Copie de l'instruction personnelle au représentant du peuple Drouet Haute cour de justice.

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Impr. Nationale (Paris). 1796. France (1795-1799, Directoire). 286 p. ; in-8.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1796
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HAUTE-COUR DE JUSTICE.
COPIE
DE
L'INSTRUCTION PERSONNELLE
Aa repréTentant da peuple D ROUET,
A P A R 1 se
DE L'IMPRIMERIE NATIONALE.
Frimaire, au V.
As
COPIE
DE L'INSTRUCTION PERSONNELLE
Au ropréfentiiiït <lu peuple
D R 0 U E T.
L
Meflâge du Directoire exécutif, au Confeil des Cinq Cents.'
Extrait du regifire des délibérations du DireSoire exécutif.
Du 21 floréal l'an quatrième de la République fcurçaife
une & indivilîble.
LE Direâoire exécutif, formé au nombre des membres
requis par l'article 142'de la conltiturion arrête qu il fera fait
au Confeil des Cinq-Cents un meflâge, dont la teneur fait;
Le Diïe3oire exécutif où confeil des Cinq-Cents.
CITOYENS LÉGIS1ATEUR.S,
Un horrible complot devoir éclater demain icsUpemu
du jour; fon objet étoit de renverfer la conuimtio» françade,
d'égorger U Corps Ugflatif tous la membres du gouverne-
ment, t état-major de r armée de t 'intérieur toutes lu auto-
ritis continuées de Paris Se livrer cette grande commune
à un pillage général & aux plus affreux maflacres. Le Direc-
coire exécutif, informé du lieu où les chefs de cette afixede-
4
confpiration croient rafiemblés & tenoicnt leur convté de
révolte a a tioi ne titi ordres pour les hure trrcttr: plul-.mrs
d'enrr.: eux l'on: été en ella j & c'eft avec douleur que
nous vous arj> cuons c\v.e parmi eux fe trouve un ce vos
^it.vcn L'i^ua, pris en ihpant délit.
Le • xécutit vous invite, cirjycns législateurs,
vouloir bien aii tracer la conduite qu'il doit tenir dans
cène *vcaiio:i à l'c-ird (le ce repictentant. Si vous jugez
que le Direâoirc exécutif doive taire nuttre le fcellé lut
ici papiers il vous prie de nianittller votre intention fut
cet ob;et.
Pour expédition conforme
Signe' 3 C ARNOT
Pu le Directoire exécutif, le fecrétaire-général
Signé j Lagarde.
IL
LIBERTÉ. ÉGALITÉ.
Meflàge au Confeil des Cinq-Cents.
Extrait du des du DireStûre exécutif 9
du. 23 tan 4 de* la République francàjc une &
indJvifiblc
Le Directoire exécutif, fermé au nombre de membres
requis par l'article de la conftiration arrête «u*il fera
Dit au Confeil des Cinq Cents un meflàge dont la tencut
fait
Le DireSoire exécutif au Confeil des Cinq-Cems,
CITOYENS Législateurs,
La malveillance qui s'empare de tons les éyénemen»
& les dénature pont tromper les dtoyeas, poorroit trouver
A;
un aliment a fes manoeuvres dans la confpiration qui vient
d'eue découverte. Le: l)ireâo!tc crcv.r. devoir tout prévenir,
en vous ratant part des première» nouons qui reluirent de
l'examen de cette imp lune*: aSanc.
I! n'a pas cre poflible encore de faire l'enrier dépouillement
des papier» trouves clu-z raixr. f ce p'édkarc^r coupable de
l'anarchie & l'un <ic<» ptwcip.iiix cluls de la ^conjuration
mais ce qui en a été vu iip'à ptsfcnt, fufht pour dé-
voiler ans toute !eur horreur les crimes des conjurés.
Un comité de révolte «oit tonné fjus le nom de Comité
infurrecteur de fulut fubl'ic. Il devoit diriger les coup; &
l'exécution du complu: les révoltés devoiuic s'emparer des
portes de Pans, de la rifle d- l.i tréforerie, de la monnoie,
& de tous les magasins publics ou privés contenant des
vivres ou des munitions de gu.-rre. La prodamation du code
aaarchique de devoir fe t'aire en nrmie temps, & être
le filial de i des dwx Confeils duUireûoire
de l'eut- major de l'armée de l'inrérieur des autorités
eonftit uées de tous leurs agens. Mille autres cris de mort
fotit proférés dans rade éjxjiivanrable qui trace la marche
de ce complot. Mon aux fonctionnaires publics qui euflènt
donné le moindre ordre; mort à quiconque eût battu ou fait
battre la générale; mort à tous les bans ci:opens qui fe
Entrent réunis pour repouflêr les conjurés mon aux étnn-
gers de toutes les nations.
Des pr jferits dévoient être enfuite également maflàcrés i
les liftes en étoient faites celles des raaifons des magafîns>-
des boutiques, qui dévoient être livrés au pillage, étoient éga-
leir -•? préparées.
Mais par q'tds moyens parvenir à J'exécution de ce iànglant
projet ? comment porter le peuple à fe déchirer ainfi lui-
même à fe convnr d'opprobre & de fang, à attirer fer
lai l'exécration de toutes les nations 8c de tous les 6ècles,
à tâtir les fources de fa profpérité provoquer contre lui la
famine & tous les malheurs ? Ccft encore ce qu'apprennent
la papier de BabaeuF; c'eft ce qu'enfeigne Taâe infurrec-
6
rionnel qui devoir être plaardé fur tous les murs Bc qui
déja étoit imprimé.
Deux placards en gros c-iraftCres tous deux aufli déjà
imprimés dévoient être atiVnês & répandus avec profu-
fion. L'un contr noit ces m- »ts
Egalité y Bonheur commun. I.'avtre portât (eux qui ufur-
fent la fouveraiicté doivent a:re mis à mort par ks honunes
libre.
L'acte infurrectionnel qui devoit é:re proclamé en même
temps, prefentoit tous toutes les formes les calomnieS les
plus atroces contre le gouvernement. A ces déclamations
perfides il joignait un appel ce qu'il r.ommoit des pa-
mores p^rfecutés & des ficpartemem r c'eft-à-dire
à des étrangers venus dans Parts pout v femer le trouble
Se le défor re à des énan»ers qui chafics de chez eux
par l'empire de l'opinion publique venoient cacher dans
cette grande commune la home dont ils s'étoienc couverts
dans leurs foyers fouç le régime affreux de la terreur.
Ailleurs, l'infâme placard apptloic à l'aide de la conju-
ration les militaires «k-ftirués Il les invito* au meurtre
en leur prenant l'afiSirance de leur réintégration & de
leur avancemenr.
Tels étoient les premiers écrits qui dévoient être répandus.
Au méine inftanr le tocim devoir fonner des noyaux
partant de chacune des fe&ions devaient Ce mettre ea
mouvement précèdes de guidions & de drapeaux déla faits, 8c
portant pourdevife Corjiuution de o3. Cesnoyaux devo? rtu
être groflis bientôt des femmes, des enfans une invitation de-
voit fc répéter alors de marcher ainfi en dé/ordre au fou du
toefin & des trempettes 3 fous la conduite des conjurés qui
s'étaient div'tfe les faâons. Une aune invitation les enga-
*»coit à fe munir de tout ce qu'ils pourroient avoir d'armes
ou inittumens offenfife o:j forcoit tau les dépôts ou l'on
eût pu s'en procarer Ce bientôt la temear Selon le plan
7
A4
des conjurés devoit réunir i eux la prefqne totalité de»
Il falloir cependant couvrir tant de forfaits d une appa·
tence d'autorité il falloir paroîire n exécuter que la volonté
du peuple. Pour cela après avoir diûous le Corps legiûatir
& ait juger fes membres pu les révoltés, on créoit une
Convention, dont la lifte étoit déja dreflee ft où l'on
voit figurer le nom de Babœuf & celui de tous les confpua-
teurs arrêtés comme lui d'une autre part on reconftruifoic
la <al e des Jacobins, aux frais & par les mains de ceux qui
l'avoient taic détruire.
Mais l'armée, mai. les camps fous Paris, que devoit-
on craindre ou attendre d'eux au milieu de ces événeméns 1
Les conjurés navoient pas laiffé échapper ces réflexions:
ils s'en étoient fàrieufanem occupés.
Ils ne ponvoient douter que nos braves militaires fivrés
à eux-mêmes, à leur loyauté n'étant dirigés que par
le bon efpnt qui les anime, jaloux de mérÏ:er la gloire dont
leurs frères fe couvrent en combattant au dehors les armfes
des rois, euffent voulu répondre auffi aux efperances de la
parrie en maintenant au dedans la liberté, la République
UcOnft.rution de i795 qui les établir, & que la volOnté
nationale a Cuiaionnée il falbit donc aufli les tromper &
tout étoit préparé pour ce nouveau crime.
Sous le prétexte de porter i nos guerriers des couronnes
dviques <fe* femmes dévoient pénétret dan* les camps; des
hommes déguifés devoient les fmvre,& d'autres 5.' rendre
des proftituées décent ajouter au défocdre; & da libelles
contrant toutes fortes de calommes& d'atrocités desûbeUe»
déjafiits faiGs chez Babœuf, reconnus pat lui daos fes in-
terrogatoires, dévoient être répandus «jj^f^^
dc de la débauche pour confommer la fédoau».Unc apee
enfin une note auffi infulunte pour nos baves f**™
au'elle eft propre à praorer la piofoode noirceur des con-
8
juré* une note qui fait partie des papiers de fquels ce récit
eft tiré parure les foldats français ces foldats couverts de
gloire, en d.-ux vlallc l'une de lâches qn'elle cfpcre gagner
en leur promenant le retour dans leurs ïoyers de
fcélérats qu'elle appelle/" -Usts de métier Se que fun feduira
porre-t-elle par l'efpotr du butin.
Le défordre une fois établi on donnait aux deux camps
l'ordre de féconder les eff>rcs des brigand* & plus tien n'ar-
rctoit les maffacres & le pl!lage.
Ceft ainfi citoyens lé;iihteurs, c'eft ainfî que des fac-
tieux, enuemis du peuple puifqu'ils vouloient le plonger
dans de nouveaux malheurs en dérruifant fon ouvrage, amis
des rois, puifqu'i's voulo;cnt porter la ddorgam fanon daas
nos armées triomphantes c'eft ainfi que fous le mafque
d'une popularité teinte les confpirateurs vouloient # au
nom de la liberté, aflailiner la liberté, c'ek ainfi qu'ils
vouloient organiser l'entière deftruâion de cette grande
commune celle du gouvernement républicain & nous
faire replet à travers toutes les horreurrs de l'anarchie pour
nous courber de nouveau !'ous le joug détefté du defpo-
ciime.
Mais le génie de la France le génie de la Liberté ont
vaincu. Fort de Con union avec vons le gouvernement qui
veilloit fur les conjures a fu déjuuer leur projet il tieet
en fes mains tous les fils de lem trame odirufe quinze
des principaux coupables foot déja détenus, & il peut ga-
raatir aux bons citoyens la tranquillicé qu'ils doivent attendre
fons le règne de la loi.
%,CARNOT, Préfidtnt.
Par le Direâoire exécorif
Lacakpz.
I I I.
LIBERTE. F G A L I T K.
au Conf'-i! des Cinq Cent*.
Extrait d>s rentes des du exécutif,.
du l'an de la RepuHi* Jr*ne*Je une
& ïndixfible.
Le Dircftoire exécutif. formé au nomlxe de membres
requis par l'ank-le 142. de la ConHitaiion arretc qu'il
fera fait au Confdl des Cinq-Ccnu unmclTage, coût la
teneur fuit.
Le Dircclolre exécutif au Conftïl du Cinq-Cents.
Citoyens L i g i s t at e vk s
Pour éclairer de plus en plus la nirion fur les détails de la
confpiratbn qui vient i'etre Jécouvene nous vuus frétions
copie de deux des pièces les plus importantes trouvées dans
les papiers de Babœuf {
Signe, C A R NOT, prudent.
