Des projets d'assainissement et d'embellissement de la ville d'Alençon / par E. Bertre,...

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impr. de E. de Broise (Alençon). 1865. 31 p. ; 20 cm.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1865
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DES PROJETS
D'ASSAINISSEMENT
ET D'EMBELLISSEMENTS
DE LA
VILLE D'ALENGON
PAR
E. BERTRE, avocat.
ALENGON
E. DE BROISE, IMPRIMEUR-EDITEUR
l'UCE D'AMIES
1865
DES PROJETS
D'ASSAINISSEMENT
ET D'EMBELLISSEMENTS
DE LA
VILLE D'ALENÇON
PAR
E. BERTRE, avocat.
ALENÇON
E. DE BROISE, IMPRIMEUR ÉDITEUR
PLACE D'ARMES
1865
DES PROJETS
ET D'EItlBELLISSEItlENTS
DE LA VILLE D'ALENÇON
La mode est aux travaux publics; chaque ville en
France veut s'agrandir et se transformer. C'est un fait,
que je constate sans le discuter et sans avoir envie d'en
montrer les avantages ou d'en indiquer les inconvénients.
Mais cet entraînement est si général, que la ville d'Alençon
elle-même semble quitter son indifférence et secouer
son apathie. Aux dernières élections municipales on a
vu ses habitants s'intéresser aux projets d'embellisse-
ment et d'agrandissement dé leur cité, et prendre parti
dans la question dite du marché. Le moment est donc
favorable d'examiner et de discuter cette question si im-
portante pour l'avenir de la ville d'Alençon.
Sans aucun intérêt personnel dans les différents pro-
jets nés ou possibles, n'en ayant pas davantage dans les
autres travaux publics qui pourraient être exécutés, je
viens en toute liberté d'esprit, même sans amour-propre
d'inventeur, car je ne le suis pas, dire ce qui me paraît
être le véritable intérêt de la ville. Mon intention, tout
— 4 -
en désirant convaincre, est surtout d'amener la dis-
cussion.
La question du marché, telle qu'elle se présente, est
plus complexe que cette dénomination ne le fait croire.
Elle comprend, d'un côté : l'assainissement de quartiers
traversés par la Briante, avec l'établissement du marché
dans les terrains situés entre la rue aux deux et la rue
de la Mairie; de l'autre : l'ouverture d'une rue partant
du faubourg Mohtsort, passant la Sarthe sur un pont de
pierre et aboutissant à la gare du Chemin de fer, avec
l'établissement du marché sur la place du Plénitre, der-
rière l'église Notre-Dame ; et cela, sans compter les tra-
vaux accessoires, mais considérables qu'entraîne l'un ou
l'autre projet et que je détaillerai plus loin. Déjà il est
facile de voir que l'assainissement de la Briante peut
être obtenu sans que le marché soit placé dans les ter-
rains que j'ai indiqués, de même que la rue de Montsort
à la gare peut être ouverte sans le marché à la place du,
Plénître.
Avant d'exposer les détails des différents projets, d'en
faire la critique raisonnée, d'en montrer les avantages
comme les défauts, il me paraît indispensable de dire à
grands traits ce qu'était le vieil Àlençon, de rappeler
quelques-unes de ses transformations et de suivre la loi
de déplacement de son centre d'activité et, de vie. On
sait en effet que presque toutes les villes obéissent à une
force, tantôt connue, tantôt inconnue, mais toujours
irrésistible, qui les retire d'un côté pour les porter et
les agrandir de l'autre. La ville d'Alençon n'a pas échappé
à cette loi, elle a subi et subit encore aujourd'hui la
destinée commune.
Je ne crois pas à la haute antiquité d'Alençon : pour
moi c'est une ville féodale. Et d'ailleurs remonterait-elle
plus loin, peu importe : je n'en écris pas l'histoire (1); il
me suffira d'en considérer l'aspect général. Je n'y vois
qu'un château-fort, bâti au confluent de la petite rivière
de Briante et de la Sarlhe, accompagné d'un côté d'éta-
blissements et d'habitations dépendant ou relevant du
château ; le tout entouré de murs, flanqué de tours, pro-
tégé par des fossés. Voilà le centre d'Alençon, auquel
plus tard sont venus s'ajouter de longs faubourgs; puis
enfin une autre partie de la ville, Monlsort, sur l'autre
rive de la Sarthe, dans le Maine.
