. D.
Moins commune que la suivante.
̃tliomla Cotytto, BotSD., Hfw.
La plus abondante des espèces à ailes transparentes.
lihomla Oto, Boisd., Uew.
Guatemala, assez rare.
Nero, Boisd., Patilla et Lcila, Hew., se trouvaient' toute* les trois
dans un envoi de Honduras.
Ithomla Flzella, Boisd.
taille et port de VAgnosia de Klug., dont elle est trè^voisine; elle en
diffère par la bordure des ailes supérieures qui estyiotablemont plus
élargie vers le sommet, par la tache noire de l'extrémité de la cellule
discoidate qui est plus grosse et plus carrée, et rnnii/par la bande blanchi"
oblique qui va jusqu'à la bordure.
Guatemala. Peut-être une variété de Cotytto.
Itliamla I»epaui»erajéa.
D'un tiers plus grande que Dercetis; les quat/e ailes transparentes avec
les nervures et une très-légère bordure noiritr/s formant une petite créne-
lure à l'extrémité de chaque nervure; les supérieures ayant la côte lenu-
gineuse jusqu'à la cellule discoïdale, sur laquelles'appuie une lâche costale
jaune se liant à la bordure. Outre cela? on aperçoit a un certain
jour, sur te bord extérieur de chaque aile, une apparence de tache jaune
dessous comme le dessus avec la cote des ailes inférieures jaune.
Guatemala. Diflère de la Zalumna Hew. par la bordure <es ailes in-
férieures plus étroite et sans points blancs.
Ithomla Bera*a, Boisd., lh:w.
Nous possédons un seul individu venant de Nicaragua, qui nous a été
dojjné^ar M. Deyrolle.
Genre PAGYRIS, Bd., Uhnma, Hew.
••Ce frênre est un des plus tranchés parmi les Héliconides à ailes transpa-
rentes. Antennes courtes renflées en massue; ailes larges, robustes les
35
supérieures avec une hande sur l'extrémité de la cellule discoïdale; ner-
vures grosses et saillantes. Nous ne connaissons que l'espèce suivante.
PMKxrlH Ull», IfEW.
Se trouve aussi à la Nouvelle-Grenade..
AGRÉIDES
Genre EVEIDES, D. U.
Les chenilles des Kreides sont épineuses et vivent avec celles des
lli'liconiu sur les passiflores.
laabell», C».
Kilo varie beaucoup les individus du Guatemala diffèrent un peu de
la ligure donnée par Cramer.
Genre SEMELIA, Hoisd.
*'̃(̃ jjenre n'ofl're rien d'inléres-sant, nous n'avons vu que la Vibilia.
Genre ACR£A.
O «fmire, -dont les espèces sont nombreuses Ù Venezueb et à la \ou-
velle-Grenade,.n'a fourni aucune espèce remarquable dans les contrées
dont est ici question.
NYMPHALIDES
Genre ERESIA, Boisd.
Ce genre passe insensiblement aux Melitœa, avec lesquelles iF semble
se fondre.
Eresla Polln», (Ikw.
Ue Nicaragua. Très-rare.
Ere«f» Phyllr», Hew.
Honduras; rare.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.