Par le Dircûoire exécutif le fecrétaire général
Signi, Lagarde.
IV.
Meftase du Directoire exécutif, du a6 floréal
Extrait du regiflre des délectations da Directoire exécutif..
Da 26 fiorcat Van 4c de la République française, «ne et
Le Direûoire exécutif, formé au nombre des membres
(,) Voir recueil des pièces faifics an local occnpé par fotorof,
treate^aaliicmc de la huitième Uaffc & onzième de la fepueme*
ï o
rcq:I> p.ir l'article i-f? de la conftitution anCrc qu'il fer»
t.Mi j:i Conlcil dc: 1 -iiiij- 1 .ci:is un i ni. liage dont ta teneur
fuit
Le DriCIolre cxc\ utif au Conjiil dcs Cinq Cents.
Citoyens L e c i s l a t i u r s
rour mettre fous vus veux les renfeij;nemens donc vous
pourrez avoir k»rfque vous ftatuerez far le fort da re-
prcll-utant du peuple Drouer le Directoire exécutif vous
rranfiner ci-joinr le rapport du minière de la police géné-
rale la (icclaracion du citoyen Grifd ainli que quarante-
quaiic autres pièces rcladves à la confpiration parmi lef-
quclks le trouvent celles qui ont été recueillies jufq u'à pré-
ftnt fur ce qui concerna en pa ticulier le repléfentant du peuple
Droutt plufieurs de ces pièces ont été Pitiés chez Baixtuf
reconnues cotées & paraphées par lui,. comme il cft indi-
qué par les annotations dd minilke de la police générale an
bas des copies (i).
Les deux pièccs jointes en copies au meffage d'hier font
également reconnues, cories & paraphées par lui,
Il importe au Directoire exécutit, citoyens Ir'giflateurs,
de filet votre attention fur la lettre de ce repréfentant du
peuple au prétident du Direcioire exécutif, pat laquelle
il fe plaint de la violation de fou domicile le 19 Boréal au
loir.
Sur l'avis qui avoit été donné auDire&oirc que les princi-
paux conjurés devoient fe réunir dans une maifon garnie rue
Honoré, n°. il ne balança pas de donner Tordre de faire
une recherche dons ce;te maifon, où le représentant Drouet
s'eft trouvé occuper un appartement. Les confpirateurs s'é-
toient féparés un quart-d'heure environ avant que la force
armés fe fût introduise dans cette maifon garnie elle ne trouva
que le nommé Darthé d:ms Fappartement da repréfentant
Voir la copie des pieces saisies avec Babocot
11
Drouct A: quoique Parthé lût tienne comme un des con-
jure», le li toiccarm cprnr l.i n tio-
nalc tut il!, quelle ne crut iLvo i st.npaui de truite,
quoiqu'il ne fût n.cni ni de cane ni de pille -pou, 1-si la
feuie declaiatjon que le rcpréllntar.r Wict fil au comm.m-
dant de la force armée que Daithc cu.it fou ami & qu'il
répondoit d_- lui.
V ous obilrvercz, citoyens légiflateurs, que, dan< la lettre
écrite le même fuir à ce fujer au p;duie t d.t D-rt-aair^,
ce repréfenunt d't qa'il étoit fuuper -wee
un citoyen de fon pr.ys cependant le citoyen Darthé a
déclaré qu'il étoit de Saint- Pol département du Pas-de-
Calais.
Il eft également 1 remarquer qtie le repréfentanr Drouet
ne fait aucune mention ^ans fa lettre du rallemoicment des
eotjurés, qui avoir eu liu civ^z lai & qui venoit de fe
féparer, quoiqu'il en foit convenu depuis dans fon inter-
t°81K>iie- %>CARNOT.
Pat le Diredoire executif: le fecréuire général
Signé, Lagak.de.
Extrait du minutes du greffe du tribunal corredionel & du
jury d'accufation du canton de Péris.
L'an quatrième de l'ère républicaine, le vingt- un floréal
en notre detneure & pardevant nous Jean- Antoine De-
lonne juge-de-paix & officier de police judiciaire de la ci-
devant fed-on Lepelerier canton de Paris département
de la Seine foot comparus les citoyens Antoine Pierre-
Marc l'afté agent d exécution fous la direction des agent
«c infpeaeurs çénécaux pour les ordres du Directoire
Jean ufeph Warin, en la fufdite qualité, ldqueU nous ont
recuis en venu d7un arrêté du Diredoite, du dix neuf du
courant, qu'ils nous ont exhibé conçu ainfi qu il fuit
12
I.-r en venu Je l'article U5 de l'acte
Q"« l y »' ̃•minés Morel, aux écuries Je Chartres rue
J 11 «nias ou Louvre ] élix ci -devan; ¿'une cum-
million révolutoiinaireiArg-.rs; ParrJin «.x-gcnéial rue
de h T.ïth.-ue; ( o.n, pouchini.r, rae Amelot; Varie,
fabriciiu iL bas n e M.i:-iKrzref taax'pour^ Antoine; Jarry,
ex-adjudaut gênerai rue ue Exv.c; Yadu.r, ex-membre de
la Couve t'on; cx-génér 1 RciTignol fon frère;
Cjzin .!cmeur.i:iî z-cz (auxbour--Ann.ine Amar ex-
membre de !a Cois\ -i::ior. Chrétien, cafetier Julien ( de la
Drôme) hls Lcî'a:ic, J. la f€d.on des Tuileries; Paris,
cx-cumnul!airc d-.s guéries Manfard ex-ad;udanc-géné-
r.V
îa:r%eau; Didier, ex-|uré du tribunal livolutionnaire, rue
K.m.Té, n°. -o maifon de la Conccprion Monquet,
tailleur, place de Grevé, chez le marchand de vin, au
1.:011 -d'or; Mcnnier ceincuronnier, près la Grève, rue
de la Vannerie n°. ^5; Darthé, rue Honoré, n». 70;
BaiKruf\ rue de la grande Truanderie Germain ex-
officitr de Fyon ex-général Reys, fellier,
rue du Mont-Blanc, n°. 10; Choudieu ex-merrrbre de
la Convention; RLord, ex -membre de la Convention;
Pechc: ex-capitaine du cinquième bataillon de ta légion de
police; Lamy, ex- général; Buonarotti Piémontais An-
tOBellt, ex-membre de l'Aflemblée légiflarive; Maflet,
marchand rue fauxboarg- Honoré, près la rue Florentin
tous prévenus de conspiration contre la sûreté intérieure le
extérieurs de la République feront mis fux-le-dump en ar-
reftaxion.
19
IL feront tous traduits devant le mîniftre de la police qé-
néra'e de la République pour f tre interrogés fur s faits
relatifs la conlpirarion dont ils font prévenus. Ledit ininiftre
fui fon rapport fur le tour au Directoire pour être ftatué de
fuite ce qu'il appartiendra.
Les fc.llis feront appofcs fur les meubles effets, or.
argent papiers exiftans dans les mutons defdits ptévenus,
duWuon préalablenHint faite des papiers & document qui
pourroient être reburs à la confpiration Lfquels feront
remis au miniftre de la police pour fervir de renfeignemens.
Le miniltre de la police eft chargé de rexécution du pré-
-fau arrêté, lequel ne fers pas Imprime.
Pour expédition conforme, CARXOT, préfiiert.
Parle Diredoire exécutif: le f=crctaire-genéral ,l.»c \m>i.
CerriÊc conforme. Le minute de la police r,;nérale.
Requérant en confôtjoence notre tranfport rue Bleue, où
nous trouverons des difpoûuons pour l'exécution de Tordre
ci-deflus, dc ont figné. Ainfî li^né r*aûé & Warin.
Et de fnite nous nous fommes rendue, affifté» d' Alcxandre-
Jacques-Picrre-Melchior Parent commis expéditionraire.
{uûite me Bleue. en une maifon n°. 3lîi où étant nous
Pans va ladite nmaifon entourée de la force armée & y
étant entrés, nous avom trouvé le citoyen Blondeaa ad-
iodaiit-«»énéral de l'armée de ^intérieur commandant en
dsef le détachement qui fe trouve fur les lieux où nous
tommes, lequel nous a repréfênté un extrait des délibé-
rations du Direamre exécutif, du du courant, conçu en
Le Direaoire exécutif, informé que des conjurés te
réunifient chaque cuit pour confpirer contre le gouverne-
ment, Se contre la fiueté intérieure & enérieure de la
République 8c que pour fe mettre à rabri ode la furveil-
lance de la police, ils changent chaque fois le lieu où ils
tiennent leucs conciliabules
que lefdirs individus en tels lieux qu'ils foient trouvés réunis,
feront uns fur-le-champ en anreftarion.
Ils feront traduits devant le minière de la police géné-
rale, pour y erre interrogés fur les faits relatifs a la conf-
piration dent ils font prévenus ledit minière fera fon rap-
port fur le tout au Ducroire, pour erre llatué ce qu'il
appartiendra.
Les fcrllés feront apposes fur les meubles, effets or,
argent papi. rs ui fc trouveront dans la maifon ou les
mailons dans lesquelles Itfdirs conjurés pourroient être
trouvé", dirtràdliMi préalablement faite des papiers & do-
cumens relatifs à la confpiranon qui feront remis au mi-
niftre de la police générale pour de renfeignemens.
Le miiiiftt- de la police générale eft chargé de l'exéca*
non du prefent qui ne fera pas imprimé.
Pour expédition conforme. CARNOT, préfiient.
Par le Dircôoire le fecrétaire général Lagar.dk.
Ccnibé conforme le miniftre de la police générale
Cochon.
Déclarant ledit citoyen Blondean qu'en conformité des
fufdirs ordres, i! a fait retenir les perfônnes qu'il a tron-
vées dans la nuifon où nous tommes, pour être eniuite
traduites pardevant le miniftre de la police conformément
aux fufdits ordres, après qu'elles auront été par nous enten-
dues en leurs noms, qualités & demeures, examen fait de
leurs pipiers & a ligné. Airtfi figné radjodant-général 9
Blondean.
EIt enfuite comparu le citoyen François Duroor, mt-
nuifier, propriétaire de la maifon où nous Comma. A lui
demande quelles font les perfônnes logées dans fa maifira:
a dit le citoyen Rollct, menuifier, occupant le troifième;
le citoyen Audrion manoeuvrier, occupant le fécond; le
citoyen Lemery, gendarme aux frontières occupant une
chambre au troifième, & lai déclaatnt qui occupe. lèpre»
miel A lui demandé quelles font les perfcanet qv^fbot
i5
a&uellement dans fa maifon a dit les citoyens Darthé
Drouet, Didier, & autres dont il ne fait pas les noms
que le citoyen Daithé lui avoit amenés le matin pour dé-
jeûner enfemble, & a figné. Ainil ligné Dufour.
Eft (ie fuite compaitu le citoyen Augufbn- Alexandre-
Jofeph Duché, employé dans les bureaux de la ci-devant
agence du commerce demeurant rue Honoré n°. 366
lequel fuivant la déclaration des militaires, a été trouvé
caché entre deux matelas, en raifon de quoi il a dit
qu'ayant été étourdi par les cris de l'épouse du citoyen
Dufour & de fes enfans à TainTée de la force armée, &
ne fâchant fi c'étoient des gens niai intentionnés qui arri-
voient, fon premier mouvement l'a fait mettre entre deuz
matelas; mais qu'auffitôt qu'il a vu les grenadiers, il fortoit
des deux matelas quand les grenadiers Pont arrêté. A lui
demandé avec qui il étoit dans la malien où nous fommes
a dit: Avec le citoyen Drouet, repréfcntant du peuple; Di-
dier, ferrurier demeurant rue Honoré n°. 70 Germain
huflard Rkrord & Laignelot ci-devant députés de la Co.-
venûoo. A lui demandé le motif de leur rafletnbletnent
dans la maifon où nous hommes, a dit que c'étoit pour que
le citoyen Drouet leur communique une lettre que ce der-
nier avoir écrite au gouvernement relativement i la perqui-
uooniàite chez lui, & a figné. Ainfi figné Darthé.
f.ft enfuite comparu Jean Baptifte Didier ferraner
demeurant 1 Paris, rue Honoré, la ci-devant Concep-
tion, n°.7o; Jean-François Laignelot, ex-membre de la
CoBvention, me de la Madeleine; Jean -François Ricord,
ex-membre de la Cocvention, demeurant rue Florentin.
n*L 5; Chartes Germain, lieoremnc de hoflards. ayant
ibbfifiance Paris, y demeurant rue da Carême-Prenant,
n! ai lelquels ont dit qu'ils étoient en la maifon où
nom hommes, chez le citoyen Doreur,* pour pendre coca-
munication d'une lettre édite pu le citoyen Droœt au
Eu aoffi comparu le citoyen Droœt, membre dnCoofeiI
iS
qui
des Cinq- Cents, demeurant rue Honore, n\ ,3, lequd
a certifie les faits ci-dcflus que les citoyens dénommés en
la déclaration ont avancés relativement au motif
de leur ralTemb crue ru & ont les fufhommés qualifiés,
figné. Ainlï ligné Ch. Germain Ricord Laignelot, Di'
dier 8c Diouct.
