De l'influence de la guerre maritime sur le commerce, et de l'organisation des travaux publics ([Reprod.]) / par Charles Barbaroux,... ; impr. par ordre de la Convention nationale

De
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de l'Impr. nationale (Paris). 1793. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : mardi 1 janvier 1793
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THE FRENCH MOLUTION
RESEMGH COLLECTION
LES^ DE
RETOLUTIONi™
PERGAMON PRESS
I ciidinglon I lill Iliill. Oxford OX30BW.UK
C A T
DE LA GUERRE MARITIME
DE
n e s r r a v a u x pu il Lies,
(Par Chartes' JJAUBAilOUX (le Marscillk
Députe par le Département des
Imprimée par. ordhs dï La Convkntion Kat,
impure, tt pu d Iiciirîux tri Vd=-
l'air, la terre et es .c<ttfx,
^i/\ Les. jardins de J)c/i//t; e/iiv/f..
PAR 1 S,
D E^ÙTM P R I M E R I E N AIIÔ N A L E.
i 795.
A
DE L'INFLUENCE
DE I.A GtJEftllJ! MARITIME
S Ull LE COMMERCE,
Et de VOrgamfatioii des Travaux publics.
JReprésintans,
•' La guerre maritime va nous caufer de grands maux.
J'ai cherche les moyens d'y ttméà'iht; je crois les
avoir trouvés & le viens vous offrir, mon travail.
Telle eft la portion topoeraphique delà Franc r,
qu'elle cft baignce, prenne dans tous fes contour;
par les eaux des rjiersou des neuves. Au nord) à
oueft, eft l'Océan; au midi la Méditerranée ,& 'à
l'eftle Var le Rhône, le Rhin & plufîeurj .autr.es
Heuves ou rivières qui nanent dans les Alèes & tjjar
verfent notre territoire. Il étoit imponi )lé que Je
commeice ne fe fixât pas fur un fol aufl heurèuft-
ment fuué. Ce font es vents) les rochers, <&ladi
&.
!o.i
de
i!iux Iiuîes
Ci) fd, Tincl^o, les
i'u Moi^ue & de 1 Ihclollan.
Lcinrtoite d-; la France ne pnit pas foiTiir des
obieis d'tclian^c peut tant <lt
Nous ti'avon.s pas con.ii c l'Jl'j-a^nc-, des rp'ncs
C'ciT donc avec des t'ai s nos
pa^. C'crt avec nos draps, nos toiles,
notre orfèvrerie, nos vins ficie
parties du monde.. Nos niantiraclur.es; font doi:c la
fourre la plus abondante de nos profpcritcs & le
nioKile de noire commerce.
De-laiffulte, qi!'en cale u'ant tes effets de ta guerre
fur le coir.tnerce engendrât', nous ne de-
vons jamais perdre de vue fon
• j
Or la guerre, quelque fo"f le fucccS de nos ^rm.e?,
foiciies.en Alîer.isgne & tout fon c>m-
merce cioit là, car fes envois din; PJtalie [& le
Levant font sijijour.cl'hui très-bornés. Les commu-
nicaiions de Lvon avec l'Allemagne font romj'nies
& vingt mille ouvriers font [refles
fans pain dans ctette ville, d'où les cqmnjiflîonnàires
Avii
de lA-'on*^ "a'uîoiïr'd'lHH que nos relation* comm«r»"
général cm s'intcrefle peu à cciU* ville parce qu'on
clevioit au contraire cherchée
MijUicurs; c-ir ou attachera
on! ylis ou nv>!n< rff'iili les cfl;l«;. de lia guerre.
Laval, ^ati« le ck;|Mr lonùnt de l:i Mauiine, Pon-
Nord, toutes ces villes- n'cioicnl floiiflàiu'cs que pac
les
fe font encore foulcnnes, c'eft que le étrange:*
ont mieux aimé Te payer", -dans nos échanges re*
petits,. avec des
C'eft aiidi parce que l'habillement de nps tr<»up<^
a exig.: une inin)cnro fabiicslion dc ci) ;triais
fanf-affe/. que donné à !iiidu%ic
• & la misère des ouvriers. v
Combien cette p<j>fi(ion ne'dôit elle pas, s'aggràvof
encore parla guerre" imritime! Il ert des ppliiiques
qui penfent que nous devons abandonner nidrhe.n-*
tanéintîit nos ̃colonies.Quelcjue parti qu'on prenm
il eft certain que nus cômniiinicaiiôns avei: elles font
'Se de l'échange
premières des autres
pays..
