L'Évadé d'Aurigny

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L'auteur est le propre fils de "l'évadé" Jean Vigla. Son livre fait suite à une série d'entretiens, de recherches en commun et d'une visite sur l'île. Même si le récit prend parfois des allures rocambolesques, rien de ce qui a été rapporté n'est du domaine du roman. La première version reproduite ici, corrigée et augmentée, a permis d'attirer l'attention sur cette ile-bagne en 1942-1943 et de réaffirmer que certains camps dits "de travail" sur l'île étaient en fait des camps de concentration, comme le camp de Norderney où seront déportés des "demi-juifs" en provenance de Drancy. Jean Vigla a eu la chance d'échapper aux SS qui séviront ensuite sur "L'île Adolf", nom de code choisi par Hitler en personne.
Publié le : vendredi 14 juin 2013
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342007725
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EAN13 : 9782342007725
Nombre de pages : 174
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Du même auteur
Évadés dAurigny. Hiver 1942-1943 1995. Éditions Isoète, Cherbourg. Ouvrage épuisé. Louvrage actuelLÉvadé dAurignyreprend, corrige et enrichit cette première version. Lisieux la sainte et lhérétique. 1936-1944 1998. Éditions Corlet. Condé-sur-Noireau. Histoire dun camp nazi : lîle dAurigny. Éditions Alan Sutton. 2002. Louvrage a cessé dêtre diffusé par léditeur. Voir bibliothèques ou collections privées.
Jean-Louis Vigla
L’ÉVADÉ D’AURIGNY
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0118478.000.R.P.2013.030.31500Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2013En couverture : Devant la "gare" dAurigny, Jean Vigla en 1994 samuse à faire un salut dadieu. Lallure est volontairement enjouée comme pour mieux effacer les souvenirs moins joyeux évoqués lors de notre voyage sur place. Plus de 50 ans après son évasion de lîle occupée dans lhiver 1942-1943 et à loccasion de ses 70 ans, la famille sétait cotisée pour lui payer le déplacement. En dépit de ce dernier clin doeil, lémotion a toujours été présente lors des quelques jours denquête. Au retour, devant la Petite Chapelle de Guernesey, qui fut également une étape de sa "rocambolesque" évasion, les images dantan sont probablement revenues en force, faisant revivre langoisse de lépoque et il "craquera". Il aura rapporté de ce voyage, le témoignage conte-nu dans ce livre.
À mon père
Préambule Cet ouvrage reprend en grande partie le récit de lévasion de Jean Vigla, de lîle dAurigny (Alderney), paru sous le titre Évadés dAurigny, Hiver 1942-1943 aux éditions Isoète à Cherbourg en 1995 mais en laugmentant de documents recueillis par la suite ou déléments rassemblés sur place avec son aide. Cette nouvelle version, corrigée et augmentée, entend rester fidèle au texte original fondé sur son témoignage et lenquête que nous avons menée de concert sur lîle en 1994, dautant que les informations nouvelles sont plutôt venues pour étayer les hypothèses dalors. Quelques menus réajustements, des apports publiés dansLisieux la sainte et lhérétique (éditions Corlet 1998) et dans lîle dAurignyHistoire dun camp nazi : (Alderney)(Éditions Alan Sutton 2002) ont été intégrés au texte mais, de préférence, en annexe. Cette rocambolesque aventure est entièrement véridique. Elle a été vécue par une petite équipe de plombiers originaires de Lisieux confrontés malgré eux à une expérience angoissante. Jean Vigla et Pierre Longuet sont en effet les deux seuls évadés reconnus de lîle-bagne dAlderney, pendant lhiver 42-43. Il y en a probablement eu dautres (surtout dans la zone portuaire) où la solidarité a joué entre officiers de la Kiegsmarine et gens de mer, envoyés au large « sans quon ait pensé à leur dire de revenir ». Il va en être pratiquement de même pour les deux plombiers lexoviens requis par les Chantiers de lArmée de lAir allemande (der Bauleitung der
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Luftwaffe) en Normandie et qui les prendra sous son aile (si on peut me permettre ce jeu de mot) sur lîle. Enfermés dans une annexe des camps de lîle en décembre 1942, à la suite dun sabotage et dun jugement expéditif à Saint-Malo, les deux plombiers vont bénéficier dun concours de circonstances assez extraordinaire pour fuir cette île « dont on ne sévadait pas ». Les termes des témoignages ont été conservés tel quel. De rares propos ont été « recomposés », quand ils ne pouvaient être reproduits avec une pointilleuse exactitude. Ils lont toujours été dans lesprit et dans le souci dêtre au plus près du langage et des mots qui pouvaient être ceux des personnes en cause, dussent-ils être jugés comme trop populaires ou argotiques. Le témoignage de mon père constituait au départ lunique source de renseignements Ses souvenirs ont été confortés ensuite par la visite effectuée sur place en juillet 1994, à la (difficile) recherche des lieux. Les problèmes pécuniaires et sa fragile santé nont hélas pas permis de revenir sur les lieux par la suite pour identifier de manière certaine le « petit camp » où il a séjourné pendant deux mois terribles. Les informations complémentaires à notre enquête sur place sont venues principalement dAllemagne. Elles émanent dabord de M. Manfred Letzelter, le fils dun Lagerführer dAlderney, appelé doffice à commander au Lager Mölders de Saint-Malo, puis sur lîle anglo-normande, au tout début de 1943. Il sagit moins de cet officier que de ce qui motive sa nomination. La lettre de M. Letzelter fait état dun « manquement grave » du précédent Lagerführer (dégradé et muté sur le front russe) : Un « manquement grave » qui est sans doute à relier avec lépisode de « lépidémie de typhus » raconté dans ce livre. En deuxième lieu, grâce à M. Gherhard Grümer (Gesh. Fhr. Vorstandsmitglied) la recherche a pu être élargie autour de lofficier qui a aidé à lévasion des deux plombiers français.
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Partant de lidée dun officier de larmée de lair, nous avons dabord retrouvé trace dun commando semi-disciplinaire de Waffen SS : le commando 999 basé au Fort Tourgis (lieu où se rendra fréquemment le prisonnier sous bonne escorte) puis celle dun parachutiste allemand. Ces aides spontanées se sont manifestées à la suite des articles parus dans « Alte Kameraden » (organe des anciens de la Wehrmarcht) et dans la « Luftwaffen Revue » (magazine des Anciens de larmée de lair allemande). Plus tard, dautres témoignages donnés dansHistoire dun camp nazi : lîle dAurigny (Alderney) de préciser permettront lavant et laprès de cet épisode : de la construction des camps réalisée par des Français à la « drôle de paix » de 1945 où tout le monde semblait avoir oublié lîle et peut-être même avoir voulu oublier lîle. Toutes ces aides sont venues étayer une enquête journalistique de bonne foi, personne ne cherchant ici à défendre ou à prôner autre chose que le simple récit dune évasion, peu banale parce quunique dans lhistoire récente de cette petite île. Une petite île souvent oubliée sur les cartes, ce grain de beauté au bout du nez de Jobourg. Depuis cette date, des historiens se sont mis au travail, venant à la rescousse des journalistes comme Madeleine Bunting, auteur de « The Model Occupation » ou de T.X.H. Pantcheff et son incontournable « Alderney fortress island ». Je me suis attaché à donner dans le texte tous les liens possibles pour une poursuite de lenquête, sans haine ni rancur. La tâche des historiens commence. Elle a déjà commencé et je men réjouis. Jean Vigla repose dorénavant au cimetière de Lisieux. Son témoignage, lui, est toujours vivant.
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