Et avons lai lie les fufnommés, enf.mble la citoyen»
Anne Gérard ttmtre Dufour es mains du citoyen Blon-
deau pour ctre Kprefenrés chez le miniftre de la police
conformément à l'ordre donc ils étoienr porteurs j ce à quo
tous les citoytns fulnomtnés ont contenu fans^ aucune ob-
(ervarion ni difficulté j & attendu qu'aptes une exaâe per«
quifirion dans la maîfon il ne s'eft trouvé aucuns paptec
autres que ceux relatifs au Cdaimetce du citoyen Dufour, i
n'y a eu aucuns (celles à appofer & ont les citoyens Bbo
deau Pafté & Warin, ûgné avec nous. Ainfi figné Bloo
dcau, Pafté Warin, Delocme juge-de-paix 6c Parent
commis- greffier.
Et le 2i floréal ett comparo en notre demeure fisp
heures du matin, le citoyen CheraeUe, infpcftcnr de pa
lice. leqod nous a repréfenté Tocdre ûnvanc
Le miniftre 6e la police générale requiert le citoyen De
lotme iuge-de-paix de la Ccâkm Lepetenef. de fc tnnf
près la place Vendôme » vis-a- vu les Fcoillans pour
appofer les (celles fur les papiexs êc effets, tant eu abfena
qu'en pcé&nce dudit reprélentanc^ Cochok.
Et de fuke, affifté comme défias, êc an citoyen Cher
celle, nous nous femmes tranfponés me Hoooeé, ohûCm
nmnérotée De. 93; où étant, nous aunons trouvé le Cttoye
Se la citoyenne Mangim, parfumeur tenant en garni 1
aaifirn où nous femmes, êc y demeurant* lefquels, intei
pelles fi le citoyen Drooet » repré&ntanc du peuple, étw
logé dans leur maifon cet dit qu'oui Se qu'il occnpoî
deux pièces i l'entre-fol dlcelle. Invités de nous y coa
dake»ils
B
qu'il leur a été donné communication de l'ordre mentionné
ci-avant, nous avons en leur préfence, Se ailifté comme
deflus, & auili en la piéf=nce du citvjy.-n J.an Frin,*lo-
tnuuiquc da cuayen Drouet, appofé nx fcallés & cachets
fur deux fenitres éclairant dans la rue la fteonde cinmbre
du logement du citoyen Drouer dans laquelle étole=
réuni* tous fes efle^ & papiers la première chambre fer-
vant uniquement à fon & n'y ayant dans icelle
au .:uns effers ni papier propres au cuoyen Drouet. Nous avons
eniuice appofé nos îcellés & cachets fur l'abairant d'an fecré-
taire en boU de pîacaie, placé dans la Seconde chambre,
Se lervan: au cit .'yen Dro.Jct- Nous avons également appofé
a -s feeliés & cachets fur la porte d'un périt cabinet à côte de
l'alcove de ladite chambre dans lequel cabines il y avoit
une armoire à deux b<i:tJ'u ivnnée i clef lesquels dits (celles
ont et; appofes dam ces divers endroits avec deux bouts d'une
bande de papier blanc. Nous avons enfuite fcnné ladite
chambre que nous avons retenue, 8c avons appofé fur la
porte d'icelle nos feeliés & cachets, aux deux bjuts d'une
bande de papier blanc & avons établi gardien de nof-
dits fc.llo & cache» le citoyen Jean Ftin dotnef*
ôque du citoyen Drouet pour la repréfenter fains & en-
tiers quand Se chaque fois il en fera requis fous les
peines portées par la lot 9oe noris lui avons clairement
expliquée* & qu'il a dit bien comprendre; & ont tous les
Cutnommés qualirtc» 6;né avec not:s en la demeure fuf-
dice les jour & au* que deifus huit Heures au matin. AinuV
figné, f.mme Mangin, Mangin, Jean Frin9 Chernelle»
Dclormc & Parent.
Pou expédition conforme i la minute. Signé Delorme i
Ce Parent commis-greffier.
D;.livré pour expédition conforme par moi greffier ioof»
figné. tft éciir Rayé quatre wuts nuls.
CeraÊi conforme
Le minitlre de la police génénle. Signé* C oc BON*
i8
Rapport du imnijL'c de ta pollj: générale au Directoire
CITOYENS Directeurs,
Une grande confpiradon étoit ourdie contre le gouver-
nement.
Sa furveillance a&ive l'a déjouée à l'infant où elle étoit
prête à éclater.
Les chefs de cette conjuration étoient pourfuivis avec la
plus grande activité.
Il¡ vous ont été dignes fidèles à vos fermens de main-
tenit la République & fa couftitution, vous avez pris des
mfcfures vigoureuies pour que les confpirateurs fuflênt arrêtés
par-tout où ils fc trouverohnt.
Chargé de faire exécuter l'arrêté que vous avez pris a cet
e'gard, mon zèle pour le fal::r public la conviction matérielle
que j'avois de la conjuration. & mon devoir, ont redoublé
mon courage.
J'ai découvert les lieux de railêmblement de quelques-
uns des conjurés.
Dans l'un des lieux indiqués fis individus étoient
réunis.
Le repréfentant du peuple Drouet fe trouva parmi eux.
Tous furent amenés pardevant moi. Je vous en inftruiâs
à l'infant. Pénîcrés des égards dus aux repréfentnns du
peuple, vous en avez auflùôt fait part au. Corps légiflatif,
pour qu'il eût vous faire c.mnoître fes intentions. Se à
prononcer relativement aux feel es à appafer fur fts papiers.
Conformément à votre premier arrêté, les fcellés ont été
appofés chez ce repréfenranr.
Le 23 floréal en exécution d'un meflige du confc'il des
Cinq cents, vous avez arrêté qu'il feroit par moi procédé
fans délai à la levée des fcellés & à fon interrogatoire.
En confequence, hier i/\ je me fuis tranfporté à l'abbaye,
& j'y ai interrogé le représentant du peuple Drouer.
Ba
s
Immédiatement aptes, j'ai procédé i la levée des fcellé»
Ibis fur fes papier dans fon domicile & la diftraâion
de eeux qui m'ont para mériter attention en préfence du
juge-<le-paix de* la teâion Lepelletier deuxième arrondit-
fentem Se du citoyen Mangin auquel le repréfencant dr
peuple Drouet avoit donné pouvoir par écrie d'y aififter.
Je m'empreflè de vous adreflèr les copies collationnées:
1°. De fon interroguoire
Du procès-verbal de levée des (celles.
Je joins à ces deux picces celles qui ont un rapport direct
ou iudireâ à la conspiration. Deux qui fe font trouvées
parmi les papiers du reprefemant Drouet fout les fcellés
font l'une des fragmens d'un projet de diiconts qu'il
devoit prononcer au Corps législatif far les fociétés papa-
laires ces fragmens parouîent écrit* en entier de la maux
Et l'antre déchirée en quatre morceaux eft un brouillon
d'âne efpèce d'adrefle inrirulée Républicains Démocrates,
commençant par ces deux vers
Quand on a tout petda quand on n'a plus d*efpotr
Le repos eft opproôre le toabat an devoir.
& dont fenfemble eft une diatribe amère fat le gouverne-
Quatre autres pièces faiûnt partie de celles trouvées chez
Babœuf font deux brouillons de lettres de lui -à Dtouet
par la première lettre il lui dit que fou difconrs fur Ies
{besétés populaires eft trop faible & il lui trace ce qu'il
devroit dire pour faire effet elle lemme annoncer que
s il n'était pu un agent de la confpiration au moias en
étoit-il inftruit.
Voici entre autres choies comme Babœuf s'exprime
dans cène lettre datée du 17 germinal
<* nous fomma entourés dt
rinjlaxt ejt venu de ks faire dijparoàre. Les tyrannicides
xo
• ufommeni de les aider, ou ils ne comptent parmi lu
adhérer* des traîtres »♦ #
Et dans un autre endroit « /< moment prcffe tu as
crois de te braves.
Réfléchis yjîtu veux tefoufirabe a ïanctktmc général ne
j» te laijfe pes perde il neft qu'un
petit cercle qu'il t'eft permis d'approcher »
La fecende, en dats do x5 gennmal écrite a Babœuf
par Emile-Balxruf, toc fils, dans ûqueLe fe trouTcnc ces
înots Je vais chr Droit!! lui montrer ta lettre.
Pat la troifième en date da premier Bocal, Babcat
lui redemande la copie du dilcoors que lui ( Babœuf)
a» avoir remis à Droact il lui reproche d'être prudent
de n'être qn'm fénateur comme les autres, de ne vouloir
pas prendre rattitude qui lui eût kir mtriter d'entrer dans
les rangs de ceux qui arracheront lem pâme elclave de op-
» preffion: de ne vouloir pas profiter de la~ difpofitton du
» plus beau rôle qui o8*r jit lui; q«'i la venté il n aaroit
peut ère dû qu'aux circcnfiances de fa captivité., qui f"ut
» devenue alors heureufe ce glorieufe pour lux & pour le
peuple qui il ieroit au ir.oins refté an guide autoor
» duautl il eût pu {;; rallier comme à un homme veirueux
•> qui' k fut déclaré lui-même non des aunes
» aefes odieux confis & qui pu
de la générale aninudvètfion exercée a l'égard de recule
a» compagnie dont il eft membre."
La quiûème.ft m billet en date da 4 floréal écrit
en eutier de la main de Charles Germain,, un des
prévenus arrêtés le chez Dafour avec le reprefcaonr
ÎSroaet.fc figné des lettres inuialcs.Cb. G.
n marquoit à B^bœuf « Nous devons nous
quatre heures de relevée pour.y. organjer
notre dernière dzfpofiûon avec les principaux Au,
'm fatir tU là, fit tes- nous ¡avoir où nous nozts^ réunirons,
paroifant unpcJfibU d'aller, chef par les avis
ia prmve auoh me
fiât aâiyehunt, »
si
B3
C'cft le m qne cre écrite & c'eft dans la
nuit du qre i'n h: une viluj dans une nu:fo:i garnie
où lo^e le reTv!f;ntanc Droue:.
Dcn\ antres pièces fe lier.c •parfaitement avec cette
dernière..
L'une, en date 1 eft un bi!!cc écrit à Babotaf
par alui qui s conrrib::i à découvrir la Ce
act.ur d'une lstrre m:i:n!ée Leme ce Fi-nc- Libre,
foldat, &c
Il cft ainfi conçu •« Une partie des a^ens généraux a
paru hier. que mes paroi fient
• • aujfMird'fa'.îi ? je crois que pour établir la couh mee ref-
it pt&tve il eil néceilâire que je les tade connaître &c.
Je fuis dans un taré rue des Deux Ecus je vous
» prie de me répondre de faire, & de m'in iiquerau jufte
le liei à'aflaaibîée p3ur que je m'y nojve entre onze
Se douze..
