La Vie rythme les écrits

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Pas facile d'accepter notre impuissance face au temps qui passe! À trente ans passés, et malgré la pleine force de l'âge, Michaël Rodet constate avec nostalgie qu'il n'a pas vu toutes ces années lui filer entre les doigts. Dans sa cavalcade, la vie donne l'impulsion, provoque l'émotion et fournit à l'auteur une source d'inspiration sans limites. Derrière une apparente tranquillité, son esprit bouillonnant distille sans relâche les contrastes de la réalité et trouve dans l'écriture un moyen d'être soulagé. C'est dans un voyage poétique à travers l'enfance et cette période transitoire de l'adolescence qui nous conduit tous à devenir des adultes, qu'il invite donc le lecteur à comprendre sa vision du monde. Au fil des pages, il nous plonge alors dans son univers, nous invite à découvrir ses textes et ses poèmes qui, avec le recul, nous forcent à admettre que les choses ont changé. Ainsi va la vie et c'est ainsi que "la vie rythme les écrits". Avec ses mots et un style bien à lui, Michaël rend ici un bel hommage à la vie, à la sienne, à la nôtre. Ce premier livre ponctué de « purges cérébrales » est à méditer sans modération. L'auteur vous propose de le rejoindre sur sa page Facebook "Michaël Rodet: au fil des mots" afin de suivre son actualité et lui faire part de vos avis.
Publié le : jeudi 19 juin 2014
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342024432
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342024432
Nombre de pages : 224
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Michaël Rodet LA VIE RYTHME LES ÉCRITS
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0119653.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
Introduction « Chère lectrice, cher lecteur, Sachez avant toute chose que j’ai trempé ma plume dans l’encre de mes souvenirs pour assouvir mon addiction à l’écriture, mon besoin permanent de transcrire le fond de mes pensées par une syntaxe très personnelle afin d’imager mes sentiments avec le sens isolable des multiples composants d’un vocabulaire national : notre belle langue française. J’aime soulager mon esprit par le biais de la création métaphorique, la construction de phrases, de textes qui s’imposent à moi comme une véritable thérapie. Caressez mes lignes de votre regard et votre lecture viendra libérer la force de mes mots qui, dans leurs ordonnancements, vous permettra d’en activer l’image cachée. Mes yeux se posent sur le monde avec la focale filtrante propre à chaque individu; le développement cérébral de mes clichés révèle le sens critique de mes visions, inspirées par l’énergie débordante de presque six milliards et demi d’humains lâchés dans une vaste cour de récréation. Je suis un citoyen du monde embarqué dans une croisière anonyme où je croise parfois une horde de flibustiers qui déclenchent les tempêtes sur mon chemin; à l’abri du gros temps et d’un vent de norois, sur une eau calme et sous la clémence des cieux, je refais surface pour mieux reprendre la barre et jeter l’encre sur le pont de ces pirates. Une Sirène nage à mes côtés. Aux grés de mon voyage, je laisse dans mon sillage quelques récits d’aventures; je jette par-dessus bord des bouteilles à la mer comme autant de messages confiés au grand large ».
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« La vie est un livre qui s’écrit chaque jour et je suis le personnage principal d’une histoire dédicacée par mon destin » Tout allait commencer par une chaude journée du mois de juin 1975. Le soleil inondait toute la ville depuis plusieurs jours et semblait toiser de ses rayons l’ensemble de la population qui suffoquait déjà sous le poids d’un été caniculaire. À cette période, j’étais également bien au chaud dans le ventre de ma mère mais plus pour très longtemps. Je m’apprêtais donc à affronter l’aveuglante réalité de nos vies de terriens et ouvrir les yeux pour découvrir le monde. Loin des tumultes de notre société et des cadences que celle-ci allait bientôt m’imposer, j’attendais. Blotti, à l’abri de la lumière du jour et du bruit qui l’accompagne, coincé dans une position de plus en plus difficile à assumer, j’allais bientôt sortir de mon cocon. Les médecins préparaient leurs ustensiles pendant que ma mère attendait ma délivrance après de longs mois de souffrance. Sortant des entrailles féminines pour pousser mes premiers cris, elle découvrait enfin à son réveil, la chair meurtrie, la trogne grimaçante de sa progéniture. Dehors, l’agitation citadine n’avait rien à voir avec l’ambiance feutrée que je venais tout juste de quitter. Il y avait le tapage de la rue, les voitures qui accéléraient, freinaient et puis
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klaxonnaient. Par cette chaleur, la ville transpirait et diffusait dans l’air de drôles de parfums. Les effluves des pots d’échappements qui fumaient plus ou moins noirs se mélangeaient aux relents des poubelles qui, entassées dans l’arrière-cour de la maternité, fermentaient dans leurs sacs, à quelques mètres sous la fenêtre de la chambre. Un brouillard de particules en suspension stagnait au-dessus de Dijon et les habitants, retranchés sous une chape de plomb, vaquaient à leurs occupations. De mon côté, j’écoutais calmement, découvrais alors l’excitation de cet univers où des gens stressés se débattaient sans relâche. À cette époque, j’étais sur le dos, les jambes écartées, allongé sur un drap de coton. L’air heureux, je m’endormais paisiblement. Le temps était lourd, beaucoup plus lourd que le poids de mes quelques kilos et l’atmosphère bouillonnait à la manière d’une torride journée d’été. Ce 28 juin allait être l’aboutissement d’une grossesse maternelle longue et difficile, douloureuse jusque dans les derniers instants, mais couronnée par la fierté d’une mère qui avait mené jusqu’au bout le plus beau des combats ;celui de la vie. Elle venait d’endurer le prix des sacrifices, la solitude des nuits blanches et le temps trop long des journées qui construisent l’enfant à l’ombre des regards. La nausée tirait les larmes de ma maman quand elle aspirait à un peu de repos. Mais voilà, mes parents pouvaient enfin me présenter au monde, eux qui me voyaient ici, débarquer au beau milieu de leur vie. Ils savouraient un sentiment constitué d’un doux mélange de joie et d’incertitude car, face à cette étape cruciale, l’Homme forge le sens des responsabilités et se pose alors beaucoup de questions sur l’avenir. Je sentais sur moi la caresse des regards chargés d’admiration. Ma présence en tant qu’élément physiquese confirmait. Je n’étais plus l’enfant à venir car j’étais là, couché
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