Considérations sur la lettre du duc de Wellington à lord Castlereag, datée de Paris 25 septembre 1815 et sur les Observations d'un Français M. Hypolite *** en réponse à cette lettre, relative à l'enlèvement des chefs d'oeuvre du Musée français. (Signé : Cte de Franclieu. [25 décembre 1815.])

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imp. de Tremblay (Senlis). 1815. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8°. Pièce.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1815
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C 0 NSI DÉ RATIONS
Sur laLettre du Duc DE WELLINGTON
à Lord CASTLEKEAG,
^Èatégâp Paris %5 Septembre (zSVS-i
&
Sur les Observations d'un Français M. Hypolite ***,
en réponse à cette Lettre,
Relative à l'enlèvement des chefs-d'oeuvre du
Musée Français.
Pour réparer.ces maux, recourons à nous-mêmes.
P
AR. une lettre en date du 19 octobre dernier,
adressée à M. le Rédacteur du Courier ( journal
alors existant ) j'avais essayé de répondre à celle
de M. le duc de Wellington ; elle né fat pas.
publiée;
Je vais la transcrire, pensant qu'il est quelques
objections à faire aux observations de M. Hypolite.
Encore qu'elles me paraissent étincellantes de
vérités , j'y apperçois quelques considérations mo-
rales , que je prétends combattre.
(*) A Paris, chez DELAUNAY, Libraire, Palais-Royal.
( 2)
M. Hypolite prouve bien que M. le duc te
Wellington ne devait pas pouvoir enlever du
Musée français les objets d'arts pris dans les divers
états de l'Europe; mais nous ! devions - nous les
conserver, s'ils ne devenaient l'objet d'un nouvel
examen? devions-nous penser que, pour une grande
partie , ils nous fussent bien légitimement acquis ?
Je ne le. crois pas.
M. Hypolite apporte à l'appui dé cet assertion
les triomphes antiques et prodigieux de Paul
Emile, de Pompée , de Lucullus , d'Octave , de
Vespasien , de Titus, d'Aurélien , et la prise par
les Vénitiens des chevaux forgés à Corinthe.
Voilà bien des exemples ; et si l'on voulait
chercher à réunir tous ceux d'un vol et pillage
manifeste , il faudrait des milliers de volumes.
Et de quels exemples veut-il s'autoriser? d'Au-
rélien ! les latines , que successivement- les géné-
rations, répandent sur les ruines de Palmyre, sont
loin d'être taries.
En vain il oppose des traités dictés par la force.
Non ; les lois, qu'elle prescrit, par la continuité
même des ans ; ne deviennent pas .légitimes.
Ayons en horreur ces immenses appareils de

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