courage, nos ennemis ont pour eux e nombre de
Je fais tout ce qu'on
dre tifs ((loris d'une
tre la twanm'e ôc de l'idée où font nos- foldals
^qu'ils font deflinds à affranchir je
n'ert fuis pas moins perfuadé que, dès le raonwirt
au midi comme elles 1« font au
nord. Alors
ne faudra plus.c.pmpier fur des importations poar
accroître nos jouiiîanc£s, ou pourvoir ï nos befyins, ni
i"ur des exporlaiions pour faire valoir notre terre à nos
manufacture!. Boyer Fonfrèdc l'a biér^dit: les guerres
maritimes coupent toutes let veines au comrierce.
Voyez fi la République oaiifoutenir cet état plus
d'un Jour & puifqu'il doit arriver^ «flurèz • vous
d'avance les moyens d'y remédier.*
Il ne faut pas croire que le reeruterh ;nt dés troupes
& nos armemens en couife enlèvent dés vitfçjs tous
ceux que Tina^ion des manufafturei va lailftr fans-
parti fur terre ou fur. mer; mais, y<j>us
un nombre trois fois plus
réduits à la de forcer les enrôlemçnij ( ce
qui n'arrivera jamais, car le pas,'
T
ÀsS,
En effet, tous les hommes ne
où des Beaucoup d'ou-
vriers, dansées 9c
'navette ou creïifer au befoin, la terre.
une foule d'hommes que leur organifation exclut
du métier des armes
leurs à tout autre travail. pans cette clafle il faut
comprendre les jeunes
fabriques. Enfin combien n'y a-t-il pas de citoyens
qui forcés de pourvoir à la" fubfirtance de leur fa-
fait qu'un homme s'oublie lui-nrôme; r^ais. il ne te
livre pas, laiftèr ItJanS le bt-
foin & des enfans. 11 ne fauk donc pa*
croire qu'avec la paye donnée à nos foldals nous
attirions dans iv)î iïrczîr, bcsucôupj de pèreî
de famille; nous, ne devons même pas le defirer.
Voilà donc une nombreufe quantité d'ouvriers à la
du travail. Je pavois que la guerre maritime f?ra ^>!us
manufaâurts que ne 'le
de Law. A cette époque, dix mille
pérés forlirent de la feule ville de l.yor| & fe \c-
pandient dans les bois. Le
de leurs maux, leur 6t donner la chafle comme, à
des bêtes fauves. Pour nous fi telle jeft Pinflitfnce
de la guerre, que cihq cent mille ouvriers njianquent de ̃
pain nous devons leur tracer des travaux pour
qu'ils vivent & qu'ils béniflent h révolution.
ri-*
'dârv iré^nmtt^: h patri^. [; il
iallicc' encïbVe fous foiliju^ vous
.iranfpôilertiî deiiflteHerii au milieu lorl^
que yjcuis en les, dlftribtlànt; avec
fiï<j>rnen«
licjtiirnts
jnocciipds des i viles. ÎS< croyez pas que le afcbii-
feront fnj plcinent au 'travail de Il
culti're & j t foutre rapj o>t j ils ne pâuiioii'L cû'cue
aux au lieu du leur ctf? pre-
fêVvir
°le fauiie des oliviers tl;niiuuc ioiit
les adminM. râlions locales
le jugent ncecfiàlrc pour le .bien ̃ cl ;s
Par cette loi, le .-labôiîixu'c fera rendjà *à fon cljanrp
̃ & vous îcliendicz'les
rouverts après
,les moiflans ou les
la dçfojl-aiite cjiiô le trc'ior 1
y futTiic. r mon pro, n'cll pas
:il
̃*tf
propriétés, Vous^avez
"/ie vous êtes empares d'aucune idée -utile pour créer.
vr?i que- vous pouvez,
rouies plus dimi-
nuer àr.ivdniage du confqmmateur ̃ le piixdes
denrée;. Si vous ""faite? gagner des miltions.au côrn-
.nierco 'pourquoi le commerce
il qùi:vous indemnifiU cfc ybS avances
&.qui fùimôiv.e pour le trefor national, une nou-
velle fource de richefles ?Cc
que j'appelle à bon droit des propriétés
d'allignats four leur prompte e;:écutioh> il n'y a
ces ciabl.îi^i'ien» mômes, & cette )11
clrera pa1; de iéa!i.1r le. de revirement, par
l-oifquc Ko. ;s XîV fît crfuftr le ca:|al du I.an-
gued'c les h; n iôrcs fur It commerce n'étoient
pi? aufli rc'p.ih lues 'le Ce t, ujourd'hui.
