Odyssée champêtre

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L'auteur part d'un fait banal. Un jeune écolier refuse d'aller à l'école pour rester avec ses camarades de quartier qui ne sont pas scolarisés. Il invente des excuses pour se justifier auprès de ses parents dubitatifs... Las de devoir toujours imaginer une raison pour rester à la maison, il choisit la facilité, c'est-à-dire faire l'école buissonnière, une épopée qui va le conduire en maints endroits, de planque en planque, au péril de sa vie. Un jour, son père découvre ses manigances, contenant sa colère, il va le remettre dans le droit chemin sans jamais hausser le ton, à sa manière... Une leçon que le fils n'oubliera jamais. En marge de cette intrigue haute en couleur, l'auteur relate d'autres souvenirs qui l'ont marqué au cours de son adolescence, dans un style enjoué et teinté d'humour qui vous transporte dans un univers coloré aux parfums envoûtants, là-bas, plus loin que là-bas, sur son île natale, aux confins de l'univers...
Publié le : jeudi 26 avril 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748383805
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748383805
Nombre de pages : 128
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Jean-Paul Alain ODYSSÉE CHAMPÊTRE Souvenirs épars d’un écolier étourdi
Mon Petit Éditeur
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http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits dauteur. Son impression sur papier est strictement réservée à lacquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits dauteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS  France
IDDN.FR.010.0117248.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
À mes parents. En hommage aux auteurs qui mont donné le goût de la lecture.
Avant-propos
Comme des laves brûlantes dun volcan quon croyait éteint, des souvenirs dun temps que je croyais révolu, parce quenfouis, pensais-je, au plus profond de mon être, ressurgissent avec une force inquié-tante à la surface de ma conscience. Je ne sais pourquoi Pourquoi revivre ces scènes de vie, despoir et de jouissance, avec leurs angois-ses, leurs souffrances et leurs échecs aussi, que des projets avortés et des destins brisés ont façonnées ? Entends-tu, ami, ce bruit sourd des reflux vers moi, comme le ressac qui vient se briser sur les ro-chers dune rive désolée ! Cest le murmure des flots qui sans cesse agitent et remuent les couches les plus profondes, les plus secrètes aussi, de ma conscience. Mais pourquoi ce tumulte ? Pourquoi est-ce quaujourdhui et maintenant cet écho diffus dune tranche de vie passée qui ne veut pas seffacer me hante-t-il à ce point ? Mes questions lancinantes demeurent sans réponse. Jessaie de men défaire, comme une vieille peau tannée par le soleil tente de se débarrasser de ses funestes ori-peaux. En vain. Le passé, tel un animal indomptable et imprévisible, est toujours présent, prêt à surgir et à ressurgir à tout moment, malgré moi. Dans ce cas, comment peut-il accoucher dun futur radieux, apaisé ? Comment ? Mes efforts désespérés ne sont couronnés daucun résultat Ce combat que je mène depuis longtemps pour oublier semble perdu, car les armes en présence sont par trop inégales ; à moins que, parvenu à lâge adulte, peu à peu ces lointains souvenirs épars qui massaillent aujourdhui, loin de sestomper, soient une insistante et subtile invitation à comprendre enfin ce quest vraiment la vie, au crépuscule de la mienne, à savoir : une vaste comédie.
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Déchirement Il en va ainsi de la vie. Toute naissance ou presque commence par un déchirement. Devenir écolier, cest naître à une nouvelle commu-nauté, celle des citoyens responsables daujourdhui et de demain. Cest un nouveau départ, vers la découverte de nouveaux horizons : faire connaissance avec de nouveaux amis, nouer de nouveaux contacts Quel parent na pas ressenti un petit pincement au cur le jour où son enfant a franchi la première fois le seuil de la cour de lécole et la regardé séloigner de lui, en effectuant ses premiers pas dans la vie sociale ? Cet éloignement qui sinscrit dans ce que lenfant vécut quel-ques années auparavant, à savoir la section du cordon ombilical, sapparente à un don que le parent fait à la société des humains, celle-là même à laquelle il appartient. Quel parent, ô ! dites-moi, quel pa-rent na jamais ressenti cela ? Et que dire des retrouvailles à midi ou le soir venu, lorsque, de retour à la maison, le petit fait part des merveil-les de ses découvertes de la journée ? Mais il arrive que cette rencontre entre lécole et lenfant génère un profond traumatisme que le temps aura beaucoup de mal à résor-ber Imaginez une île perdue dans locéan Indien. Une île dont le par-fum suave et enivrant des fleurs de sesylang ylang depuis fort a, longtemps, embaumé et conquis de son effluve rare et soutenu la planète tout entière. Une île aux mille variétés dorchidées qui ne peuvent laisser personne, ni vous ni moi, indifférent Une île où il fait « bleu » toute lannée, bleu comme lazur au petit matin du prin-temps, bleu comme le fond de locéan qui lentoure et lenserre dans ses bras avenants, comme ces petits poissons bariolés, épa-nouis, batifolant entre les branches gracieuses des coraux émerveillés
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par ces hôtes Mais non, ce nest pas des charmes enchanteurs de cette île que je voudrais vous parler aujourdhui, ni de ces touristes qui affluent chaque année, de plus en plus nombreux, de plus en plus arrogants, flânant dans ses rues piétonnes tortueuses ou étendus sur leur drap de bain posé à même le sable chaud, mais plutôt des tribula-tions dun petit garçon devenu grand Imaginez cette fois, un petit bourg, calme, niché dans une belle rade, fenêtre naturelle qui souvre sur limmensité de locéan Indien ; à labri des tempêtes, à lécart des vaines agitations de la ville très touristique pourtant toute proche. Cest ici que je suis né. Cest ici que jai grandi. Ici, tout le monde se connaît et sapprécie. Jai bien dit tout le monde. Les voisins des voisins sont aussi des voisins. Jamais de bagarre. Enfin, presque ! Les petits problèmes de voisinage, sil sen trouve, sont vite réglés à lamiable. Et on oublie tout. La vie, la bonne humeur reprennent vite le dessus, pour le bonheur des uns et le bien-être des autres. Tout le monde y trouve son compte. Voilà sans doute pourquoi ces habitants faisaient des envieux. Voilà pour-quoi tant de gens voulaient habiter ici. Ici, cest chez moi. Mais depuis quelques jours, cest leffervescence. Comme si le bourg sortait dune profonde torpeur dans laquelle il était plongé artificiellement. Les habitants sactivent un peu plus quà laccoutumée. Comme si une fête se préparait, et pourtant aucune ombre dune réjouissance collective ne se dessinait à lhorizon. Certes, certes ceux qui avaient la chance de partir en vacances étaient de retour, riches de nouvelles expériences et des émotions vécues au cours de ces séjours radieux, mais cela ne justifiait pas une telle excita-tion. Comme si tout le monde dun tacite accord sétait donné rendez-vous pour venir grossir de la sorte le nombre des habitants de cette contrée, au même moment. Assurément, quelque chose dinhabituel se préparait pour mettre ainsi en ébullition la population. Mais quoi donc ? Que se passe-t-il ? La raison est simple : les vacan-ces tirent peu à peu leur révérence pour céder le devant de la scène à une autre réalité, la rentrée scolaire. Elle approche à grands pas. Elle est déjà à nos portes. En tendant un peu loreille, on entendrait pres-que les scolaires parler de cahiers, de gommes et autres fournitures comme des pêcheurs qui parleraient de leurs filets, dhameçons et
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