La deuxième p-èce, écrite de h main de Babccuf, 8C
remife par Franc-Libre, a qui elle éroir adreffee eft la
réponfe à !a lccas ci dedjs. Il fuffit da b tire pour s'en
coura:ncre.
Ce billet en: terminé par ces mol» « Le raûembleniene
w eic ch.z D.îfour, men-aisier, rus Papilîaa, n°. 33i. »
Et en efFrt l'arrcftation des fix indivulas prévenus
<Têrre !es chefs de la confpiation a été faire à midi chez
Dufour, menuitier, rue Papillon Se le repréfenrant da
peuple étoit du nombre.
Enfin,. un: dernière pièce qui m'a été remife par un re*
• préfcntant du peuple, & i lui aJreflee de Sainre-Menehould
le ventôfe dçrni r., renferme des propos atroces tenus
par le rtpcéfenunt Drouet d.v.tnt quinze ou vingt per-
fonnes pendant un fejour qu'il fit en cette commune ;&
ces propos s'ils £>nt vrais démontrent bien que déjà i
c*r;e époque, le repréfentanr Drouet connoitToit le complot.
qui fe trair.oit..
Ainfi rexiitence de la cpnfptrztioa eft marériellement
prouvée par des pièces écrites & probantes. Babouf les avoue
dans Son interrogatoire.
Il ne rt fte donc plus qu'à examiner fi le reprefenrant du
peuple Drouet, trouvé avec les ronfpirateurs du rafcmble-
ment unique par Babceuf peut être acculé d'être du nombre
des confpira'turs.
Si on en croit le repréfentant Drouet dans fon inter-
rogatoire, le hafard feul l'a tai: trouver le 21 chez Ou-
four & fon but, en fe déterminant à y aller fur l'invita-
tion de Darihé, ne fiir que pour avifer au parti qu'il pren-
droit pour dénoncer la violation qui avoit été faite de
fon dom:c:le «ians la nuit du au 20.
Telles font Citoyens -Directeurs les pièces d'après
lefqueiUs le confeil des Cinq-Cents aura à prononcer ^fur
le repréfenrant du peuple Drouet conformément 1 la
conftitution.
Je finis en observant que le repréfentant du peuple Drouet
avoue que les cicoyens Laignelot Ricord & autres étoient
chez lui le 19 & que Laignelot & Ricord l'unt nid dans
leur interrogatoire.
Le minithe de la police générale
S'igpê y Cochon.
VIL
Interrogatoire du citoyen D rouet.
Le floréal, an 4 de la République françaife une
& iudivitib'e, fur les dix heures du marin, nous Charles Co-
choa, minift.e de la police générale de la République, en
vertu de l'arrêté du Directoire exécutif, en date du jour
d'hier, nous hommes transportés en la inaifon.de l'Abbaye.
où étant arrivé, le concierge de ladite maifon nous a conduit
dans la chambre du repréfentant du peuple Drouet, où
étant lui avons donné connoiflance de l'arrêté du Direc-
toire exécutif; & après qu'il en a eu pris lecture, nous
avoos procédé à fou interrogatoire axnfi qu'il iuic
s3
B4
D. Quels font vos nom, prénom âge, qualité, pays,
lieu de naiflànce., & demeure habituelle ?
R. Jean-Biprifte Drouet âgé de trente- crois ans natif
de Saiate-Meuehould, département de la Marne reptéfen-
tant du peuple membre du Confeil des Cinq-Cents, de-
meuranr à Puis rue Honoré n". o/i.
D. Sivez-vous les motifs de votre arreflation ?
R. Ne le pas favoir qu'il fut arrêté le IL de ce mois
avec cinq autres particuliers, dans une maifon fituée me
Papillon chez le nommé Dufoar; défqcels particuliers il
ne connoiffeit que les citoyens Laignelot Pucord Se Darthé.
D: Par quel motif étiez vous réuni av ec ces cinq parti-
ailiers dans h maifon du nommé T)ufour?
R. Dans l'intention de leur faire part de la lettre que
j'avois écrite !a veille au Directoire exécutif, à l'occation d.
ce qu'une force armée étoit venue chez lui le 19 pendant la
nuit.
D. Avec qm écicx-voas enué chez Dufour ?
F- Avec Darthe..
D. Qui eft-ce qui a amené chez Dufour les deux indro-.
dus que vous déclarez, ne point connaître ?
R. Qu'il croit qu'ils font venus avec Laignelot & Ri-
D. Poarquoi aviez-vous chotâ pour conférer nae maifon
uali écarrée & éloignée de vos domiciles 1 tons ?
IL Ce n'eit pas moi qui l'ai choine D*nhé eft rena
au matin chez moi je lui ai montré ma lettre & je loi
dis que je ferois bien aife de la faire voir quelqu'un. A
quoi Dartlié lui dit que s'il venir une
où il devoir déjeûner avec Ricord Se Laïgodot ,& qoil»
cauferoient enfcmiîle avec eax fur cet objet:
D. Conncifla-vous Gracchus Babœuf ?
R. Oui.
D. BaHœttf n eft-il pas allé chez vous avec quelques-un»
des individus qui ont été arrêtés avec vous?
R. Oui il Ttft venu le 19 aa foit avec Laignelor E^
24
cord & quelques autres perfonnes que je ne comiois pas.
P. Av^z-votis connoitlance d'une conspiration ourdie par
B-bxrur tk autres pour renvcrltr le gouvernement, pour
icc.it>' ir la coiilhtution de x~y3?
D. Fo-ix que! motif Ba!«œuf s'étoit-il réuni chez vous
ave: 1 aipi.lot, !orà & autres le 5! de ce mcis ?
R. J ijiioic pour quel motit qu'il pente que c'ctcii pour
lui fa;re imt vilite.
D. B^Hoeur' \o« a -t- il écrit quelquefois?
E. Qu'ii 1 .i i a* é rit une feule letue Il a de): quelque
temps; qu'il 1-n icnv va fi lettre, eu lui diTajiC qu'il u'ap-
D. Avtz vous coun.»illancc q!:e les individu* qui ont été
anê'és av!.c vous dévoient fj rétî:;ir le même jour chez
Dufuur pour prêparct une inforrc&ion contre le gouverne-
xnunt actuel ?
R. Non je n'y ftrois pas allé fi je l'eufle fu; j'ai au
qu'il étoit qucftion (eu!, ment de déj. ûner.
D. Ne vous etc? vous pu trouvé quelquefois chez le
citoyen R.icord avec Us individus arrétés avec vous &
au tres ?
R. Non je ne fuis jamais allé chez Ricord; je ne lui
ai pirlé que eux fois.
A lui icpréfcnti un brouillon de lettre, datée de Paris,
so Hoiéal an quatrième de la République franc life, une Se
indivifibk com»n«M!çani pai cesmjts, Drouet j ferre (en ra ut
du peuple au rréjîdent du Directoire exécutif • & lî»i;iîàut
par ceux-ci je iaijfe aher à des mefures gui L'avons
interpellé de nous décLrer s'il la rcconnoît pour avoir été
écrite par lui.
R. Que on!, que c'eft le brouillon de la lettte qu'il a
écrite au Due&oirc & de fuite fa (igné avec nous.
De fuite lui avons fart la reprcfentation d'un papier daté
du vingt-un floréal, portant au dos l'adreile ainfï cbncue,
rue Papillon fouxbouig PouTonnicre, n°. 33 1 commençant
a*
par ces mon, ne mettons pas trop de mort!: i^zs lifccret;
& hnitFant par c;u»-ci ifs teuvsit les tr^npncttre par fil.
Ledit (relié d'un cachet porrant p-jur ui ;.iir -a,
& au-delfois (.:Le *u bu duot J «rft é^rir te
lui avons «J.-imiuie s'il :,)ni] »:: de ce
R. Que non, 5c que ce b:ll.t ne Li it<iz pjint
D. Voulci-vo .s y Jpp3rtr wtre p.irapîxc avec nJus ?
fi. Oji ce qu'il a fùi à
I.tdure à lui f^e du p-éf.nt dit fes
rtponfes csnr.uir vériri qu il y ligné av.c nous,
de ce ensuis. 5.wr, Drouet, Cochon.
Pour copie conforme.
i/^ir Cochon.
VII I.
Procès verbil de levée de fceUés & de faite au da-
micile du cite-en Dronst.
Le floréal, an 4e de la Rcptibliqne françaife, «ne
8c inû;viliblc', far les midi, nous, Char'.i-s Cochon, ir.i-
niftre « la police générale de la Réj>ublique, en conformité
de l'arrêté «la Directoire exécutif, en date du jour d hier
bous hommes trantportés au domicile du citoyen Drotxt
repréfentanr du peuple, membre du Confeil des Cinq-
Cents litué rue Honoré n*. 03, l'efet de procéder 1
h levée des fcellés appofés fur fes papiers le 22 de ce mois
par le citoyen Jean-Antoine Delorme juge-de-paix de la
ion Lepeletier deuxième arrocdilTeinent du canton de
Piris, & par fuite à l'examen des papiers qui feront trouvés
fous leCdits fcellés, ponr pu nous en diftraire tous ceux qui
paroStront méricer attentiDo & donner des tenfcisnenftns
va le délit au fufiiic citoyen Dcooec
En cenféquence, Se ponr procéder à la. fufiite opéranan^
«rons requis le cir^yen juge-de-
juix de fc rendre avec vvr.s an domicile du représentant
du peuple, a l'erer de procéder en noue prince a la re-
connoiulince apposes pir lui au Hifiit
cipal locataire de la maifbn où nom fommes, de
pjKvoirs d-i rjprcfsrntanr du peuple D;oect d'aflKter à la
Lvtc defan & perquilitua de fcs p^f iers en coa-
lomaicî montés à l'entre- loi de ladite maifbn
où nous tommes carrés premièreinëm dans une prendre
pièce où nous avons trouvé (ur la féconde porte *l'enrrée
ce la pièce du fond où nous avons remarque les
apposes fur rentrée de la ferrure mis avec une bande de
papier, fcelîée aux deux bouts du (ceau du
!ef«jt'.eîs nous onr é:¿ repréfentés par le citoven Jean Frey
é;ib!i gardien deCiiK (celles
r.coriivrj f.ûn^ Se entiers par le citoven Oelorme
il les a rompus Se a tiir ouvrrruie de cette Ce-
conc! pow avec la clef donr il éroîr dcpolîtaire.
Sb:nii;es d fuire entrés dans L cuinibre à cuoener du ci-
toyen où nous avons rsc nnu ou'il exiftoit qnâfre
fcellés dont en fur chacune des croifées donnant fur ta ne
Honoré, un fur le feerttaire & le quàtricci; fur one porte
de cabinet attenant à l'akove toos kfquels telles étoient
app;>fe$ avtc bandes de papiers aux extrémités desquelles
étoxt le fecau du fufdit juge-de-paix.
Tous Ie(diu (celles nous repréfentés par le fuGJit gar-
dien & après qu'ils forent reconnus par le citoyen jnge-de-
pix pour être iains Se entiers Se dans le même état qu'il tes
avoir appofes il les a rompus, & avons procédé en fa pré-
fence & de ceHe du citoyen François Mangin ainfi que du
gardien, la vifite la plus {cropuleafe des papiers du citoyen
l'effet d'en «lrttratre tous ceux parotuant avoir trait
la coofpiraùon ouxdie par Babœuf & auaa.
Premièrement, vifite faite des papiers renfermés dans le
fecrétaiiî, il ne s'en efl trouvé aucun «le fufpe&, ayant trait à
la confp ration ourdie contre le gouvernement.
noir avpos extrait fix ièces, dont une en quatre morceaux,
defquelles nous foiruru-s emparés après qu'elles farent celées
& paraphées par nous Se le'citoyen Mangin chargé <ic pou-
voir* du citortn Drooec
De fuite, avons pa-eillemenc fait viEte dans une armoire
renfermée dans le cabinet cô:é de FaL-nve, & il ne s'y eft
rien trouvé ce contraire à h sùr:t de la République.
