De l'administration des finances de la France ([Reprod.]) / par M. Necker

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[s.n.]. 1784. Mendicité -- France -- Ouvrages avant 1800. Prêts sur gages -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1784
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LESARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
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DR
L'ADMINISTRATION
LA FR ANGE.
PAI M. N EC K EBL.
Ubi igitur anirnus meus ex multîs tnî/iriis ptrlculis
requkvit non fuit confilium focordia atque defidia
bonum otiuin contercre, Salluste.
TOME III,
M. DCC. LXXXIV.
DES FINANCES DE LA France. 1 f 9
CHAPITRE XV.
les dépôts de mendicité.
V^'est après S'être entretenu les idées de
luxe, de fortune, de grandeurs & de vanité,
que par une forte de contrafte on fe fent en.
traîné à fixer un moment fon attention fur les
miferes humaines. L'cfprit fe complait dans
cette oppofition, lorfqu'il jouit du calme de
la méditation mais au milieu du tourbillon
du monde, fa marche ett bien différente; fou-
vent alors, ces miferes nous touchent & nous
environnent, fans nous occuper; & ce n'eit
que dans les circontlances où la fortune nous
contrarie, que nous fongeons au ma!heur: il-
cxifle pourtant fans interruption il pcfe à
chaque inltant fur une partie immenfe de la
nation. Levons nos yeux un moment, pour
confïdc'rer ce trifte fpedacle.
La pauvreté eft malhcureufement une des
conditions infcparables de l'état de fociété il y
aura toujours des hommes expofés à l'indi.
i6o DE l'Administration
gence parce que tous ceux qui font nés fans
fortune, & qui n'on't pu recevoir de leurs
patents auffi pauvres qu'eux, cette première
éducation le germe de quelques talents, /fe
trouvent réduits p>ar tout bien, à la fimple'
force de* leurs bras: & c'e(t en dévouant cette
force au lérvice d'autrui qu'ils peuvent obte.
nir la fubfillance journalière, que la fubdivU
fion des propriétés ne leur a point aflurée
mais dans un pays vafle & peuplé, les habi.
tants qui n'ont dans leur partage que cette ref-
fource incertaine, font en fi grand nombre;
chacun en particulier f'fe trouva tellement
commandé par les befoins prenants de la vie
que les ponifleurs des fruits de la terre, font
parvenus facilement à ne donner pour prix
d'un travail grenier, que le plus étroit nécef-
faire. Cependant, les hommes dont la fortune
eft compofée de ces modiques falaires, ne fe
condamnent point à vivre irolés une femme
& des enfants viennent augmenter leurs be.
foins; & dans cette fituation, fi une maladie
furvient au chef de famille, fi l'ouvrage fur
lequel
des FINANCES DE LA FRANCE.
'Toute UL J
lequel il comptait e.(t long-tems interrompu;
enfin, fi la plus légère imprévoyance aggrave.
la detreflfe ordinaire., le montent arrive où il
fe trouve contraint de chercher une reffource
dans la bienfaifance. Quelle pitié ne doivent
pas avoir pour ces infortunés, la dalle d'hom-
mes privilégiés, qui haHfent environnés, des
biens que les droits de fucceflîon leur garan*
tuTerîtl enfants de la même nature, quelle
différence n'a pas mis entr'eux la légiilation fo-
ciale Sans doute, il étoit indifpenfable de ré-
gler les propriétés & les héritages; & fans cet
ordre con(tant & inviolable, la fociété eut été
livrée à des convulfions continuelles, & la loi
du plus fort eut par tout prévalu mais la
penfée des riches remonte rarement h cette
première fource de leurs droits, & ils jouif
fent comme d'un attribut perfonnfcl, des avan-
tages qu'ils ne doivent point à la fupériorité de
leur etfence, mais à des conventions faites de
mains d'hommes. Tout fléchit aujourd'hui,
fous cet empire, que la fucceflion des tems
a cojifacré: la foule innowbrable qui couvre
t6t De l*A d m ï v t s t r a 1 1 o tt
la terre, e(t forcée de fe fôumettre ces loix;
& elle attend en filcrice, que les difpenfa*
• leurs des travaux aient recours à fes ferVices»
C'ett au Gouvernement, interprète & dépoli*
'taire de l'harmonie fociale; c'eft à lui de faire
pour cette claffe riombrèufe jk déshéritée
tout ce que l'ordre & la julticé lui permettent:
il doit profiter attentivement de tous les
moyens- qui lui ont été laiffés, pour adoucir
la rigueur des anciennes conventions, & pour
tendre une main fecourable à ceuk qui ont
befoin de proteétion contre les loix elles-mê-
més: alors, présides ftatuts qui firent les
droits des citoyens les uns envers les autres,
l'adminifttation fauta découvrait encore, )es de.«
voirs de la fociété entiere envers l'infortune t
cette idée, aufli bienfaifante qu'étendue, lui
fervira de guide en toutes fes avions; elle fera
préfcnte à fon efprit & dans la distribution
des impôts, & dans l'étàblilfemcntdes travaux
publics, & dans la difpenfation des biens def-
tinés à des charités, & dans toutes les difpouV
tions enfin, prOpres a prévenir la mifere &
DES FINANCES DE Lf FRANCE.