Crojcz vous Cependant qu' n'e fc fût pas tfoijvé
millions que. Louis XIV donna pour 'ce liipcrbc: ou-
proilt, un droit de^ quanc 'denier* par ïi. ue fur chà-
çuç qiiintal t-l i^ïi'il a i'té ciabli en H veuf de} la
fanai:le Ricjuoi ? ci 'allions' fur
ce canal ou fi vous voulez des alignais
potheques fur cette belle propriété, ti'cuflent-^i
facile raeviit circule^ accrédités par Kiiconfiânc<frso.us
rien
du
parce que ces travaux Ouverts à lirsf-
les avantages..
Je donnerai ailleurs de plus amples détails fut
cette opération financière.
'connoître quels travaux peuvent
de la République. ]
pouvez rétablir fon induftric en faifint exécuter le
canal de Dieppe. Deux projets ont été p^léfentés je ne
parlerai pas de celui du citoyen Brûlée I, parce qu'il n'a
jamais éte calculé. Il n'en eft pas de tnême du canal
du citoyen Lemoifle les travaux' préparatoires en
ont été faits à fes frais. J,a poflihilitc de fon .exé-
infiniment exafls levés par une
iifqiie qui remplace les tours de la jBaftilte & fe
prolonger travers les plus. belles
duire, par la Seine du Havre de ̃> ( ïrafee à 'aris
les prôdu'rtions.j du. Nord on les recevra ar le
canal en tr.ois jbitrs, <5c la place de la Baflile de;
viendra le marclfé du coiTmetcc.
Les .Aire.mblees
du F.hin au Rhône. Les obfcrvalïons de deux- îngé-
nieuri en ont démontré ta poflibtlité Lequînio en a
:il
il ne
différence pour toutes les idées économiques. Il
jonflion du Rhin au
en môme -temps,
d'établir fur le» rives gauches de ces fleuves un
canal latéral qui ferve à faire remonter les marchan-
dites, tandis que fuivant le cours des eaux d'autres
marchandifes feront f ortées dans .une" direction
contraire.
Alors vous aurez véritablcment ouvert! une navi-
mer d'Allemagne, actuellement feparées par wnç in-
tervalle jmmenfe, puifque les vaifleaux dui portent
au nord les marchandifes du midi & \js produc»
tiens du levant, on\ à traverfer la
à debouquer le détroit de Gibraltar & à contournef
toute T£fpagne,
cogne du Fmiftère & de la Manche, Atpr 5 lèi gmar-
chandifés du midi remonteront par le. ç trial I«*w4'
du Rhône, Lyon (llei feront
enfuile tranipoitéci fur les
Saône & fur le Doubs où elles irouVéro it le cana!
ce fleuve elles pourront pafTcr à Maycnçe, ffi
Allemagne, en Hollande jufqu'à rembouchuredela
eft digne de fiv;r votre M-
tention. Permettez que je rende dans la tribune ra-
lionale un hommage à fon auteur, car i phe m'ap»
citoyen connu
par idiei
& fon
canaux lai&aux j'en
les avantages; ,vais bientôt développer.
Mais, auparavant, je dois vous parler du canal de
Gette ville par fa pofitîon dans l'intérieur des
?ûr^r font réunis s'approvifionne, difficilement,
des vivres ert grande, & plus la crainte de la d;fettc
agite les De là ces pétitions infenftes fur les
fubfifhnres, lues à la barre de la convention natio-
nale. Ilcfl à remarquer oue c'eft dans ,la ville la plus
n'a- pas de teiriiolie ôc que par coirfc^uent clic mari-
quero;t de nouuiturc *fi les dc'partemens voifinsen-
travoienfcelie eirculai:on, que font ijes les
les plus d^'igeroux fur les ftpproviiloijneniens ar la
force, ou fur la taxe des graine. On ni, pt'ui attiibuer
ce déNie qu'à deux coures, à des
ou à la crainte de la fa mi' e. N'y eût-j-il. que^ce
dernier motif vous aurez,tou:oins à braind're qu'un
homme adroit, «.'emparant f!ts tcrrciirs popula res
ne les tourne un jour au proiit do la i}i;<niiie contre
la liberté. Ouvrez donc des canaux taui. fafleik .cir-
cuter par-tout l'abondance. C'tft un moyen ^|e ga-
taniir la conflitution que le. peuple va fe donner,
bien plns.sùreiijent. que par la 'forcenés àiiTKJs; car
les peuples Iieuicux ne lbnt. jamais les
xjfurpatei'.rs iie jfe montrent pas là o là profpéiitc
riubliquc ne permet pas de dedrèr dc cHan^éliïiens.
