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Table des matières
Nathy Dark-Side Asylum Vampire Livre II Mentions légales Remerciements Bibliographie Prologue Chapitre I Archive N° AV_007 Chapitre II Chapitre III Archive N° AV_000 Chapitre IV Archive N° AV_009 Chapitre V Chapitre VI Chapitre VII Chapitre VIII Archive N° AV_236456 Chapitre IX Chapitre X Chapitre XI Chapitre XII Chapitre XIII Chapitre XIV Chapitre XV Chapitre XVI Chapitre XVII Chapitre XVIII Chapitre XIX Chapitre XX Chapitre XXI Chapitre XXII Chapitre XXIII Chapitre XXIV Chapitre XXV Chapitre XXVI Archive N° AV_236458 Chapitre XXVII Archive N° AV_015 Chapitre XXVIII Chapitre XXIX Archive N° AV_010 Chapitre XXX
Nathy
Dark-Side
Asylum Vampire
Livre II
Collection Pleine Lune Lune-Ecarlate Editions
Visitez notre site : http://www.lune-ecarlate.com
Mentions légales
© 2014 Nathy. Illustrations © 2014 Nathy. Édité par Lune-Écarlate 66 rue Gustave Flaubert 03100 Montluçon, France. Tous droits réser vés dans tous pays. ISBN 978-2-36976-036-8 Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou représentation intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le consente ment de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contrefaçon au terme des articles L,122,-5 et L,335-2 et suivant du code la propriété intellectuelle. Si vous rencontrez un souci avec notre book à cause d'un DRM veuillez nous contacter à contact@lune-ecarlate.com nous le remplacerons par un ebook sans DRM avec votre preuve d'achat.
Remerciements
Un énorme merci à Mélissa et à Lily qui m'ont aidée sans défaillir pour la difficile phase des corrections ainsi qu'à Sélène qui a bien voulu me faire une relecture. À mon compagnon qui me soutient dans mes délires d'écriture. Un grand merci aussi à tous mes lecteurs et lectrices qui m'envoient des petits mots d'encouragement.
Bibliographie
Le cycle Invictus Tenebrae Anamorphose (Rebelle Editions 2012) Lucrezia, fille d'Astaroth (Lune-Écarlate 2013) La Chasse (Lune-Écarlate 2013) Dark-Side, le Chevalier-Vampire, livre I (Lune-Écarlate 2013) Dark-Side, Asylum Vampire, livre II (Lune-Écarlate 2014)
Recueil de nouvelles fantastiques Funestes Murmures (Lune Ecarlate 2014)
Autre livre Couleur de Sang (Artalys 2013) À paraître : Dark-Side, Les Seides D'Ashtart (Lune-Écarlate 2016)
Prologue
Un soir, Cathal, un chevalier-vampire, sauve une hu maine des griffes d’un de ses congénères, la jeune artiste grièvement blessée est amenée à l’hôpital. Le vampire éprouve pour la femme une attirance qu’il ne maîtri se pas et lui rend visite. Nelly tout aussi troublée que l’immortelle se laisse embrasser avant de le repousser. Seulement, l’ichorien1 ne l’entend pas de cette oreille et ne cesse de la harceler. Il la traque telle une proie. Malgré ce qu’elle ressent p our lui, elle le rejette sans cesse jusqu’au jour où le guerrier décide de prendre la situation en main et la kidnappe avec le soutien des parents de la mortelle. Il lui dévoilera tout : sa nature, ses sentiments... Aucun des deux n’est réellement capable de véritablement lutter contre cette attirance, ils vont s’aimer et se déchirer tour à tour. Une congrégatio n religieuse de fanatiques tentera même de manipuler la jeune femme pour qu’elle tue s on amant. L’armée du Conseil mettra à profit la conjoncture pour éradiquer leurs ennemis séculaires. Cependant, un autre péril rode dans l’ombre, des membres de la co mmunauté ichorienne disparaissent mystérieusement, un nom paraît lié à ces disparitio ns : Alba Demetrius, un vampire né deux cents ans avant notre ère dans la Rome antique ... mais aucune des indications ne correspond. Cathal, sur l’ordre d’Edern, le prince des ichoriens, part à la recherche de cet ancien plébéien et pense au cours de ses recherches qu’une secte, Asylum Vampire, semble être attachée aux événements, mais il revient bredouille. Les retrouvailles avec Nelly sont difficiles, la jeune femme nie sa nature et refuse tout ce qui fait de lui un vampire... ce qui était à craindre finit par se produire. Cathal attaque sauvagement sa compagne et celui-ci est envoyé en prison par ses pairs. Nelly reste ave c les meilleurs amis de l’Orghaar2, après avoir compris son erreur.
