Adam et Eve (début)

de Loïc LE DOEUFF (Auteur)

«
Ici, les 2 premiers chapitres de mon roman sur les premières pages de la Bible que je "résume" en 300 feuillets ; la vie d'Adam
... »

LOÏC LE DOEUFF ADAM ET ÈVE OU LES CHAGRINS DE L'HOMME (ROMAN) (enluminure de Grimari Bréviary ; illustration provisoire) La lecture de ces 2 chapitres de mon roman en correction plus ou moins définitive vous donnera- t-elle l'envie de m'encourager dans ma recherche d'Éditeur ? Le manuscrit fait 300 pages. Je l'achève, et à Dieu vat ! Loïc LE DOEUFF, le 29 novembre 2011 ADAM ET EVE OU LES CHAGRINS DE L'HOMME (ROMAN) Loïc LE DOEUFF « Yahvé-Dieu modela l'homme de poussière prise du sol. » (GENÈSE, 2/7) PROLOGUE L'OUVRAGE INACHEVÉ (GENÈSE ; suite…) page 005 IER1 CHAPITRE UNE BUÉE SOURDAIT DE LA TERRE (L'homme installé dans un enclos fertile) page 009 IÈME2 CHAPITRE PLEURS DE JOIE, PUIS LA PEINE... (Les plaisirs, la chute et le jugement) page 031 IÈME3 CHAPITRE LE CHEMIN SANS RETOUR (Le temps de la sueur et le temps du sang) page 057 IÈME4 CHAPITRE CAÏN (Le pays d'Errance. La première ville, Hénok) page 133 IÈME5 CHAPITRE LE PATRIARCHE SETH REMPLAÇANT D'ABEL (La vie reprend ses droits) page 173 IÈME6 CHAPITRE "LÀ SAGESSE EST LA SEULE VOIE DU SALUT …" (L'honnête homme marche en compagnie de Dieu) page 239 IÈME7 CHAPITRE LES LENDEMAINS DU SEPTIÈME JOUR (« […] car je regrette de les avoir faits ») page 259 APOCALYPSE DE SAINT JEAN, Deuxième malheur… (Poème) SIX JUIN 44 (Poème) page 297 GENÈSE Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre ; La terre était absolu chaos, Ténèbres sur la face de l'abîme, Mais l'esprit de Dieu frémissait sur la surface des eaux. iLA BIBLE (Premiers versets) « L'Écriture ne peut mentir ni enseigner d'erreur. » ("Inerrance scripturaire" ; le privilège de la vérité.) PROLOGUE L'OUVRAGE INACHEVÉ (GENÈSE ; suite…) « Que la lumière soit ! » Et la lumière fut. L'éclat, tôt tiré du néant, perçait les nues (Son reste si sombre s'appellera la nuit). Ŕ Premier jour ; la lueur de l'amas avait fui… « Il y eut un soir et il y eut un matin. » Ŕ Au milieu du miroir il faut un firmament : Ce sera le ciel, et qu'il sépare les eaux ; Qu'il y ait celles d'en bas qu'il y ait celles d'en-haut. Dieu vit que cela était bien comme éléments. « Il y eut un soir et il y eut un matin. » Alors le Créateur, dans la moitié noyée, Dressa en un seul lieu ce que l'on dénomme terre : Ŕ Les plantes s'ensèmeront, ordinaires fruitiers… Par ce troisième éclair Dieu fit aussi les mers. « Il y eut un soir et il y eut un matin. » Dieu dit encor : Ŕ Que chaque moment en chaque année, D'un luminaire sous la voûte soit jalonné : Majeur pour gouverner la vue, et quant aux nuits Adam et Ève 6 Moindre, car l'obscur du repos sera l'appui. « Il y eut un soir et il y eut un matin. » Ŕ Monstres marins, entre tourbillonnantes eaux, Devront proliférer, à l'exemple vivant ; L'atmosphère avertie s'ébattra de l'oiseau… Avec cette décision vint tout sauvage mouvant. « Il y eut un soir et il y eut un matin. » Sixième volonté : Ŕ Que le sable fourmille, Selon leur espèce, de fauves, bétail, reptiles ; Ŕ Que l'humain né, d'une vraie intelligence brille, Afin de se nourrir qu'il fasse ses mains habiles ! « Il y eut un soir et il y eut un matin. » Homme et femme, gent ailée, poissons et couleuvres, L'air, les monts voulus et son peuplement bénis, Dieu, au septième jour, chôma de ses œuvres, L'ensemble formant genèse où rien ne s'y renie ! « Il y eut un soir et il y eut un matin. » "…Un souffle tiède s'exhale de la bouche divine" ; faible d'abord, cette bouffée s'amplifia à devenir tempête. Était-ce d'ennui, par attrait d'une nouveauté, Ŕ Ou un complément à l'idée originale ? Nul ne le saura qui s'interroge d'ici-bas. La nuée d'un tracas distinct en ses ténèbres fusait vapeurs, gaz d'une seule aube, celé et inconnu pour l'éternité ; ce nuage céleste en langue sans li- mite tourbillonnait sur lui-même. Dès lors qu'il fut animé, différentes températures bruissèrent en son sein. La passion mouvait son centre pen- Adam et Ève 7 dant que sa frange s'évaporait en gouttelettes afin de construire une voûte de myriades d'étoiles, plus resplendissantes l'une de l'autre ; Une de ces gouttelettes déferle du ciel sans fin, masse gluante qui roule l'infini ; aucun but ni d'attaches à l'amas informe au hasard d'un espace inexact. S'écoulèrent des longueurs incalculables quand vint la volonté phénoménale ; Ŕ Dieu veut ? Eh bien soit ! …Alors cet orbe de s'agiter pour son édifice d'intelligences : l'éther vis- queux rapprocha, à ne pouvoir jamais les désunir, durant des siècles et des siècles Ŕ en un jour ; pour des siècles et des siècles (Ŕ jusqu'à la fin des temps ?), l'origine de ce qui sera sa folle énergie miroitant et chaleur et lumière, de l'astre bâti encore en fusion à demi enveloppé de son précieux manteau liquide. Ŕ Et là, ce magma d'engloutir de fausses escarbilles, d'incontes- tables gouttes vitales parfaites contenant tout nécessaire à la vie ! D'une considérable distance, la forme insatisfaite, en