Souvenir d'une marche

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Impressions d'une marche de nuit faite en 1995 entre Roanne et Thiers et en 1996 entre Thiers et Roanne. Marches effectuées les premiers week-ends de décembre "J'aperçois la stèle dédiée à Lucien Clairet. Elle est de l'autre côté de la route, sous les premiers sapins. Pour cela je suis contraint à marcher dans la neige pour m'y rendre... Les inscriptions gravées sur la pierre redisent la création de la marche créée en 1925 par Lucien Clairet avec ses dates de naissance et de décès: 1904-1967; il avait donc 21 ans quand il a fait le pari de partir à Thiers à la sortie du cinéma..."
Publié le : jeudi 27 novembre 2014
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342031126
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342031126
Nombre de pages : 136
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Jacques Girard SOUVENIR D’UNE MARCHE L’aventure du St Thomas L’aller
Mon Petit Éditeur
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6-12-1995 Chapitre I. Les préparatifs Depuis longtemps déjà, je me prépare moralement à cette randonnée qui me ravit et me fait souffrir en même temps. Il y a deux ans, je l’ai découverte par le club de marche auquel je suis affilié. Pourquoi ne ferais-tu pas Roanne-Thiers avec nous ? C’est une belle marche de nuit, 56 kilomètres et trois cols à monter dont le St Thomas à 938 mètres d’altitude, une pente à 17 %. L’idée de changer de région, de m’évader de la Sologne où tout est plat ou presque, de découvrir d’autres horizons, et peut-être aussi de savoir ce dont j’étais capable, rêve enfoui dans les profondeurs de mon cerveau n’était pas pour me dé-plaire, mais Philippe, le président du club à l’époque me décrivait cette épreuve comme un exploit et j’avais déjà repous-sé son offre une fois : ma condition physique ne me permettait pas de réaliser un « exploit » et j’avais peur. J’ai appris dans une association que la peur est l’ignorance de soi ; cette peur était bien fondée et lorsque, en 1993, j’ai chaussé mes baskets, je ne savais pas quelle merveilleuse aventure j’allais vivre. En 1994, je n’ai pas pu marcher aux côtés de mes amis dans les pentes du St Thomas. Mais en juillet 95 j’ai fait découvrir à mon épouse Ma-rie-Hélène cette région de France que sont les monts de la Madeleine en me promettant d’y revenir en décembre prochain. Avant d’aller plus loin, il me semble nécessaire de situer cette marche dans le temps. D’après la légende, car les versions diffè-rent, Lucien Clairet et son ami, deux roannais, un soir de décembre 1925, décident de se rendre à Thiers pour prendre
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SOUVENIR D'UNE MARCHE
l’apéritif le lendemain auprès d’un troisième ami qui leur pro-pose ce pari fou qu’ils relèvent. L’histoire ne raconte pas leur périple ni le temps qu’ils ont mis pour rallier les deux villes. Les chemins et les routes n’avaient certes pas l’état qu’on leur connaît aujourd’hui. Ce fut la première édition de cette marche. Ils étaient trois. La deuxième édition s’est faite en 1930 et il y a eu 7 participants. En 1935 Lucien Clairet décide de créer une association de marche, le G.M.R., et depuis, chaque année, le premier samedi de décembre a lieu Roanne-Thiers, 56 kilomè-tres à pied, dont le départ est à minuit. Les organisateurs de l’époque ont quelque peu modifier en instaurant le sens inverse une année sur deux. C’est donc une marche de tradition à la-quelle sont conviés les marcheurs de toutes les régions de France – et ils ne s’en privent pas, une moyenne de 1600 mar-cheurs hommes, femmes, enfants – auxquels se sont joints les coureurs et quelques cyclistes. Me voici donc ce samedi matin du 2 décembre 1995, le soleil n’est pas là pour accompagner ma victoire future. Je prépare mon sac à dos car j’ai pris l’habitude désormais de le porter ; mais pour cette nuit je m’allège au maximum, je ne voudrais pas avoir la honte d’abandonner sur le parcours, abandon dû à une surcharge de sac ! Mon orgueil et ma fierté en prendraient un sérieux coup ! Mes sous-vêtements de rechange, deux paires de chaussettes, deux chemises, un pull-over, une paire de chaussu-res de rechange. Je charge mon petit transistor que je peux accrocher à la ceinture du sac, c’est mon compagnon idéal, la musique me fait oublier la monotonie des chemins ou met de l’allant à ma marche, ma lampe frontale et des piles de rechange. Je n’oublie pas la casquette du club dont les rabats forment une protection pour les oreilles, ni les gants indispensables pour moi car mes mains n’ont jamais supporté le froid. J’emporte égale-ment quelques feuilles blanches et un stylo pour noter mes temps de passage aux ravitaillements et contrôles, histoire de conserver cette habitude que j’ai prise depuis que je marche
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