Curabilité de l'épilepsie. [Signé : Pinel de Golleville.]

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impr. de J. Bonaventure (Paris). 1869. In-8° , 8 p..
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Publié le : vendredi 1 janvier 1869
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MONSIEUR LE RÉDACTEUR,
Si la communication que j'ai l'honneur de vous adresser
vous paraît digne d'intérêt, voulez-vous lui donner asile
dans les colonnes de votre excellent journal? Les faits qui y
sont relatés devaient faire partie d'un ouvrage que je me
propose de publier sur la thérapeutique des maladies chro-
niques ; mais vous le savez, Monsieur, le temps marche
bien rapidement pour nous, et plusieurs années peuvent
s'écouler sans que nous puissions trouver les heures suffi-
santes pour terminer une oeuvre commencée. Je cède donc
aux instances réitérées d'un grand nombre de personnes,
et je livre ces faits d'autant plus volontiers, qu'Usine permet-
tront d'appeler toute l'attention du corps médical sur la
valeur de médicaments dont.les propriétés anti-épilectiques
me paraissent offrir tous les caractères de la véritable spé-
cificité. ;
Il y a vingt-cinq ans environ, je fis paraître un travail sur
les méthodes à employer pour prévenir et guérir les mala-
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dies chroniques. Dès cette époque, je montrais toute l'éten-
due des propriétés curatives d'un grand nombre de médi-
caments, lorsqu'on savait les employer prudemment et avec
persévérance. Déjà aussi je signalais les résultats heureux
obtenus dans le traitement de plusieurs maladies réputées
incurables, et, fermement appuyé sur ces faits et sur les
beaux travaux des expérimentateurs modernes, je montrais
la possibilité d'étendre, pour ainsi dire indéfiniment,, le cer-
cle des guérisons.
En 1862, je publiai un nouveau mémoire dans lequel j'ac-
centuai bien davantage mes premières assertions, en leur
donnant pour sanction de nombreux succès puisés, tant dans
les auteurs étrangers et français, que dans ma pratique par-
ticulière. Depuis ce temps les guérisons se sont multipliées,
et chaque partie du monde civilisé nous apporte à tout ins-
tant, son contingent d'heureux résultats.
Plus tard, Monsieur le Rédacteur, je dirai quels sont les
moyens de prévenir la phthisie pulmonaire qui, plus que
jamais, promène sa faulx meurtrière particulièrement sur la
jeunesse; j'insisterai d'une manière spéciale sur les mo-
yens de guérir cette maladie, même lorsqu'elle a acquis
de grands développements. Je parlerai aussi de toute la
puissance de l'hygiène et de la thérapeutique pour com-
battre, les maladies de l'estomac, source si fréquente
d'infirmités précoces et de graves complications. Je mon-
trerai enfin toute la puissance curative de certains médica-
ments dans le traitement des autres maladies dites incurables
et surtout de la scrofule, qui n'épargne aucune classe, et qui
laisse souvent des traces hideuses et indélébiles. Les moyens
de prévenir cette dernière affection, qui s'attaque particuliè-
rement à l'enfance, ont acquis dans ces derniers temps un

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