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Jean Bernard Joly LE VIÊT NAM QUE J’AIME Tome I – Soins des mères et des nouveau-nés L’associationL’Appel et madame le professeur Duong Thi Cuong à Hà Nôi
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0120178.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2015
À Marie Nous avons fait tout cela ensemble forts de notre amour Pour nos enfants et petits enfants À Jacques Lalande, qui nous a entraînés dans cette aventure passionnante À Paul Sanyas, compagnon fidèle À Tiêu et aux Vietnamiens rencontrés Ils sont devenus des amis sincères et nous ont appris à aimer leur pays À Madame Cuong, sans laquelle rien n’aurait pu se faire. Les droits d'auteur reçus par Jean Bernard Joly seront reversés par lui à la Fondation Leïla Fodil.
IntroductionNous sommes allés Marie et moi au Viêt Nam une ou deux fois par an pendant trois semaines à un mois, entre 1983 et 2008. En 1983, je dirigeais le service de Pédiatrie de l’hôpital d’Angoulême. Il venait de déménager dans un hôpital neuf. Grâce aux réformes hospitalières décidées par le Président François Mitterrand et son Ministre de la Santé, je pouvais disposer d’un temps d’intérêt général. Depuis mon séjour en Algérie pendant la guerre, où j’avais vu le dénuement des paysans du bled, je souhaitais consacrer une partie de ma vie active à aider la santé des enfants dans les pays en développe-ment. Marie et moi attendions le moment favorable. Nous venions d’accueillir Leïla Fodil que son père avait amenée en France pour les soins d’un lymphome malin. Je connaissais Jacques Lalande, président de l’association l’APPEL. L’Internat nous avait réunis en nous faisant succéder dans certains services parisiens. Je lui ai téléphoné. Sa réponse fut instantanée. Il mettait en place au Viêt Nam un programme d’aide aux mères et aux nouveau-nés fondé sur l’enseignement des méthodes de surveillance et de traitement et l’équipement matériel des lieux de naissance. Il me proposait de partir avec lui quelques mois plus tard pour donner une série de cours à l’Institut de la Mère et du Nouveau-né (IPMNN) à Hà Nôi et à hôpitalPhu San Tu Duà Ho Chi Minh Ville (HCMV). Mon ami le docteur Jacques Saint Martin pédiatre de l’hôpital de Pau nous accompagnerait. Il me proposait aussi d’accueillir dès maintenant dans mon service le docteur Vuon Van Phu, obstétricien de l’hôpital de la ville de Hà Nôi, pour un stage de trois mois centré sur les soins aux nouveau-nés.
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Marie et moi avons accepté. J’ai eu le plaisir de participer à la réalisation du programme de l’APPEL dans les provinces du Nord. Pendant les premiers déplace-ments, Jacques nous accompagnait, nous expliquant patiemment et passionnément le travail de son association, les façons de faire, les objectifs, avant de me laisser en toute confiance continuer l’action dont il avait assuré les débuts. Chaque année, un ami pédiatre venait avec moi. Paul Sanyas pé-diatre à l’hôpital de La Rochelle, a été le compagnon le plus fidèle. Il y a trouvé, j’espère, le même bonheur que moi. Marie m’a rejoint en développant l’enseignement de la planifica-tion familiale par les méthodes naturelles. Ce programme était financé par la Fondation Leïla Fodil. Nous avons connu de nombreuses personnes avec lesquelles nous avons tissé des liens d’amitié très forts. Madame le professeur Duong Thi Cuong et le docteur Pham Xuân Tiêu ont guidé nos actions, orientant notre compétence vers ceux qui en avaient besoin. Ils nous ont aussi fait connaître la vie de ce pays longtemps retranché du reste du monde, qui s’ouvrait, tout en restant marqué par un marxisme-léninisme puissant et archaïque. Nous avons rencontré aussi dans les hôpitaux et les centres de santé, dans les salles de réunion des paroisses, dans les restaurants au bord de la rue, et même les passants, des Vietnamiens qui nous ont laissé voir leur vie quotidienne si différente de la nôtre. Je pense tout particulièrement aux sages femmes des postes de santé de villages éloignés de tout, qui trouvaient dans nos cours et nos démonstra-tions, non seulement un moyen d’enrichissement intellectuel, mais surtout la possibilité de mieux soigner les mères et les nouveaux nés ; à ces couples qui venaient rencontrer Marie et qui appliquaient avec confiance la méthode naturelle de planification des naissances qu’elle leur apprenait, dans laquelle ils voyaient le moyen de rester fidèles à leurs convictions religieuses dans un milieu athée et hostile. Nous avons beaucoup appris de ceux que nous croyions avoir enseignés. Pendant les vingt-cinq ans que le programme de l’APPEL s’est développé, notre enseignement a évolué suivant les demandes qui
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nous ont été faites, comme le pays a évolué. Pour comparaison, ima-ginez un observateur étranger suivant le développement de la France entre les années 1920 et 1950 ! Les comptes-rendus de nos séjours relatent cette évolution. Ce temps des séjours au Viêt Nam fut un des plus riches de notre vie. Au retour de chaque voyage, la fatigue aidant, nous avons peu ra-conté à nos enfants. Ils nous l’ont reproché. Il est temps de le faire, avant que le temps lui-même efface tout souvenir. Puissent nos lec-teurs partager notre passion de la transmission du savoir ; la passion de l’aide au développement, qui est l’accompagnement lent et patient de frères et sœurs plus pauvres que nous. Nous avons divisé le livre en chapitres relatant les actions succes-sives, en y mêlant des récits de visites et de voyages non médicaux, sans suivre une chronologie rigoureuse. Ce n’est pas un compte-rendu mais une histoire racontée, parsemée de quelques coutumes et légendes et de ce que nos interlocuteurs ont bien voulu, ou pu sans danger nous faire connaître de leur vie. Le premier tome est consacré à l’activité d’enseignement des soins aux mères et aux nouveau-nés avec l’association L’APPEL sous la direction bienveillante de madame le professeur Duong Thi Cuong à Hà Nôi. Le deuxième tome relate la même activité dans des provinces du pays. Il est suivi d’anecdotes de nos voyages, d’histoires locales et de légendes recueillies auprès de nos amis. Le troisième tome est consacré à la planification familiale naturelle que Marie et Tiêu ont enseignée en collaboration amicale, confiante et efficace. Dans le texte, quand l’écriture place le « Je », ce peut être Marie ou Jean Bernard. Quand c’est « Nous », c’est la relation de ce que nous avons vécu ensemble et avec les autres participants. Cela nous a paru plus commode et aussi cela traduit mieux la communion de pensée qui a été notre bonheur pendant ces vingt-cinq années.
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