Le canal de Paris. à Dieppe prendri fa naill irice,
It
paf-
un bafïin. De-là, ce canal prendra fa direft'.oh de
s'approchera de
où fe trouve le point de partage% 11 pétera enfuite
par Neuch.îtel & entre les deux co'mmunes d'Arcjues
& d'Aichelles, Se viendra cotnmviniquer en ligne
Dieppe fera le point de communication avec là
mer ôc ce port deviendra le grenier
de Pars ôc l'entrepôt général de fon conjmçrce. Les
jours au lieu qu'il en faut vingt par Il voie tor-
nueia^A c'efl à ce terme que nous devons afpiief
tout le bonheur d'une ville à qui U révolution îejn-
blc n'avoir laiflii que <ks agitations ôc la misèfe.h
Paris a voit un commerce de luxe confidérabfe; il a
totalement difparu. On comptoit dans fon f«i/xqii!i}Zô
mille ouvrier*: employés à des ouvrâmes ci'orfévrêri^î
cette fource de travail ert tarie. D'autres trouveiont
que c'eïTwn bien, parce que', dans lepr fyftèmef^j il
faut bannir 'dos réjpubliques le luxe & les arts; pjOJUr
moi, je verrai toujours un grand mal d; ns une ré-
forme qui ialflcroit !en France cinq million » 4'homrijes
fans C'dt rétrécit
les' grandes villes de crbire'que les hommes chapes
les. jcfaitcs-.dàns le Paraguay je vouclrc is n'y y<pir
b^iir que' des .villages. Mais, fur le fol de la France j
ti
les
né«
les villes des hommes des campagnes, eh rendant Celles-
& ne dévorent aurïi les campagnes. jLoin donc de
dtlLer que Paris perde a jamais fes manufactures bril-
doient l'étranger tributaire de notre goût, je dis que
nous devons encourager tous
Autrefois, c'etoit la cour qui entretenait l'abondance
dans Paris; il faut aujourdhui qoe ceToit la mer, les
canaux & le travail. On a toujours cherché à rendre
les hommes meilleurs parvenir t oc-
cupez-vous à les tendre plus heureux.
uns feule peïifée m'a affligé dans 1 recherene que
j'ai faite des avantages de ce cana!; cj'cfl que là ville
de Rouen doit pefdre à.fbn exécution pùifqu'elle
la mer. IleA.dcux fnojens de lui faire oublier cette
pelle, êc je les adopte tous les deux. Le p'remjcr
confifte à lui donner un canal particulier qui; du point
de partage à Forges, fuivra le cours de ta rivière
d'Audel'e, par Fteury, le Pont St.-Piierre Romilli,
lg^>uville jufqq'au deiïus du Pont St. -Ouen^ vis-â-
vis le village cl'OyrTel où çe cana fe joindra à la
Seine. Le fécond moyenefl des'occipèr enfit| de la
navigation de ce fleuve à fon emb< uchure. $e fuit
pouvoient utiles au commerce
elles creufent
d'autant plus que
joindre le fthône au Rhin.
à la navigation, depuis
Lyon jufqu'à l'on confluent atec le Doubsli
Là commence la féconde ligne de communication
par le Doubs, qui baffe à Dôle Befançon, Beauni
& s'avance iûrquau-deflbus de la principauté de
Mont-Beillard. Le Doubs autrefois cejfé
de l'être par des d'gues qui ont bien unobjet d'iiiU
lité » puikju'elles dirigent les eaux dans ces urtnei
maïs qui conftruitçs fans .-art, annoncent aux çorfc
noiffcijts que la fcience de la dircâion des eauxjl'hy-
drauliùue n'a pas fait parmi nous les prôg/èi
litaire, confifté fu^primerles d;gues &à donner aux
ufines un autre moteur (i). Le citoyen Bertrand, in •
( i) I.c citoyen LacWdie cft fauteur du projet ^e cdjial p>ut
l.i jon^licn du Doubs à l'III. Le point de partage qu'il a trouve cil
ligne de Fortification '«jn il avoit le projet d«<onfttûire. Le citoyen
LacbUKe a du fuir* de grandes dfpcnfcs peut les nivcllcniu s

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