Des Indications du redressement brusque et des tractions lentes dans le traitement de l'ankylose de la hanche, par le Dr J.-Ch.-Th. Pravaz,...

De
Publié par

impr. de Vingtrinier (Lyon). 1865. In-8° , 14 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : dimanche 1 janvier 1865
Lecture(s) : 8
Source : BnF/Gallica
Licence : En savoir +
Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
Nombre de pages : 12
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

#&EMlESSEMENT BRUSQUE
Waî DES TRACTIONS LENTES
DANS LE
TRAITEMENT DE L'ANKYLOSE DE LA HANCHE
DES INDICATIONS
DU
REDRESSEMENT BRUSQUE ET DES TRACTIONS LENTES
DANS LE TRAITEMENT DE
L'ANKYLOSE DE LA HANCHE
PAR
ï3pSf Dt/J.-CH.-TH. PRAVAZ
, " ' ^DirjKSteur de l'Institut orthopédique de Lyon.
/"Mémoire lu au Congrès médical de Lyon.]
LYON
IMPRIMERIE D'AIME VINGTRIN1EB
Rue de la Belle-Cordière, 14.
1865
DU REDRESSEMENT BRUSQUE
ET DES TRACTIONS LENTES
DANS LE
TRAITEMENT DE L'ANKYLOSE DE LA HANCHE
Dans le langage médical actuel, le mot ankylose n'est pas
l'expression d'une entité morbide. Aussi désigne-t-il tantôt
un symptôme, tantôt une difformité ou plutôt une infirmité.
De là deux sortes d'ankyloses : l'une que l'on peut appeler
aiguë, et qui ne constitue qu'un symptôme de la coxalgie, ca-
ractérisé par la position vicieuse que prend le membre dans le
but de diminuer la douleur articulaire ; l'autre chronique, qui
persiste après la cessation des accidents inflammatoires du dé-
but et constitue seulement alors par elle-même un état mor-
bide déterminé.
Il résulte de la confusion produite par un mot, qui désigne
tantôt un simple symptôme, tantôt un état morbide assez com-
plexe, une confusion non moins grande de la thérapeutique,
confusion qui donne lieu à des controverses qu'une entente sur
les mots ne tarderait pas à faire cesser.
Il est bien évident, en effet, que le traitement doit varier
essentiellement suivant la période de la coxalgie où l'on
observe la flexion vicieuse et l'ankylose du membre.
Je diviserai donc les ankyloses, au point de vue du traitement,
en deux clases principales : la première comprendra les ankylo-
ses dans lesquelles le membre est seulement fléchi et immobilisé
sous l'influence de la douleur sans qu'il se soit encore produit
d'adhérences fibreuses solides, la seconde comprenant les an-
kyloses dans lesquelles le fémur a contracté des adhérences
plus ou moins solides ; cette dernière classe pouvant elle-même
se diviser en d'autres secondaires, suivant qu'il existe des
abcès, une altération des os ou une luxation du fémur.
Il existe chez tous les malades atteints de coxalgie une ten-
dance à fléchir le membre affecté et à le porter en même temps
soit dans l'adduction avec rotation en dedans, comme il arrive
le plus souvent, soit dans l'abduction avec rotation en dehors.
Cette position vicieuse, qui vraisemblablement tend à diminuer
la douleur en augmentant la capacité de la capsule articulaire,
et, par suite, en diminuant sa distension par les liquides épan-
chés, est cependant dos plus fâcheuses, car elle tend à favori-
ser la sortie de la tête fémorale hors de la-cavité cotyloïde. Aussi
le chirurgien doit-il s'efforcer d'y remédier dès le début, et c'est
à juste titre que Bonnet a insisté si vivement sur la nécessité
du redressement brusque au début de la coxalgie. Le redresse-
ment du membre a en effet pour.résultat dans cette période de -
la maladie non-seulement de faire cesser la douleur par l'im- .
mobilisation du membre qui l'accompagne, mais encore :de pré- .

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.