De la vertu de l'opium dans les maladies vénériennes... opuscule traduit de l'italien...

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1816. In-8°.
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DE LA VERTU
DE L'OPIUM
DANS
LES MALADIES VÉNÉRIENNES.
DE L'IMPRIMERIE DE J. B. KINDELEM.
DE LA VERTU
DE L'OPIUM
DANS
LES MALADIES VÉNÉRIENNES,
NOUVELLES RECHERCHES CLINIQUES
/ouT\ DE JOSEPH PASTA,
- ^tb'PtI%dtrjl.E TRADUIT DE i/lTALIEH
^J^AR M. BRION,
DOCTEUR en Médecine et en Chirurgie , de l'Universîté-
Ludovicée de Montpellier, et agrégé au Collège des
Médecins de Lyon ; ancien Professeur d'anatomie. et des
maladies vénériennes, etc. audit Collège; ancien Conseiller-
Médecin du Roi aux rapports en justice : Membre du
Comité de Vaccine de Lyon ; ancien Président du Jury
d'instruction de l'Ecole Royale - Vétérinaire de Lyon ;
Correspondant de la Société de Médecine-pratique de
Montpellier, etc.
A LYOJV,
Chez le Médecin BRION, quai St-Antoine, N.« 54, au 2.«Î
et chez, les principaux Libraires.
I8l6.
AVANT-PROPOS
DU TRADUCTEUR.
JL EU d'années après la publication des
Nouvelles recherches cliniques de Pasta
sur la vertu de l'opium dans les maladies
vénériennes, j'eus occasion de connaître
cet opuscule et d'en vérifier le contenu.
J'ai depuis lors constamment employé ce
médicament dans les mêmes circonstances,
et avec un succès tel, que j'ai eu lieu de
m'étonner qu'il ne fût pas plus communé-
ment répandu dans la pratique. J'ai pensé
que cet abandon d'un excellent remède,
dans des cas extrêmement graves, qui font
souvent le désespoir de la médecine, te-
nait bien plutôt à l'ignorance de ses bons
effets , qu'à une indifférence condamnable
d'ailleurs, et qui serait contraire à l'esprit
d'humanité qui conduit les médecins.
VJ AVANT-PROPOS.
Cette raison m'a donc engagé à traduire
l'opuscule de Pasta, persuadé qu'on me
saura gré de faire revivre des observations
oubliées depuis 1788, époque de leur
publication , et qui méritent cependant
toute l'attention des gens de l'art.
Ce n'est pas que depuis cette même
époque , notre Europe ait totalement né-
gligé l'usage de l'opium dans les affections
vénériennes ; mais on trouve en France,
toutefois, peu d'indices qui prouvent que
la médecine l'ait mis à contribution. Ce-
pendant , comme il manque à l'histoire
de cet usage , tout ce qui s'est passé
depuis 1788, et même à certaines époques
antérieures, jusqu'à présent, je vais tâ-
cher de remplir cette lacune , bien im-
parfaitement , j'en conviens, puisque
depuis 1792 il n'est pas venu à ma con-
naissance qu'on ait rien publié, en France
sur-tout, sur cette importante matière.
Au reste, Pasta a commis , par rapport
AVANT-PROPOS. Vlj
aux Français , une erreur sans doute in-
volontaire , à l'occasion de l'admission
de l'opium dans les cas de maladies véné-
riennes. Je rectifierai cette erreur ; et il
restera démontré que les Français ont
peut-être , à cet égard, l'antériorité sur
les Italiens.
Par exemple,notre auteur n'accorde aux
médecins français la connaissance de cet
usage de l'opium qu'en 1787 ; et cependant,
si l'on consulte les commentaires de mé-
* decine par Dûncart, vol. 1 o, on y trouve
une lettre d'un Gentleman de retour du
continent d'Europe , par laquelle il est
évident qu'on traitait déjà , et -même
avant 1781, à l'hôpital militaire de Lille,'
les maladies vénériennes au moyen de
l'opium. « Le médecin de cet hôpital,
s> y est-il dit, a depuis quelque temps
» administré l'opium à tous les malades
» siphilitiques, et a réussi au delà de
» tout ce qu'on peut dire. »
Vllj AVANT-PROPOS.
