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Les émiles de Gab la Rafale

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366 pages
Ce furent des camarades de régiment qui me donnèrent ce surnom de Gab la Rafale ; quant aux émiles, c’est ainsi qu’un de mes personnages, Alphonse Dulaurier, baptise le courriel des souverainistes, l’e-mail anglo-saxon.
Ce livre est le premier pour lequel je n’aurai noirci ni carnet, ni cahier, ni feuilles volantes ; utilisé ni crayon, ni porte-plume, ni stylo ; dont il n’existe aucun manuscrit. C’est mon premier bébé de l’ère virtuelle, mon premier bébé électronique. Les Émiles de Gab la Rafale sont aussi le premier livre où les mots jaillis de mon cœur et de mon cerveau, les soubresauts de mon humeur volage, sont datés à l’heure, à la minute près : ce n’est pas un livre, c’est un électrocardiogramme, un sismographe. Je l’ai baptisé roman, en songeant à mon infortuné ami Hervé Guibert qui avait ainsi appelé ses Mémoires, et surtout parce que cette vie bariolée, contrastée, me semble aussi romanesque que la plus ingénieuse des fictions.
G. M.
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Gabriel Matzneff
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humeur volage, sont datés à l’heure, à la minute près: ce n’est pas un livre, c’est un électrocardiogramme, un sismographe. Je l’ai baptiséroman, en songeant à mon infortuné ami Hervé Guibert qui avait ainsi appelé ses Mémoires, et surtout parce que cette vie bariolée, contrastée, me semble aussi romanesque que la plus ingénieuse des fictions. G. M.EAN numérique :997788--22--77556611--0066462-17-8 EAN livre papier : 9782756103693 www.leoscheer.com
LES ÉMILES DE GAB LA RAFALE
DU MÊME AUTEUR
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Suite de la bibliographie en fin de volume
©Éditions Léo Scheer, 2010 www.leoscheer.com www.matzneff.com
GABRIEL MATZNEFF
LES ÉMILES DE GAB LA RAFALE
roman électronique
Éditions Léo Scheer
PRÉFACE
Ce furent des camarades de régiment qui, durant le service militaire, me donnèrent ce surnom de Gab la Rafale, car j’étais le meilleur tireur au fusil-mitrailleur de ma section : à deux cents mètres, je mettais une balle dans le cul d’une mouche. Quant aux émiles, c’est l’un de mes personnages, Alphonse Dulaurier, que n’enthousiasme ni le « courriel » des souverainistes, ni l’« e-mail » anglo-saxon, qui, dans mon dernier roman,Voici venir le Fiancé, publié en 2006, baptise les lettres électroniques de ce sobriquet à la fois bien français et proche euphoniquement de 1 l’américain . Cet émile n’est toutefois pasfarina del mio sacco. Ce fut dans la bouche d’une jolie blonde dont je partageais alors la vie, Sophie P., que je l’entendis pour la première fois. La même Sophie qui, au chapitre 44 deBoulevard Saint-Germain, me souffle qu’on ne dit plus « les jeunes », ni « les jeûnes », mais « les djeun’s ». Mes vieux maîtres, d’Héraclite à Hergé, m’instruisent, mais les trucs rigolos, ce sont mes jeunes maîtresses qui me les enseignent. Et pas seulement les « trucs rigolos » : c’est avec elles que j’ai connu, que je connais, mes expériences cardinales. Ma vie durant, j’aurai beaucoup plus appris au lit qu’à la bibliothèque.
1. Un sobriquet qui a en outre le mérite d’être le prénom de deux complices bien-aimés, Littré et Cioran.
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Ces genres littéraires nouveaux que sont le sms et l’émile m’ont tout de suite intrigué, diverti. Je fais un large usage du premier dansVoici venir le Fiancédont l’un des personnages, une jeune fille, Delphine, bombarde de messaggini(ah ! les diminutifs italiens,messaggino,telefonino, c’est autre chose que les horribles « texto » et « téléphone portable » fran-chouillards !) Raoul, son amant. Et voici mes débuts dans l’émile – je me suis abonné à Internet le 20 avril 2005 – où, je m’en suis rendu compte illico, j’adopte un style qui n’est celui ni de mes romans, ni de mon journal intime, ni de mes récits ou essais, ni de mes poèmes ; un style singulier, qui s’accorde à l’immédiatetéde l’émile, non seulement par la spontanéité de l’écriture (ce qui l’accommunerait au journal intime), mais aussi par la diligence de l’envoi et de la lecture qu’en fait le destinataire. Oui, un genre nouveau, vierge et,last but not least, stimulant, car favorable à ces brusques variations de thème, de ton, de registre que, depuis mes premiers balbutiements de plume, j’ai toujours affectionnées. Un genre qui s’accorde à maphysisd’impatient, de vif-argent. Un genre où se manifestent en pleine (et, aux yeux des quakers du nouvel ordre moral, scandaleuse) lumière mes idées fixes, mes bizarres contradictions. Si j’étais un écrivain du dix-septième siècle – mon adoré dix-septième siècle, celui des mousquetaires et des Messieurs de Port-Royal, d’Anne-Geneviève de Longueville et de La Rochefoucauld –, j’écrirais : mes bizarres contrariétés. Ce livre est le premier pour lequel je n’aurai noirci ni carnet, ni cahier, ni feuilles volantes ; utilisé ni crayon, ni porte-plume, ni stylo ; dont il n’existe aucun manuscrit. C’est mon premier bébé de l’ère virtuelle, mon premier bébé électronique.Les Émiles de Gab la Rafalesont aussi le premier livre où les mots jaillis de mon cœur et de mon cerveau, les soubresauts de mon humeur volage, sont datés à l’heure, à la minute près : ce n’est pas un livre, c’est un électro-cardiogramme, un sismographe. Je l’ai baptiséroman, en songeant à mon infortuné ami Hervé Guibert qui avait ainsi appelé ses
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