Chapitre I
Bien des événements se déroulèrent simultanément pendant l’incarcération de Cathal, dont un certain nombre influencèrent bien des décisions et changèrent le futur des mois suivants.
***
Cathal devint livide lorsqu’il entendit le cri de N elly et qu’il la vit s’écrouler dans les bras d’Octavia. Il aurait voulu s’élancer vers elle, la prendre contre son torse, lui dire qu’il l’aimait, cependant de puissantes poignes et le pou voir du prince l’en empêchèrent. Il regarda les vampires emmener celle dont il était fo llement épris pour l’emporter hors de sa vue, mais la moindre sensation, la moindre émotion de la jeune femme ne lui échappait pas. Il avait tout perçu : la panique de son amante , sa tristesse et son désespoir. Dès la fin du verdict, les gardes l’escortèrent sans qu’il puisse lui faire ses adieux. Après avoir été enchaîné, il fut traîné, malgré ses vociférations, jusqu’à l’avion qui le conduisit jusqu’à sa prison. Il eut beau se débattre, gronder, tenter de mordre, rien n’y fit. Cathal se retrouva sur le siège d’un jet privé. Un des vigile s lui injecta un tranquillisant afin de s’assurer qu’il ne prenne pas possession des esprits de ses gardiens. Le vol fut difficile, il semblait à Cathal que son cœur était prisonnier d’un gant d’acier tant les émotions de Nelly qui lui parvenaient le faisaient souffrir. Il se sentait impuissant tant face à ses sensations qu’à celles de sa compagne. Il serra les poings et les dents de rage lorsque les larmes lui montèrent aux yeux. Il refusait que ses geôliers puissent voir sa faiblesse. Peu à peu, la distance l’éloignait d’elle et de sa douleur, mais la sienne n’en était que plus vive, le lien qui les unissait s’att énuait. Loin d’elle, il ne pouvait plus ressentir intensément ce qu’elle éprouvait et la souffrance de la séparation en devint plus pénible, plus cruelle. Le guerrier était partagé en tre deux sentiments opposés : l’amour fou pour Nelly et la haine destructrice pour cet Adrien qui avait tout fait pour les désunir. Quant à Edern, Cathal ne concevait que de la rancœu r pour le prince qu’il avait servi si longtemps, et pour qui il avait sacrifié tant d’années. Après plusieurs heures de vol, l’avion atterrit quelque part dans un lieu tenu secret au milieu des États-Unis. La piste donnait sur un hangar accolé à la montagne et terminé par un couloir s’enfonçant dans les profondeurs du sol. Le jet s’avança et pénétra dans cet endroit caché de tous, un immense panneau se referma sur lui et Cathal n’eut même pas l’occasion de respirer une dernière fois l’air extérieur. Sitôt l’appareil arrêté, ses gardes le traînèrent, encore étourdi, dans des dédales de cor ridors jusqu’à une lourde porte blindée. Lorsqu’elle fut ouverte, Cathal découvrit pour la première fois ce à quoi ressemblait une cellule d’isolement. Une pièce quasiment nue dont le seul mobilier était un lit de fer, une table et une chaise. Sur son mat elas, des effets étaient pliés et l’attendaient avec des draps et deux couvertures. U ne lumière blafarde dispensait une lueur verdâtre sur les murs de béton. Dans un box, un espace intime avec un lavabo sans miroir, des toilettes et une douche. Pendant que le chevalier-vampire se dévêtait pour enfiler sa tenue de prisonnier, un papier tomba de la poche de sa veste. Résigné, il tendit