Le château était dans un coin de l'enceinte; il avait
son entrée principale aux deux tours, où est la porte de
la prison. Il occupait une partie de la place, un peu en
avant de ces tours, et s'étendait jusqu'à l'angle de la
mairie et du petit jardin qui est au bout. Il était protégé
par deux bras de la Briante, dont l'un baignait le pied
de ses murs, et dont l'autre, assez large, partait de l'an-
cien abreuvoir de la rue de Bretagne, longeait le côté
intérieur du trottoir de la place jusqu'à la rue de la
Chaussée (2), où il tournait presque à angle droit pour re-
joindre l'autre petit bras et passer sous le pont de cette
rue. Du plus large bras, à la grille actuelle du jardin
de la mairie près du pont de la rue de Bretagne,
partait le mur d'enceinte de la ville, qui, se dirigeant
vers le lycée, allait gagner la porte de Lencrel au carre-
(1) Aussi je me servirai souvent des désignations actuelles pour les
édifices et pour les rues, sans -avoir égard aux noms anciens. Avant
tout je veux être compris par le plus grand nombre.
(2) Plan du château d'Alençon dessiné par L. Ilédin. — Alençon,
lith. Poulet-Malussis et De liroisc.
— 6 —
four de la rue de ce nom et de la rue de l'Ecusson; de
cette porte il se dirigeait entre la rue du Jeudi et la rue
du Cours jusqu'à la porte de Séez,- au carrefour de Saint-
Biaise et de Cazault; de là il se continuait dans la direc-
tion de Cazault, puis tournant à droite et passant dans
le jardin de la maison d^Ozé, où dernièrement on a fait
l'Exposition artistique, rejoignait la Poterne, allait vers
la Sarthe, dont la courbe était plus prononcée qu'au-
jourd'hui, tournait encore, côtoyait cette rivière, par
une ligne de fortifications dont on voit des restes dans le
jardin de M. de La Cussonnière et gagnait la porte de
Sarthe, servant d'entrée à la ville du côté du Maine,
bâtie sur l'emplacement du Grand-Moulin; de là il sui-
vait encore quelque temps la Sarthe et tournait à droite
par le jardin de l'Hôtel-Dieu, longeait,les fossés de la
Barre jusqu'à la porte de ce nom, dont on peut voir en-
core quelques restes. A peu de distance de cette porte il
se reliait aux murs du château, pour repartir bientôt,
mais cette fois extérieurement à la Briante, et se termi-
' nait à une grande tour isolée, bâtie derrière le château,
à l'ancien abreuvoir de la rue de Bretagne. Telle était la
configuration d'Alençon.
Je n'ai pas besoin d'entrer dans d'autres détails ni de
parler des ouvrages avancés protégeant les faubourgs
ou les portes. Je me bornerai à dire que dans une petite
île, nommée l'Ile du Boulevard, située entre la rue de ce
nom et le pont de Sarthe, réunie il y a environ vingt-cinq
ans à Montsort par le comblement d'un bras de la rivière,
s'élevait une forteresse, à laquelle on accédait de la porte
de Sarthe ainsi que de Montsort au moyen de ponts-
levis, qu'on abattait.
— 7 —
On voit qu'on entrait dans la ville par quatre portes,
je ne compte pas la fausse-porte nommée la Poterne :
la porte de Lencrel, où aboutissaient le faubourg de Len-
crel et celui de l'Ecusson, ce dernier mettant, par le
chemin d'Argentan, Alençon en communication avec la
Normandie ; la porte de Séez, où venaient aboutir le che-
min de Courteille par le faubourg Cazault, le chemin de
Séez et la route de Paris par le faubourg Saint-Biaise;
la porte de la Barre, à l'entrée du faubourg de ce nom,
sur la route de Rennes et de la Bretagne; et enfin, la
porte de Sarthe par laquelle on communiquait avec le
Maine. De l'autre côté de l'île du Boulevard s'élevait le
village ou faubourg Montsort, dépendant du Maine.
Maintenant, rien de plus facile que de désigner le cen-
tre d'activité commerciale de ce vieil Alençon. Le mou-
vement se faisait de la porte de Séez à la porte de la
Barre par la Grande-Rue jusqu3à l'église Saint^Léonard,
où elle rencontrait la rue venant de la porte de la Barre;
dans l'autre sens de la ville, il se faisait de la porte d'en-
trée du château à la porte de Sarthe. Ces deux lignes se
coupaient au carrefour des Étaux, qui était le vrai cen-
tre d'Alençon, tellement qu'en parlant du carrefour, la
portion de rue allant au château s'appelait et s'appelle
encore rue du Château et celle se dirigeant vers la porte
de Sarthe, rue de Sarthe; sur l'autre ligne, la rue con-
duisant à la porte de Séez portait le nom de Grande-Rue,
c'était en effet la principale rue d'Alençon; et la partie
comprise entre le carrefour et l'église Saint-Léonard se
nommait les Étaux, nom qui indique que là était le lieu
d'approvisionnement de chaque jour pour les habitants.