soubresauts terrifiants, manœuvrée par l'inspiration, s'accommodait aux environs de l'incandescence. Peu à peu l'idée se stabilisait au lointain rayonnant et sa puissance attractive fut telle !... Ŕ Qu'elle ne pouvait s'en échapper ! Le Grand Œuvre, secoué de bourrasques gigantesques, s'équilibrait d'une belle rotondité. En son milieu se produisait, sous l'effet d'une saine touf- feur, les prodigieuses mutations du vouloir. La vase s'évaporait eau douce qui dégageait des rochers nus. Ce qui sera pour un temps indiqué la Terre avait ralenti sa folle cavale ; modérée, se décomptait sa force. À bon écart du brasier déposé au cœur de l'empyrée afin d'engager et permettre l'ému- lation, pour qu'en tout point de sa surface ses températures soient à peu Adam et Ève 8 près constantes, la planète régularisait sa rotation : un jour s'imposa sitôt symbole franc, dans l'absolue ponctualité d'un mouvement précis. Un an s'écoulait entre chaque retour à une position nette, accompli son ellipse invariable autour de l'aiguillon du vivant, le Soleil. (Diront les hommes.) Au moment où s'effectuait sa stabilité dans l'immense galaxie peu pas- sive, son parement se transformait. Tandis que n'existe encore le jour, l'unité de mesure, du sein des éléments naissaient les terres, sorties de la mer, le ciel, né de la séparation des eaux d'en bas de celles d'en-haut, 1La vie. (De sa semence au charbon.) "Mais aucun ordre des choses n'est intervenu, qui vienne d'une réflexion suprême." Sur la terre échauffée virevoltaient les vigueurs façonnées for- tunes d'éternité, Ŕ Et en sept jours ! L'ample arcade se distinguait sous laquelle allait cheminer cet archétype de rêve source d'envies, et y alternait entre deux obscurités nocturnes, la clarté. 1 (L'heure du semis était fixée, non le terme du vivant. Concernant l'Homme, était-ce un oubli ou de l'hésitation, quant à fixer sa fin : durant l'enfance, ou vieillard ? …La souf- france et la mort seront la rançon de la tentation d'indépendance vis-à-vis du Créateur.) Adam et Ève 9 IER1 CHAPITRE UNE BUÉE SOURDAIT DE LA TERRE (L'homme installé dans un enclos fertile) « Le jour où Yahvé-Dieu produisit terre et ciel, aucun buisson des champs n'était encore sur terre, aucune herbe des champs n'avait encore poussé, car Yahvé-Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et d'homme, il n'y en avait point pour cultiver le sol. Une buée sourdait de la terre, hu- mectant toute la surface du sol. Yahvé-Dieu mo- dela l'homme de poussière prise du sol ; il insuffla en ses narines le souffle de la vie, et l'homme de- vint personne vivante. » LA BIBLE Un jour valait son million d'années ; l'espace immensuré se mouvait et s'étirait dans le vide d'où existait, au gré des univers, une poussière plus fine que la poussière, une simple parcelle du poussier primitif balancée au hasard des marées, d'abord entre deux eaux puis au sommet spumescent des flots tumultueux, Ŕ Et sans but. …Cette poussière s'enfla grain de sable jusqu'à imposer d'être dégagé des vagues en tempête, et tel un grain de sable elle parcourut l'estran d'une Adam et Ève 10 plage infinie du rivage indéfini. L'enveloppe de la particule conforme à son environnement était aussi peu assurée que celle des sédiments à l'en- tour, cependant qu'en son intérieur respirait déjà une vie de besoins, d'in- différences et de refus. L'animait sans perception l'opiniâtreté : L'être vivant exigera nourriture, air, eau, sommeil et action. La première fois que ces prémices intelligentes furent rejetées des élé- ments salés, la mer, d'un violent ressac, reprit son impérieux original ; Ŕ L'océan, par-delà un esprit quelconque, atermoyait. L'essai éloigné des écumes nourricières, passé l'instant de l'investigation, se devait de recommencer, prédisposé ce que le néant ne pouvait empê- cher. La vie est ; La vie était et sera en évolution constante. …Alors un gravier sans gravière roula la plage, retourna à l'eau, s'échappa 1à nouveau durant des siècles et des siècles, prenant toutes les teintes de l'argile du globe. Enfin inspiré, le levain humain put se tenir à la marge des étendues marines, sans que rien n'en souffre ni qu'une tutelle ne pro- teste ! (En nombre, d'analogues contenants effectuaient les mêmes va-et- vient temporels, chacun avec sa forme propre, car aucune chose sur la terre ne ressemblera absolument à une autre.) Habitude prise de moins évoluer en milieu aquatique, la curiosité s'accommodait de l'air ambiant. Ceci eut lieu au sixième jour de la naissance du monde où cela se contient et se maintient dans l'inchiffrable. 1 (Afin d'éviter dérives différentielles…)

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Langue : Français

Bible - EDEN - Eve - Adam - Religion - Péché capital - Caïn - Genèse

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Type de la publication : Livres

Thème : Littérature > Création littéraire

Nombre de pages : 61

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publié par LLD

le 30/11/2011

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