La
la mendicité qui marche à fa fuite. Ah que
cette mendicité pourroit fouvent fcrvir de re.
proche à l'autorité qui la pourfuit! Je demande
l'aumône aujourd'hui, diroit un malheureux,
mais depuis cinq jours j'ai travaillé, fans rétri-
bution, -à réparer les chemins publics 'mais
un collecteur: a fait vendre le peu que j'avois,
pour être payé de ma.taille; un autre me pour-
fuit pour moifdevoir de gabelle; incertain fur
mes droits, je me fuis encore épuifé par une
défénfe litigieufe & je viens de me préfenter
à la potte d'un riche propriétaire, pour de-
mander du travail on m'a répondu, qu'il n'a-
voit pas befoin de mes fervices. Un tel difcours,
fûreinent, feroit une excufc' intéreffante &
même une jufte apologie de la part de celui
qui feroit arrêté comme mendiant,
Sans doute, le Gouvernement eut voulu
ménager cette efpece d'infortunés, dans les
premières difpofitions qu'il prefcrivit pour ar-
réter le défordre de la mendicité, mais il eft
bien difficile de diftinguer toujours a(rez
promptement, l'homme digne de compaflîon,
i«4 D* L'ADMINISTRATION
de celui qui demande l'aumône par efprit de
pareflc & de lâcheté; & s'il cft'vrai qu'il y
eut jufques à cinquante mille mendiants arlé.
tés dans une année, lorlqu'cn 1767 on s'oc.
cupa d'une manière plus particulière de cette
partie de l'adminittration, il eft probable qu'il
y eut autli beaucoup de funeftes méprifes &
beaucoup de malheureux traités durement: cet.
te crainte même en d'autant. plus fondée, que
les lieux deftinés à renfermer fucceflîvcment
tant de prifoiiniers, n'étoient pas allez fpacieux,
& que diverfes précautions, dont le tems a fait
connoître la néceflité, n'avoient pas encore été
prifes. L'attention de l'adminitlration fur cette
partie de la police publique, avoit été réveil-
lée, & par les défordres qu'occifionnoit une
..multitude de vagabonds & par la commit
ration ou l'ennui qu'excitoit une foule de men.
diants importuns. L'on ne peut même s'eln..
pécher d'obferver, à cette occafion que ks
établiffcments de bienfaifance ou d'ordre pu.
blic, ont fouvent été dûs aux plaintes incom-
modes de 'la pauvreté, encore plus qu'à une
DES FINANCES DE LA FRANCE. 16
L
inquiétude confiante & générale, ou à uw
flge prévoyance. On voit encore dans les
kttres-patentes devinées à fonder l'hôpital
général,qu'un des motifs de cette inftitution,
fût la multitude des mendiants qui remplit.
forent les rues de Paris. Sans doute il fau-
droit encore jouir avec rcconnoiffance de
toutes les difpofitions utiles, lors même qu'on
en devroit uniquement le bienfait,à l'émotion
qu'excitent le défordre ou les malheurs,
dont le Gouvernement ne (auroit détourner
fes regards; mais la pitié réfléchie, qui fixe
fôn attention fur l'infortune ignorée, & qui
s'occupe à la prévenir; mais ces idées gé-
néralcs qui font connoître à l'avance tous
ks effets inévitables, & du poids des im-
pôts, & de la diminution du commerce, &
de l'exercice rigoureux des droits de pro.
priété tous ces grands développements,
enfin, de l'efprit d'adminillration, forment
un titre plus jûrtç à, l'hommage des horru
PICS.