Et anendu que nous M'avions plus au --un endroit à vifirer,
nous avans procédé à la clôcure du préfent procès vert* àt,
après avoir déchargé le citoyen Jean Frey de la garde defdits
(celles ,& après que le citoyen j:*»e-de-paix, le citovc»
Man^in&iè r .,ard' 1= avec nous, minore de la
police générale.
Signét D^orme, Mangin, Jean Fr-y & Cochon.
Pour corie conforme,
Le mipîft"* de Is. police centrale.
SigrJ t C O C H O N.
fiecc ttêuvée tkci le repreferttent du Drovet Je Jurée
en quatre morceaux.
RÉPUBLICAINS DÉMOCRATES,
Quad on a tout perda et ft'«a plus d*wp«r
Le repos crt opprobre le combat as devoir.
T>etotregbirepaflcc,qnev6a$ feftc-t-U? La misère,
loppwbre & pour tome reffooree le <léfefpoir Qu anendez-
voas pour refifter au turrent qui enœûne le Fcople français.
dans hyxliflêmcat ac l'efclaragc? Elpétez tous par vos
efforts rilcndf la marche & faite rétrograder la tyrannie ?
Çve ilL:f:on cft v.ûne Nos ennemies
ont tt preva un-.t préparé; ils nous onr enveloppés d'un
Mer. *!• u: nov. ciiaicfKMis inutilement de rompre quelques
Semblables à un lion rugiiîant que le crullètfr a fait
tomber dans un rets; il a beau s'adirer, taire retentir l'air de
fes ci-; & rcramlre la confternarion dans les campagne
voi&ncs il faut qu'il toini-e fous les coups de la maïa
adroite qui Ta. fa:fi ,& qu'il devienne la poie cu lâche chaf-
feur qui tou: en tre.nblmc de crainre, i^ rit cependant des
vain* efforts de'on einerci.
Les ^sfenûars un p.npîe, Ls apôtres de h démocratie,
o:*r Urau s'a^i^r nos perfidrs ennemis on: calculé la
poz:ie de nos derniers trions ils on: luppuré le temps
de la ils le terme oi. lerrsddirs, &
déjà l.ur :me palpite de plaifir à l'rfpjct ce la vidime qu'ils
veul-nr immoLr ils 1'unt céja charrie d'im-
précarions. L' num de réjntbîic :ti Ccmcciaic vu. devenu une
le cuire des vertus Ls yV.ts !e^ .ipôtrc» Je la révo-
lution. en kts mrt, lont mainttosn: dev -nus un o^et de
ha'ne & d'erécra'ion la p'.ap .^rt ont tirja cftouvé le fort
desSocr-te, d:: Phv^cion, des Ari!tide. & tant d'autres qai
nom onr prtrcédw dans la carrière de la v^rri & de la 6-
betté. Démov-r^:e? voilà le l^rt qai vous «teod,
Ce feroir peu pour «le.? ani.'s de r.oiïc trempe de perdre
la vie en dcfendant 1rs droit» ilu penre humain mais il
ne nou; rt.de pas mime la de coufei^er après
la mort ce qui eft le plus précieux aux hommes de bien,
Hionncur & la répnration tes titres qui s'apprêtent à noüs
dévorer fe difpofcnt encore à troubler notre cendre ils
ventait que notre mémuire pe paâe à la poficrité qu'avec
exécration. #
A'evez corrme la caTomme répand i pleines mains ibo
poifon fur tontes voî démarches fur tr>iuz% vos scHons.
Kjkim» purs tî- toai C<1S ^c République î Pa-
dote: qui vous vou's fans réferve au
de leur qui avez vos vas
uns
dires moi, que vous eu la honte de
aujourd'imi Par vis ennemis; la douleur
de voir chancekr la la la
misère & des
aiutefois Tous auroit
devient le de
Jetez les yeux fur vous les
de Ils fe tous les emplois de
la République. le rien
que l'énorme du
tons les moyens de vous de vous
entre mains;
Pièce praplc en
Citoyens mes
de ce je changer:
point à la occupe
tour de la eue me
cent de décharger un grand
du apport de
'es je me fuis d'en àt
Il- il qui
peuple..
Je ne fais point chorus avec quelques publicités, qni
comme moi n'ont pas approuvé le travail du rapporteur.
Je ne dirai point avec eux. que (on discours eft abfurde,
&, à chaque pas, coiuradiaoirc je rends au contraire justice
à fon talent je déclare qne d'un bo-:t à faune le fyilême
qu'il bâtir m'a femMé paifoitement bien lié Se coacoidant
dans tous fcs points.
Toct ce lyiicme repose fur cette opinion « que les
»• clubs pauicriques font bons & utiles à côté de tout gou-
» vernîmes» «jui peut faire craindre des entrepri(es conne
les droits des gouverné* mais qu'il* font dangereux
«• auprès d'un gouvernement parfait d'un gouvernement
dont l'orcisnifation ne laifiTe rien à defircr dans lequel
il eft iirpoluble que les prépofés à l'exécution n'aboient
pas de leurs places ne commettent aucune injuftice ni
» rreur, ne savifent d'aucun attentat. conne les droits da
peuple, ne donnant jamais lieu à aucune réclamation
a» «.outre leurs actes, »
Je n'ai pas été peu furpris après avoir va pofcr cette
hypothtic, de voir qu'on avoit eu h hardiefle.de conclure
& d'afriimer Que.
{Quart lignes ejfccees.)
Alors, ,'il eft vr:i que nos bftituttons fociales foient
portées à ce cie^ré de perfection qu'il ne (oit pins poffible
d'y rien améliorer la (àgellè de ta léqi dation a tellement
combiné tes moyens que la maûe des gouvernés foit tranf-
portée au faîte du bonheur
Deux Ibpzes & deux mots effaces. )
qu'il ne toit également pltu po(u*ble que jamais cette félicité
s'alrcxe âc que le
Oui, ils en ont toujours befoin pour défendre, faire
réformer & ptnéliortt leurs lois. Non le gouvernement
n'eft point encore totalement prfâit: loin de moi cet
optimifme de tous les gouvernement mais que je doute
3o*ancun d'eux^ profeue de bonne fOi! ce n'eft que ramait
de b domination qui le meuve: c*eû lui qni a fninté h
31
formule ycartelejl mon bon pltdflr par-tout où il triomphe,
les hommes font efclaves.
Quant à moi je ne le fuis pu, & je n'en veux point
faire j'avoue feulement que ïe fais douloureufement aneâé
de voir que tout le monde u'a pas la même intention que moi.
Citoyens, lorfqu'à Varennes d'une main déja républi-
caine j'ofbis arrêter un toi transfuge lorgne durant
plus de deux aas, j'erpiois dans les cachots d'Allemagne
ce crime capital aux yeux des tyrans des nations, mon ame
étoit loin de fe trouver dans une firuation pareille celle
qu'elle éprouve en ce tuement ce ne fera point à moi
qu on interdira la vérité à cette tribune; il tant que mon
efpric Ce foulage & je la ditai toute entière devan: h
France qui m'entend.
C'eft ici qce je dois donner raifon du filsnce que pei jardé
jufqu'i ce jour. Dans les cachots da despote d'Autriche
chargé de fers, prsfque sud & végétant fur la païHe
fétots confblé par la ferme confiance que ma patrie, libre,
lidé depuis mon abfcnce fon état admirable & gtarienxï
cette penfée Il lôtaenoit ma confiance j'oubûoif
jiies rourraens en fongeant que je lei endtttois pour la plus
belle d^s chutes vint la muvelle de la* fin de
ma captivité. Croyant la devoir aux plus honorables (accès
de au dedans 5c sa dehors, je rcîlentois la
plus douce alégrePê en me préparant à jouir du fpeâa-
cl- de voir ma partie la plus nenreufe & la plus libre de
l'univers. J'avoue que je comptoir tellement fur rimpofli-
biliré que ce tabîeaa ne fut pas réî! qu'arrivé en France
& Paris Y y croyois encore, en dépit de toas les tibjecs
conaairas qui s'oéroient à mes yeux. Tranfpocté dans
cette enceinte, j'y vis encore une représentation nationale:
on me dit que j'avois encore ma place parmi fies mem-
bres, dont pourtant je n'en reconnus plus qa'one jpattie.
Je ils étonné que même ceax que j y rsconnoiûois ne
parloicnt plus la même bngae. Je forris au dehors tes
mots afreufe ndshc & calamités pxb&aùcs étotent ceux qui
32
ne cèdent de frapper mes oreilles. A côté de la multitude
humiliée, Se que j'avoisvue rendue i fa dignité, à coté de
cette multitude qui juftiàolt par fon extérieur ces e»pre(-
fions la:nenrabLs je voyois le fuperbe autrefois abaifle
affichant, avec la morgue & le luxe le plus tffené, le mé-
pris ouvert tL L République &: de tous fe$ attributs j'en-
tendois articuler les mots thermidor prairial
Se autres que l'on m'alTutoit detîgner Ici époques où s'étoient
déterminés ces grands chang-mens. Je ne co-ordonnois pas
b;tn ces cp ne. Jaiis au îwie, & Je démebis bien moins
encore louis motifs, leurs lLifons eatre elles & leurs au-
ttuis cmninnso-j cifti: &s. j\us befoin de me recueillir
pour étudier J'iùiloire Je France pendu, t les années &
9?; > c\ft pjar que je vous demandai
le congé, t.i?nt je fuis de itrour. Je ctoU en avoir profité*
Sz m'être mis dans le c.»s Je répondre au rapport de Mailhe,
comme tout autre je fuis parvenu à me cu»nner à moi-
même !a foitition de ces diverses quêtions qui me travail-
loicnt pénib!ei«ent la tête. Qu'ai- je vu& que voi- je? Que-
toit la jairie quand je !'ai quittée Se quVft elle btfqus je
b retrouve ? Où font mes fierez d'armes révolutionnaire» ?
Qu'eft devenue la doârine la diçion du
jpeople^û morale, fes lois Qu'a-, on fait de
l'égalité des droits: Qu'clt devenue c.trc aifance & c^tie
félicité gcnérale que m. Pourquoi
(on.-ils tombés dans l'apathie & dans l'ini<lférence pour les
deftinées du la Répabliqi- ? Poarq .oi n*onr-t!s plus cette
énergie & cette ardeur qui eiitantotcm chaque jour tant de
vertus Se de Que! eii l'ordr- nouveau qui a rem-
placé raïKÎen? Doù revienne:. t Ls l'ubtlitué^ à h
raifbn, l'or^iieil à h morgue au ton «.«rital,
le fâfteàlamodtftte, lemepti» aux nnfenubiiité la
ta fraxcriiue ? Pourquoi Cvtte prédi-
leâion débonde pour l'opulence ? cette barb^rit:*revolunce
contre bclatîe infortunée? Pourquoi unis L«. vices protèges
le brigandage ai- honneur, Ica dilapiderions impunies, la Ré-
33
Copie de l'injlntSion fcrfonaeUcà Drouet, C
publique pillée par-tout? Pourquoi tant de fortunes coluflalrs
élevées for fcs ruinez ? Pourquoi tant de crimes de
perfécutiocs, de profcriptions, de maflàca-s commis envers
les meilleurs républicains ? Pourquoi les aflaflïnats ont-ils été
long-temps toérés, encouragés? Pourquoi font- ils encore à
l'ordre du jour ? Pourquoi le peuple laborieux eft- il dé-
pouillé de fa dernière chenille? Pourquoi meurt-il de faim?
Je n'en dirai pas davantage, mes collègues ceci me parait
fuffire & an-delà pour fonder la preuve que le gouverne-
ment & l'administration ne font point arrives an terme d'or-
ganiCition le plus parfait, Et que par conféqueni des iociétés
populaires moins équivoques que celles que vouloir bien
encore biffer fubfiftér le citopen Mailhe font encore utiles
pour indiquer les remèdes réparateurs de tant de maux qde
j'ai décria qui ne forraenr^u'un trop véridiqus tableau
& qui ne font peut-erre pis l'effet da fimple cours naturel
des chofes. Que mi captivité m'et! chère, lorsqu'elle m'a
valu de ne pouvoir partager l'attribution d'aucun des ades
auxquels on peut füre remonter ces triltes réfultat Qu'elle
m'et chère lorfq n'elle m'a valu de nette ni aflâfliné ni
hors du pouvoir de rendre toujours au peuple un compte
irréprochable de moi-même» ac de protefter devanr lui de
ma confiante innocence Qu'elle m'eft chère, lorfqn'ellî me
vaut de pouvoir dire aujourd'hui & «retours la vérité dam
cette enceinte où j'ai la preuve que dépuis long-temps eUè
n'a pas un afyle exclufif!
