Dialogue entre les journaux libéraux et le major général de l'armée française en Espagne ; extrait de "La Quotidienne" des 29 septembre et 11 octobre 1823

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Impr. de E.-N. Goetschy ((Paris,)). 1823. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8 °. Pièce.
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Publié le : mercredi 1 janvier 1823
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DIALOGUE
ENTRE LES JOURNAUX LIBÉRAUX.
ET
LE MAJOR-GÉNÉRAL DE L'ARMÉE FRANÇAISE,
EN ESPAGNE.
Extrait de la QUOTIDIENNE des 29 septembre
et 11 octobre 1823.
Le Journal du Commerce. = On évalue à 45 mille hommes
Je nombre des troupes constitutionnelles rassemblées de l'autre
côté de la Bidassoa. A leur tête sont, dit-on, des officiers qui,
ayant servi dans les armées françaises, peuvent avoir une grande
influence sur les dispositions de nos soldats. Dans cet état de
choses, on regarde le passage du fleuve comme impossible
à moins qu'on ne veuille l'acheter par des sacrifices qui font
toujours gémir l'humanité, et qui pourraient d'ailleurs com-
promettre, dès le première affaire, le succès de la campagne.
Le major-général — L'armée française a passé la Bidasoa le
1 avril, au cri de vive le Roi! Un coup de canon a suffi pour
mettre en fuite cette bande de transfuges qui avaient espéré
corrompre la fidélité de nos soldats. Les voltigeurs du 9e léger
les ont poursuivis la baïonnette dans les reins, et ont fait mor-
dre la poussière à plusieurs d'entr'eux. Un régiment espagnol,
placé sur les hauteurs n'a point pris part à l'action, et est resté
tranquille spectateur de là défaite honteuse de ces transfuges.
Le Courrier Français. — Le passage de la Bidassoa ne prouve
rien en faveur des opérations ultérieures de la campagne. A
peine entrée en Espagne, l'armée française sera arrêtée par
les places de Saint-Sébastien, de Pampelune et de Logrono,
dont il est impossible que l'on- puisse faire le siège.
Le major-général, — La place de Logrono a été enlevée de
vive force le 18 avril par la division du géreral Obert. Deux di-
visions forment le blocus de Saint-Sébastien et de Pampelune,
et l'armée qui est passée devant ces places continue sa marche
en avant.
Le Pilote. — La prise de Logrono ne signifie absolument
rien. Il est de fait, au contraire, que plus on prendra de places,
et plus il faudra laisser de garnisons pour les garder. Cette obli-
gation affaiblira l'armée qui, d'ailleurs, étant inquiétée sur ses
derrières par les guérillas qui s'organisent, se trouvera ainsi
dans l'impossibilité de rien entreprendre contre Burgos.
Le major-général. —Burgos a été occupée , le 22 avril, par
le corps d'armée sous les ordres du général Vallin.
Le Journal de Paris. —La prise de Burgos est d'un faible
avantage pour une armée que la population espagnole doit voir
avec répugnance, et qui ne pourrait se maintenir en Aragon
qu'autant que Saragosse serait en son pouvoir ; mais il ne nous
parait pas possible qu'on se rende maître de cette place im-
portante.
Le major-général. — Saragosse a capitulé. Le corps d'armée
du générai Molitor y est entré le 25 avril, et la population dp
l'Espagne, convaincue que nous venons lui rendre le repos et

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