De mon inconnu

De
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Des textes datant de la fin du XIXème / début du XXème siècle sur un cahier d'écolier retrouvé dans une déchèterie...
Après les avoir lus, Paul Gunther a été touché par la sensibilité de leur auteur inconnu.
Des textes d'amour, des récits de voyages, des odes patriotiques qu'il a retranscrits, parfois déchiffrés et interprétés, mais en essayant toujours de respecter l'esprit de l'auteur.
Cet ouvrage est un hommage à cet inconnu dont les écrits auraient dû passer à la destruction, ignorés, délaissés par ses héritiers. La vision d'une époque à travers la plume d'un voyageur, d'un amoureux, d'un homme sensible.


Publié le : mercredi 6 janvier 2016
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EAN13 : 9782334056113
Nombre de pages : 96
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ISBN numérique : 978-2-334-05609-0

 

© Edilivre, 2016

Préface

Cet ouvrage ne contient pas mes productions mais des textes écrits sur un cahier d’écolier retrouvé dans une déchèterie.

Après les avoir lus, j’ai été touché par la sensibilité de cet homme anonyme.

Des textes d’amour, des récits de voyages, des odes patriotiques,… que j’ai retranscrits, parfois déchiffrés et interprétés mais en essayant toujours de respecter l’esprit de l’auteur.

Ce livre est un hommage à cet Inconnu dont les écrits auraient dû passer à la destruction, ignorés, délaissés par ses héritiers.

J’ai essayé de décrypter les textes mais certains mots étaient illisibles : ils sont remplacés par des points de suspension, tout comme certains passages détruits par les intempéries. J’ai également gardé les « fautes » de syntaxe et d’orthographe par respect pour cet écrivain solitaire.

J’ai noté les quelques dates en rouge : elles situent la vie de ce monsieur à la fin du XIXème – début du XXème siècles.

Puissiez-vous prendre autant de plaisir à les lire que j’en ai ressenti.

(Sans titre)

J’ai voulu panser sa blessure

J’entrouvris son uniforme blanc

La balle sans éclaboussure

Avait percé du cœur au flanc

Entre le drap et la chemise

Je vis un portrait en couleur

D’une femme vieille et bien mise

Qui souriait avec douceur

Depuis j’ai vécu Dieu sait comment

Et tant que cela devra durer

Je verrai mourir le jeune homme

Et la vieille femme pleurer

2ème refrain

Ah ! Que maudite soit la guerre

Qui nous fit faire de ces coups-là

Que l’on emplisse mon verre

C’était à Marsala.

Les noces de Madeleine

Dans un moulin de la blonde vallée

Au bout d’un bois dans la fin de l’été

Le meunier Jean mariait Madeleine

Avec Marcel son heureux fiancé

Tous deux s’aimaient déjà depuis…

Un doux regard illuminait leurs yeux…

Et le moulin en ce jour d’espérance

Retentissait de leurs rires joyeux

Refrain

Le soleil caressait la plaine

Les fauvettes dans les buissons

Les rossignols et les pinsons

Chantaient leurs plus douces chansons

Pour les noces de Madeleine

II

Quand tout à coup un bruit de fusillade

Vint attaquer nos bataillons français

Non loin de là suivit une embuscade

La poudre gronde au fond d’un bois épais

Par la fenêtre une balle ennemie

Entre en sifflant et vient frapper soudain

Le meunier à la pâlie chancelle et tombe

Au milieu du festin (au refrain)

III

Saisissant alors un vieux fusil de chasse

Marcel debout pour venger le fermier

Tira et coucha sur la place

Chaque ennemi que son œil peut viser

Mais les Français succombent sous le nombre

Par les vainqueurs le moulin fut cerné

Marcel fut pris le chef dit d’un air sombre

C’est bien tu seras fusillé (au refrain)

IIII

Le lendemain devant le capitaine

Marcel parut le chef lui dit

Tu dois connaître les montagnes et les plaines

Sers-nous de guide à ce prix tu vivras

Non dit Marcel mon sang m’importe

Je ne suivrai pas l’ennemi

Plutôt mourir que de trahir la France

Tirez soldats oh ! Adieu Madeleine

2ème refrain

Un éclair sillonna la plaine

Marcel debout tombe en chancelant

Mais une goutte de son sang

Vint rougir en tombant

Le bouquet blanc de Madeleine

Mendiant d’amour

Quand vous rencontrez par hasard en chemin

Un pauvre qui pleure et vers vous tend la main

Votre cœur saigne et s’apitoie

Et toute bonté avec joie vous lui faîtes

Mais moi qui toujours…

Moi qui comme lui souffre et pleure tout bas

Pourquoi, pourquoi ne m’écoutez-vous pas

Refrain

Comme lui humble je mendie

Un regard de vous si jolie

Comme lui j’implore et supplie

Mais en vain j’ignore pourquoi

Ma peine à moi

Mes longs moments vous laissent sans émoi

Faîtes-moi l’aumône madame

D’un regard que sa vive flamme

Vienne réchauffer en ce jour

Le pauvre mendiant d’amour

Dont vous avez torturé l’âme

2ème couplet

De votre pitié j’ai trouvé le chemin

Vos yeux me sourient vous me tendez la main

Permettez qu’ainsi je la tienne

Un petit instant dans la mienne

Tout contre mon cœur palpitant

Mais pour que mes vœux soient enfin exaucés

Que mes noirs chagrins mes pleurs soient effacés

Serrer votre main ce n’est pas assez

2ème refrain

Maintenant est-ce une folie

Maintenant la lèvre mendie

De vos lèvres oh ! Ma jolie

Un baiser oh ! Rien qu’un baiser

Pour apaiser à tout jamais le mal par vous donné

Faîtes-moi l’aumône suprême

D’un baiser qu’un peu de vous-même

Vienne revivre en ce jour

Le pauvre mendiant d’amour

Qui désespérément vous aime

Ce qui nous reste

Je suis de l’avis du poète

Et comme le dit la chanson

La nature est très incomplète

Rien de nous n’est à l’unisson

Dès que nous mettons le nez dans la vie

Nous avons des dons épatants

Une beauté une grâce infinie

Oui mais hélas avec le temps

Refrain

On devient grincheux

On perd ses cheveux

L’ardeur de ses flammes

Et on perd le goût

De courir comme un fou

Après les petites femmes

A force de se droguer

On perd la santé

On n’y voit plus goutte

Quand tout est perdu

Il ne vous reste plus que la goutte

II

Un jour on devient millionnaire

D’un oncle qu’on ne connaissait pas

Et qui vous laisse chez son notaire

La fortune après son trépas

On pourrait bien vivre de ses rentes

Mais aux courses on part aussitôt

On joue sur des mondes épatants

Puis un beau jour sur un tuyau

2 refrain

On perd tout l’argent

Du très cher parent

En moins d’une semaine

On perd ses habits

Les souliers vernis

Sa montre et sa chaîne

On met tout au clou

Quand on n’a plus le sou

C’est la série noire

Quand on a tout perdu

Il ne vous reste plus

...

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