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Cris, Gémissemens, Désirs

De
62 pages

MALHEUREUSE France, sept et septante fois sept fois malheureuse France,

« De son amour pour toi Ion Dieu s’est dépouillé :
Ton encens, à ses yeux, n’est qu’un encens souillé. »

Quelle est donc la cause d’un aussi grand malheur ? Je la trouve, je la vois dans le cœur d’un roi à qui tu décernas, à si juste titre, dès les premiers momens de son règne, celui de Bienfaisant. Et combien ne le mérita-t-il pas en effet, par ses édits de joyeux avènement et de l’abolition de la torture qu’il s’empressa d’émettre ; en préludant ainsi à d’autres bienfaits dont son règne est rempli.

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À propos deCollection XIX
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Charles Poussard
Cris, Gémissemens, Désirs
CRIS, GÉMISSEMENS, DÉSIRS
Epigraphe. Exortum est in tenebris lumen redis !
Dons de Dieu ! Français, oui, c’est de Dieu que, par toi, La vérité te fait la loi.
Vive donc à toujours et ta Charte et son Roi ! Souverain, sois, autant que libre, sage, De l’homme c’est meilleur apanage. Quinto real. Jan. Prox. On trouve aux endroits indiqués ci-contre, au bas du titre.
Polémies pacifiques romaines, dites Gallicanes. 1 50
L’intolérant, ou l’Ami de l’Église de l’état de la Charte. 2 »
Le Gallican ultramontain, ou Défense des Ultramonta ins contre leurs adversaires irréfléchis ou mal-intentionnés. 3 »
De la Catholicité et du maintien de la Charte. 25
Ode Eucharistique et Constitutionnelle. » 10 Français ! change les noms et voilà ton histoire ; Utile est très-facile à mettre en ta mémoire.
Cris, gémissemens, soupirs, désirs d’un vieillard invalide bon français, qui ne fut jamais que passif, ou que passivement actif. » 60
Elégie ético-pacifique et constitutionnelle sur l’état actuel de la France. 10
* * *
PROLOGUE
Nous croyons convenable de commencer par avertir que cet écrit est un opuscule basé de rendre à César ce qui est à César, et à Dien lui servait de fondement avant l’heureuse révolution qui nous a obligé de le reprendre sous œuvres. Si l’on y voit, d’une part, ce qui s’y trouvait aup aravant, le principe de la liberté religieuse Impunément méprisé, le défaut d’attentio n qu’on a eu de procurer au catholicisme la protection promise à son culte comm e à tous les autres par l’ancienne Charte, quoiqu’elle déclarât la religion catholique , apostolique et romaine religion de l’Etat ; on y voit, d’autre part, comment cette Charte, devenue vérité, la lui garantit aussi efficacement qu’à toutes les autres. Aussi, au lieu du début que l’on voit, page 3, nous disons maintenant :
Nos cris sont assoupis ; Nos désirs seront accomplis. Dieu te protège, ô bienheureuse France ! Pour toi, de son amour, il s’est ressouvenu. De la reconnaissance Offre-lui la vertu.
Nous nous sommes aussi trouvé réduits à faire recom poser dans une autre imprimerie, par l’effet du refus opiniâtre que notr e premier imprimeur nous a fait de remplir l’engagement qu’il avait pris par l’écrit d ont voici la teneur : « Je soussigné, reconnais avoir reçu de M. Poussard, prêtre, la som me de trente francs, pour la composition faite d’un ouvrage contenant deux feuilles un quart. Je promets garder ladite composition pendant un mois, et ferai ensuite imprimer ledit ouvrage, s’il ne contient rien de préjudiciable aux lois et au gouvernement établi . Et si, au bout d’un, mois, M. Poussard fait composer son ouvrage, je ferai la com position à moitié prix. Paris, ce quatre août 1830. » (Suit la signature de l’imprimeur.) Sur le refus opiniâtre qu’il nous a fait, comme nou s l’avons dit, de remplir cet engagement, nous nous sommes vu réduit, après avoir employé inutilement tous les moyens amiables de conciliation, à le faire citer p ar devant le juge de paix de l’arrondissement ; lequel, nous