Fibromyalgie, toi et moi pour la vie

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Loin d'être une lamentation de plus parmi les livres voués aux témoignages de malchanceux, ce récit se veut bien plus positif. Bien sûr, on ne peut aller outre cette aigreur viscérale par laquelle on passe forcément, mais justement, ceci n'est qu'un passage, une transition. Cette maladie prend votre vie en otage, elle met un point d'arrêt à vos projets, à vos rêves, à tout ou presque. Mais il n'y a pas de fatalité, il reste possible de reprendre en main son destin. Évidemment, ça ne sera jamais plus comme avant, et jamais sans difficultés ni souffrances, mais en acceptant de composer avec, et non plus contre, il vous sera de nouveau possible un jour de retrouver le sourire.
Publié le : jeudi 30 janvier 2014
Lecture(s) : 35
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342018653
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342018653
Nombre de pages : 122
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Christophe Reitz
FIBROMYALGIE, TOI ET MOI POUR LA VIE
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0119320.000.R.P.2013.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
Introduction Voilà déjà quelques années, de longues années que je suis mort. Est-ce un non-sens ? Peut-être. Pourtant cest bien ainsi que je le perçois, lêtre que jétais sest envolé en fumée lors de ma vingt-unième année. Arraché à mes rêves, à ma vie et même à mon corps, me voi-là plongé dans une masse morte nayant pour seule sensation que la douleur dun corps méconnaissable ; visiblement sain mais formellement détruit ; un corps que jai pourtant forgé durant tant dannées, sans heurt ou presque, dont le contrôle néchappait quasiment jamais à ma main, et qui malgré tout, sest dérobé à moi sans même la moindre erreur de ma part, juste la vie se révélant à moi dans toute sa puissance et par son plus simple appareil quest la sensation physique, me révélant alors mon impuissance devant elle et mon illusion passée sur ma capacité à la contrôler. Alors voici, et il men coûte, léloge de ma mort :
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L’instant sans sommation
Un instant, un court et unique instant, voilà ce qui peut changer une vie, Annihiler vos rêves, vos espoirs et vos envies. Quels que soient les efforts consentis, en un clin dil, tout peut séclipser Et séchapper derrière une porte que jamais plus vous ne gagnerez. Tant de volonté et defforts voués à la construction dun avenir, Et balayés en un instant comme une feuille emportée par le vent. Toucher du doigt ses rêves et se les voir enlevés sans sommation, Sans contrôle ni choix, juste la nature dictant sa loi, Telle est la force de cette maladie : Soudainement apparue au saut du lit, Semblant si peu menaçante en cet instant, Ne soulevant en moi pas plus dinterrogation quune rougeur sur ma peau ; Si furtive, sinstallant en moi avec encrage, Et si subtile, nourrissant faux espoirs et vaines batailles, Voilà léveil de la Fibromyalgie, Cette putain de maladie régissant aujourdhui ma vie. Ce jour morbide, bien que ne mapparaissant pas ainsi en son temps, fut le tournant de mon existence. Je men rappellerai éternellement comme le jour où jallais mengager, que je le veuille ou non, sur la voie de la véritable souffrance ; celle qui nous fait prendre conscience que vie et mort ne forment bien souvent quun seul et même état, et que cest justement lors-quils ne sont pas distincts que naît le plus grand des supplices, à savoir se voir disparaître tout en continuant à être.
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FIBROMYALGIE, TOI ET MOI POUR LA VIE
En effet, quy a-t-il de pire que voir mourir la plus impor-tante partie de soi et ne voir rester que ce quil y a de sensitif et démotionnel, tous deux en proie à la torture ? Quy a-t-il de pire que nêtre plus quun corps animé de souffrance et pétrifié par elle ? La mort réelle ? Non car dans la mort, vous perdez tout mais nêtes plus là pour en pâtir, alors que par cette mala-die, vous perdez tout mais êtes encore là pour le voir et souffrir
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