D'après les derniers calculs formés vers la
t66
'fin de mon administration, j'évalue l'-enfem-
b1e -des mendiants renfermés habituellentent
dans tous les entre
fix & fept mille. Ces dépôts font au nom.
bre de trente-trois: l'ordre & les foins d'hu.
manité, y omvfait des progrès fenfibles;plu-
fieurS de ces maifons font encore fufceptibles
d'une grande amélioration mais quelques-
unes aullî font dans un ordre convenable. L'on
y a étâbli des travaux divers pour les hommes
& pour les femmes les vagabonds qui s'adon.
tient à ces occupations. avec confiance & ré-
gularité, font relâchés pluspromptement, &
l'on ne retient pas les mendiants qui ont de.
mandé l'aumône par des caufes accidentelles,
ou ceux qui peuvent trouver quelques fecours
dans le lieu de leur domicile. J'avois defiré
de préfenter le modèle d'un dépôt de tnen-
dicité & d'une maifon de travail, de la même
maniere que je l'avois fait pour un hôpital
de malades, par l'inftitution d'un grand hof.
pice de charité. Je dirigeai mes vues fur la
généralité de Soiflbns, voifine de Paris, où
dïs FINANCES DE LA FRANCE. J.67
L 4
je pouvois être fecondé par un intendant
plein de zele & d'amour du bien, &. par
l'intelligence & l'efprit d'ordre d'un eccléfiaf.
tique, qui avoit déjà développé fon aptitude
particuliere à ce genre d'admini(lration,.Les
vues dont je m'étois occupé, ont été parfai.
tement remplies, ainfi qu'ôn en peut juger
par. les comptes publics qui ont été rendus.
Ces fortes de comptes, fervent non-feulement
à l'inftruâion générale, mais deviennent en-
core un motif d'encouragement pour les ad,
miniftratetus particuliers; l'honneur qui leur
en revient, e(t un des plus puiflants mo-
tifs d'émulation cette récompenfe ne cotite
rien à l'Etat, & ceux même qui 13 diftri.
buent, en deviennent meilleurs car les fen.
timents honnétes fenrblent participer à l'ef.
fence de ce premier élément de la nature,
dont la force s'accroît par fa propre aftion
& qui devient plus pur & plus ardent par le
mouvement qu'on lui imprime.
Le Gouvernement, dans la direction des
dépôts de mendie^ ne fauroit trop recom.
i6& DE L'ADMINISTRATION
mander cet efprit de fageffe & d'humanité,
qui fait allier le maintien de l'ordre à un fen-
tînient d'indulgence & de commifération. Il
faut aufli veiller fur h conduite' de la nia-
réchauffée, afin de prévenir autant qu'il ett
ponible, les abus & les accidents infépara.
bles de l'autorité prévôtale. Dans le nombre
des mendiants qu'on arrêté cE qu'on çmpri-
fonne, convient ne s'en trouveroit.il pas,
qui auroient à fe plaindre de quelque mç-
prife ou de quelque acîe trop arbitraire? ce
fout les inconvénients attachés à ce genre
de jurifdiftion: on les trouveroit infuppor-
tables en Angleterre où rien n'eft permis
qu'au nom de la loi, & où. le plus petit ci/
toyen connoit la force que lui donne 'la
contlitution de fon pays; mais, en France,
l'autorité de la police a plus d'étendue; &
l'habitude, la nature du Gouvernement
diftance immenfe qui exifte entre le peuple
& les autres. clafles de la foçiété tout aide
à détourner les yeux, de la manière lefte,
avec laquelle on peut manier l'autorité en,.
DES Finances de TA France.
vers tous les gens perdus dans la foule; &
fans ta douceur & l'humanité qui caradéri-
fent le génie François & l'efprit du fiecle
ces obfervations feroient un fujet continuel
de troène, pour tous ceux qui favent co.ni-
pâtir au joug dont ils font aflèanchis. Quel-
quefois même, au milieu da ces réflexions,
on e(t faché de voir la nation Britannique,
laifler inrulter avec juftice, aux avantages
de fa conftitution en ne remédiant point
aux défordres commis fi fréquemment fur
les grands chemins; excès inconnus dansles
pays où la police a plus de force & d'afti-
vité.
Cependant & les inconvénients de la
mendicité, & les abus inféparables des moyens
de police qu'on oppofe à ce genre de défor-
dre,. & les fâcheux effets d'une tolérance
exceflive, tout porte, fans doute, à faire
fentir, que le plus grand des biens feroit de
prévenir les foqrces de cette mendicité, en
veillant attentivement fur les'premicrs de.
veloppements de la mitcre. On auroit tort
i7« De l'Administration
de reprocher au Gouvernement de France,
d'étre fans inquiétude & fans prévoyance à
cet égard il y a des travaux publics ou-
verts dans toutes les provinces, pendant les
mortes faisons de l'année; il y a, comme on
le verra bientôt un nombre confidérable
d'afyles pour les malades & pour les infirmes;
le Souverain dans tous les défaftres tels
que les incendies, les difettes & les mala.
dies épidémiques, fait répandre par.tout des
fecours la plupart des évéques ou des bé*
néficiers à réfidence, & plufieurs grands rao,
nafteres, employent une partie de leurs re-
venus à faire travailler les pauvres, ou à les
foulager. D'autres charités, forment dans
prefque toutes les paroiffes, un petit fonds
deftiné à Paflïftance des néceffiteux; & fi les
grands feigneurs vivoient davantage dans
leurs terres, il. y auroit encore plus de ref-
fources de ce genre. Ennn, s'il ne falloit
que de plus grands facrifices d'argent de la
part du Souverain, pour atteindre à la per-
fection qu'on pourroit fe propofer on de.
ms Finances DI tA France.
vroit en tems de paix les attendre avec
confiance de la juftice & de la bonté du
Prince aflîs aujourd'hui fur le trône.