condamnant aux dépe ns, nous a obligé, par son jugement, à laisser audit imprimeur, sous prétexte d’indemnité pour son travail, ce que nous lui avions avancé, à la condition, acceptée pa r son écrit, de nous en livrer l’effet ; laissant apparemment à qui il plaira le soin de nou s indemniser, nous, du coût d’une nouvelle composition à un autre imprimeur. Sans en faire ici aucune réclamation à notre profit, nous serions pleinement satisfait si celle preuve d’expérience des inconvéniens de l’arb itraire absolu, ainsi livré à un seul individu investi du respectable caractère de juge e n dernier ressort, apportait un amendement à une de nos si précieuses institutions, qui y obvierait efficacement, sans en diminuer les avantages ; car si une somme de cen t cinquante francs, et même au-dessous, peut être regardée comme peu de chose en soi, sa privation peut faire plus ou moins grief à la partie qui s’en trouve privée injustement. La cause et l’issue de ce procès n’était que le com mencement des revers de mes
éditions. Que de contrariétés à éprouver, que d’obstacles à vaincre avant que j’aie pu en venir où je croyais en être, le 4 du courant, c’est-à-dire à n’avoir plus besoin que d’un feuillet pour pouvoir les mettre au jour ! Mais ces délais obligés, nous les avons par la grac e de celui qui en était la première cause, supportés avec courage, patience et résignation à sa sainte volonté, et nous y 1 avons trouvé le temps de travailler sous les événemens, comme un journaliste , comme il sera facile de le voir dans notre seconde partie, et tout à l’heure ici. Car le 4 décembre, dont nous venons de parler, une lecture qu’on nous a faite, dans un journal qui ne paraît que deux fois par semaine, nous a donné l’idée d’un Prologue, que nous terminons par des réflexions et observations que nous croyons à propos d’offrir au sujet de la lecture susdite, et que voici sommai rement, sauf à nous développer davantage par la suite, s’il en est besoin. En serait-il beaucoup parmi nous de ces chrétiens a ussi aveuglés que ceux qui viennent d’eux-mêmes offrir, disent-ils, gratuiteme nt des services dont ils sont incapables, n’étant que des coureurs sans mission ? En serait-il beaucoup à qui il faudrait apprendre, on tout au moins rappeler, qu’il est écrit : « Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous couverts de la peau des brebis, et qui au dedans sont des loups ravissans ? » Et encore : « Celui qui n’entre pas par la porte da ns la bergerie des brebis, mais y monte par ailleurs, est un voleur et un larron ? » Et plus loin : « C’est moi qui suis la porte de la bergerie ? » Et encore ailleurs : « Si quelqu’un vient vous dire : Le Christ est ici, ou il est là ; ne le croyez point ? » Faut-il dire où il est ? Eh bien, c’est dans l’épis copat ; c’est-à-dire dans ceux que le Saint-Esprit a établis pour gouverner l’Eglise de Dieu ; c’est-à-dire encore dans ceux qui tiennent extérieurement, au moins de leur part, à la chaîne apostolique, à la chaîne de ceux qui ont été envoyés par Jésus-Christ, comme lui-même l’a été de son Père ; chaîne dont le premier anneau est le Souverain Pontife, ch ef suprême de l’Eglise, et, en cette qualité, son infaillible premier organe, quand il en manifeste les décisions et qu’il ordonne l’exécution de ces lois, dont il a, conjointement e t avec ses augustes collègues dans l’épiscopat, le pouvoir exécutif, lorsqu’il les a le premier proclamées.
1 J’offrirai l religieux libertiste, mais les facultés etici volontiers souscription à un journa les moyens me manquent. Si quelqu’un voulait travailler en réclamation contre les abus scandaleux et dans la vue de concourir à faire prévaloir les doctrines de la vraie liberté sur la licence, en contrariété avec la vérité de notre droit public, je m’y associerais avec le plus grand plaisir (Voyez pag. 42, § V).