Les nouveaux mémoires de l'Académie
de Stockholm, pour 17849 contiennent
entr'autres quatre observations détaillées
des bons effets de l'opium dans des cas
de symptômes vénériens, tels que ul-
cères , carie, condilômes, douleurs noc-
turnes, etc. par André-Jean Hagstrom.
Ce qui donne ensuite à la lettre du
Gentleman anglais ci - dessus indiqué ,
toute l'authenticité d'un fait historique ,
ce sont les expériences faites à ce même
hôpital de Lille , par les Commissaires
chargés par la Cour, en 178$, de suivre
les traitemens tentés par le Docteur
Merlin, avec l'opium, dans les maladies
vénériennes. Il résulte de ces expériences
que l'opium ne peut pas être rigoureu-
sement considéré comme anti-vénérien,
administré seul, mais qu'il réussit après
les traitemens mercuriels infructueux, et
qu'il est sur - tout un bon auxiliaire du
mercure : il pousse aux urines et à la peau.
ÀVANT-PROPOS.' iX
L'époque où se terminent les expé-
riences du Docteur Pasta , est aussi une
époque remarquable en Angleterre , en
Suède, en France. Dans un traité de
matière médicale donné à Londres ,
en 1788, par Monro, l'opium est con-
sidéré , d'après des expériences répétées,
non comme un anti - vénérien par lui-
même , mais comme un moyen propre à
faire soutenir plus long-temps l'usage du
mercure , et à hâter la disparition des
symptômes vénériens qui auraient paru
résister à ce médicament, lesquels cèdent
facilement ensuite à de hautes doses
d'opium, associé à un régime doux. On
trouve dans l'ouvrage intitulé Lecture
pour les naturalistes , imprimé à Stoc-
kholm la même année , un article de
M. Rjdborck, lequel assure que l'opium
a manifesté une grande efficacité dans
l'arthritis vénérienne , dans les ulcères
et les douleurs ostéocopes. M. Pecot,
chirurgien à Besançon , a consigné dans
X AVANT-PROPOS,
le journalde médecine, cahier d'octobre
1788 , l'observation d'une fille qui por-
tait un chancre considérable à la four-
chette , et deux ouvertures transversales
aux aines , qu'un traitement mercuriel
de deux mois n'avait pu guérir , et qui
fut bientôt mise en train de guérison , au
moyen de l'opium.
M. le Docteur Louis Valentin a sou-
vent employé avec succès l'opium dans
les maladies vénériennes , sous des cli-
mats et des latitudes différentes, comme
auxiliaire du mercure. En 1789 , il eut
à traiter pendant plus de six mois , à
l'hôpital militaire de Nancy , un grand
nombre de soldats vénériens , attaqués
d'une gangrène effroyable. Les uns per-
daient la verge et le scrotum ; les autres
éprouvaient à la suite de bubons ouverts
spontanément ou au moyen d'un simple
coup de lancette, une grangrène qui
détruisait bientôt la peau de l'aine, d'une
AVANT-PROPOS. XJ
partie <le la cuisse et du bas-ventre ,
quelquefois les muscles mêmes. Rien ne
réussit à borner ces gangrènes que l'opium
et le quinquina , administrés deux ou
trois fois le jour.
C'est à peu près à la même époque
que l'Anglais Turnbull conseille l'opium
intérieurement, conjointement avec le
mercure, pour garantir l'estomac de
l'impression des sels mercuriels , et en
topique dans les ulcères vénériens opi-
niâtres et de mauvais caractère. Il cite
entr'autre , une formule espagnole qui
consiste à mêler l'opium au camphre ; on
dirige sur l'ulcère la vapeur de ce mélange
qu'on fait brûler.
