De la DDASS à l'audace

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J’ai vécu tant de bons instants, quelques mauvais, je peux mourir demain, je n’ai pas envie de mourir demain, ce serait égoïste de mourir demain, à la veille de récolter, enfin, les fruits de vingt ans d’ascension. Il ne peut plus rien m’arriver, j’ai confiance en moi, la vie ne m’a pas épargné, mais j’ai la santé, je suis un peu fatigué, c’est normal, j’ai dû aller vite pour arriver, j’ai dû être le premier pour être remarqué. Mon combat, aujourd’hui, c’est ma famille, je me suis tellement battu pour moi, pendant longtemps, avec cette soif de réussite, de montrer à tous que je ne compterai plus jamais ma monnaie pour acheter un paquet de cigarettes, une soif de vengeance. J’ai dépassé mes ambitions, la vie ne m’a pas laissé de répit, tant mieux, elle a fait de moi ce que je suis, alors oui, je peux mourir demain! Mais je ne le ferai pas, je n’en ai pas envie car je tiens à vous, je veux te voir grandir Tom et t’élever avec ta maman, je veux vous voir évoluer Charlotte, Mathilde, Lucas, j’aimerais qu’on se trouve un jour Vincent, et je souhaite vieillir avec toi Carole. Dans ma voiture, je leur parle comme s’ils étaient là, tous ensemble, assis à côté de moi et sur la banquette arrière. Je suis heureux d’être rentré dans le rang, même si quelquefois je suis en colère, je suis heureux de payer des impôts, d’avoir des congés payés, de partir en vacances. Je suis en bonne santé, alors non, je ne veux pas mourir, mais je pourrais…
Publié le : vendredi 30 mars 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748360288
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748360288
Nombre de pages : 168
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Frédéric Delaunay
DE LA DDASS À L’AUDACE
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0115840.000.R.P.2010.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2011
Préface Je suis à Port Grimaud, invité par mes beaux-parents, dans un endroit idyllique, une marina plantée dans la baie de St Tro-pez, fabriquée dans les années post-soixante. Cest le seul endroit que je connaisse où je suis en vacances à la seconde ou jy mets les pieds. Profitant des quinze jours de repos complet que je moctroie chaque année, à laube de mes quarante ans, je fais un point. Il pleut, allongé dans un transat, à peine à labri, je regarde de la terrasse les petites embarcations se presser devant moi, afin de vite regagner leur quai. Les gouttelettes font de petits clap-clap sur leau du canal, dessinant une multitude de ronds de diamètres identiques. Une envie soudaine me prend. Je dois absolument écrire, jai envie de dire à tous ceux qui me sont chers qui je suis et comment jen suis arrivé là. Alors, jenfourche mon vélo et, bravant laverse, vais immé-diatement, chercher le premier bloc de ce qui deviendra ce livre. Je me fous bien de tout ce qui est à côté de moi, je fonce, af-fronte tous les dangers de cette chaussée devenue glissante, le nez dans le guidon, des cordes deau me rafraîchissent la nuque, je nai quune idée en tête : coucher ma vie sur du papier. Jai mis trois ans, pour le sortir, pour accoucher devrais-je dire, car jai ressenti à peu de chose près des sentiments simi-laires à une naissance lorsque je lai vu devant moi, terminé, avec langoisse parentale de savoir sil allait réussir ou pas, sil allait plaire ou non.
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En trois ans ma vie a légèrement changé, mais je nai pas voulu modifier la trame principale, alors, pour ceux qui me connaissent, vous ne men voudrez pas trop, pour tous les autres, rien na été métamorphosé, donc, rien ne devrait trou-bler votre perception. Je nai pas cherché à me trouver dexcuses, ni à me vanter, jai juste eu envie de raconter lhistoire de ce petit garçon qui a grandi, tenté de devenir adulte, avec ses moyens, qui a rencon-tré des gens, des sympas, des têtes dabrutis, qui a évolué dans des univers parfois favorables, parfois hostiles. Ce livre est pour mes enfants, Vincent, Charlotte et Tom, pour Mathilde et Lucas, pour toi aussi Carole qui a su partager mes dix dernières années, dans le tumulte de ma complexité. Pour toi, Fred, le frère que jai eu parce que tu es arrivé un jour dans ma vie et que nous nous sommes choisis, à ton père Bertrand, tes frères Ronan et Olivier. Jai construit ce livre comme jai construit ma vie, en pensant très fort à toi, Papa, même si à lintérieur de ces pages je ne tépargne pas, jai passé mes vingt-cinq dernières années à suivre tes pas, tu as été mon guide, tant dans léducation de mes en-fants, ma relation avec lalcool, avec les femmes. Un peu, (beaucoup) plus grande gueule que toi, donc large-ment moins violent, je comprends maintenant, pourquoi tu aimes tant écrire, cest la plus efficace des thérapies, on ne triche pas avec soi-même. Jai eu envie de faire ce livre pour tous ceux que jaime et que jai aimés, je ne peux pas tous les citer, car jen noircirais des centaines de pages, risquerais den oublier et les vexer Ne le cachons pas, ce premier essai appartient aussi et pour beaucoup à tous ceux que je déteste, il y en a peu, pas de quoi gâcher de lencre, mais ils ont contribué à leur manière, chacun
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leur tour, à me durcir, me faire prendre du recul, me permettre de réfléchir, me construire et grandir. Ce livre nest pas, je lespère, un testament, bien que je me plaise à dire chaque jour que je peux mourir demain, non pas que jen aie envie, simplement que je ne regrette rien, je nai jamais fait de mal et je suis fier dêtre arrivé sans marcher sur une tête, il ma fallu quelquefois meffacer pour mieux avancer. En une vingtaine dannées, jai évolué et je ne pense pas avoir terminé ! Alors, on se dit à dans vingt ans !
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