Le Canard noir

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Il est deux manières de vivre sa vie: la subir ou la guider. Beaucoup la subissent pour des raisons multiples (éducation, peur de l'inconnu, manque d'ambition ou de curiosité, etc). Or, à de multiples instants, de vraies opportunités s'offrent à tous, de manière souvent fugaces et demandant une décision quasi-instantanée. C'est ce que l'auteur appelle "pousser les portes". Son parcours, pour le moins original, est semé d'expériences très riches, drôles ou douloureuses. Mais, à la fin, quand les dernières pages se tournent, il reste les plus belles images, celles d'une vie de passion et d'enthousiasme.
Publié le : jeudi 27 novembre 2014
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342031102
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342031102
Nombre de pages : 194
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François Demeuzoy LE CANARD NOIR
Mon Petit Éditeur
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À ma femme adorée, pour l’amour qu’elle m’a toujours manifesté, pour l’incroyable patience dont elle m’a gratifié, pour nos enfants qu’elle a élevés presque seule.
Mai 2013
Sommaire Chapitre 1. Estaimpuis........................................................................................... 9Chapitre 2. L’envol ............................................................................................... 19Chapitre 3. La chute ............................................................................................. 27Chapitre 4. Les colonies....................................................................................... 37Chapitre 5. Paul..................................................................................................... 51Chapitre 6. Max..................................................................................................... 57Chapitre 7. Le dessin .......................................................................................... 125Chapitre 8. La rechute........................................................................................ 135Chapitre 9. Les résurrections ............................................................................ 153Chapitre 10. L’âge de raison.............................................................................. 171Épilogue............................................................................................................... 179
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Chapitre 1. Estaimpuis Mardi 26 mars 2013. Je viens de prendre la route vers Mâcon après avoir déposé mon frère Jean-Marie à son domicile à Houx près de Chartres. Quel drôle de nom pour un village ! — Vous habitez où ? — Oui. — Vous habitez Huy ? En Belgique ? — Non, Houx, en France. On aurait pu ajouter : « avez-vous l’heure ? », ce à quoi il au-rait répondu « oui, au fond du jardin ». En effet, l’Eure y coule bien. Devos n’aurait pas fait mieux. J’ai quitté Mâcon samedi après midi et ai déjà fait 1 500 km. Encore 400. Je suis au bord de l’épuisement, mais je ressens en moi une émotion inouïe. Je viens de passer près de quatre jours avec mon frère pour qui j’ai toujours eu admiration et respect, mon aîné de cinq ans, et nous n’avons pas cessé de parler pendant ce long voyage. Enfin ! Après cinquante ans de quasi-silence, d’ignorance ré-ciproque.
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LE CANARD NOIR
Tous les sujets ont été abordés, détaillés, décortiqués, dans la plus grande transparence. Même ceux qui m’ont fait si mal et me font tant souffrir encore. L’occasion était originale. J’avais reçu une invitation à participer aux repas des anciens élèves du Collège privé St Jean-Baptiste de la Salle à Estaimpuis, en Bel-gique, ce même village où Depardieu a décidé de s’expatrier récemment (Néchin fait partie d’Estaimpuis). Depardieu avait promis sa visite parmi nous ce dimanche, mais, il s’est fait décommander par le bourgmestre de la ville qui nous a rendu visite, avec qui il avait mangé la veille et à qui il avait promis un rôle dans son prochain film ! Mon frère jumeau Jacques et moi avons passé cinq ans dans cette institution fort réputée et construite en 1907, juste après les lois de 1905 sur la séparation de l’église et de l’état, ce que les catholiques d’alors appelaient les « lois scélérates ». Certains le disent encore. Les industriels textiles du Nord de la France avaient réagi à l’époque en construisant plusieurs collèges catholiques le long de la frontière belge, mais côté belge, où le petit père Combes n’avait aucun mandat. Nous étions rentrés dans ce collège en 1956, à l’âge de neuf ans. Par ailleurs, mon frère aîné et moi avions décidé de rencon-trer notre avocat lillois dans le cadre du procès que nous intentons contre la seconde épouse de notre père pour capta-tion d’héritage. Jean-Marie a tout de suite accepté de m’accompagner au banquet d’Estaimpuis, pour se souvenir de l’époque où il venait m’apporter du linge propre en scooter parce que j’avais été, une
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