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Des merveilleuses facultés de l'enfance. Poésie

Publié le : mercredi 1 février 2012
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Dans les champs de coton,
La quiétude est de mise,
L’assidue vérité, la belle accommodation
Trop longtemps demeure éprise.
Nous étions, passants, si légers,
Si pleins d’espoir, si ingénus
Dans les champs notre candeur se voyait enchaînée
Tandis qu’autour de nous, bien perdus
Tous les autres semblaient si pauvrement affublés.
Ensemble, nous étions grands, nous étions rois,
Nuit et jour toujours, dans le sein, notre foi ;
Fils de la nuit, enfants des chemins,
Espérant de tout et ne regrettant rien.
Jadis, il était ce temps,
Des pensées l’un de l’autre devinions les secrets
Tout juste des adultes, dans l’âme trop enfants
Nous pouvions nous jouer de tout et panser nos plaies.
Des champs en hiver,
Que l’on traversait ensemble, main dans la main
Il fallait nos certitudes pour être si fiers ;
Et le vacarme continu des lendemains
N’avait en soi, plus rien de jeté.
Cependant, monstre louable,
Le temps, l’ennemi, la vie trop détachée
Nos fictions, nos utopies, trop blâmables,
Ont fait des autres les gagnants, et de nous les étrangers.
La capacité à marcher sur les nuages
Insouciants, trop confiants, s’est estompée
Et ce qu’il reste du reflet dans le mirage
Doit donc se résumer en cette douce et amère pensée.
Maintenant, d’autres enfants courent
Sur les grands chemins, et perpétuent le secret.
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