Le Docteur Althqf, dans ses remar-
ques pratiques sur quelques remèdes ,
imprimées à Goethingue en 1791 , vante
aussi l'opium comme le meilleur moyen
contre les affections locales , rebelles au
Xij AVANT-PROPOSV
mercure , contre la gonorrhée , la stran-
gurie spasmodique , les ulcères, les dou-
leurs ostéocopes , etc. etc.
M. Marc, médecin d'Erlang, a donné
en 1792 , un mémoire sur l'efficacité de
l'opium dans les maladies vénériennes ;
il y consigne cinq observations concluantes
des heureux effets de ce médicament dans
la siphilis. ,
M. Valentin, que je viens de citer, se
trouvant à New-York en 1794? eut occa-
sion de voir dans un hôpital de vénériens,
des matelots affectés d'une gangrène sem-
blable à celle des soldats de Nancy. Il
conseilla le même traitement qu'il avait
employé en 1789 ; et ce fut avec le plus
heureux succès. Trois ans après, j'obtins,
dit ce médecin distingué , les mêmes
succès à Noi'folk en Virginie, dans des
cas d'ulcères vénériens gangreneux. Il
ajoute que par le moyen de l'opium, il a
AVANT-PROPOS. XUJ
constamment évité de donner les robs
dits antisiphilitiques ; que dans le cas de
ptyalisme causé par le mercure, l'opium
en a presque toujours diminué l'abon-
dance; que c'est enfin le meilleur remède
qu'il connaisse comme accessoire du mer-
cure. (M*. Puaient in ma communiqué
ces notes durant le séjour qu'il vient
de faire à Lyon. )
Il résulte du petit nombre de recher-
ches qu'il m'a été possible de faire, que
l'opium est un remède héroïque dans les
cas de maladies vénériennes invétérées ,
opiniâtres , qui ont paru résister au
mercure ; que même dans quelques cir-
constances , ce médicament a paru seul
capable de guérir des symptômes véné-
riens , sans l'intervention du mercure. Si
cette dernière propriété peut encore lui
être contestée , c'est peut - être parce
quil n'a pas été fait des expériences
assez multipliées par les divers médecins
xiv AVANT-PROPOS.
qui l'ont tenté dans d'autres circons»
tances ; car s'il n'a pas été possible aux
Commissaires de Lille de proclamer ou-
vertement cette propriété, c'est moins
faute d'une conviction intime, que parce
que les faits dont ils ont été témoins
n'étaient point assez nombreux. On sait
d'ailleurs que le Docteur Merlin n'élevait
aucun doute sur cette propriété , lui
dont l'expérience était bien plus étendue.
S'il m'était permis de me citer en témoi-
gnage de l'expérience de M. Merlin , je
dirais que j'ai déjà en mon pouvoir un
assez grand nombre d'observations qui
justifient pleinement ce dernier point de
la pratique du médecin de Lille. Cepen-
dant , comme dans des cas semblables
notre propre conviction ne suffit pas, et
que tant qu'il reste quelque équivoque sur
un point contesté , les conséquences ne
peuvent pas être admises comme rigou-
reuses ; que nul, au reste , n'est tenu de
s'en rapporter à la parole d'autrui , à
AVANT-PROPOS. XV
moins que l'assertion ne soit matérielle-
ment démontrée, j'attends d'avoir recueilli
des observations, et plus nombreuses et
plus directement concluantes, pour les
publier. J'espère mettre alors dans tout
son jour la vertu anti - vénérienne de
l'opium,, et démontrer qu'il est non-seu-
lement un excellent remède dans les cas
de symptômes vénériens qui paraissent
avoir résisté au mercure, mais qu'il est
de plus capable de guérir la vérole, sans
l'intervention de ce minéral. Une longue
pratique et des succès multipliés éclair-
ciront, je pense , toutes les équivoques
et fixeront tous les doutes à cet égard.
La question de l'efficacité d'un médi-
cament quelconque est une question pu-
rement de fait ; le raisonnement y a peu
de part, quelque ingénieux et savant
qu'il soit, et à plus forte raison s'il n'est
que défectueux et grossier. Au reste, il
est impossible de bien juger de ce même

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