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Conte de la gare désolée

De
18 pages
Conte de la gare désolée est une histoire vraie, l’histoire d’une femme, Xiang Hua, qui repousse la frontière entre le rêve et la réalité, entre le monde intérieur ensorcelant d’un homme que personne n’a jamais vu et celui de la civilisation, qui ne parvient plus à la rassurer.
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Couverture

Copyright

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-56421-4

 

© Edilivre, 2013

Note de l'auteur

 

 

Cette œuvre de fiction a pour fondement des faits réels. Les noms des lieux et des personnes ont été modifiés par souci de protection de la vie privée.

Conte de la gare désolée

 

Xiang Hua habitait seule une grande maison au bord d’un lac entouré d’une végétation luxuriante : un grand bois de feuillus et de pins verts traversé par un sentier où elle aimait se promener, jusqu’au ponton. Au milieu du lac, une île abritait de nombreuses espèces d’animaux rares, endémiques de cette région du Sud de la Chine. Xiang Hua vivait seule, elle était fille unique, et le peu de famille qui lui restait habitait en ville, mais elle demeurait dans la grande maison où avait vécu sa mère autrefois. Sa mère adorait les oiseaux qu’elle gardait dans une grande volière ; elle-même en avait quelques-uns qu’elle aimait beaucoup, parce qu’ils lui rappelaient sa mère défunte et étaient sa seule compagnie. Elle les avait achetés au marché de la ville et savait les apprivoiser. Bientôt, ils mangeraient dans sa main.

Elle gardait quelques portraits et photos en noir et blanc de sa mère, des photos de famille découpées, pour la plupart, qu’elle conservait dans un tiroir de sa commode. La maison avait un étage et plusieurs chambres où les membres de la famille avaient jadis dormi. Mais à présent ils étaient tous partis, prétextant que cette maison leur rappelait trop de souvenirs qu’ils préféraient oublier. Xiang Hua, au contraire, aimait sentir la présence de sa mère en ces lieux. Seule, elle attendait le jour qui allait bouleverser sa...