Aujourd'hui c'est la rue de Fresnay.
Les usines du temps, les moulins, les tanneries, les
teintureries et autres étaient établis sur la Briante, le
long de la rue aux deux, de la rue de la Mairie et dans
une partie de la Grande-Rue.
La rue de la Chaussée et celle du Collège mettaient en
communication le château et la porte de Lencrel, qui
elle-même communiquait à la porte de Séez par la rue
du Jeudi. C'était dans cette rue, le long des fortifications
qui reliaient les portes de Lencrel et de Séez que se tenait
le marché, ainsi que l'indiquent les noms de place à
l'Avoine, de rue du Jeudi.
Quand les fortifications d'Alençon eurent perdu de
leur utilité, et plus tard n'eurent plus de raison d'être,
les ponts-levis de la Sarthe furent remplacés par des
ponts de bois; enfin, en 1700, par des ponts de pierre,
dont l'un a été détruit par la réunion de l'île du Boule-
vard à Montsort. Alors la ville s'augmenta de ce faubourg.
Montsort, bâti sur le territoire du Maine, avait sa vie
propre, un petit commerce, sans doute un marché et une
église fort ancienne. Sa jonction à la ville d'Alençon par
les ponts de Sarthe, accrut considérablement l'activité
commerciale, la circulation de la rue de Sarthe, des
Étaux et de la partie de la Grande-Rue la plus rappro-
chée de ce carrefour. Tout ce quartier fut dans la plus
grande prospérité:
Malgré cela, la disparition des fortifications du côté
de Saint-Biaise, l'établissement de la promenade du
Cours, l'église Notre-Dame, l'hôtel de Guise devenu
l'hôtel de l'Intendance, des auberges ouvertes au carre-
four Saint-Biaise, l'espace, l'air, attiraient la population
et tendaient à la déplacer des Étaux où elle était trop à
l'étroit. De plus, la communication de Montsort avec la
— 9 —-
ville était difficile, surtout pour les voitures et les char-
rettes d'approvisionnement. Aussi, en 1768, parut le
projet de percement d'une nouvelle rue, partant de la
Grande-Rue en prolongement de la rue aux Cieux et
allant hluplace des Poulies au faubourg Montsort; et, en
même temps, d'une large voie partant de la rue de la
Chaussée, près du carrefour des'rues du Collège et des
Filles-Notre-Dame, débouchant dans la campagne et de-
vant servir de nouvelle route de Bretagne. Ce grand
projet, mis à exécution plus tard, et qui ne fut terminé
qu'après 1780, changea, par la création de la rue du
Pont-Neuf, de la rue de Bretagne, de la place d'Armes et
la construction de la mairie actuelle, l'aspect de la ville
d'Alençon.
Le commerce et la vie restèrent cependant encore dans
la rue de Sarthe, aux Étaux et dans la Grande-Rue
de ce côté, jusqu'en 1830 environ. Mais alors la rue
aux Cieux devenant plus commerçante, ainsi que la
partie de la Grande-Rue, aux abords de l'église Notre-
Dame et de l'ancienne porte de Séez, le mouvement se
retira des Étaux, le centre d'activité se déplaça et s'éta-
blit au carrefour de la rue aux Cieux. Le commerce
abandonna la rue de Sarthe, tout le quartier Saint-
Léonard et la partie de la Grande-Rue qui y aboutissait.
Rien n'a pu le retenir,- ni l'ouverture de la route de
Fresnay, ni le dégagement de l'église Saint-Léonard, ni
les embellissements considérables faits dans ce quartier.
Il ne reste aux Étaux, de tout le mouvement d'autrefois,
que la louée, espèce de marché pour le louage des mois-
sonneurs au temps des foins et de la récolte. '
Depuis, le commerce de la rue aux Cieux a grandi, la
rue du Pont-Neuf, la rue du Bercail ont vu s'ouvrir de
— 10 —
beaux magasins, et le carrefour. Saint-Biaise embelli a
pris une grande importance. Enfin, dans ces dernières
années, un commerce énorme, celui des fils et des toiles,
appelé à faire la fortune et la grandeur d'Alençon, s'il
continue en aussi bonne voie, a établi ses dépôts rue du
Cours et aux environs, rue de Saint-Biaise et rue des
Marcheries. On voit que la portion de la Grande-Rue,
comprise entre la rue aux Cieux et la rue du Cours, est
le trait d'union de toutes ces rues commerçantes; c'est
donc aujourd'hui le centre d'activité d'Alençon.