Que fi l'on ralrembloit, cependant, les
différents objets que je viens d'indiquer
& fi l'on y joignoit tout ce qui émane de
la charité particuliere des âmes fenftbles
on trouveroit fans doute que les formes
annuelles, devinées an foulagement de l'in-*
fortune, font très-confidérables en France.
On a d'ailleurs beaucoup écrit depuis quel-
que tems, fur la mendicité; niais toutes les
recherches fpéculatives à ce fujet rentrent
dans la même idée on propofe un moyen
fimple, connu & mis en ufage en partie;
c'eft 1'établiflTement d'atteliers publics con-
venables aux différents fexes & aux diffé-
rents âges, & qui ouverts en tout tems,
offriroient conftamment des falaires à ceux
qui en auroient befoin mais les nécefUteux
du moment, exigent par.tout; & les atte.
liers de travail Ae fauroient être multipliés en
proportion mlîsi^occupations qui pVfti-
De L'ADMINISTRATION
gent ni éducation, niapprentiflage, & qu'on
peut encore commencer & quitter à fa vo-
lonté, ont un cercle limité d'ailleurs fi
les ouvrages de main-d'œuvre qui en réful-
tent font utiles ou deftinés à la confom-
mation, tous ceux qu'on exécute dans les
maifons de force, fe trouvent foultraits à la
libre induftrie des autres citoyens. Il eft dif-
ficile de faire mouvoir avec jufteffe des ref
forts trop multipliés fur-tout lorfque ces
reflbrts ont un frottement continuel avec la
grande roue générale & ce que la théorie
encore n'indique pas, c'eft l'impuiflance
réelle où eft le Gouvernement de fuffire à
une administration univerfelle, & compofée
en même tems, d'une infinité de détails
qui tous exigent de la mefure, & ont be-
foin d'être appropriés à chaque circonftance
& à chaque lieu. Les difficultés cependant,
difparoîtroient ou s'aflfoibliroient du moins
à l'aide d'adminillrations fecondaires qui
s*occuperoient en quelque manière, pater.
nellenrent, des. befoins. du peuple dans çha-
DES FINANCES DE LA FRANCE.
que province qui voyant tout de près,
connoîtroicnt ce qu'il faut dans un endroit,
& ce dont on peut fe pafler dans un autre
& qni préviendroient ainfi-, par une atten.
tion foutenue le découragement qu'infpi.
rent fouvent au Gouvernement & les abus,
& les contrariétés & l'incertitude du fuccès.
Que fi j'avois donc à former un vœu fur un
fujet fi intéreffant que fi j'avois à concevoir
une idée propre à rapprocher de cette per.
feftion politique à laquelle il eft fi difficile
d'atteindre je me repréfenterois des admi-
niftrations provinciales qui après s'être
confolidées, & après avoir donné tous leurs
foins à diminuer le poids des impôts, foit
par une .fage répartition foit par des mo-
difications raifonnables, fubdiviferoient leur
attention dans toutes les paroifies en con-
noîtroient exactement les reffources & les
befoins .& fauroient diftribuer dwis une
proportion intelligente les fecours ,vles tra-
vaux & les encouragements. Je verrois ces
adminiftrations s'inllruire à l'avance par
DE l'Administrât ion
des calculs généraux & appliquer cette
lumiere aux informations particulières. Je
les verrois; acquérant chaque jour des droits
à la confiance du Souverain, unir fuccefc
fiyement fous un même point de vue, &
la partie du produit des importions defti*
née à des fbulagemcnts ou à des travaux
dans les faifons rigoureufes & les revenus
des hôpitaux, & les reffources qu'on peut
attendre des charités qui font un devoir du
clergé', & les offres volontaires de ceux qui
voudroient connoître de fages dispensateurs,.
pour fe livrer à toute leur générofité. Je
verrois ces mêmes adminiftrations former
de tant d'objets, comme un faifceau de
bienfaifance politique & fe montrer jaloufes
qu'aucun habitant de la pcovince, dont la
tutele économique leur .auroit été confiée
ne put jamais dans fon infortune s'en
prendre avec juftice à l'infouciance publi.
que. Je les verrois enfin devenir comme
.garantes, non de l'aifance générale c'elt
une idée chimérique niais de l'exemption

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