De la Nécessité d'une maison d'aliénés à Mulhouse... 16 février 1852. [Signé : Dr Weber.]

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impr. de P. Baret (Mulhouse). 1852. In-8° , 7 p..
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Publié le : jeudi 1 janvier 1852
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B'fetf MAISON ÏÏALIÉNÉS
DE L4 NÉCESSITÉ N
D'UNE MAISON D'ALIÉNÉS
oTS^XA MULHOUSE.
Mulhouse, 16 Février i852.
M. le Rédacteur de l'Industriel alsacien.
Dans votre numéro du 18 Janvier i85a, vous éuumérez les
différentes institutions de bienfaisance qui existent à Mulhouse.
C'est un compte-rendu exact et fidèle de ce qui a été fait jus-
qu'ici, et que chacun aura lu avec plaisir; mais en appelant notre
attention sur ce point, en nous faisant comparer le bien obtenu
avec les misères et les souffrances qui nous restent à soulager, il
nous donnera la mesure ds ce qu'il nous reste encore à faire.
C'est un bien pénible spectacle que, à mesure que s'accroissent
les secours et les institutions de bienfaisance, la misère grandit
dans une plus forte proportion. On fonde un bureau de bienfai-
sance pour éteindre la mendicité dans les rues et à domicile, et
celle-ci est plus forte que jamais. A l'insuffisance du bureau de
bienfaisance viennent en aide plusieurs sociétés particulières que
vous désignez, et le mal reste le même.
A quoi tient ce triste résultat? Serait-il vrai que plus on donne
plus on engage de gens à demander et à se reposer sur la pitié
des autres et sur le succès des importunités dont on les obsède,
plutôt que de chercher dans un travail opiniâtre un pain à peine
suffisant, mais honorable? En tout cas, celte vérité serait trop
désolante pour les personnes généreuses, trop avantageuse aux
égoïstes, pour être absolue. Ce qui est positif, c'est que là où il
y a richesse, afflue la pauvreté; où ailleurs chercherait-elle des
secours? C'est que celte affluence n'est contrariée en France par
aucune disposition légale qui fixe le domicile de secours de cha-

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