De l'Emploi du chlorhydrate d'ammoniaque dans le traitement des affections catarrhales, comme succédané du sulfate de quinine, par M. le Dr Marrotte

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impr. de Hennuyer et fils (Paris). 1867. In-12, 11 p..
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Publié le : mardi 1 janvier 1867
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DE L'EMPLOI
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SUCCÉDANÉ DU SULFATE DE QUININE
PAU
M. le Docteur MARROTTE
PARIS
TYPOGRAPHIE HENNUYER ET FILS,
7, RUE DU BOULEVARD, 7.
1867
DE L'EMPLOI
DU
CHLORHYDRATE D'AMMONIAQUE
DAHS LE
TRAITEMENT DES AFFECTIONS CATARRHALES
COS1Î1E
SUCCÉDANÉ DU SULFATE DE QUININE
Frédéric Hoffmann regardait la pathologie vraie, pathologia veraf
c'est-à-dire des notions exactes et saines sur les maladies, comme
la seule base solide d'une bonne thérapeutique. La détermination
des états pathologiques qu'un médicament ou une médication mo'
difient avec avantage; quelquefois aussi, comme contre-épreuve
utile, la détermination de ceux contre lesquels ils échouent, sont,
en effet, la source sérieuse-des indications. Cette sentence d'un des
plus grands praticiens du dix-huitième siècle justifie donc suffisam-
ment quelques considérations préliminaires sur la nature, les
formes, la marche et le traitement des -affections calarrhales et, en
particulier, sur la constitution médicale actuelle, pendant laquelle
j'ai fait usage du chlorhydrate d'ammoniaque.
Une autre raison m'y engage. Quelques auteurs modernes, ayant
oublié les enseignements de la tradition, ont cru attirer pour la
première fois l'attention sur la marche rémittente et intermittente
des affections catarrhales, circonstance qui rendrait toujours
celles-ci justiciables du sulfate de quinine et assurerait le succès de
leur traitement. Ils ont été plus loin : ils ont assimilé les maladies
catarrhales aux fièvres intermittentes ; mais, en cela encore, ils ont
été devancés. Cette similitude est étudiée et poursuivie avec toutes
les ressources de l'observation et de la dialectique par Straek dans
l'opuscule de 25 pages, opus aureum, comme on le disait alors,
où il a condensé les documents les plus précieux sur l'épidémie
_ 4 —
de 1782. Sans remonter aussi haut, on retrouve des traces de l'in-
dication et de l'heureux emploi du sulfate de quinine dans les do-
cuments laissés sur l'épidémie de 1847.
Je ne viens pas infirmer les preuves si nombreuses et si incon-
testables qui existent dans les annales de la science sur la marche
rémittente et intermittente des affections catarrhales, ni sur les
indications qui en découlent pour l'efficacité des préparations de
quinquina, comme antipériodiques, et souvent aussi comme to-
niques, surtout dans les formes graves ou malignes. Mais je dis,
fondé sur la tradition et sur l'observation, que la périodicité ne
constitue pas un élément aussi essentiel, aussi intimement lié à la
nature même de l'affection pour les maladies catarrhales que pour
les maladies paludéennes. Dans certains cas particuliers, et surtout
dans certaines épidémies, l'emploi des antipériodiques n'en consti-
tue pas l'indication unique et principale ; il y a des constitutions
médicales où ils échouent complètement ; il y en a d'autres où ils
ne sont efficaces qu'après avoir combattu d'autres éléments mor-
bides et à certaines périodes ; d'autres fois enfin, l'indication est
mieux remplie par un autre médicament que par le quinquina.
C'est ainsi que F hydrochlorate d'ammoniaque m'a paru plus promp-
tement et plus sûrement efficace dans l'épidémie actuelle. Enfin,
cette médication peut n'avoir par elle-même aucune action spéciale
sur la périodicité. Telle est la méthode évacuante.
L'histoire des affections catarrhales nous fournit des preuves à
l'appui de ce que j'avance. Dans la fièvre de 1685, décrite par Sy-
denham, le quinquina, même à haute dose, n'avait aucune prise
sur le redoublement. Ramazzini rapporte qu'en 1690, le quinquina,
que la plupart des médecins mirent à contribution, loin de réussir,
aggrava l'état des malades. Après son administration, les accès dis-
paraissaient pour quelques jours, mais ils ne tardaient pas à reve-
nir avec plus de violence; aussi les praticiens les mieux inspirés
se passaient-ils de cette écorce. Les vomitifs et les purgatifs furent
surtout-utiles. Stork, à son tour, nous dit qu'en 1760, la violence
des redoublements vespéraux le décida à ajouter le quinquina aux
autres moyens , mais qu'ils n'en furent nullement adoucis.
Quoique, dans les épidémies catarrhales générales, la cause
morbide semble s'élever jusqu'à la spécificité, qu'elle imprime
ainsi un caractère et une marche plus décidés à la maladie et que
celle-ci soit habituellement périodique, leur histoire fournit aussi
des exemples de l'inefficacité du quinquina. En 1775, Fothergill a

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