Je vote pour qu'on ne profcrive pas les foèiétés populaires.
•X L
conrs attendu que vous avez voulu fubûituer à des vérités
(t ) Le broailton de cette lettre se trouve de h main de Babôof
dans les pièces saktês Mec lui iexc pièce, 7c liaste.
34
& s des choses des infignifiances & du bavardage; atceadn.
que vous êtes prudent attendu que vous n'êtes qu'un fénaceux
comme un autres attendu que vous vous laifiêz conduire par
des phnfeurs & de grands diieuts de rien attendu que vous
ne voulez pas prendre l'attitude qui vous eût fait mériter d'en-
trer dans les rangs de ceux qui arracheront de l'oppreflion leur
patrie efclave; attendu qu'au contraire le falmigondis que
▼oos avez commencé de livrer à 1 împreffion, vous tend le
tacite approbateur plus que le tolérateur & par conféquent
plns que le complice de l'édifice affreux de tyrannie qui a été
bâti pendant votre abfence attendu que vous ne voulez pas
pront^r d7une difpofition du plus beau rôle phyGque qui
t'enrôle à vous feul qu'à la vérité vous n'auriez peut-être
dû qu'aux circontLnccs de votre captivité gloricufe pour
vous & pour le peuple, â qui il feroit au moi ni un guide
autour duquel il eût pu fe rallier comme à un homme ver-
tueux qui. fe rut déclaré lot-même non participant des
crimes de fes odieux confrères attendu enfin que vous re-
ruiez l'honorable exemption qui vous avoir été offerte contre
la générale animadverfion conçue à l'égard de l'af&eiue com-
pagnie dont vous êtes membre je vous prie de remettre
a celui qui vous donnera la pré&nte le manuferit que je
vous avois confié.
Je pourrai au moins dans tons les temps, juflifier tout
ce que j'ai fait pour vous fauver de l'opprobre, Cous les
aaouvemens que je me fuis donné:.
Pour copie conforme
Le miniûrc de la police générale.
Signé Cochon.
N°. X I I.
Pari», 17 germinal, an 4 de la îlépcbGqae.
G. Babet-f Droua (.)•
J'avois promis de t'écrire durant ton congé. La tnald-
95e pièce de la 7e liaffe des papiers fiiûi avec BabcroL
le 2
tude Je mes occupations & la réflexion du peu d'utilité cl»
.cette jcorrefpondance m'a fair la négliger. Aujourd'hui
que tu as repris ton polie ;e crois dzs commuiiiazions
entre nous deux plus néceilaires. Dis au citoyen qu: ta
remettra cette mifiîf* quand tu voudras qne nous nous
voyions. Quelqu'un ira te chercher à l'h eure dite & t'ame-
nera où je fç'ai. Le mom:n: prefie. Tu as plus befoin que
tu ne crois ce te rapprocher des plus bravas. Fiéfléchis fi
tu veux te lbiiftrairei ranaihcme gé^ér^I Ne te laifie point
circunvenir, ou ta es perdu. Il n'clt qu'un petit cercle
£d "hommes qu'il t'eft Fermis d'approcher. Ne wa encore
mort cr cette lettre des femmes. Sais celui dont toute
la conduire doit répondre a un ennemi des rois. On me
rapporte qu; tu as préparé un ditcuars à prononcer dans
la grande difaiili jn fur les Sociétés populaires. On annonce
que tu te propofçs de quitter le champ de bataiil •; fi m
ne trio:uphes point dans cette lutte. Je ne te confciîle pas
ce parci il ne feroit ni généreux ni utile. Brurus, trahi
par fes proprets enfans n'en abandonna point pour cela les
intérêts de la République. Drouer nous gommes entourés
de nouveaux Tarquins. L'infant eft venu de les faire dif-
paroî:re. Le; tyrannicides te fomment de les aider ou ils
te comptent parmi les adhérens des traîtres. Si tu t'en te.
Dois au coup de main de Varennes, & à tes trois ans de
cachots en Allemagne, ta giaire ferait bien bornée, ta
p:ace feroit bien petite dans l'hiftoire de la révolution de
b liberté Ton difcours n'eft rien il eft indigne de toi,
s'il n'eft pas calqué fur l'apperçu des £bn(âtions que j'ai
préjugé que tu devois éprouver & que j'ai tâché de rendre
dans les pages & 242 n°. 4o, du Tribun du Peuple.
Tu devrois revoir ces deux pages, & les traduire dans ta
motion fur les fociétés patrionques. Elles produiroient fans
doute, une grande imprelïïon; & tout ce que tu mettras i
la place n'en produira aucune. Oui, ton rôle eft de dire:
Qu'ai- je vu & que vois- je? quctoit la. patrie quand je l'ai
quittée ? & elle je &c. Si tu
36
manques de courage pour adrdfer ce langage nos ôppref-
feurs devant la France attentive tu ne fais pas ton devoir
Lamarqu» n'a parlé qu'en homme foible nous verrons fi
ru vaudras mieux que lui ne crois pas qLe ce loir là tout
ce qu'on te demande. On te réferve djautres lauriers com-
muns avec ceux que nous nous propolons inceflàmmcnt de
cueillir.
Salut en la démocratie.
N°. X I I L
J'ai reçu (t), mon bon ami, tes deux lettres en même, une*
du l'aune du 17: je vai chez Drouet lui montrés ta
lettre; qneat nous auron de l'argant nous feron fier, &c.
Sifflé Emile -f Babcraf.
N°. XIV.
Extrait d'une copie Jzgurée de la 4ge. pièce de la ^.îicjfe
des papiers trouvis eu local occupé par Babeuf y paraphée
de lui du minifire de la polict générale & dont Pitié
Il reconnu lu colonnes droite pour être de V écriture ds
N\ XV.
Nous devons nous réunir chez MafTard à quatre heures
de relevée pour y organifer nos dernières difpofitions avec
les principaux agens faites-ncus favoir ou nous nous réuni-
rons, paroiûant impoffibîc d'aller ch z Drouet. Par les avis
(1) pièce dcs papicrs saisie avcc
1
37
C3
officierir qui m*ont été donnés j'ai la Preuve que l'on me
fait activement. Je crains d'aller chez coi réponds nous de
&ire. Si^té Ch. G.
Nota. CebzUet de f écriture de Germain reconnu par
Isîj porte en il.,£ ú date du sa floréal de la main de
si flottai.
N°. XVI
Une ptrie des agens généraux a para hier;
voos que mes ferwfc'rç* pacoiflènt au joatt*htû Je croîs
que. pour établir la. *-««fi»»»-ff tefpcârvc, il cft aéceflaire
qnç je les rsfiê coanoîtxe.
Je n'irai ck D. qu'à «se bernes, par la ni'- que je
fais avec no çbtf «le hMr*V1r> ooi joc me qmnet» ao'à cette
N». XVII.
Vrosa j rtpréfattant du peuple «a DireOoire
Citoyen,
Il vient Je le. pair« la mne chez moi » an fait
am a lieu de m étonner» Ven les dis on onze heures. du,
en >m*ont
ien£ as. T*iim de uns. t ont enlève- ma luiwictc le
M<anc laj^^ aîafi dam frrti* pend-ne
d'one heure, fans que j'aie jamais pu foroir quelle étott la
ctofe de cette-Tifite on pai broique ni pader arec le chef
qui dirigt>it cette armée, ni prendre coimnanication d'au-
cun ordre qui pudle légitimer une telle démarche.
J entendis feulement pour toute chofe en ouvrant ma
porte, que quelqu'un dilbit aux foldats Si on a l'air de
vouloir rrfifter, il faut plonger la baïonnette dans le ventre.
Si j'avois été parmi les Autrichiens, un tel propos ne m'au-
ic;r pas étonné Se j'cLfie été en mefure pour ri-ofter i j'au-
ro:s eu 1 attention de prendre un piftolec à la main, Se fau-
ro:s caile la tetc au premier moulent qui auron ofé fe fervir
d'une ic'le apolrrephe.
Ma»« j'éi- is loin de m'attendre une pareille incartade
̃n milieu du peuple français, que j: tâche de repréfenter
le mieux qu'û m'eft poflibiè; J'etois occupé à fooper tran-
quiIUment avec un «itoyen de mon pays, & j'aurois pu
éhe enrayé s'il y a voit dans mon ame un coin acceffible
i la peur. Ce qui aunaic pu me railùrer cependant c'eft
que le; foidïts ke panageoient pas rinfolence de leur chef:
loi 1 ]'i:ls Ce trouvèrent dans ma chambre i% parurcnffort
étonnés de fâ trouver chez le citoyen Drouet que la plu-
part ?.vo:cnt vu à Maubeu^e Se ils le reflbuvenoient do
?ç!e q:il avoit mis à remplit fa aiiflîoa lorsqu'il
travers Tannée ennemie pour fanver la place. On leur avoit
fût croire qu'ils dévoient trouver des royaliftes dés émigrés
& des prêtres rcfracfcures & ils forent fort étonnés de ms
trouver en lieu des contre-révolatioonaires qu'on icur avoir
cernes. Il eft bien foutant pour nous, le difoient ils
qu'on nom iaUCe faite le métier de shtrres pour venir arrci.c
on ùes œedleuis patriotes de la France»
Je ne peux m'empêcher de me plaindre hantement que
le miniâre de la police générale ait ofj le pennettre do
faire violer ainfi l'ifylc des citoyens pendant la asit, Se
fur-tout celui d'un du people (buverain lorf»
que la couftirorion s'r oppofe formellement.
Mais il n'a pu prendre fur lui de commettre une telle
violation de la garantie des doits des citoyens, fans y erre
tutoùfè par le Directoire. Si le DkcOoirc a cm, pu or»
C4
-teUe mefure <?e sûreté géniale, dev oir ordonner une vmte
domiciliaire dans 1'- maifon où je loge ,1 auroit du donner
des ori~s au commandant de ia force arme, d'agir avec dé-
cence vi w- vis de tous les citoyens & particulièrement vu-a-
vis des repréfentansda peuple. <r- j.
Mais Tsnoas a« principe qui ont Ange les
ceux qui ont envoyé chez moi la h*ce armée car ,e, ne
luis pis afiL-z fot rour aoire qae c'eft par Infard «jaelley
eft venue.
ETiredoire fait à n'en pas domer, que les ardem
amis de la liberté les apôtres les plus «W"
volution ne voient pas ans douleur le B*T««^.
cheminer à grands pas vers l^nftocrar^ ces h^mes^r
giques ne fecor tentent pas d'une douleur mo«e& to^
ils «priment av:c aigreur leur
donnent pu -a pane de diffimuler leur
auflî Iorfque je croa que le &v4f(£..u:I7PftP
fe biffe aller à des œefures qui.
N«. ÏVIIL
D ramez au citoycm Caxnou
ClTOYEM PuisiDtMT,
II vient de Ce pafler on fait chez moi, pendancla unk,
qui a lies de m'éooaner. Environ iiotsoaqiiaiiecems hommes
armés font entrés hier dans ma xnaifoo, *e« dnc a «we
heures du foir, d'une manière prè-indecemt, ont wnpfi
nu chambre de foldars ont enfmtc enleté ma lnmieie «
î?ont laifle en cet état pendant «ansque
le chef qui les condoifoit m'ait fait part dancon ordre»
m'iit dit rien autre, ûnoo cnmnt, <pt le premier qM
broncherait il fallait lui plonger la baïonnette dans le
venue..