ses vêtements au garde, un autre lui donna un verre de sang et la porte se referma sur Cathal. Condamné à trois mois d’isolement total, le guerrie r n’aurait plus l’occasion ni de s’abreuver ni de parler à qui que ce soit. Les repas et sa ration d’eau journalière de même que son nécessaire de toilette étaient glissés quotidiennement par une trappe située dans la seule issue possible sans un mot. Commencèrent a lors de longues journées de solitude, de silence que bientôt la soif rendrait plus rudes. Ce besoin vital et impérieux qui l’emmènerait peu à peu vers la démence. Cathal pens ait que les quelques lignes griffonnées par Nelly qu’il avait trouvées en nettoyant sa chambre pourraient l’empêcher de sombrer. Le petit papier s’était logé sous sa couche et avait attendu qu’il le ramasse. Même si ces mots n’étaient rien, ils pourraient le soutenir pendant ces heures qui s’égrèneraient si lentement. « Mon amour, peu importe le temps et la distance, je serai toujours là à t’attendre. Pour toujours. Nelly. »
La jeune femme lui manquait, il n’avait rien d’autre que ce petit bout de papier pour se rattacher à elle et à leurs souvenirs communs. Il s ’accrocha à ces quelques mots de toutes ses forces. Quelques jours après son arrivée, un bruit tira Cat hal de son repos. Il n’eut pas le temps de réagir qu’une seringue hypodermique se ficha dans son épaule. Anesthésié, il s’enfonça dans un lourd sommeil. Lorsqu’il se réveilla, il était allongé sur le sol. Celui ou ceux qui l’avaient endormi en avaient profité pour lui faire une profonde entaille à la gorge afin qu’il se vide partiellement de son ichor. Son agresseur avait pris soin de ne toucher aucune artère, seules les grosses veines avaient ét é méticuleusement sectionnées, il savait pertinemment ce qu’il faisait. Ainsi, Cathal s’affaiblirait plus vite et sombrerait rapidement dans la folie face à une soif brûlante e t impossible à étancher. Il ouvrit péniblement les yeux et sentit le liquide poisseux lorsque ses doigts palpèrent son cou, une boursouflure douloureuse lui arracha une grimace. Quand il voulut s’asseoir, sa tête se mit à tourner, il prit appui sur le sol et découvrit que celui-ci était maculé de sang. Quelques jours après, un des geôliers dont l’absence avait été signalée fut trouvé la gorge tranchée et le cœur lacéré à son domicile. Aucun indice ne put prouver qui lui avait fait cela. Cathal avait pour seule occupation que de regarder le plafond et de laisser son esprit s’évader vers celle qui lui manquait terriblement, vers l’espace au-dehors, vers son passé de guerrier libre. Pour tuer le temps, il n’avait q ue deux possibilités : soit il se laissait envahir par ses pensées, soit il s’allongeait sur le sol dur et rugueux et enchaînait alors des successions de mouvements pour se maintenir en forme. Les jours passèrent lentement. Sa blessure l’avait affaibli et il ne fa llut pas attendre un mois pour que le besoin de sang se fasse de plus en plus fort. Il ét ait là, tapi, il grandissait, devenait impérieux et rien n’y personne ne pouvait l’en empê cher. Rapidement le vampire ne pensa plus qu’à ce liquide vital, à sa gorge asséchée, brûlante. Ses veines saillantes qui palpitaient au rythme de ses pulsations cardiaques. Cathal prenait sa tête entre ses mains espérant que le tambour qui cognait contre ses temp es et l’épouvantable migraine cessent, mais rien n’y fit. La souffrance et le désir urgent de planter ses canines dans une veine le taraudaient. L’esprit du vampire s’embrouillait. Parfois, le manque créait des hallucinations, il avait l’impression de voir et sentir Nelly, sa peau chaud e sous ses doigts, sous ses crocs, sa jugulaire palpitante sous ses lèvres assoiffées. Il voulut saisir la jeune femme, enfoncer
