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Nine

De
309 pages
Ghislain a été mon meilleur amant et ce livre lui ressemble. Il raconte l’amour d’un homme pour sa femme, ses amis et sa région. Mais c’est au travers d’une fausse biographie débridée et rebondissant d’anecdotes en aventures - dont certaines sont assez torrides - plutôt que par un long récit fade et nostalgique. Ghislain Piet est un énorme Bon Vivant, bon et jovial, sorte de Bon Jovi national que même les Américains peuvent comprendre et apprécier...
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Nine
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748104137 (pour le fichier numérique) ISBN: 2748104129 (pour le livre imprimé)
Ghislain Piet
Nine Délirades
AUTOBIOGRAPHIE/MÉMOIRES(FICTION)
Introduction
Lecontenudecemanuscritestuneœuvredepurefiction.Toute ressemblance avec des fait réels, des personnes ou des marques, existant ou ayant existé n’est que fortuite et ne peut en aucun cas faire l’objet de poursuites à l’encontre de l’auteur. Merci.
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AU DÉBUT ÉTAIT LE VERBE ET JUSTE AVANT LES PAPILLES
C’est le tout début de l’An Deux Mille et cette in croyable matinée de Janvier étale toute sa douceur non chalante sur la nature engourdie. La lumière est tout bonnement superbe et on ne peut manquer d’aperce voir à l’horizon lointain l’immense vol tourbillonnant d’étourneaux sauvages. Dans le ciel d’hiver vaporeux, ils inscrivent à l’encre noire de larges volutes qu’on di rait soufflées à l’aérographe C’est fascinant de penser que chaque petit étourneau a sa place dans l’escadrille et qu’il contribue à sa juste mesure à la beauté harmo nieusement courbe de tout le mouvement, malgré son propre vol si vif et saccadé.
Assis sur une borne kilométrique que Dieu seul avait dû décider de poser là tant elle permettait d’ad mirer confortablement et pleinement le paysage ma gique de cette fringante vallée du Coulazou, je me per dis alors dans d’hardis parallèles entre le comportement des étourneaux et celui des humains et cela ne m’amena d’abord à rien, puis très vite à l’heure du repas de midi. Ca tombait bien, le grand air m’avait creusé l’estomac qui, du coup, était tombé dans mes talons. Délaissant mes rêveries méditatives et sociophilosophiques aux quelles il me plaisait de m’abandonner, je me mis à ima giner ce quema Nineavait bien pu mitonner dans son la boratoire gastronomique qui lui tenait lieu de cuisine.
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Nine
Je quittais ma borne et, tout en marchant sur le che min du retour, je visualisais dans le détail ce qui m’at tendait, certainement, une fois que j’aurai mis les pieds sous la table. Pleinement conscient de l’immense privi lège dont je bénéficiais, au regard des multitudes de po pulations affamées ou des myriades de citadins pressés, contraints de se nourrir à toute vitesse de rations indus trielles insipides et précuites qu’ils doivent euxmêmes faire réchauffer, je me plaisais à essayer de ressentir à l’avance toutes les émotions visuelles, olfactives et gusta tives qu’il allait bientôt m’être donné d’éprouver, pour de vrai, comme disent les gosses.
Bon, demain vendredi, comme on n’est pas ca tholiques pratiquants on a une chance sur deux d’avoir du poisson, pour aujourd’hui je me jette à l’eau et je mise sur un potaufeu de jarret de veau bien carti lagineux accompagné de navets, poireaux, tendres ca rottes, branches de céleri et pommes de terre nouvelles, le tout consommé avec jeunes cornichons et moutarde piquante. Me voilà arrivé à la maison. J’embrasseNine qui me lance :
 « Alors, Toto, on s’est bien promené pendant que moi, je m’active aux fourneaux ? »
 « Attends, lui répondisje, tu sais bien que j’adore ta cuisine et qu’il me faut me mettre en appé tit ! »
 « Ouais, ouais, encouragetoi, sinon tu ne vas pas y arriver ! Tiens, sensmoi ça ! »
Et elle souleva le couvercle de la sauteuse en terre au fond de laquelle mijotait un…Osso bucco!! Mazette Elle ne s’était pas foutu de moi et je ne m’étais pas trompé de beaucoup, c’était bien du jarret de veau mais ça n’était pas du potaufeu, c’était bien meilleur que
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