Si j'avois été au milieu des Autrichiens, on pareil dû-
cours ne m'eût pas furpûs & j'enffe été en rnefure pour
ripethr j aurcis eu foin d'avoir un piftoîet à la main, &
j'aiirois cslîe la tare î l'inîoicnr qui le fût permis une pa-
reille apjltraphe.
occupé i Couper tranquillement avec on citoyen de
mon pavs j'étais loin de m'aiteuàre à une pareille mcarrace,
& j airois pu cire enrayé sll y avoir dans mon amc un
co:n acteiiib.e la peur.
Je e peux d'are furpris que le miniûre de la
police ait pu fe pennenre ue faire violer ainli l'^fyle
des citoreiis ii n'y a pas été sBtorifc par le Direduire ac
s'il y a cté autorité je m'étonne qu= le Direâoire s'il a
cru <juVne mdure <ic sûrtec générale autorifoit de pareilles
«iéciûrches nüt pas ordonné au commandant de la rvree
arn.ee ce fe condtTÎre avec décence vis-a vis de rcus les ci-
toyens & partie. ilicrcinent vii-à-vis des repreftmans du
peuple lwuv.ra'n Je ne fais je :ne rrcrt'pe; mais il ne
ce n'tft qu'en corurKmce vou-
loir avi la repréfenr-rion Je me ?p-
perçu qt:e dans circonfLnces, des employés du
gouvernement fe fcifoien: un plaifir d'humilier des dépotés.
Il .cil bien furpreffui: que, dans cette
du le trouvent à Tunnlon avec les. ennemis ce
h patrie qni fe font tous aaili un p!ai£r pethiie c avilir,
autan: quil tft en eux, toct ce qui ¡»tilt rappeler î'kicc
ci'¡¡¡¡ gouvernement populaire.
Je ne peux m'empscher de dire qne fi le Directoire par-
tageoit Içs feucimens du thef de la force année qui dt vegii
cette nuit dans nu mai ion, je de n'avoir pas
fixe mon fcjvvur au milieu de quelques forêts plttôr que dans
un pars où on fe" permet aum LUtmsnt de violet tous les
4i
Partons maintenant aax dépeins qui oit pu amener cette
force armée chez moi pendant la nuit car je ne fuis pas
aflez fet poez penser que c'eft le ha&rd qui l'y a amenée. Le
Pirî&oire fait, à n'en pis douter que les ardens amis de la
libéré les plus énergiques (butiens de la révolution fran-
çîïfc ne voient pas fans douleur le gouvernement s'ichemi-
ncr 2 grands pas vers rariftocraric il fait b:en auiïi que
ces hommes ne fe contrntcnt pas d'une douleur morne Sz
cupide; üs murmurent avec aigreur & ne fe donnent pzs la
p^i'ie de leur chagrin raoi-même auîli lorfque
js crois apptrcsvoir que k gouvernement fe laifït aller à des
rrefures qui peuvent alarmer la liberté puM-^oc je me per-
mets ds aire haurement mon opinion & de cenfurer Ci con-
du'î^î, puce qas lozfque le peuple ma nommé pour !e re-
prifenter il m anomné tel que j'éreis & n'a pas
que je devois changer mon caractère moral & devenir fLir,-
tcur& complaifant.
Le Directoire qui connoUpeat-ctre menhnmeur, aura
pmr-ètre cru qu'il y alloit de ion honneur de m'en impofer
par l'appareil d'une kwee année, & tacher de farprêndic
quelques pet tonnes avec qui j'amots"pa m'entretenir. Juvoas
ôbfeiVerai d'abord que cette mefure n'eft point hocjrable
pour b gouvernement Se qu'elle noas retrace un peu trop
i'inquifînon de Venife; enfuire ce a'eft pas 11, ce oie femb'.e,
le myrtn de rallier à foi des efprits prévenus contre toift ce
'qui. p\roîc tenir à l'arbitrsite je me trompe fort eu je
croa qu'il eft un moyen bien plas sûr de parvenir à appaifer
ce ferment d'ai^renr qui règne parmi les citoyens & les
membres du Directoire ,'De paroiHèm aop iaftruirs pour ne
pu ÛTOtr que la violence eft le pire de cous les moyens qu'on
psut employer poor calmer les esprits.
J'aime trop ma patrie pour ne pas Jâroir, s'il le faot,
facriher cène injure perfoonc Ile an repos de la RépobKque;
nuis que le Directoire de ton côté, me meora à
même de coanuîrxe qu'il n'entre pour rien dans la «nanièce
42
Intente a:-ec laquelle j'ai été traité par le commandant de
h force inn^e qui cft entre chez moi avec des menaces
a enlevé ma lumière & m'a laide ainfi au milieu d'ur.«
cinquantaine ce fo!<hts pendant près d'une heure après
cuoi il cft forti fans me communiquer aucun ordre qui
lauteriGc à violer l'afyle de ma maifon. Le citoyen Bcraud,
mon collègue qui Irge dans la même maifon rui a
éprouvé le m:m: & qui partnge mes femimens
a cer égnrd e!i tt^iemenr crciîïié ce cette violation de la
çaramie cts dro:ti d^ c;îcyi;iis; il attend, air.ii que moi,
votre rcpoufe aiipiravant de itclamer auprès du Corps légif-
]a:tf la. jiiiii.e qui nous eft due. Je tous envoie en 4.on-
n-.an {ccrétaire qui attendra verre reponfe.
Siint.& fraternité.
S'^r. Droaet, repréfoitont du peuple.
Je propre de cène c'uconftance pour votu rappeler que
j'arois prié le Directoire ce me faire payer prompteroenc
les indemnités qui m'etoient dues «>aân que je puifle avec
(erre Tomme entreprendre le voyage des eaux que je me
propof.ùs d aller prendre pour cllaycr la guérifon de mon
pied. Cet objet n'eft pas encore terminé entièrement la
faifon s'avance. D'ailleurs, une partie des indemnités que
je réclamai en valeur réelle d'argent, m'a été payée en
mandats valeur nominale. Vous lavez auto* bien que moi
qu'il cft impoffible cie voyager avec des mandats c'eft ce
qui m'engage à vous demandtr fi le Direâoire pourroic
me Cure délivrer l'érape pour mes chevaux & mes domef-
tiques pendant la ronce & mon f«.*jour à Plombières. Si le
Directoire ne -peut prendre cette raclure fur lni j'en ferai
la demande au Corps legiflarif.
43
XIX.
d*t:n placard incendiaire tcrMnt provoquer
eu les citoyens Ics tas co-itrc les
affiché & dans la commune de Rciazs la
nue du vo au r..j > an
LIBERTÉ. ÉGALITi:.
A Reims îe M gennina1 Tan A de h
française une et inditri&k.
put lie près U tribunzl criminel du departematt
de la citoyens j^es de • paix &
fcïïcc jutiiiLzirc d^ conter, de Reims.
ClTOTïKS,
Ds intrijins c^ii en J7ÇP (vieux ftyk ) ont fait
publia élus par le peuple pooe
s'eli;\ -r il. leurs pLces cv organiser le règne aîhcux de la
teneur des hommes ignares & immoraux qu'on a vus
towt-i-coup eu fein Je l'indigence fe livrer à des proci-
• jihtés farpreninres qui infukoienc à la tntfcre publique;
des hommes qui pendant deux ans ont opprimé leurs
en fciifcnr coal.r des flots de Ung dans toute la Répu-
blique; des hommes qui s'étoient introduits dans les fbciticî
populaires pour en ctre les gouvernans & les meneurs qui
au haut de la tribune détruiibient ks mœurs » infixltoictic
la verrj aux ulens & en faifbient un titre de prof-
cTÎpûon des hommes qui ont provoqué i grands cris le
meurtre & le pillage des hommes qui vouloient anéantir
la Convention nationale en germinal Se prairial Tan &
bottleverièr toute la France; des hommes enfin qne l'opi-
nion publique a fi juficment en bcureur tnais qu elle Lûile
4i
cxifter foi; Il des lois ces hommes abufânt
or i'impuniîi i ..s de leur nullité fumeux ce ne pouvez
plus ^v tvrar.nifer If urs concitoyens s'agitent en
rojs î-.îis p.ur ics animer les uns contre Ls autres, ôc
dans revs ici c'.pnts 1_- feu de la guerre civile.
A les la joumic mémorable du 9 thermidor
an 2, quia le régime déceinviral qui a fait tyciber
lc:i$ le .le ia joî les tyrans de noize qui
a 1;u:jc l\ juf.ic- à la terreur • «.i-r;* jour,:c: y fiiftrc-i!s
uii\ rocu: Iciùtnl:; tlu f^'t*< 011 tIC
incarcères le plus
qui tue les eu c&rzmerce qui les
f :Jr:s o" /-» dépourvus la Ver.ict & la
r.tne '^rs forces des foldaïs républïc.ûrs
pjfci'yfce; les ir-ves qui ics la
& remplacés p^zr des nohUs des e'rrigrés y des
les A-j marchés dégarnis
reix. a pain per jour y &c. > S'c.
A les enrendre c'eft la réa&L>n thermidorienne qui a
creiifj IVuîaie profond où il kûiblerok qu'elle eft prêw à
êax les repréfent'îrîj du penple Rovère
Ecilly, Saiadin, Lanmont, Aug-.iï, Larivière, Lanjuimis,
I^am ont
les auteurs de nos maux non contins de les traiter
de royalties prononces ils ofsnr provoquer le peuple conrre
eux, en s'ecrisnt F« quel'.es mSais font p!c:é:s ttf ûijli-
thées y peuple françah les mêmes koir.mes «uï t'ont
tra'iï Çt égorgé 9 J'égent encore dcr.s ton fins: tu
en es vu chzjj'cr, projenre & conduite i
qui voulurent tant de décrets arra-
chés par ie peijiie reycllfmt à la. Conwiticn t-qûzjema:s-
ne fut plus opprimée que pendant la réaciioa thertrùdo^
45
Peuple magtarlme ton filut ejl dans ta
virarxs à u rcidir contre tes opprejfeurs ne dédaigne pas
de les furvcllter. Les dort ils nent cefié d'accabler tes
déy.rXturs3 te les ont connaître pour que leur
nc pk* déformait l'en uupofer.
Précis ta mjjijlucxfe arase toi de ta foudre vrr.-
gersjf: écrafes-en ces modernes Tuans qui ojer.z attenter
à ta fcMierùinczi foî^iem toi de tes triomphes & s'il te
rtize des périls à éviter, lu as encore dcs trophées à oh-
Te!s font les principes confier^ dans un placard intitulé
La Vérité au *Peu?l: p.:r des patriotes de du 14
du io août & du 1:' xendémLiire pheard afiiclié, ••
ri colporté avec ftfDfufion dans cate commune la
nuit au z3 zu 2i c-rir.ir. pour exciter le peuple à Tm-
furreaion & 1 h rcvolw contre des Repréfcn»ns qui lotit
les plus zélés défenfeurs de la lib-rté & les ennemis dé-
clarés dudefporifme & coure les m?giftrats que le peuple
a choifiî libremenr pour le gouverner, £c ijui réponde: ix
dignement à fi confiance.
Mais quel eft le but des auteurs de ce placard r c eft.
de renverfer le gouvernement a3uîl & la confticurion sa
moment où on pille de paix, qu'il eft infunt de rétablie
nos finances Se de mettre en circulation les mandats
d'où dépend le faim public pour (aise revivre le règne
de la terreur & de l'anarchie dans la vue de s'emparer
ds nouveau d\în pouvoir dont ils ont tant abafé & que
le peuple ne leur confiera jamais car fi, comme les au-
teurs de ce placard l'annoncent, il exifte parmi nom des
royaltftes dangereux-* des émigrés des prêtres déporte:
des conae révolutionnaires des agioteurs pourquoi ne
pas les nommer ne pas les dénoncer la juftîce? n'eft- ce
pas là la marche tracée par notre conftitution & la feule
qui garantiffe la fureté individuelle ? pourquoi an con-
traire provoquer le peuple à rinfurreciion ¡-exciter à
s'armer de la foudre vengerefle pour écrafer ce qu'ils, ap.