ses dents dans sa chair tendre et parfumée, mais une douleur vive le rappela à la réalité. Cathal s’était mordu sauvagement le bras et buvait son propre sang. Momentanément, cet acte fou calma sa soif irrépressible. Le guerrier hurla le nom de son amante, le regard dément, les lèvres retroussées sur ses longues canines proéminentes. Plus son avidité prit possession de son esprit plus le lien qui l’unissait à sa maîtresse s’étiolait et finit par se rompre. Cathal maigrissait peu à peu, la nourriture ne suffisait pas à combler ses besoins que le sang qui lui était refusé aurait dû lui fournir. Son visage s’était tant émacié qu’il ressemblait à une créature bestiale. Dès cet instan t, pénétrer dans sa cellule, pour un homme ou même un autre ichorien, était signer son a rrêt de mort. Déjà dangereux en temps normal, Cathal devenait un prédateur incontr ôlable que seul l’apaisement de sa soif pourrait peut-être rendre à nouveau plus humai n, si l’on pouvait parler d’humanité chez un tel guerrier de mille huit cents ans. Même le message que Nelly lui avait laissé n’avait pas pu lui donner la force suffisante pour lutter contre la folie qui le gagnait un peu plus chaque jour. Cathal se jetait contre les murs, ses ongles crissaient contre la paroi tandis qu’il hurlait comme un animal blessé ou acculé. Il avait déchiré ses vêtements et seuls quelques lambeaux de tissu le couvraient encore. Sa gorge était en feu, ses muscles douloureux. Souvent, des crampes tétanisaient ses membres, ses veines noircies et gonflées s’enflammaient, ses crocs constamment sortis meurtr issaient ses lèvres desséchées. Cette soif l’obnubilait, il ne pensait plus qu’à ça, à l’assouvir coûte que coûte.
***
Nelly se serait enfuie devant un tel spectacle. Aur ait-elle seulement reconnu son amant face à cette créature démente qui n’aurait pas hésité un seul instant à la dépecer pour assouvir son besoin de sang ?
***
Deux mois après l’incarcération de Cathal. Edern prit la décision de passer par-dessus la condamnation du Conseil. Chaque jour, à sa demande, les gardes de Cathal lui rendaient co mpte de la situation et ce qu’il apprenait ne lui plaisait pas du tout. Le prince se faisait beaucoup de soucis pour l’immortel et se sentait responsable indirectement du cours des choses. Malgré leurs différends des derniers mois, Cathal demeurait un ami et le commandant des troupes du Conseil, un élément précieux pour leur communauté. Aussi ce matin là, il se rendit sur place avec deux Orghaars. Le monarque désirait cons tater par lui-même l’ampleur des dégâts. Les geôliers furent surpris d’apercevoir leur souverain à l’intérieur des sous-sols de la forteresse. Ils s’empressèrent de répondre à la dem ande du vampire sans poser de questions. Edern découvrit Cathal au travers du soupirail, la vision qui s’offrait à ses yeux lui déplut fortement. Son cœur se serra face au funeste spectacle, il était triste de voir ce compagnon de bien des batailles dans un pareil état. Il fit signe qu’on lui ouvre. — Mais Messire, le prisonnier risque de vous attaquer... Edern se retourna, agacé, saisit l’imprudent à la gorge et le souleva. — Cathal, il s’appelle Cathal. Ouvre encore une fois la bouche et tu y entres avec moi pour lui servir de fontaine.
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