L'établissement de la gare du chemin de fer en 1855,
au haut du faubourg Saint-Biaise, entre la route de Paris
et la route de Courteille, n'a sans doute pas été étranger
à ce mouvement; mais, dans un avenir assez prochain,
l'action, ou mieux, l'attraction de la gare aura une déci-
sive influence sur le développement de la ville d'Alen-
çon, de ce côté. Il est impossible qu'une administration
sage et éclairée n'y songe pas sérieusement.
Cela dit, je vais aborder les deux questions princi-
pales dont j'ai parlé au commencement. Dans le cours
de la discussion, j'aurai nécessairement d'autres projets
d'embellissements à indiquer, de même que je pourrai
critiquer, soit pour les louer, soit pour les blâmer, mais
surtout pour en montrer les résultats acquis, ou les con-
séquences dans l'avenir, les embellissements faits dans
ces derniers temps ou antérieurement.
La première question à examiner est celle de l'assai-
nissement de la Briante, ou plutôt des quartiers qu'elle
parcourt à partir du pont de la rue de la Chaussée,
— H —
compris "entre les rues d'Avesgo et de la Mairie d'un
côté, des Filles-Notre-Dame et aux Cieux de l'autre, jus-
qu'à la Grande-Rue, et enfin depuis l'ancien moulin du
Guichet jusqu'à la rivière de Sarthe.
Et d'abord, la Briante est-elle aussi insalubre qu'on le
dit ? Est-ëlle coupable de tous les méfaits dont on l'accuse ?
Je ne le crois pas. L'insalubrité tient moins à cette rivière
qu'à certaines industries établies sur ses rives, qu'aux
lieux d'aisances et aux masures qui la bordent, et aux
infectes allées qui y conduisent. Encore, n'exagère-t-on
pas cette insalubrité P Tout porte à le croire. En effet, on
vit vieux à Alençon; et rien ne démontre que la mortalité
soit plus grande, que les maladies soient plus nom-
breuses dans ce quartier que dans les autres. Je sais
qu'on parle de cas de fièvre typhoïde qui se seraient
montrés en assez grand nombre il y a plus de vingt ans.
Mais alors, cette maladie qui avait pris un caractère épï-
démique ne se bornait pas à ce quartier, elle sévissait
dans Montsort et dans le quartier Saint-Biaise, si sain et
si bien aéré. Depuis, l'épidémie n'y a pas reparu; ce-
pendant Alençon n'a pas été sans en ressentir souvent les
tristes effets. On l'a vue se développer encore avec le
même caractère dans le faubourg de Montsort, au lycée,
à la caserne des Capucins, à la gendarmerie, sans que
les rues" ou même les habitations avoisinant ces trois
établissements en aient eu un seul cas. Les causes en sont
restées inconnues pour les plus habiles médecins. La
Briante n'a pas paru coupable de ces épidémies. Elle
était peut-être aussi innocente il y a vingt ans.
Puis, il faut le dire, on s'est ému un peu tardivement;
quand le temps avait amené bien des améliorations. Di-
vers établissements industriels ont disparu de ses bordS5
— 12 —
des masures ont été abattues; et sur leur emplacement
on a fait des cours et des jardins. Cependant je recon-
nais qu'il y a encore bien des saletés et des causes d'in-
fection; et je suis le premier à dire qu'il est bon et né-
cessaire de chercher à les faire disparaître et d'étudier
les moyens d'y parvenir. '
Le plus simple et le moins cher serait de supprimer
les deux tanneries et les teintureries qui existent encore
sur la Briante, de détruire les lieux d'aisances et autres
sales bâtiments élevés sur ses bords, d'interdire qu'on y
dirigeât par des conduits les eaux ménagères, de la ca-
naliser, d'en daller le fond, d'y établir s'il était néces-
saire des vannes de distance en distance, et enfin d'em-
pêcher par une surveillance active que l'on y jetât des
ordures et des charognes, ce qu'on voit trop souvent.
Tous ces travaux sont faciles. Les plus considérables se-
raient au réservoir du moulin du Guichet; mais leur en-
semble, ainsi que les indemnités à payer pour cer-
taines industries, n'exigeraient pas des sommes énormes.
Quant aux longues allées si puantes et si sales, je suis
convaincu que la plupart des propriétaires s'empresse-
raient de les faire disparaître, au moins en partie; en
tout cas de les nettoyer ainsi que le reste de leur pro-
priété et d'établir des cours et des jardins avec des com-
muns propres et bien disposés.
Comme modification à ce projet on pourrait combler
un des bras de la rivière, celui de la rue d'Avesgo ou
celui de la rue aux Cieux, ainsi que deux des trois qui
existent après lé moulin du Guichet.
Bien entendu qu'aucun égoût n'y déverserait ses eaux,
la rivière restant à ciel ouvert.

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