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pellent ces modernes Titans qui ne font autres que des
legiilateurs iciptcrables Se des citoyens qu'ils ont intérêt
de proicrire, de Serinera des haines & a des vengeances
pcrlonntiles ? veulent ils renouveler lcs mailàcres des pre-
micies journées de Septembre (vieux ftyle) dans cette
commune ? Utir rcfte-t-il ces vicrimes i immoler ? veulent-
ils cimenter leur pouvoir par le lan*» ?
Ils fe plaignent que, depuis le 9 rhsrmidor an deuxième
la calomnie dilhlla fvn poiion; que tout psuierc tout
a;r.i du peuple ti>ut for.iiaieur de la iibertc étoit traité
ce/yc.7, de jjéi-rjt, de terror'ifie de buveur de fsng
que ces dénominations étoient devenues fponyrr.es ce ré-
Ivtais qui font ceux qa: fe font attiré ces reFroches ?
ce font ces hommes qui érrangers en la révolution
onr voulu jouer un rôle en 2 79J qui pendant le régime
de la terreur fe font montrer ks tyrans Se Its opprcûeurs
de leurs concitoyens qui cnr proscrit les gens probes &
venutux pour les traîner à réchafaud qui fe fent appro-
p ié les deniers & les effets de la République pour entre-
tenir leurs débanclies qui ont commis des aûes arbitraires
en tout genre & qui demandoient à grands cris la loi agraire
pour kji tirer les reflources qu'ils ne pouvoient efpérer de leur
incapacité.
Depuis le 9 thermidor on a refpeSé & on respectent
toujours le vrai patriore celui qui aimoit Se aime encore
la révolution qui s'eft conftammen: montré fidè!c obfer-
vateur des lois qui ne veur. eue !e rùgne de la ji'.fticc; celui
enfin que l'opinivin publique defîgne comme un bon citoyen
qni eft bon fils bon rtere bon ami bon époux & qui paie
élément contributions.
Les auteurs de ce placard difent qu'on a avili, incarcéré
& égorge les' patriotes depuis le 9 thermidor: mais qu'ils
citant t:n fcul a&c arbitraire exercé dans ce département
qu'ils nommer un fcul patriote même foi-difant de
qui ait 'reçu une égraxiguure. Si quelques-uns ont écc iu-
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carcérés c'étiient des hommes prévenus d'avoir vexé leurs
femblab:es & abufé de leur autorné s'ils l'ont été >.c'eft
au noa de- la loi &: après l'obfervanon la pius ngoureule
des formes qu'elle prêtent ils ont é:é traduits devant leurs
magistrats, on a entendu leur défenfe on leur a fourni
tous les moyens de le on les a préierves & garsnns
deloppr.fli'on inquifuoriale qu'ils avo:ent exercée avant con-
tre une de citoyens auxquels on nWttnen à repro-
cher enfin on lenr a r;nda la liberté Cixôz que la loi qui a
prononcé une amniftie en leur faveur a été promulguée.
Ils ajoutent que la réaôion thermidorienne a difcredite
les affirmais & réduit le peuple à une extrême mifcre.
:Mais qui ignore que le cifciédit des sln^nats provient
du nombre exceftîf mis en circulation noir alimenter des
armées nombreuics & fubvcnir à des dcper.fes néceilaires
& indifpenfables dans une révolution ? cm r.nore c-c ctft
le régime de la terreur qui a fait déferrer les marc.1-7
reflêrrer, enchérir les denrées & opéré la difette taSice
qui a pefé fur le peuple & fur eux que les auteurs du
placard appellent le million doré mais non for \c% fai-
dtfant patnotes de Se)$ qui nageoient d^s labondance,
& qui infultoient journellement à la muàe puDiique par
leurs orgies fcandaleufes.
La journée du thermidor en fr liant ritlparoirre le
tégime décemviral ne pouvoir tout a coup réparer nos
maux il falloit TafTurcr les efprirs terrorirés & rétabir
la confance il fa loit o^.nifer le rt-nc d= la juftice &
des lois & ce n'eft quc'depuis que nous avons tint conf-
titution que les denrées reparoitfcnt que nos marchés font
approvifionnés les mandats territoriaux nous aCfurent l'abon-
dance & la patrie fera fauvée.
A quoi tend donc ccre qu ils ont foin de
répandre dans la ville de Reims, ii ce neft à foulevsc le
peuple contre fes repréfentans, fes masiUrats & à exciter
un boulcvcrfeinent général ? mais ce peuple .bon qu'ils
cherchent en vain a égarer ) iaftruit de fes droits convatica
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qu'il ne doit agir que d'après la conltitution qu'il a acccprée,
rejettera ces iniinuations perfides.; il reconnolrra aifémenc
les intrigans qui, au mois de feptembre ont organiié
le malîacte de cette commune qui font fcandalifé & uni
abufé pendant la teneur, & il respectera les lois qu'on le
provoque à cnfiemdre.
A notre égard ccroyens quoique la liberté de la prelfe
foi: fiéerctée nous ne nous pcrfuaûerons jamais qu'on puise
en abufer au point ce provoquer le peuple au meuirre de tes
repréfentans ni d'aucun citoyen; nous n us élèverons tou-
jours avec force & énergie cuntre ceux qui excitent à la ven-
geance, & qui icat alicz lâches pour garder Tarcnyme. Il e&
un plincipe qu'on ne peut méconnaître c'eli qud n'ejr pas
permis de fe pzire jujhce à foi même.
C'eft d'après ces confédérations que nous croyons devoir
vous dénoncer ce p:acud incendiaire dont nous vous adref-
fons un exemplaire: nous vous requérons, au nom de la
loi d'informer, au reçu de la préfeute, contre les auteurs,
imprimeurs, colporteurs, distributeurs & afficheurs de ce
placard de recevoir par écrit les déclarations de tous té-
meins qui auront connoiflance des faits énoncés ci-dcfTus
circonstances & dépendances de décerner des mandats
d'amener contre ceux qui feront dénommés ou fuffikm-
ment défignés dans lefdites intormations, pour être les au-
teurs, imprimeurs, colporteurs, distributeurs ou afficheurs
dudit placard; de les interroger; de décerner enfuite, s'il y a
lieu,, conne eux, des mandats d'amener, pour les (aire tra-
diiire devant le dizeûeur du jury de l'arrondilTemeut de
Reims enfin de faire tout ce que la loi exige de votre mi-
niftère pour la répreffîon d'un pareil délit, faire refpeâer les
lois & la sûreté des perfonoes.
Salut & fraternité.. 5^w',Faooc
D
LA vérité AU peuple pas. des patriotes
De %9 du vendémiaire.
Peuple que l'on carefle ou oue Ton menace que fan
acte ou que l'on avilit félon les vues ambirieufc de ces
hommes qui ne parlent de ces droits que pour les fouler
aux pieds de ta (buveraneté que pour rûfnrper, écoute
Qnelqoes abus, quelques ado
quelques taches
..les c^nis Se qn'avotent prodnics
abus.
faire cefler mot gon«ernemeat aa
peuple une uwiliriMÎiw qui kùganmine les droits te la
mains qui en abo>
fiiient ter sont eÉpoir â h tyrannie de idever tèm
hidede, «oilà ce qu'anroét dû opérer b lérolanon de
tout as hé»
iiyiu. les n'jwJJinim \\nn V 1 uni 11^ m ffr rrm H mhnr
Dès- lors b calomnie
JhrfiriT de la ùiirtc ènit aahé
ijwiitlnicnc
h tribune da fcnac De 4ob on orpnUa la tanine le
njeome. le SSaéâm des amsnats* riTiiufcuicuc des
XX.
5o
on ne rit dias le people fait la
•évolution qu'urne multitude d'hommes prêts à cuœber la
cte devant le million dxé qui ft dit exclufivement le
iMiveraïn on s'appitcya fur le fort des contre tévolation-
naircs qui fe diloient tous victimes de la terreur on leur
•uv.it les portes des priions que l'on rempli: bien vite de
républicains- appelas terxor îites & on chaflâ ceux-ci de
toutes les places ^civiles & militaiies pour la confier à
«les émigrés rentres à des nobles, à des prêtres réfrcâaires,
pxu à-coup devenus pat notes par excellence. Auflîtôt nos
annecs furent àefjrganifees, des traiûfons éclatèrent nos ar-
ienaux qui peu auparavant ic-gorgeoient de tout, fureut vidés,
nos fiâtes battue» livrée» à ltnnemi & notre marine
Il fallait écarter julqu'à la furveillance étoofler
les réclamatiom { droia imprekriptibles d'un peuple libre )
auflî les nouveaux trr^ns te bâterent-ils de détruire les fo-
cictes populaires qui avouât été ia fcntmdks avancés de
la révolution la ttTrcur des Vtn& des Coboaijj, parce
qu'elles étaient des teyers d'inllruâioa publk^je d'où ptf-
tâcr.t des étuuwilcs <;ai dctbiioient toas les c«rcrs & esare-
tecui.at lcranuu£a<rne de la iibtrœ parce quelles op-
poCm. m une puiûante digue l'ambirioB & à parce
il- étaient tontes autun de phares qui avuvi&ïenc les
ptVxes des écuctls où iêxoit veno fe bâta k vaideau de la
Qus ce moyens mis en u6ge pout
h contre- révoLiDun! qaft de décrets Ebcnicides «»cjiés
à h Convention par h taâion de l értanger que d'émigtés
rentrés & rayés lues U otufôcarion de aikhraccurs Se d'oo-
Ttkrs que de prenes ré^aOuies tolérés & ramôlant libre-
nient Les biens des toyaliûes condamnes qui offraient
ooe hypothèque lôlide aux.affignats» ratent rendus à des
qu'eux; de là la raine da crédk po-
oUcTUne amnime ci émette ans révoltés chomm 6c ven-
déens; ils la refis(=,, ils veulent traker comme de poif-
Uxr i nrV* 0 comble de la faiïf* honte
Si
D a
de notre patrie Traiter la paix avec Omette, Stofîkr,'
Comarrin Sapino Se Ls chefs des brig-uiès infugés
les LiifTer armés! les payer d'avoir déchire le fcin de la
patrie d'avoir égorgé des milliers de républicains & pu
condition fecrère leur promettre le rétabiiuement de l'antel
& du trôn? D:-s ::i2nJÔui;es du peuple conclure un traité 6
fiJtr.iTzr.: çti îWûLri les pages .ie l'iulloire, le fênat fran-
chis ratifier la h_*iîe de la pccmièic nation du monde! Ah!
wj.1 ne le cuirez pas, races futures. Tu ne le cràois pastai-
peuple ils li (U n'en avois eié témoin. Et c'ttt
après ôcui a.is «le tiKunph.s compLts que tes mues fti-
p Jcac ta hont.- & Ci«vrcni d'au crep^ tes trophées ec& au
moment que tes coaveii^ Je lauriers, tckhcu
de planter l'arb.e de la libelle au delà du Rhin fur le
Comme des des Pyzénéec, «5c au fond ces marais
bauves, Cj-k* lv>u fiti e en ton non» des traités honteux avec
1rs «JeTpotesde B;rlin Se de Madrid, que tu avois vaincus,
qui, fâmla téaction thcrmûiorûnne, ibûient venos,eox2:
leurs co?Més. demander la poix aux coodiôans qae m aurais
Mais ae pas furpcis G les comités de gopvensniert
étoknc devenus h boûe de Pandore ils ésotent peuplés des
des 1 ^rivière des Lanjuiiuis des Damoot, &cMMM. cous
royalilces bien pfijctonccs, qui ne envers
les ryranî qu'ils krvuietit u'cu «ooffant la liberté en re-
mettant le peuple fi», le pu & ta egoegeant en malle les
menc iur les écharâuds alors oa ofganiiâ fur nos les points
de la '-le nom oecomp*»
gnies dites deJefis & du Soleil: on envoya les Boiflèti Lyon
«V à Bourg lesCadroy, les Chamboo, ks Manette, les
lfnar à Aix i Marlcille;&c*eft i leur coupable voix qae
ranaJfimt des patriotes fut mis l'ordre du jour dans toot le
Midi i c'eft foin leurs bannières que les auaflbs marchent,

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